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Archive for mai 2013

DSCN9803.resizedAlors que nous étions complètement accablés par la chaleur ces dernières semaines, nous avons dû trouver du travail à l’abri de ce soleil impitoyable : nous poncé l’ossature poteaux-poutres. La structure avait pris la pluie avant que la couverture soit faite et que les côtés soient bouchés par des bâches ; résultat : il y avait des taches de tanin, et surtout des taches noires (traces de pas ou autres) qui ressortaient sur la structure. Les façades nord et sud étant encore ouvertes, nous nous sommes dit que c’était le bon moment pour générer un peu de poussière…

Ça m’a fait un peu bizarre de commencer la déco avant d’avoir fini les murs, mais c’était le moment ou jamais… De toutes façons il n’y avait pas grand chose d’autre à faire étant donnée la météo printanière hivernale. Nous voilà donc partis avec Yaron pour poncer les poutres ! Côté outillage, j’ai opté pour les kits Avos qui se montent sur une meuleuse d’angle 115mm. Je me permets de faire un peu de pub car ça marche super bien : pas cher, résistant, efficace, léger… Le seul inconvénient est le fait qu’on ne puisse pas relier là meuleuse à un aspirateur : le masque à cartouches est obligatoire ! Vu qu’il n’y a pas encore de plancher à l’étage, nous avons poncé le plus gros par le dessus, entre les solives ; le reste a été fait par le dessous : beaucoup moins agréable, à la fois par la position et par a quantité de poussière que l’on reçoit… Si c’était à refaire, je crois que je protégerais immédiatement la structure avec des bâches histoire d’éviter qu’elle prenne l’eau : le ponçage reste pour moi une vraie punition, même bien équipé.

Au chapitre de l’outillage, le bilan de l’opération a été lourd : 3 meuleuses d’angle décédées. Bon, il est vrai que les 2 premières avaient déjà pris un gros coup lors de la découpe des tuiles : des meuleuses entrée de gamme chez Brico Dépôt, qui avaient déjà vécu, pas de problème : elles ont fait leur temps. Mais j’ai acheté il y a 3 semaines une meuleuse Bosch PWS 720 neuve (je précise : je ne l’ai pas achetée d’occase sur le bon coin ;-))… Au bout de 2 heures, le bouton de marche/arrêt ne revenait plus, et au bout d’une semaine, elle m’a fait une implosion : le bruit d’un train qui déraille, le disque qui ne tourne plus, une odeur de plastique brûlé… Vu que c’est du matériel qui tourne à plus de 10 000 tours minute, j’ai arrêté de suite, pour éviter de prendre des morceaux dans la figure… Du coup, nous avons recruté la bonne vieille Makita de Bernard, qui avait ces 10 ans de boulot (plutôt intensif) derrière elle : fidèle au poste, elle a digéré ce qui restait de ponçage sans broncher ! J’ai ramené la Bosch au SAV – quand ils ont vu la durée de vie de l’engin ils m’ont demandé si je voulais un échange ou un bon d’achat ;-). Super d’ailleurs le SAV ! 2 semaines de durée de vie, ce n’est plus de l’obsolescence programmée, c’est une blague ;-).

Le ponçage est presque terminé !

Le ponçage est en cours…

Après une bonne semaine plein temps à deux, la structure est à nu, toute blanche. Cette couleur ne restera pas : le chêne va prendre une couleur or petit à petit, et c’est très bien comme ça ! Heureusement que Yaron était là : sans lui, je crois que je n’aurai pas eu le courage de tout poncer ! Un grand merci à toi !

Nous guettons la moindre accalmie pour terminer le bardage du pignon Ouest… A suivre !

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DSC_7768.resizedLa cheminée… Un bon gros chapitre, source de beaucoup de questions, de discussions, d’erreurs, de corrections et finalement de satisfaction. Je me suis fait avoir par ce sujet, dès le départ : pour moi, il y a quelques mois, une cheminée, c’était quelques boisseaux de terre cuite empilés les uns sur les autres, un chapeau sur le toit, et basta. Je m’étais planté de A à Z, y compris sur le budget. J’ai mis pas mal de temps à me rendre compte de mon erreur ; ça a été une bonne cause de soucis au fur et à mesure que je découvrais le sujet, et ça l’est encore un peu malgré le fait qu’elle trône maintenant sur la maison. Savez-vous comment on appelle le domaine technique qui traite des cheminées ? La fumisterie… Malgré les apparences, c’est un sujet à ne surtout pas prendre à la légère ! ;-).

