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Archive for avril 2012

Par où commencer ? Après un bon mois d’apnée, je reprends la plume pour partager la bonne nouvelle : Dédé a trouvé une copine ! Le terrassement a commencé vendredi dernier, et a été presque immédiatement stoppé pour cause de pluie non-stop… Nous voilà donc pour l’instant avec une piscine à la place de la maison 😉

Les choses vraiment sérieuses ont donc commencé en ce 20 Avril… Voici en primeur les quelques photos du début du terrassement ! La semaine précédente, nous avions fini de nettoyer le terrain au niveau de la plate-forme, et avions aussi préparé l’endroit qui allait recevoir la terre de remblai.

 Tous les tracés ont été faits au double-décamètre, avec la règle du « 3-4-5 » pour faire les angles droits (3a pour un côté du triangle, 4a pour le second côté, et 5a pour l’hypoténuse) ; avec un double-déca, 12-16-20 fonctionne bien ! Nous avons délimité la plate-forme avec des piquets, définissant un rectangle ; nous avons ensuite tracé les limites des talus au traceur de chantier (bombe de peinture qui marche la tête à l’envers). Truc tout bête auquel je n’avais pas pensé : il ne sert à rien de tracer le bas du talus, vu que la terre sera enlevée pour faire le talus… Le mieux est donc de tracer le haut du talus, et de mettre une ficelle pour le bas du talus.

Traçage des limites de la plate-forme

Traçage des limites de la plate-forme

La première étape du terrassement est d’enlever la couche de terre végétale (entre 30 et 40cm de profondeur), et de la stocker dans un coin afin de la réutiliser plus tard.

La couche de terre végétale est enlevée

Après quelques heures, la plate-forme commence à prendre forme ! Seulement la pluie a raison de la bravoure de la 10T et de son chauffeur ; il est plus raisonnable d’arrêter…

Arrêt du terrassement

Nouvelle piscine municipale

Dédé et sa copine la pelle 10T

Même si la plate-forme n’est pas terminée, un sacré paquet de terre a été enlevé… Je n’ose pas imaginer les dégâts si nous n’avions pas choisi de mettre la maison sur l’endroit le plus plat du terrain ! Je trouve déjà cela assez agressif comme ça, tous ces mètres-cubes de terre arrachés ; vivement que la végétation reprenne le dessus pour cicatriser toutes ces blessures !

Finalement cette pause pour cause de pluie aura été bénéfique : nous avions prévu de drainer la plate-forme, évidemment, mais je me posais encore la question de surélever la maison… Nous avons eu quelques débats avec des amis : « une marche c’est bien, 2 marches c’est trop » ; au final, il y aura 2 marches pour rentrer dans la maison, ceci afin de placer la dalle isolante au dessus du niveau de la plate-forme. Je réalise aussi qu’il faudra drainer le hérisson (j’y reviendrai)…

Rendez-vous donc dans quelques jours (selon la météo) pour la continuation du terrassement !

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Rhaa, l’accouchement de la conception du terrassement et des VRDs a pris du temps, et a été douloureux… Je croyais que le terrassement se limitait à 2 ou 3 coups de pelleteuse, et 3 ou 4 tuyaux à tirer, mais c’est bien plus technique et complexe que ça en a l’air ! C’est un vrai métier, et je me suis rendu compte que l’expérience fait vraiment la différence…

