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Archive for septembre 2012

Encore en ce mois d’Août (je rattrape le retard sur le blog), nous avons monté la structure du plancher du rez-de chaussée, avec l’aide précieuse de Bob et de Rapha. Lors du changement de stratégie pour les fondations, je me suis posé la question du plancher, et la réponse est venue assez rapidement : faire un plancher bois sur le vide sanitaire. Nous avons donc posé des madriers 8×23 (75mm x 225mm) tous les 46 cm environ afin de créer une structure bois qui accueillera le plancher. Ces madriers reposent sur les murs de soubassement de périphérie ainsi que le mur intermédiaire et les fondations du poêle de masse.

Auparavant, j’avais calculé l’écartement et la section des madriers en fonction des portées, et j’avais fait un plan de répartition afin de ne pas me retrouver avec un madrier à la place d’un tuyau d’évacuation…

Plan de la répartition des madriers

Le bouquin d’Yves Benoit et Thierry Paradis a été super utile pour la conception et le dimensionnement du plancher. Par exemple, j’étais parti pour mettre des entretoises tous les 1,5m pour éviter que les madriers vrillent ; en fait, ils expliquent que la distance entre les entretoises est égale à 60 x l’épaisseur des madriers ; dans notre cas cela faisait 4,5m… Du coup, il n’y avait besoin d’entretoises qu’aux extrémités et sur au niveau du muret intermédiaire !

L’idée de ce plancher bois était aussi de créer des caissons pour l’isolant, dans l’épaisseur des madriers. Je me suis longtemps posé la question sur comment fixer ces caissons dans le fond. Finalement la réponse est arrivée dans ce bouquin, avec confirmation dans le bouquin d’Emmanuel Carcano : j’ai décidé de visser des lattes de 27x27mm sur les tranches des madriers.

Une fois la conception terminée, au boulot… D’abord, fixer les lisses très basses ; ce sont des pièces de bois qui sont fixées à plat sur le mur de soubassement pour accueillir les madriers. Nous avons posé un film plastique (bande d’arase) entre le mur de soubassement et la lisse afin d’éviter les remontées d’humidité qui pourraient à la longue pourrir la lisse. Nous avions déjà coulé le chaînage des murs de soubassement avec du béton hydrofuge pour éviter cela, mais 2 précautions valent mieux qu’une : pour changer la lisse très basse, il faudrait démonter tous les murs… Ensuite nous avons fixé les lisses avec des vis béton : j’ai d’ailleurs fait une grande découverte : fini les chevilles à frapper ou les scellements chimiques… Un coup de perfo à travers la lisse dans le béton, une vis et c’est parti ! J’ai mis une vis tous les 50cm, en quinconce, afin d’éviter que la lisse ne vrille.

Zoom sur la lisse très basse

J’ai laissé 55mm entre la lisse et le bord extérieur dur mur de soubassement afin de monter des planelles sur le contour extérieur du plancher. L’idée est de rehausser la partie enduite du mur car la maison est déjà bien perchée ; étant donné qu’il faut au moins 20cm entre le bardage et le sol, cela nous permet de remonter le sol et d’atténuer cet effet « perché » lié au vide sanitaire.

Ensuite, restait à poser les madriers ! Ils sont vissés sur les lisses basses ; nous avons laissé entre 27 et 30 mm sur chaque extrémité afin de laisser la place pour la planche de rive qui tiendra tous les madriers ensemble. Nous avons aussi mis des entretoises (planches de 27mm) aux extrémités, entre les madriers, et des entretoises plus sérieuses (chutes de madriers) au milieu, au niveau du mur intermédiaire de soubassement. Avant de fixer les madriers, nous avons pris soin de visser les tasseaux 27×27 ; c’est plus pratique à plat !

Pose du premier madrier

Tout ceci a pris pas mal de temps, au final. 2 jours à 2, et 2 autres journées à 3, et sans biner les blettes. Encore un grand merci à Bob et Rapha pour ce grand coup de main !

