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Archive for mars 2012

La paperasse

Bon, je suis à la bourre dans les paperasses… Je crois que je me suis un peu endormi sur le permis de construire ; ou peut-être bien qu’une subite saturation de formulaires divers m’a prise par surprise ? Toujours est-il que la paperasse ne s’arrête pas au permis… Il y a (au moins) 2 autres formalités à accomplir : envoyer une demande de renseignements (DR) puis une déclaration d’intention de commencement de travaux (DICT) aux différents concessionnaires des réseaux public (eau, assainissement, Telecom, électricité). L’idée est de savoir si un câble ou des tuyaux passent sur les parcelles ou à proximité, histoire d’éviter les mauvaises surprises quand la pelleteuse effectue le terrassement (du 20 000 volts en bout de pelle ça doit picoter un peu). Les réponses aux DR servent aussi de références techniques à donner à l’entreprise qui fera le terrassement, afin qu’elle soit au courant des contraintes et précautions à prendre.

J’avais déjà envoyé une demande de renseignements (DR) à EDF en Juin 2011 pour savoir ce qui passait sur le terrain et où (ligne HTA enterrée et aérienne), mais je viens de (re ?)découvrir qu’une DR expire au bout de 6 mois sans DICT… Du coup j’ai tout renvoyé (DR + DICT) à ERDF, la SAUR et France Telecom.  Je ne suis pas sûr que ce soit la procédure adéquate, mais on verra bien ce que ça donne.

Idéalement, j’aurais dû envoyer les DR en même temps que la demande de permis de construire (ils ont  un délai de 1 mois pour répondre), puis les DICT à l’obtention du permis, en mentionnant les numéros de DR. Je ferai ça pour la prochaine maison, en 2096 😉

Bref, rien de bien passionnant, mais il faut le faire !

Addendum du 30/04/2012 : Nous avons reçu la réponse à la DICT de la SAUR le 30 Mars (4 jours après la demande), celle de France Telecom le 3 Avril (8 jours après la demande) et celle d’ERDF le 4 Avril. Les 2 premières étaient au format électronique (reçues par e-mail), et celle d’ERDF au format papier, avec un grand plan au format A0 à l’échelle afin de bien situer le câble 20 000V enterré… Je transmets tout ça au Terrasseur ! Du coup je n’ai pas bien compris l’intérêt de la DR ; à mon avis une simple demande de DICT suffit… Dans tous les cas, ça fonctionne bien, tout a été reçu dans les délais !

Addendum du 29/05/2012 : Voici un commentaire reçu sur le blog (je fais du copier-coller pour enlever la référence à un site commercial) : « Pour information, une réforme est sur le point d’entrer en vigueur précisément le 1er juillet 2012. Les changements sont importants. Ainsi, les responsabilités des différents acteurs (maîtres d’ouvrage, entreprises de travaux publics et exploitants de réseaux) sont rééquilibrées. La nouveauté concerne la création d’un « guichet unique » qui est ni plus ni moins une base de donnée nationale et unique des réseaux enterrés, aériens et subaquatiques. Les exploitants de réseaux ont jusqu’au 31 mars 2012 pour enregistrer leurs coordonnées sur le site du « guichet unique». Ce téléservice de déclarations de travaux instauré au sein de l’Ineris remplacera le système actuel de déclaration en mairie. »

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Evidemment il ne s’agit pas des sondages trafiqués (désolé je n’ai pas pu m’empêcher ;-)) liés à la période pré-électoralo-déprimo-pseudo-démocratique… Non, non. Pour la première fois, les chenilles pacifistes d’une mini-pelle sont venues froisser la végétation printanière du terrain pour réaliser des sondages en plusieurs points afin de vérifier ce qu’il y a sous le sol… Le but ultime étant d’arrêter le choix technique pour les fondations des constructions.

4 sondages ont donc été réalisés en différents points du terrain, et les surprises furent plutôt bonnes ! Tout d’abord, le terrain est très sableux, ce qui est excellent pour les fondations (le sable est incompressible et ne bouge pas avec le taux d’humidité, contrairement à l’argile par exemple qui a tendance à gonfler ou se rétracter selon l’humidité) et aussi pour le drainage naturel… Ensuite, au point de sondage n°4, nous avons trouvé des morceaux de pierre : selon l’Ancien en présence (avec un « A » majuscule pour marquer la sagesse et le grand respect), il s’agirait de résidus de taille de pierre ; à cet endroit, dans le temps, on a dû tailler des pierres… Pour construire des murs ou des bâtiments dans le village ? Peut-être même pour le monument historique protégé ? C’est rigolo en tous cas de penser que ce terrain a pu voir dans le passé (lointain) des gens tailler des pierres pour construire des ouvrages… Ça redonne encore plus de sens au terrain, qui nous honore de son passé et nous accueille pour notre projet un peu fou mais qui se veut sensé…

Résultats des sondages

Deuxième bonne surprise, la présence d’une veine de sable jaune pur (du « sable à lapins ») qui pourrait servir pour faire des enduits du peu de maçonnerie, voire même de sable de remblai pour les tranchées si la veine est assez importante… Par contre, pour la mare, il faudra une géomembrane.

