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Archive for mai 2012

Nous profitons de ce beau temps pour avancer le chemin ! Nous avons dû retailler le chemin dans la partie haute, juste après le virage, pour lisser une bosse ; nous en avons profité pour préparer le géotextile car le lendemain les semi-remorques de calcaire s’enchaînaient ! La première livraison de calcaire dans la partie haute du chemin a été un peu sportive… La remorque était carrément penchée (gros risque de la renverser), et en plus tout ça se passait sous la ligne 20 000 Volts… Apparemment tous les bons vieux routiers du transport de matériaux ont vu ça une fois dans leur vie : un arc électrique se produit entre la ligne HT et le camion, et tous les pneus éclatent instantanément. Toute l’électronique du camion est HS. Heureusement, rien de tout cela ici, mais ça a été plutôt chaud ce début de journée.

Livraison « borderline »

Nous avions un chauffeur dédié qui faisait les aller-retours entre la carrière et le chantier ; une petite heure entre chaque tour… Grosse pression du coup ; il faut étaler le calcaire, voire le bouger avec le tracteur et une remorque, puis le cylindrer au rouleau-compresseur pour qu’il soit praticable par les semi. Sauf que le calcaire sec, ça ne se compacte pas ! Les semi s’enfonçaient dans le calcaire comme dans la boue… On a tout essayé pour faire monter les semi ; en marche arrière (un peu chaud), puis quand le haut du chemin a été fait, en marche avant en prenant de l’élan depuis le bas du chemin… Il fallait entendre les semi ronfler et voir cet énorme nuage de fumée : on ne voyait plus à 5 mètres quand la semi arrivant en haut pour se planter dans le calcaire qui ne se tassait pas… Moi qui croyait que le chemin allait être une rigolade, je me rends compte que c’est plutôt tendu, et ça demande des chauffeurs qui… osent (pour ne pas reprendre une expression attribuée à Tapie par les Guignols il y a quelques années).

Chemin de calcaire non cylindré

On étale le calcaire sur le géotextile

En milieu de journée, je prends un retour de manivelle dans le bras en essayant de démarrer le cylindre (il a dû connaître l’occupation Allemande cet engin) ; résultat, après avoir recompté mes bouts de bras (il n’y en avait qu’un, heureusement pour la suite des travaux) : la manivelle est cassée. Du coup, nous sommes bloqués alors que les semi continuent d’arriver. Je pars en urgence faire une soudure de fortune, et ça repart !

Nous avons aussi dû tirer une semi bloquée en haut du chemin avec la pelleteuse… C’était plutôt rigolo ce face à face. Heureusement que Dédé n’était pas là, il aurait été jaloux !

Tractage de la semi-remorque avec la pelleteuse

Le chemin avance… On aperçoit la plate-forme au bout !

Traces de cylindre sur le chemin

Quelle journée cette journée de livraison… 5 semi-remorques de 0/80, soit 135 tonnes de calcaire à étaler… Au final il aura fallu presque 250 tonnes de calcaire pour la totalité du chemin, avec en moyenne 25cm d’épaisseur de 0/80. Franchement, c’est pas génial écologiquement parlant, mais je n’ai pas trouvé d’alternative.

Entre-temps, je suis devenu un jeune Padawan du cylindrage… Il faut commencer à passer le rouleau-compresseur sur les côtés du chemin, en faisant plusieurs passages sur la même bande. Puis on revient petit à petit vers le milieu du chemin. Le cylindrage est quasiment inefficace sans eau ; le calcaire doit être mouillé (sans être détrempé sur possible) pour qu’il se place. Nous avons donc bricolé un système avec une citerne montée sur une remorque (en faisant attention de ne pas trop remplir la citerne pour éviter la casse), et avec une pompe et un petit groupe électrogène nous avons pu arroser le chemin pour le cylindrer, le lendemain des livraisons de calcaire. Eh oui, pas encore d’électricité ni d’eau courante sur le terrain.

Arrosage improvisé du chemin pour le cylindrage

Le cylindrage définitif se fera après une bonne pluie ; le minimum a été fait mais nous attendrons l’aide du ciel pour la touche finale ! A noter que d’après le terrassier, « Le secret d’un bon chemin, c’est le cylindrage. Et le secret du cylindrage, c’est de cylindrer mouillé jusqu’à ce que le rouleau-compresseur rebondisse sur le calcaire ». J’aime la poésie du BTP.