Le bazar des tuyaux…

J’ai passé une matinée complète à ranger les tuyaux d’eau et d’électricité… Il faut dire que c’était le gros bazar : en fait, toutes mes arrivées d’eau mais aussi mes départs (vers la grange, la cuve de récupération d’eau, vers le regard intermédiaire) arrivent au même endroit, en sous-sol. Et vu qu’il y aura une circulation d’air dans le vide sanitaire, il faut isoler tout ça ! Ça me ferait moyennement rigoler de devoir descendre à plat ventre dans le vide sanitaire pour réparer un tuyau gelé… Du coup, j’ai utilisé des boudins d’isolant sur les tuyaux, en en mettant 2 couches. Petit détail pour ceux qui veulent se lancer dans cette aventure : il faut 3 tailles entre la première couche et la deuxième couche, sinon le deuxième boudin de ferme pas… J’ai ensuite mis un bout de drain agricole (100mm) pour encapsuler l’isolant et créer une protection mécanique. Enfin, j’ai créé un caisson isolant autour des tuyaux, pour les isoler du mur de soubassement (nord-ouest) et les protéger le plus possible de la cour anglaise toute proche… Pas vraiment écolo les plaques de mousse polyuréthane (beurk, gros beurk même), mais je n’ai pas trouvé d’alternative pour cette application… 1 demi-journée de boulot pas vraiment cool, mais peut-être pour éviter plusieurs jours vraiment pas cool ;-).

Les tuyaux une fois protégés, ainsi que le caisson

Enfin, il ne restait qu’à poser les planelles, et ça a été plutôt rapide, à ma grande surprise ; j’avais gardé un mauvais souvenir des planelles pour les coffrages des massifs, mais je suis maintenant réconcilié !

Pose des planelles en périphérie

Voilà encore une bonne chose de faite, avec ce plancher… Un peu tôt peut-être dans l’enchaînement des travaux ? Je ne suis pas à l’aise à chaque fois qu’il pleut et que la lisse très basse prend l’eau… Mais c’est comme ça ; ce qui est fait n’est plus à faire, et il fallait avancer quelque part pendant les congés estivaux de notre charpentier…

Une chose est sûre : on pourra danser sans risque ! J’ai surdimensionné les madriers afin de pouvoir les entailler pour faire passer l’électricité et l’eau ; là aussi, d’ailleurs, bouquin d’Yves Benoit et Thierry Paradis a été très utile pour les règles dans ce domaine (où entailler et comment pour ne pas affaiblir la structure).

Le plancher terminé (sans les planelles) !

Ça fait plaisir de ne plus avoir à enjamber les murs de soubassement et de voir se dessiner le plancher du rez-de chaussée… Cela donne aussi une bonne idée du niveau fini du sol ! Par contre c’est un peu dangereux tous ces trous… Mister K. et moi avons tous les 2 testé pour vous la chute entre 2 madriers : ça picote ! On a beau être matinal, on a eu mal… Heureusement sans gravité : avertissement à moindre frais ! Je croyais que le cerveau était capable de gérer automatiquement l’écart entre 2 madriers en marchant, mais en fait non : en pensant à autre chose, le pied va se diriger pile poil entre les 2 madriers… 😉

Allez, maintenant une semaine de vraies vacances…

Addendum du 13/10/2012 : 

Après les pluies du début du mois, les coins du mur de planelles ont fissuré ; je pense que les madriers ont gonflé avec l’eau et ont poussé les planelles. Du coup, si c’était à refaire, je laisserai 1cm entre les madriers et les planelles afin de créer un joint de dilatation.

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Toujours en ce mois d’août, décidément chargé, nous avons effectué le raccordement des différents réseaux (eau, électricité, tout-à-l’égout, Télécom) entre la maison et la route. Un peu moins de 200 mètres de tranchée, avec tous les réseaux à l’intérieur, sous le cagnard… Ce fut sportif !

En guise d’échauffement, nous avons dû passer le gros câble électrique (cf. article précédent) dans le fourreau TPC de 90mm. 280kg de câble électrique (plus le gros touret qui fait aussi son poids) à passer dans 200m de fourreau, le défi s’annonçait sérieux… Quelques semaines avant, Mister K. me fait remarquer qu’il faudra penser à passer un câble pilote en parallèle du gros câble d’alimentation afin de pouvoir commander le cas échéant les commutateurs de tarifs spéciaux (jour/nuit, etc.) d’EDF… Je suis étonné que toutes ces infos ne passent pas dans le câble d’alim via un multiplexage ou autre (ma formation initiale me rattrape), mais après un appel chez ERDF, ils confirment qu’il faut passer un câble 2×1,5mm2 pour les commandes. Nous devons donc passer dans le fourreau le gros câble 4x25mm², plus le petit 2×1,5mm². La première contrainte était de pouvoir dérouler les câbles facilement : Julien est encore venu à notre secours en nous prêtant son tracteur avec le lève palettes ; merci encore ! Nous avons improvisé un dérouleur de câble en mettant les 2 tourets en parallèle sur une barre à mine , le tout étant fixé sur le lève palettes… L »ensemble ne devait pas peser loin de 300kg, du coup il valait mieux éviter de prendre ça sur les pieds ;-).