Il y a un défi sur le second point de sondage, avec un bloc de pierre à environ 1,4m de profondeur… ça serait à l’emplacement de la cuve de récupération. A voir si elle fera encore la maline en face d’une grosse pelleteuse ?

Dans tous les cas, les résultats sont rassurants : on peut partir confiants sur des fondations cyclopéennes (autre lien) qui ne seront pas trop sollicitées ni par le sol ni par la maison bois, par définition beaucoup plus légère qu’une maison maçonnée… Et je dois avouer que la possibilité d’employer du sable provenant du terrain est une perspective qui m’enchante particulièrement !

Sondage : trou à 1,5m de profondeur

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Comme le dirait un tube des fameux Casa Bancale, « Santé ! » ! Permis de construire accordé le 16 mars 2012, soit exactement 4 semaines et 3 jours après la date de dépôt en mairie ! Le précieux sésame est maintenant dans la poche, nous allons pouvoir mettre les mains dans la terre…

Un peu plus de 4 semaines pour obtenir le permis, au lieu de 3 mois officiellement (site protégé), c’est plutôt bien ! Je ne peux m’empêcher de penser que nos démarches auprès des différentes autorités ont permis d’accélérer le traitement (c’est d’ailleurs ce qu’ils nous avaient dit) ; étant donné que tout le monde connaissait le dossier, ça pouvait aller vite. Mais rien n’était gagné, dans les démarches administratives lourdes les surprises ne sont pas rares. Nous n’y avons d’ailleurs pas échappé…

Permis accordé, avec une bizarrerie surprenante ; le courrier de la DRAC (les Architectes des Bâtiments de France (ABF)) mentionne je cite : « En vertu des dispositions législatives et réglementaires applicables, le projet étant situé dans le périmètre de protection mais hors du champ de visibilité du (des) monument(s) historique(s) ci-dessus nommé(s), je vous informe que l’architecte des Bâtiments de France n’a pas à donner son accord« … Quelle est donc cette bizarrerie législative et réglementaire qui dispense de l’avis des ABF, alors que tout le monde (Maire, DDT et même les ABF avec qui nous avons fait 4 rendez-vous, échangé quelques e-mails et eu quelques conversations téléphoniques) nous disait le contraire… En creusant un peu, il y a eu une grosse bataille en 2009 au sujet des ABFs : leur avis conforme (le plus contraignant) a été supprimé en Janvier 2009, mais cette loi a été annulée par le conseil constitutionnel le 12 février 2009. Puis la loi du 3 Août 2009 supprime de nouveau l’avis conforme, mais cette loi est amendée par le Sénat le 18 Septembre 2009 qui rétablit l’avis conforme avec des recours simplifiés auprès du Préfet. Bref, grosse polémique et grosse bataille avec le Gouvernement à priori (je passe les articles qui dénoncent une attaque des gros bétonneurs). Au final, le plus intéressant est : « Dès lors que l’avis de l’ABF est requis par les textes, le défaut de consultation de l’ABF serait susceptible d’entacher d’illégalité l’acte délivrant ou refusant le permis de construire. Le service chargé de l’instruction doit donc transmettre systématiquement les demandes de permis de construire pour avis à l’ABF dès lors que le projet se situe dans un périmètre de protection. L’ABF a seul compétence pour apprécier si son avis doit ou non être requis, lorsqu’il s’agit du champ de visibilité (rayon de 500 mètres) d’un monument historique.« . En gros, on est de toutes façons obligés de passer par eux, et eux seuls décident s’ils doivent donner leur avis ou pas. Notre démarche n’a donc pas été vaine, même si le résultat est surprenant !

La réponse rapide pour le permis de construire est une excellente nouvelle, même si elle bouscule un peu : bah oui, j’étais en train de couper du bois, et il faut maintenant tout mettre en branle ! 😉

Permis de construire accordé !

Avis des ABFs

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Aujourd’hui vient de se conclure un mini parcours du combattant ; quelles sont les différentes options de raccordement au réseau électrique, concrètement ?