Flash-back : en Automne dernier, j’avais consulté quelques entreprises pour le terrassement afin de défricher le sujet. Je n’avais pas été déçu : des propositions complètement différentes, allant presque du simple au double en terme de tarifs. Et je ne comprenais rien à ce que les gars me racontaient. Du coup, j’avais pas mal planché sur le sujet, en demandant conseil à des amis et en me documentant ici et là. Je dois dire au passage que la littérature à ce sujet est complètement vierge ! J’ai trouvé un seul ouvrage à ce sujet (« Guide pratique des VRD », cf. bibliographie), mais le bouquin vaut 60€ et traite plutôt des collectivités, pas des VRD (Voirie & Réseaux Divers) des particuliers. Il regorge d’infos, mais est plutôt sur-dimensionné pour mon usage. Bref ; ayant reçu les devis disons… hétérogènes et par conséquent incomparables, j’ai décidé de rédiger un mini cahier des charges décrivant ce que je voulais. Était-ce tuer une mouche avec un bazooka ? Pas vraiment… avec près de 200m de chemin et de réseaux à tirer, plus une plate-forme de près de 350m², le budget « Terrassement » est plutôt conséquent : plus cher que l’achat du terrain. C’était certes prévu lors de l’achat du terrain et dans le budget, mais sur un tel montant, autant ne pas se planter.

Après la réception de l’accord du permis de construire seulement un mois après le dépôt, panique à bord : on peut commencer les travaux mais nous ne sommes pas prêts ! D’où les quelques semaines d’apnée utilisées pour monter en compétence sur le sujet du terrassement, et enfin parler la même langue avec les artisans et vendeurs de matériaux. Voici ci-dessous les grandes lignes de ce que j’ai retenu pour les VRD, du moins dans la théorie… La pratique viendra dans de futurs articles ! Pour celles et ceux qui ne sont pas intéressés par la technique, je vous invite à ne pas poursuivre la lecture de cet article qui pourrait être carrément indigeste… 😉

Chemins d’accès : il y a environ 190m depuis la route pour accéder à la plate-forme ; le chemin fera 4m de large. Pour faire ce chemin, il faut d’abord décaisser la terre végétale sur 30/40cm et la mettre de côté ; puis il faut dérouler un feutre géotextile dans cette tranchée plate de 4m de large. Le géotextile sert à séparer la terre des cailloux du chemin, et à répartir les efforts. Il existe plusieurs classes de géotextile, suivant la résistance. Tous les terrassiers m’ont conseillé de prendre au moins du classe 4, en 4,5m de large afin de pouvoir faire un retour sur les bords de la tranchée. Certains utilisent de la paille (roundballers déroulés) ; c’est quasiment aussi cher que le géotextile mais ça a les avantages d’être 100% naturel et d’avoir une énergie grise quasi nulle. Nous prendrons de la paille pour la plate-forme, et du géotextile pour le chemin. Pour info, il est moins cher de mettre 2 couches de classe 1 qu’une couche de classe 4, pour une résistance équivalente en pratique (meilleure en théorie, si on se tient au grammage). Après le géotextile, on met une couche d’environ 20cm de calcaire 0/80mm (0mm pour le grain le plus fin, et 80mm pour le grain le plus gros) pour faire un primaire de blocage. Calculer le volume est simple ; reste à calculer le tonnage ; la densité du 0/80 est 1,8 (1m3 = 1,8T). Un semi-remorque pouvant emmener 27T, il faudra 16 semis juste pour le 0/80 (plate-forme y compris). Ça me plaît moyennement tout ces camions, mais nous n’avons pas vraiment le choix… Je me donne meilleure conscience en me disant que le fournisseur est local, et donc que le transport est limité… Pour la phase de travaux, on restera sur le primaire 0/80, qui sera défoncé quoiqu’il arrive par le passage des différents camions de livraison et autres engins. Après la phase travaux, on ajoutera une couche de 10cm de calcaire 0/31,5. La partie montante du chemin pose un vrai problème, avec sa pente de plus de 8% ; en effet, lors de gros orages, l’écoulement de l’eau va faire descendre tout le calcaire sur la route. Après avoir passé des heures de recherche et de discussions pour trouver une alternative au bitume ou à l’émulsion gravillonnée, pas de miracle : il faudra passer par là, mais on verra ça à la fin des travaux… Une technique qui peut atténuer l’effet dévastateur des fortes précipitations sur le chemin est de bomber le chemin (le milieu du chemin est plus haut que les 2 côtés), afin que l’eau s’écoule en priorité sur les côtés. On verra comment tout ça se comporte pendant le chantier, et on avisera ensuite ! Voilà pour le résumé du chemin… Ah oui, j’oubliais : afin que les camions puissent tourner, il ne faut pas de virage avec un rayon de moins de 12,5m… J’ai dû redessiner toute la partie supérieure du chemin 😉