Le dérouleur de câble, sans le second touret

Après l’échauffement, la première mi-temps consistait à passer les câbles dans le fourreau. Nous avons trouvé une solide aiguille de 50 mètres (la longueur d’une section de fourreau), et Mister K. a préparé une épissure ; nous ne savions pas encore comment nous allions pouvoir tirer le câble dans son fourreau, et du coup nous avions envisagé toutes les possibilités, y compris d’atteler Dédé au câble pour le tirer. Autant dire que l’aiguille ainsi que l’épissure devaient être à toute épreuve ; casser l’un ou l’autre était hors de question.

Une vraie épissure – on pourrait tirer un tracteur. Nous avons malheureusement dû la refaire car nous avions oublié le câble pilote 😉

Xavier passait par là, et son aide ne fut pas de trop… Nous avons testé plusieurs techniques (y compris atteler Dédé), et finalement ce qui a fonctionné était la méthode suivante : nous avons attaché une extrémité du fourreau au lève-palette, puis nous avons déroulé les 50 premiers mètres de câble (il n’y avait qu’une personne près des tourets, et il n’était pas possible de guider les câbles dans le fourreau et gérer les tourets qui coinçaient de temps en temps). Une personne tirait ensuite l’aiguille à l’autre extrémité du fourreau, pour faire passer les 50 premiers mètres de câble dans le fourreau. Nous ajoutions du liquide vaisselle dans le fourreau au fur et à mesure pour limiter les frottements (surtout pas de graisse ou d’huile à base de pétrole qui attaquent l’isolant du câble). Les 50 premiers mètres sont passés assez facilement. Ensuite nous avons déroulé les 50 mètres suivants des tourets, et nous les avons tirés dans le premier fourreau pour les avoir au bout du premier fourreau. Et là, nous avons aiguillé le second fourreau et tiré les 50 mètres de câbles dans le deuxième fourreau. Idem pour les troisièmes et quatrièmes fourreaux : nous déroulions le câble 50 mètres et tirions ces 50 mètres dans les fourreaux déjà en place pour avoir ces 50 mètres de câble disponibles juste avant le nouveau fourreau. La dernière section a été la plus difficile avec les derniers 50 mètres de câbles à tirer dans les 150 mètres de fourreau, mais Xavier avait mangé du lion…

Au total cela nous aura pris une demi-journée, et quelques suées. La seconde mi-temps pour le câble consistait à le placer le long de la tranchée, assez loin de la tranchée pour laisser la place pour la circulation de la pelleteuse et pour la terre, en gardant le tout dans la partie haute du terrain, hors de vue. Il a donc fallu déplacer tout l’ensemble de quelques mètres, en faisant de grandes boucles pour éviter tout emmêlement…

Voilà pour l’entraînement. Ensuite, que du classique : tranchée, laser, sablage, calage les tuyaux de tout à l’égout au laser, pose des autres réseaux, sablage, pose des grillages avertisseurs, et fermeture de la tranchée. Au vu de la distance, cela s’est fait en 2 sessions (1 jour, puis 3 jours). Le tuyau du tout à l’égout était au milieu de la tranchée ; les gaines télécom (2 gaines TPC de 40mm) étaient d’un côté, et le reste de l’autre côté, afin de respecter les 40cm mini de distance entre les Télécom et le reste (surtout le 50Hz électrique). Je voulais éviter d’avoir une liaison ADSL toute balbutiante à cause des perturbations du réseau électrique… Nous avons fait un regard tous les 40 mètres environ pour les gaines Télécom, ainsi qu’à chaque changement de direction. Rien de plus simple pour cela : une rehausse de regard béton de 30cm qui vient couvrir une boucle des 2 gaines TPC 40.

Tous les réseaux dans la tranchée

En plus du réseau télécom, nous avions le tuyau d’eau du réseau (Socarex PE 32 mm), plus un tuyau PE de 20mm pour amener l’eau de la cuve de récupération jusqu’au regard intermédiaire ;  étant donné que la tranchée était ouverte, nous en avons profité pour tirer une gaine TPC 90 rouge de réserve, ainsi qu’une TPC 63 bleue de réserve aussi. Enfin, nous avons tiré un fourreau TPC 40 rouge avec un câble de 6mm² pour les éventuels éclairages du chemin. Tout ça faisait un peu de monde dans la tranchée, mais il y avait encore de la place ! Nous en avons d’ailleurs profité, in extremis, pour faire passer le câble de terre dans les 25 premiers mètres de la tranchée ; le câble est raccordé à 2 piquets de terre plantés en fond de tranchée. Nous avons fait faire cela par un électricien ; en effet l’efficacité de la prise de terre est une des premières choses contrôlées par le consuel, et je préférais sécuriser cette partie.