Le raccordement au réseau électrique est fait par ERDF, filiale à 100% d’EDF. Pas trop le choix à part quelques rares exceptions (Strasbourg par exemple). Au passage, je ne comprends pas bien comment d’un point de vue concurrentiel il peut y avoir égalité de traitement, alors que le gestionnaire du réseau est une filiale à 100% d’un fournisseur (EDF)… Mais ce n’est pas le sujet. Les démarches pour le raccordement permanent doivent être faites directement auprès d’ERDF. Ensuite, on peut choisir son fournisseur d’électricité : Enercoop, Direct Energie, etc. Enercoop est aussi une possibilité. Ou bien encore Enercoop par exemple ;-). J’ai perdu pas mal de temps à essayer d’obtenir des infos avant que le permis de construire ne soit déposé : pur gaspillage… ERDF ne donne aucune information, notamment technique ou tarifaire tant que le PC n’est pas déposé. Par contre, dès que le permis a été déposé, j’ai reçu automatiquement un dossier de demande de raccordement qui contient le sésame pour toute demande : le numéro d’affaire ERDF.

Le terrassement étant pour bientôt, j’avais besoin de connaître les différentes options techniques pour le raccordement, en prévision de devenir nous-mêmes producteurs d’électricité un de ces 4. En fait il existe 4 possibilités :

  • Consommateur seul : le raccordement classique
  • Consommateur + Producteur avec revente intégrale de la production : c’est le schéma qui était utilisé lorsque le prix de rachat de l’électricité était très avantageux. On achète toute l’électricité que l’on consomme au fournisseur d’énergie, et on revend tout ce que l’on produit à ce même fournisseur.
  • Consommateur + Producteur avec revente du surplus : dans ce cas, on consomme directement l’énergie que l’on produit, et on ne revend à notre fournisseur que ce qu’on ne consomme pas.
  • Consommateur + Producteur en autoconsommation totale : on consomme ce qu’on produit, et on donne au réseau le surplus, gratuitement. Cela profite à tous les fournisseurs d’énergie, avec le ratio de part de marché (donc EDF majoritairement).

Voila pour les profils de consommation et de production. En plus de ça, il y a 2 possibilités de raccordement, qui dépendent de la distance entre la construction raccordée au réseau et la limite de propriété.

  • Raccordement type 1 : la construction est à moins de 30m de la limite de propriété. Le compteur est placé dans un boitier en limite de propriété, et le disjoncteur ERDF est placé à l’intérieur de l’habitation.
  • Raccordement type 2 : la construction est à plus de 30m de la limite de propriété. Dans ce cas, le compteur et le disjoncteur sont placés dans un boitier en limite de propriété.

Dans notre cas, nous sommes en type 2 (presque 200 mètres entre la limite de propriété et la maison). Il faudra faire une petite expédition lorsque le disjoncteur sautera, mais bon, pas le choix.

La question pour le terrassement était donc : en cas de raccordement type 2 en production en autoconsommation ou avec revente du surplus, faut-il un câble ou 2 entre la limite de propriété et la construction ? Dernier suspense avant la réponse (dont beaucoup n’ont absolument rien à faire, j’en conviens) : l’accueil ERDF pour la Bourgogne est à Chalon-sur-Saône (0810 10 57 02), sauf pour les raccordements de producteurs : dans ce cas, l’accueil est à Dijon (0820 031 922). Ces numéros sont évidemment surtaxés, merci le service public (on croirait une banque ou bien un opérateur mobile). La dame au téléphone commence à me dire qu’il faut 2 câbles, pas trop sûre d’elle, puis me transmet une doc qui indique 1 seul câble ; au final, après consultation de collègues, le verdict tombe : dans les 2 cas (autoconsommation avec revente du surplus ou non), il ne faut qu’un seul câble. Voici un lien sur la doc magique. La seule différence entre les 2 raccordements est l’ajout d’un compteur de production à coté du compteur de consommation. C’est d’ailleurs là que se situe le surcoût de raccordement entre la revente du surplus ou non. Il me faudra faire le calcul de la différence lorsque je recevrai les devis ; un rapide calcul permettra de voir si c’est financièrement valable de revendre le surplus ou non, en plus de l’aspect idéologique qui consiste à ne pas faire de cadeau à EDF ;-).

Youpii, je peux avancer sur les plans de terrassement !

Références :

Schéma de raccordement ERDF type 2 pour une autoconsommation avec revente du surplus.