La plate-forme : de manière brute, la plate-forme fait 23m x 23m ; en enlevant les talus et toutes les parties qui ne sont pas nécessaires au terrassement, il ne reste qu’environ 300m² à stabiliser. Même punition : géotextile (ici on utilisera de la paille, pour voir ce que ça donne), puis 20cm de 0/80. Avec toutefois quelques petits défis sympas : le calcaire, une fois tassé, ne laisse pas passer l’eau (c’est bien pour ça que nous sommes ben embêtés avec ce chemin montant). Du coup, pour éviter la piscine dans la cour, il faut évacuer cette eau de pluie ou de ruissellement qui se retrouve sur la plate-forme. Et là, problème : pas question de faire une pente en direction du Nord du terrain (c’est le point le plus haut du terrain, donc l’eau stagnerait là), ni l’Ouest (le chemin d’accès serait inondé), ni l’Est (le garage serait inondé), et bien sûr pas au Sud pour préserver la maison… Reste… en haut (évaporation – il faudra souffler fort lors des orages ;-)) ou en bas. Nous allons donc tailler la plate-forme en « tête de diamant », c’est à dire que chaque pan de la plate-forme aura une pente descendante vers le centre. Au centre, on fera un gros regard (un « avaloir ») de 600mm qui récupérera l’eau et l’enverra dans un tuyau de 200mm pour évacuation. Pourquoi 200mm ? Il a fallu calculer le dimensionnement de ce tuyau. Que faire de cette eau ? Nous avons décidé de créer une mare, qui aura plusieurs fonctions : collecter l’eau de la plate-forme et l’eau des drainages, collecter le trop-plein de la cuve de récupération d’eau de pluie, et… commencer le gros chantier  permaculture. Nous avons hésité entre du tuyau PVC CR8 et du Tube d’évacuation en PE SN8, plus souple, mais avons finalement opté pour le PVC, plus facile à mettre en oeuvre (emboîtement) et moins cher. La périphérie de la plate-forme sera drainée afin de collecter les éventuelles eaux de ruissellement ; le drains seront envoyés à la mare.

Réseau électrique : Alors là, c’est la fête. Le premier devis annonçait 5000 Euros, juste pour le câble électrique. Ça détend les pattes arrières comme on dit par chez nous. Du coup, je creuse… Il faut en effet un gros câble (25mm²) pour tenir ces presque 200m de distance ; et il faut du triphasé (donc 4 conducteurs). On peut trouver ce dimensionnement grâce à des abaques ou bien en se faisant les calculs à l’ancienne avec la norme NFC-14100 (p.32). Quoiqu’il arrive, c’est bien confirmé, il nous faudra du 4x25mm² qui vaut son pesant de cuivre (près de 300kg pour 200m) ; en cherchant des fournisseurs, je tombe à 2300 Euros le câble, livré. Je reviendrai un de ces 4 sur le chapitre « achats » qui lui aussi a été bien riche ces dernières semaines… La norme NFC-14100 décrit aussi le type de fourreau qu’il faut mettre pour enterrer le câble : gaine TPC rouge de 90mm, vendu en couronnes de 50m. Nous en prendrons donc 8, afin de laisser un fourreau électrique vide au cas où… Nous prévoyons aussi un regard à mi-chemin (le câble fera une boucle sans discontinuité) pour un éventuel futur raccordement intermédiaire… Petit détail ; le rayon de courbure de ce gros câble étant de 30cm, il faudra un regard d’au moins 60cm de diamètre, voire un peu plus pour ne pas trop galérer.