Nous avons fait un regard intermédiaire en haut du terrain, juste avant de redescendre sur la route. Ce regard permet de ressortir tous les réseaux au cas où nous déciderions de construire un autre bâtiment dans le futur. Nous avons donc monté un Té pour l’eau, placé un tabouret pour le tout-à-l’égout, et fait des boucles pour les autres réseaux. Nous étions bien embêtés pour le positionnement de ce regard, car nous ne savions pas où allait se trouver cette éventuelle future construction. Au nord ? Au sud ? Si nous nous trompons, il faudra recreuser une tranchée pour croiser la tranchée initiale, ce qui n’est jamais super. Notre artiste de la pelleteuse nous a alors montré comment construire un regard à cheval sur le réseau de tout à l’égout… Comme ça nous pouvons desservir les 2 côtés indifféremment !

Base du regard intermédiaire qui permet l’accession à tous les réseaux ; ce sont des demi-parpaings posés à sec !

Le regard intermédiaire presque terminé

La construction de ce regard a été un peu spéciale : nous avons appuyé les anneaux de puits de 90cm sur les demi-parpaings posés en cercle, à sec… C’est garanti sans embrouilles ! Pour dormir plus tranquille, il m’a dit qu’on peut faire un enduit à l’intérieur du regard… On verra ça ensuite ; ce sujet n’est pas la cause de mes insomnies en ce moment ;-).

C’est là que je me suis vraiment rendu compte que 180 mètres, ça peut être trèèèèès long.

De la tranchée, encore de la tranchée…

Ehh oui, encore de la tranchée

En haut de chemin d’accès, il y a un changement de direction à 90° ; nous avons donc construit un regard visitable pour le tout-à-l’égout. Socle de béton pour poser les anneaux de puits, puis cunette au fond du regard (c’est un comme un virage de piste de bobsleigh maçonné en ciment, et lissé). J’ai encore beaucoup appris ! Je passe les détails sur la rupture de stock du marchand de matériaux en Août pour les anneaux de puits de 90cm (remplacés par des anneaux percés, qu’il a fallu évidemment boucher), les anneaux qui ne s’emboîtaient pas (il a fallu faire un joint en mortier étanche) et la découpe d’un demi anneau pour rattraper le niveau.

Le regard visitable pour le tout-à-l’égout, étanche.

Enfin nous voyons le bout de ces réseaux… Nous arrivons à la route, où  se trouvent tous les regards de raccordement des différents réseaux : France Telecom, ERDF, et la SAUR pour l’eau et le tout à l’égout.

Nous commençons par raccorder le gros câble électrique, puis les gaines France Telecom. Facile. Vient le tour du tout-à-l’égout ; la SAUR a eu la bonne idée de ne pas sabler autour de ses ouvrages : ils ont mis du calcaire 0/20. Va donc creuser à la main (c’est trop près des ouvrages pour creuser à la pelleteuse) dans du calcaire tassé (c’est dur comme du béton)… Un calvaire ! Nous avons découvert que le tuyau du tout-à-l’égout laissé par la SAUR (en sortie de leur tabouret) était en pente inverse (ie la pente n’allait pas évacuer vers le réseau, mais vers la maison), et avec un angle qui emmenait le réseau directement dans la façade de la maison voisine. La grande classe – je crois que j’écrirai prochainement un poème sur la SAUR et leurs méthodes très spéciales, tant il y a à dire sur le sujet. C’est presque de la science-fiction (vous êtes prévenus) ;-).  Bref, il a fallu improviser un coude pour le raccordement du tout-à-l’égout, et nous avons vraiment galéré pour dégager le tuyau d’eau et le raccorder, avec une réduction (oui, la SAUR à câblé en 25mm, alors que notre PE fait 32mm, ce qui est souhaitable pour 200m de réseau).