Addendum du 28/03/2012 : notre demande de raccordement est prête à être envoyée… Par contre, j’aurais voulu avoir 2 devis de raccordement : 1 pour une simple consommation, et un autre pour une consommation + production, avec revente du surplus. Après une conversation avec le service raccordement de Bourgogne, nous déduisons que le mieux est d’envoyer 2 dossiers, un normal et un autre de producteur à Dijon (ERDF accueil raccordement producteur, BP 438, 21012 Dijon). Du coup je télécharge les formulaires complémentaires producteur pour monter le dossier. Et là, je constate qu’il faut  des détails comme la marque de l’onduleur ou l’âge du capitaine… Ce formulaire est vraiment fait pour un raccordement producteur une fois que l’installation de production est finalisée… Donc pas question de choisir ce type de raccordement de manière préventive ; si nous choisissons cette option plus tard, il faudra donc une nouvelle intervention ERDF…

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Il est plus que temps de vous présenter un nouvel ami : Dédé. Dédé a une belle histoire : il est né en 1957, et est transsexuel. En effet, il y a encore quelques mois, Dédé s’appelait encore Madeleine. Mais vu que Madeleine était le prénom de ma grand-mère, il a fallu changer. Dédé/Madeleine étant un D35, j’ai trouvé sympa d’utiliser le diminutif « Dédé ». Désolé pour tous les « André » qui seront amenés à nous côtoyer en présence de Dédé…

Voilà donc un nouvel ami qui nous aide pour les travaux ! Il a déjà participé à l’arrachage de grillages sur le terrain, et aussi à transporter du bois… Dans les jours à venir il va encore nous aider à transporter le bois du terrain issu des abattages qui s’annoncent avant le désouchage. Dédé est en pleine forme malgré son âge ! Mais il avait un problème qui était un peu embêtant : il ne rechargeait plus les batteries. Du coup, aujourd’hui, je me suis remis à la mécanique comme dans le bon vieux temps. J’ai entrepris, sur les conseils éclairés de Rapha, de remplacer la dynamo et le régulateur par un alternateur de 205. OK, c’est un truc un peu bizarre, entre l’Agence tous risques et MacGyver, mais après une bonne journée de boulot, ça marche ! Pour ceux que ça intéresse la doc est en fin d’article.

Dédé mériterait encore un peu de boulot, mais chaque chose en son temps : ça ira bien pour la semaine prochaine ! Idéalement, Dédé devrait recevoir un relevage hydraulique afin de pouvoir utiliser un gyrobroyeur pour tondre le jardin… Ca sera notre manière de passer la tondeuse, 2 fois par an ! Si quelqu’un a des plans pour récupérer un kit complet relevage+pompe hydraulique + bras de relevage, en état de fonctionnement, nous sommes preneurs !

Regardez donc ce profil racé, cette ligne pure avec un Cx de parpaing : on n’en fait plus des comme ça ! Et cette couleur… Si vous aviez vu la tête des gens quand je suis allé faire le plein à Attac 😉

Dédé de profil

Sacrée bonne journée de boulot, les mains dans le cambouis et le multimètre qui frétille… 😉 Retour aux origines ? Non, non, aucun regret pour l’informatique !

Références : 

Dynamo-AlternateurD35 (ou comment remplacer la dynamo du D35 par un alternateur de 205).

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Petit retour en arrière : fin 2010, je me mets à la recherche d’un terrain pour construire la maison. Après plusieurs visites, toutes décevantes par rapport à mes critères, je tombe presque par hasard sur le terrain : il est orienté au Sud, en pente descendante Nord-Sud, situé sur la partie haute d’une colline, avec un panorama prometteur que je ne peux que deviner lors de la visite. La partie Nord du terrain est protégée par une grande haie, ce qui est une excellente chose pour la conception bioclimatique. Il est entouré par des champs au Nord, à l’Est et à l’Ouest ; au sud il y a le village. Le terrain est très grand et permettra d’y développer d’éventuels autres projets à venir. C’est un ancien verger qui n’a pas été entretenu depuis plus de 20 ans ; il comporte beaucoup de vieux arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers), ainsi que 4 énormes châtaigniers multi-centenaires. De jeunes chênes sont aussi présents un peu partout sur le terrain, ce qui me plaît beaucoup. D’après les Anciens, c’était le verger des énormes maisons bourgeoises qui longent la route ; lors du décès des propriétaires, les maisons et le terrain ont été divisés entre les différentes enfants de la famille. Certaines maisons ont été rachetées depuis, alors que d’autres tombent en ruine. J’aime le fait que ce terrain soit un ancien verger, avec son histoire, et son côté nourricier : j’imagine les Anciens récolter les différents fruits, faire des jus et du cidre, des confitures, des conserves pour l’hiver. Il y a une bonne énergie dans ce terrain, quelque chose de sain que je ne peux pas vraiment décrire.