Addentum du 10/05/12 : ERDF vient de me confirmer qu’il faut mettre un fil pilote (2×1,5mm²) en parallèle du gros câble d’alimentation.

Réseau France Télécom : le bonheur c’est simple comme un coup de fil, mais je n’avais jamais vraiment percuté sur ce qu’il y avait derrière ce coup de fil… Premier élément : FT tient à apporter son propre câble, pour la partie privative (contrairement à ERDF), et c’est tant mieux car le tarif de raccordement est indépendant de la distance… Par contre il y a un certain nombre de conditions à respecter… D’abord, double fourreau TPC 40mm vert sur toute la longueur. Ensuite, une chambre de tirage tous les 40m ; au début les techniciens parlaient de chambres de tirage L1T (qui valent un orteil chacune), mais en creusant un peu, des simples regards de 40x40cm font l’affaire. Il y a une autre alternative pour éviter toutes ces chambres de tirage : mettre du tube PVC rigide gris de 42/45mm : il peut alors y avoir 150m entre 2 chambres de tirage. Mais dans notre cas, nous avions une autre contrainte à cause du poteau électrique HTA ; en effet, le câble FT doit passer à plus de 8m du poteau, car un poteau HTA est mis à la terre, et cette terre rayonne sur un rayon de 8m, ce qui perturbe les petits signaux FT. Du coup il fallait faire un détour pour respecter ces 8m, et donc exit la solution de fourreau gris. Autres contraintes : il faut que le fourreau FT soit à plus de 20cm du câble électrique et du tuyau d’eau, et à au moins 70cm de profondeur sous terre.

Réseau eau : sans doute le plus simple… Du tuyau PE de 32mm (« Socarex ») en couronne de 100m, et basta. 32mm (au lieu de 25) pour éviter les pertes de charge, dixit le gars de la SAUR. Le PE ne nécessite pas de fourreau. Mais pour bien faire on a un peu assaisonné le plat. A la jonction des 2 couronnes de PE (après 100m il faudra ajouter 100 autres mètres), nous mettrons un « T » avec un robinet, le tout dans un regard hors-gel. Nous pourrons ainsi nous raccorder éventuellement plus tard, si besoin. Nous allons aussi tirer un fourreau TPC 63mm bleu, au cas où. Un fourreau supplémentaire ne coûte pas grand-chose comparé aux heures de pelleteuse… Le tout doit être hors-gel, donc minimum 80cm sous terre.

Réseau tout à l’égout : dernier réseau, et pas le plus simple. Dans les premiers devis, un terrassier avait coté une évacuation pour les eaux de pluie et une autre pour le tout à l’égout, pour la modique somme d’un bras. Ça m’a un peu titillé, et du coup j’ai creusé. En fait, le réseau d’assainissement dans la commune est dit « unitaire », c’est à dire qu’on rejette dans le même réseau toutes les eaux usées (WC, douche, etc.) et les eaux de pluie… L’avantage c’est qu’il ne faut construire qu’un réseau, mais l’inconvénient est qu’il faut traiter bien plus de volume que nécessaire, et donc surdimensionner les installations et les quantités de produits balancés. Rhaa, encore un truc plein de sens… Du coup, nous avons décidé de gérer nous-mêmes nos eaux de pluie (nous y reviendrons en détail dans un autre article, peut-être) ; nous ne rejetterons que nos eaux grises dans le réseau (nous y reviendrons aussi, j’espère bien, car le sujet est… passionnant). Au final, le raccordement au tout à l’égout se fera avec une seule conduite de 125mm en PVC CR8 (CR pour « Classe de Rigidité » ; maintenant c’est SN mais à priori c’est pareil). CR8 est la plus grande classe de rigidité, donc le tuyau le plus solide ; la classe de rigidité détermine les conditions de mise en oeuvre (lit de sable, hauteur de remblai, masse qui peut circuler dessus, etc.) et les déformations possibles. Evidemment, un tuyau CR8 coûte beaucoup plus cher qu’un CR4 ou qu’un tuyau de base. Du coup j’ai vu un peu de tout dans les devis, mais le risque est plutôt grand : si le tuyau se casse ou s’aplatit, plus rien ne coule, et là, la seule option est la pelleteuse, avec un gros chèque, des heures perdues et un terrain défoncé. Le CR8 est obligatoire pour bien dormir la nuit (je n’ose imaginer l’utilisation de cette phrase hors contexte ;-). Dernier détail : les tubes doivent être à joints car le réseau entier du tout à l’égout doit être hermétique. Nous mettrons aussi des tabourets (ce sont des boîtiers étanches de raccordement pour le tout à l’égout, l’équivalent des regards pour les autres réseaux) au point intermédiaire et juste avant la maison. Dernier détail pour le réseau du tout à l’égout : il doit être rectiligne car ces gros tuyaux ne sont pas vraiment flexibles…