Les raccordements SAUR, comblés au calcaire 0/20…

Enfin, après tout ce travail, nous sommes raccordés aux différents réseaux ! Ces presque 200 mètres de réseaux étaient mon cauchemar depuis l’achat du terrain… Je ne l’avais pas acheté cher, mais je savais pourquoi : il était plutôt difficile à viabiliser… C’est maintenant chose faite ! Quel soulagement… Je passe tout le boulot de dégagement de la terre excédentaire (évacuée grâce au tracteur et à la remorque de Claude – merci encore) et le nettoyage des abords du chemin ; nous sommes actuellement en train de remonter le muret de soutènement en pierres que nous avons dû partiellement écrouler juste avant la route…

Je me retrouve exténué après cette partie du chantier ; en ce vendredi 24 Août,  le terrain est viabilisé : nous pourrons avoir l’eau, l’électricité et le téléphone quand nous voudrons !

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Il y a un mois exactement, les charpentiers chargeaient le camion pour venir livrer la structure poteaux-poutres… Le blog a donc maintenant un mois de retard ! 😉 Il faut dire que les choses se sont un peu précipitées depuis le montage de la structure… En ce 8 Août, je passe donc rendre visite au charpentier et je découvre le camion en train d’être chargé. Je suis tout ému devant ce spectacle ; j’ai du mal à croire que la structure va être bientôt montée ! Après ces semaines de travail (120 heures de taille de charpente environ) en atelier, le bois va retrouver l’extérieur et sa place pour les prochaines décennies.

Chargement du camion… La structure bois arrivera sous peu !

La poutre centrale de la maison… Un beau bébé, 30cmx25cmx6,6m

La veille, je demandais à J., qui a taillé toute la charpente, de signer son travail. Il n’a pas l’habitude de signer, et ne l’a fait qu’une fois, pour un travail personnel. Il préfère que ce soit le patron qui fasse la signature… J’insiste en lui disant que c’est lui qui a tout fait, sans trop espérer qu’il franchisse le pas. Je fus agréablement surpris de trouver sa signature sur la poutre principale lors du chargement du camion ! Ce gars,à 21 ans, vient de fabriquer à l’aide de ses mains et de quelques outils une maison en bois… Je suis heureux de voir sa signature sur la structure !

La signature du charpentier, sur la poutre principale

Le lendemain matin, tôt, le premier voyage de bois est déchargé dans la cour, et le second voyage arrive bientôt. Je vois tout ce bois entassé et j’ai encore du mal à croire que ça va être la colonne vertébrale de la maison, même en ayant vu les différentes parties montées en atelier ; il n’y avait que 2 dimensions. Maintenant, la 3D commence ! Je me demande d’ailleurs comment ils vont pouvoir tout emboîter, étant donné que toutes les pièces sont tenues avec des tenons/mortaises, y compris les solives. J’ai hâte !

Le premier voyage de bois est livré dans la cour…

Le bois taillé est encore plus beau en pleine lumière du matin

Le bois et le reste (tuyaux, calcaire de la cour, fondations, etc.) font connaissance

Tête de poteau, à la lumière

Les charpentiers commencent par assembler la demi-ferme centrale à plat dans la cour ; ils la chevillent avec des chevilles en acacia. Un petit coup de grue la première pièce est en place ! 2 chevrons pour caler la demi-ferme verticalement et le tour est joué.

Assemblage de la première demi-ferme au sol

…elle vole !

Ils montent ensuite le quart Nord-Ouest du solivage au sol, et le mettent en place en l’emboîtant dans la ferme centrale. Quelques étais viennent tenir ce morceau du plancher en l’air, le temps que la deuxième demi-ferme (la ferme Ouest) soit montée et mise en place…

Assemblage du solivage au sol

Assemblage de la première partie du solivage avec la demi-ferme centrale

Tout s’emboîte parfaitement, comme du légo ! La demi-ferme Ouest n’est pas complètement emboîtée, afin de pouvoir placer le deuxième quart du plancher (Sud-Ouest), solive par solive. Une fois que toutes les solives sont mises en place, le serrage se fait avec des grosses sangles et quelques coups de masse gentillets (mais un doigt n’aimerait pas en recevoir).

Assemblage de la demi-ferme Ouest

Les solives ont trouvé leur place, une à une… La maison a maintenant un demi-plancher !

Les 2 demi-fermes sont ensuite reliées dans leur partie haute par les pannes sablières.

Le demi-plancher, vu de l’étage

Le chevêtre de la cheminée

Tout se passe de la même manière pour la seconde moitié (Est) de la maison : la troisième partie du solivage (Sud-Est) est assemblée au sol puis mise en place et étayée.