Pendant ces derniers jours, nous avons aussi fait livrer une semi de sable 0/6,3 concassé (c’est du calcaire concassé, beaucoup moins cher que le sable de rivière) pour faire du remblai dans les tranchées qui accueilleront les réseaux, et une autre semi de gravier 10-20 pour le drainage. Le chemin n’étant pas terminé, il a fallu livrer en bas et remonter tout ça au tracteur. Après un essai infructueux au godet arrière de tracteur (et une petite galère pour trouver les raccords hydrauliques), nous avons opté pour la benne avec la pelleteuse pour charger. Dans le même registre, j’ai fait livrer des pierres de mon voisin (qui démolit des murs chez lui) sur le terrain ; ces pierres ferrugineuses (ou grès de Puisaye) nous seront bien utiles pour faire le mur de soutènement du talus au nord de la plate-forme.

Pendant ces quelques jours, j’ai réalisé qu’une semi-remorque ne pourra pas faire demi-tour sur la plate-forme une fois les fondations des bâtiments faites ; je n’avais pas fait le calcul. Mais la plate-forme est déjà bien assez grande comme ça… En conséquence nous avons improvisé une petite aire de stockage en bas du terrain ; nous avons aussi récupéré les gravats du voisin pour empierrer cette plate-forme intermédiaire.

Je suis plutôt fatigué après semaine de Tchétchène (pour ceux qui ne me connaissent pas, c’est une référence respectueuse aux bûcherons Tchétchènes qui ne chôment pas), mais tout a bien avancé ! Un rendez-vous avec notre charpentier favori a confirmé la pose de la structure pour la dernière semaine de Juin… La pression est maintenue pour les fondations. Pas de chance, notre terrassier principal s’est fait un lumbago ; 2 semaines d’arrêt… Un plan B est à trouver !

Je réalise l’impact du choix du terrain, et de l’implantation des bâtiments sur le terrain… Tout découle de quelques choix fondamentaux, sans contrôle possible à postériori. Et finalement, je me rends compte que je ne contrôle pas grand-chose, entre les intempéries (ou au contraire le cagnard), les aléas matériels ou physiques, les découvertes sur le terrain… Boudiou (comme on dit chez nous), je ne peux pas tout contrôler alors ? 😉 Peut-être que je viens de comprendre quelque chose qui va m’éviter de me mettre la rate au court-bouillon dans les semaines et mois à venir ?

Dernière chose peut-être : je me découvre de nouveaux muscles ! Exit mon abonnement au « Moving » du coin (qui doit probablement être à plus de 40 km de toutes façons) ;-).

Allez, 3 jours de repos bien mérités !

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Aujourd’hui, piscine ! ;-)… La pluie tombe, tombe, tombe… La plate-forme se remplit, ce qui permet de voir les endroits qui ne sont pas parfaitement de niveau 😉 !

Hier nous avons commencé à étaler le calcaire 0/80 dans le chemin montant. Un peu sport avec la pluie : les semi-remorques patinent rapidement, et une fois qu’ils ont patiné 1/2 tour de roue, ils sont coincés et ne peuvent plus reculer. Du coup ils vident au milieu du chemin, et on étale à la pelleteuse…

Livraison de 27 tonnes de calcaire 0/80

Livraison de 27 tonnes de calcaire 0/80

Déchargement du rouleau compresseur

Cylindrage du chemin

En parallèle, le terrassement pour le raccordement ERDF a été fait. ERDF sous-traite à une entreprise (de Sens), qui sous-traite à une autre entreprise (d’Aillant sur Tholon). Un peu compliqué (et cher j’imagine) mais ça se passe  bien. Tout en fait en temps et en heure, les intervenants sont sympas, ouverts, dispo. Finalement ils ont posé un coffret double mais pas dos à dos : la porte s’ouvre du côté privé. Après vérification, ils se sont rendus compte qu’il y avait déjà un boitier pour les fusibles à l’endroit où ils se raccordaient, donc pas besoin d’en ajouter un dans notre installation.

Terrassement pour le raccordement électrique

Raccordement au boitier de connection ERDF

Aujourd’hui, à 6h30, après une visite du chantier, je prends la décision d’arrêter de nouveau le chantier. Avec tout ce qui est tombé hier et cette nuit, tout est gorgé d’eau, y compris le chemin de calcaire que nous avons fait hier. Si on passe avec un engin, tout va être défoncé, et on devra recommencer… Du coup nous allons encore prendre une semaine de retard… Je commence à envisager timidement que les fondations ne seront pas prêtes mi-juin, et que le charpentier ne pourra pas forcément poser la charpente fin juin comme prévu… Nous avons rendez-vous demain matin avec lui pour voir comment faire le cas échéant. Tout va se jouer dans les quelques jours à venir !