Voili voilo… J’ai l’impression d’avoir écrit un bouquin, et je n’ai pas encore tout dit de l’essentiel… Tous les réseaux passeront dans la même tranchée (c’est pas vraiment le top de la norme, mais c’est beaucoup moins cher), qui se trouvera le long du chemin (et pas en dessous). Parmi les découvertes importantes, j’ai compris bien trop tard que les réseaux se construisaient depuis le point de raccordement jusqu’à la maison, et non pas le contraire… Ça a vraiment son importance, car il est super compliqué d’enfiler les tubes PVC à l’envers : c’est facile d’emboîter un raccord mâle dans un raccord femelle, mais l’opposé est un supplice innommable d’après les terrassiers ; je comprends du coup mieux le parallèle physiologique des appellations de tuyaux ;-). Conséquence directe : nous sommes bloqués pour les réseaux car j’ai envoyé la demande de travaux à la SAUR très tard, pour des raisons que j’espère pouvoir expliquer ici ultérieurement car ça vaut son pesant de cacahuètes. Bref : pas de point de raccordement SAUR, pas de réseaux. Et du coup ça complique un peu la tâche car les réseaux doivent passer sous le chemin à un endroit. Il faudra rouvrir une tranchée dans le chemin… J’aurais vraiment dû faire les commandes de raccordement beaucoup plus tôt mais c’est le métier qui rentre ! La bonne nouvelle c’est qu’on a largement de quoi s’occuper d’ici là avec la pelleteuse…

Je décrirai les réseaux de la plate-forme dans un article séparé ; celui-ci est déjà bien trop long ! J’ai aussi omis de décrire les différents regards visitables… Bon si je compte bien je dois écrire au moins 4 articles suite à celui-ci… 😉

Au final, j’ai passé beaucoup, beaucoup de temps et d’énergie à me plonger dans ce monde du terrassement et de la VRD… J’ai essayé d’en déposer la substantifique moelle ici, sans prétention ; il y a vraiment beaucoup, beaucoup à ajouter. Ce poste (terrassement-VRD) étant le plus important des travaux, c’était nécessaire, et de surcroît hyper intéressant, même si franchement j’ai bien flippé pendant un moment en découvrant les tiroirs qui s’ouvraient les uns après les autres… Un grand merci à Dan pour ses précieux éclairages ! Je crois que j’ai appris les rudiments du « Terrassier », une langue bien à part située entre le Finlandais et l’Hébreu ;-).

Ah, pour conclure, nous avons reçu tout le matos (tuyaux etc.) la semaine dernière ; vu que le chauffeur ne savait pas trop se servir de la grue pour décharger, j’ai pu faire un tour de manège ! Génial, il faudra que je repasse une commande chez eux 😉

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