Partie Sud-Est du solivage en attente de la demi-ferme Est…

Fin de la première journée… Raoul, baignant dans la lumière du soleil couchant, contemple le résultat et profite de ce moment très spécial…

Le lendemain matin, la dernière demi-ferme (Est) est montée et placée, en laissant de la place pour mettre en place le dernier quart du plancher de l’étage… Tout a l’air si facile quand tout s’emboîte aussi parfaitement ! Les 9 poteaux sont maintenant au sol, et la maison prend clairement sa forme. Les pannes sablières sont toutes assemblées ; nous pouvons faire un pique-nique au premier étage de la maison ! La partie supérieure de la ferme Ouest est montée au sol, puis assemblée sur la charpente… C’est magique !

Assemblage de la partie supérieure de la ferme Ouest

Ferme Ouest complète et en place !

Les volumes de l’étage se dessinent

De même, la partie supérieure de la ferme centrale et de la ferme Est sont assemblées au sol puis sur la structure.

Partie haute de la ferme centrale

Elle vole elle aussi !

La panne faîtière est enfin mise en place, suivie des pannes intermédiaires… En 1 journée et demi, l’ossature est en place !

Trémie pour l’escalier

La charpente assemblée, sans les pannes intermédiaires

Je suis presque sous le choc tellement ça a été vite. La maison est là, devant nous. Il y a seulement 3 mois et demi, il n’y avait rien sur le terrain. Je mesure encore à peine le chemin parcouru…

Je m’assois devant cette ossature et la contemple… Heureusement que j’ai pu prendre des photos du montage : tout a été si vite ! Tout a glissé, simplement, naturellement. Cela n’est pas dû au hasard ; je mesure tout le boulot qui a été fait en amont à l’atelier pour que tout s’emboîte et se mette en place aussi parfaitement. Ce sont des artistes. La structure en chêne est magnifique, tout simplement. Déjà les amis et la famille passent pour venir voir ce qui vient de naître…

C’est évidemment une étape cruciale du projet qui vient de se produire… Voici un petit film en time-lapse pour conclure, et pour celles et ceux qui n’ont pas eu le courage de lire le texte 😉

PS : Le film inclut le chevronnage, qui fera l’objet d’un article dédié !

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La base de vie

En ce mois d’Août, nous avons aussi pris le temps d’installer la base de vie sur le terrain. Depuis longtemps je pensais construire une cabane de chantier pour y ranger les outils, prendre le thé ou s’abriter en cas de grosse pluie. Cette cabane aurait ensuite pu servir de cabane de jardin, une fois les travaux terminés. En faisant le tour des différentes options de fabrication, le projet a mûri. Finalement, nous avons décidé d’acheter une vieille caravane à retaper. Cette caravane pourra servir à héberger du monde plus tard, le cas échéant, ou bien nous permettre de dormir sur place quand nous en aurons besoin ou envie !

Je suis allé la chercher à Tonnerre, à l’autre bout du Département. Première question : est-ce que je peux la conduire sans permis E ? C’est un peu plus compliqué que je ne le pensais… Je croyais qu’on ne pouvais pas tracter une remorque de plus de 750kg sans permis E, mais ce n’est pas le cas… Voici les règles et le simulateur ; j’imagine l’outillage nécessaire à la maréchaussée pour un contrôle routier… ;-). La deuxième question était : est-ce que le Berlingo allait survivre à ce transfert, d’autant plus que je n’avais jamais conduit avec une caravane aux fesses… La troisième était : est-ce que cette caravane  va tenir le coup sans se désosser sur la route ? Bah oui, ça s’est bien passé ! L’embrayage a un peu couiné de temps en temps, mais pas de grosse cata.

Nous avons refait le plancher, le lit, remis un lino, réparé les portes cassées… Sophie a complètement refait la déco intérieure, avec les housses de coussins et les rideaux… Quel travail ! L’énergie dans cette caravane a beaucoup changé suite à cette transformation intérieure… Elle devient un petit nid minimaliste mais confortable, presque douillet ! En tous cas je m’y sens bien.

Nouvel intérieur

Coin Salon

Coin chambre

La base de vie surplombe maintenant tout le terrain, et a la meilleure vue sur la maison…

La base de vie est perchée sur le terrain, mais un peu en retrait…

Du coup Mister K. décide d’y habiter, pour avoir son indépendance. Il en profite pour dévorer « Walden ou la vie dans les bois » (cf. bibliographie)… Livre de circonstance 😉 !

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