Avec presque 1,2 hectares (12 000 m²), il y a de la place. Pas de vis-à-vis, les maisons les plus proches sont cachées par la végétation. Le terrain est situé dans le village, à sa limite ; ce n’est pas ce que j’imaginais au départ, mais au final c’est une excellente chose : proximité des commerces, des écoles. Nous serons à la campagne, au milieu de la nature, mais en même temps dans le village, avec tout à quelques pas.

Bon, évidemment, dans la vraie vie, il y a aussi des défis ; ce terrain en comporte plusieurs. D’abord le raccordement aux différents réseaux s’annonce coûteux, avec presque 200m de liaison. Lors de la demande de certificat d’urbanisme opérationnel, la réponse d’ERDF a été rassurante : ça passera, à condition d’utiliser du triphasé. Au vu de la distance à couvrir, je me rends compte grâce à mon électricien qu’il faudra du câble 4x25mm², qui commence à coûter un bras, le cours du cuivre s’étant envolé ces dernières années (eh oui, je découvre qu’il y a des aspects très concrets à l’envol des prix des matières premières ;-)). Ce coût des raccordements aux réseaux m’a servi à négocier le prix du terrain, et donc au global le prix au m² du terrain après viabilisation devrait rester tout à fait raisonnable. Second défi :  l’entretien. Comment entretenir plus d’un hectare ? Et tout d’abord, comment défricher ce terrain laissé à l’abandon depuis plus de 20 ans ? Il est complètement impénétrable, envahi par de l’épine noire (dont des troncs font presque 15cm de diamètre) des gros « prunus » (sorte de cerisiers sauvages) ainsi que des ronces… Ce défrichage sera indispensable avant de faire quoique ce soit sur le terrain : en fait je n’ai pu visiter qu’une toute petite partie du terrain, ne pouvant y pénétrer. Troisième défi : la pente. Comment construire dans une pente ? Comment limiter au maximum l’impact sur le terrain, la végétation ? Comment faire un chemin d’accès qui tient le coup avec une pente de près de 10% ? Enfin il y a aussi cette ligne électrique HTA (20.000 volts dans notre cas) qui traverse le terrain sur son flanc Ouest ; cette ligne est souterraine sur une partie, mais aérienne sur l’autre moité. Il faudra s’en éloigner ; dans notre cas, la distance minimale de construction est 20m ; je préfère prendre 30m…

Le défrichage du terrain a été fait à l’aide d’un broyeur forestier, qui est capable d’attaquer des arbres dont le tronc fait 15cm de diamètre… C’est un peu violent, mais à la main, c’est un boulot de plusieurs mois… L’avantage du broyeur est qu’il laisse une épaisse couche de copeaux de bois sur le sol, permettant ainsi de faire un paillage qui de nid pour les micro-organismes, puis de fertilisant naturel une fois complètement décomposé. L’idée était de laisser le plus de végétation existante possible tout en enlevant les épines noires et ronciers. En quelques heures, le travail était fait : je pouvais enfin visiter complètement le terrain ! Du coup j’ai pu effectuer les relevés de pente avec une lunette de géomètre, ainsi que des relevés GPS plus précis. L’objectif était de positionner au mieux les constructions afin de limiter l’impact sur le terrain, profiter au maximum de la vue tout en limitant la distance de raccordement aux réseaux…

 Il reste encore aujourd’hui beaucoup de travail pour préparer le terrain à la construction : abattre les arbres morts ou abîmés (restes de la tempête de 1999 ?), enlever les souches. Il faudra ensuite assez rapidement tailler les fruitiers, faucher les ronces restantes. Je compte semer de la jachère fleurie dans un premier temps, et voir ce qui se passe. Je suis à ce jour absolument contre la pelouse et la divine tonte hebdomadaire estivale polluante et avilissante… Place aux herbes sauvages (tant que ce ne sont pas des ronces), aux insectes et petits animaux !

Bref, encore beaucoup de travail sur ce terrain, de défis à relever, de surprises à venir, mais quel potentiel !

Ressources : (sur les précautions face aux lignes EDF)

Le terrain à l'origine (printemps 2011)...

Le terrain toujours à l'origine...

Le terrain toujours à l'origine (printemps 2011)...

Après défrichage : aire de construction

Après défrichage : aire de construction (hiver 2012)

Terrain défriché : vue sur le petit bois (hiver 2012)

Terrain défriché : vue nord-ouest (hiver 2012)

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