La bonne nouvelle de la journée est que j’ai changé d’opérateur mobile… Je suis passé chez Free ce lundi à 11h00, en conservant mon numéro de tel. 19,99€ / mois tout illimité contre 60,99€/mois pour 3+3h de forfait chez Orange… Il n’y a pas photo ! La bascule s’est déroulée parfaitement, et tout fonctionne ! Rien à voir avec le chantier, mais je suis bien content d’avoir mis fin pour ma part au racket d’Orange et de ses potes. On se console comme on peut 😉

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Le terrassement a commencé il y a maintenant presque 1 mois… Mais nous avons été bloqués par le temps (météo) pendant plus de 3 semaines ! Avec les précipitations de ces dernières semaines, tous les terrains sont détrempés, complètement saturés d’eau. Pas vraiment possible de travailler sur la plate-forme dans ces conditions ; le sol qui accueillera les constructions et la cour doit être le plus stable possible, et donc les ornières sont à proscrire… Bref, la météo a rythmé notre travail ces dernières semaines ; le côté sombre de la pièce est le retard pris. Mais le côté lumineux est que cela nous a permis de réaliser plusieurs choses (grâce à la pluie) plutôt importantes et de prendre des décisions de taille… La première est un changement radical d’approche pour les fondations (j’y reviendrai dans un article distinct), la seconde est l’abandon de l’idée d’une cave souterraine sous la grange : la réalisation technique est trop difficile dans l’enchaînement des travaux (notamment avec le drainage, les fondations et la coexistence avec les réseaux de la plate-forme),  et la gestion de l’étanchéité est elle aussi trop délicate. Non pas que tout cela soit impossible, mais tout simplement trop coûteux à la fois en temps et en argent. Bref, nous aurions pu être esclaves du temps mais nous en avons profité pour avancer, et franchement je suis plus à l’aise avec ces dernières décisions prises…

Taille des talus de la plate-forme

Le terrassement a malgré tout bien avancé : la plate-forme est maintenant taillée (il reste la tête de diamant, mais cela devrait être rapide), une bonne partie du terrain est dessouchée, les chemins d’accès sont creusés. La réalisation de la plate-forme a été faite en 3 étapes : premièrement, le dégrossi : on enlève le plus gros de la terre, de manière à avoir les dimensions intérieures correctes. Ensuite, il a fallu tailler les talus, avec une proportion 2/3 : pour 2m de hauteur, il faut 3m de longueur afin que le talus ne s’écroule pas. Enfin, dernière étape, la mise à niveau de la plate-forme. Là, nous avons pris un point de référence (le point zéro de la plate-forme nue) et nous avons pointé les différents points de la plate-forme (tous les 2m dans toutes les directions) au laser… Il a suffi de marquer au sol, à la bombe de chantier, le différentiel de hauteur avec le point zéro à chaque point de la plate-forme. Evidemment il est plus facile d’enlever de la terre que d’en remettre, donc le but était que le dégrossi soit légèrement au-dessus du point zéro nu.

Le laser, maître étalon de la planéité de la plate-forme

Livraison de la paille

Nous avons eu une panne mineure sur la pelleteuse (filtres à gasoil bouchés) ; du coup j’en ai profité pour tailler un salon de jardin à la tronçonneuse pour les travaux ;-). J’ai pris un bon coup de speed lors du creusement du chemin montant, sous la pluie. Les tracteurs qui transportaient la terre sur le terrain patinaient des 4 roues et les remorques glissaient… gros coup de stress pour le champ du voisin sur lequel on était obligés de manoeuvrer ! Au final ça s’est bien terminé, grâce à notre artiste de la pelleteuse… Alors là j’ouvre une petite parenthèse : je ne suis pas fan de pelleteuse, et je suis toujours sous le choc des volumes de terre arrachés au terrain. Mais je dois tirer mon chapeau à l’artiste qui nous aide pour le terrassement. Je le nomme maintenant bien volontiers « poète de la pelleteuse » (ok, ça va faire tousser ceux qui n’ont jamais vu un poète de la tronçonneuse 😉 … Avec lui aux commandes, la pelleteuse se déplace pas, elle danse dans une harmonie incroyable. Pas un seul mouvement de trop, aucun geste brusque ; le bras semble être la continuité de son corps. Une précision incroyable (il bouche une bouteille de vin avec le coin du godet (sans la casser évidemment), une efficacité redoutable. Le résultat est au-delà de mes espérances… « Ça doit flatter l’oeil », dit-il souvent… Nous avons eu beaucoup de chance l’avoir à nos côtés !

Panne de la pelleteuse

Salon de jardin de chantier, 100% local

Pendant cette période la paille pour la plate-forme a été livrée. Un ami agriculteur bio avait de la paille un peu noircie dont il voulait se débarrasser… Un grand merci Julien ! La semaine prochaine (heu… ce matin en fait), le calcaire arrive pour les chemins… Est-ce que les semi-remorques pourront monter en marche arrière ? Comment faire s’ils ne peuvent pas ? Ça m’a réveillé un peu tôt ce matin… 😉

Taille des talus

Plate-forme terminée, de niveau

Ouverture du chemin en partie haute du terrain

Ouverture du chemin montant

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