Finalement, jusqu’à maintenant, il y a eu peu de sujets aussi transverses que le conduit de cheminée. La cheminée est apparue dès la conception de la maison : sa place dans la maison, son positionnement par rapport à la structure du toit : pas trop près d’une panne sous peine de ne pas pouvoir faire de chevêtre, pas trop haute pour ne pas être trop prêt de la faîtière, et pas trop basse pour limiter la longueur du conduit à l’extérieur. Ensuite, il a fallu prévoir le chevêtre du plancher du premier étage : il faut laisser la place entre les solives pour que le conduit de cheminée puisse traverser le plancher et s’en aller vers le toit. Même histoire avec le chevêtre du toit, pour que le conduit puisse traverser le toit. Ensuite sont venues les questions du raccordement des tuiles et de l’étanchéité, de l’isolation autour du conduit de cheminée, et enfin de l’étanchéité à l’air au niveau du conduit. Bref, la cheminée apparaît partout, à toutes les étapes, et n’est pas vraiment facile à traiter du fait des contraintes de sécurité : le mieux, pour une cheminée, est qu’elle ne mette pas le feu à la maison…

Boisseau de cheminée en terre cuite

Boisseau de cheminée en terre cuite

Sur le papier, tout a été facile : le positionnement de la cheminée a été assez évident. Ensuite il a fallu donner les cotes des chevêtres au charpentier… c’est là que l’histoire a vraiment commencé. J’étais parti au départ avec l’idée d’un conduit de cheminée monté en boisseaux de terre cuite : il suffisait de fabriquer un support sur le plancher de l’étage, et d’empiler les boisseaux jusqu’en haut ; enfin, c’est ce que je croyais. En fait, pour donner les cotes au charpentier, il m’a fallu rechercher les distances de sécurité entre des matériaux inflammables et les boisseaux ; en posant la question à des maçons, j’obtiens des réponses différentes. Du coup, je regarde rapidement la norme (le « DTU », que l’on trouve ici et ) de fumisterie… Et là, je découvre un nouveau monde. Les distances de sécurité dépendent des matériaux utilisés ; c’est un peu comme l’école des fans : tout le monde a gagné. Vu qu’à l’époque j’étais à la bourre car le charpentier attendait mes cotes, j’ai pris la situation la plus défavorable (18 cm entre l’intérieur du conduit et le premier matériau inflammable, si je me souviens bien) et je lui ai donné les cotes. Je n’ai pas pris le temps à cette époque de décider quelle technologie utiliser pour le conduit de cheminée : boisseaux simples, boisseaux isolés, boisseaux tubés, tubés et isolés manuellement, ou bien conduits inox déjà isolés. Ce fut LA grosse erreur… Je pense que le choix technique de la cheminée doit être fait dès la conception de la maison, au dépôt du permis de construire.

A un moment donné, il a quand même fallu que je me décide (les chevêtres étaient déjà faits depuis belle lurette) : j’ai dû entre autres me replonger dans la norme. J’ai découvert qu’il est obligatoire que la partie extérieure du conduit de cheminée soit isolée afin de limiter la condensation à l’intérieur du conduit : si on utilise des boisseaux, il faudra donc des boisseaux isolés en sortie de toit, boisseaux qui coûtent un bras. Ou alors tuber et isoler la cheminée tout du long. Il y a eu plusieurs recommandations pour faire ça : par exemple monter les boisseaux, tuber, et mettre de la vermiculite entre le boisseau et le tubage, pour isoler. Comment faire en sorte que la couche de vermiculite soit uniforme tout du long du conduit ? Pas de vraie réponse. Il y a aussi plusieurs types de boisseaux, doubles ou pas, avec l’intérieur rond ou pas, etc. Et surtout, je me rends compte que le budget est significatif : à ma grande surprise, un conduit de cheminée, y compris maçonné en boisseaux, c’est 1000 Euros au bas mot, juste pour les matériaux.

Je crois que j’aurai bien du mal à retracer tous les méandres de nos réflexions concernant le conduit de cheminée : faut-il monter des boisseaux (rigides) dans une maison bois (souple par définition) ? Quelle solution de boisseaux ? Vaut-il mieux sur-dimensionner le conduit au cas où on changerait de mode de chauffage plus tard ? Qu’est-ce qui serait le mieux esthétiquement ? Mais quel est donc l’âge du capitaine ? La matrice de décision est multi-dimensionnelle, et bien trop complexe pour ma petite tête : il a fallu trancher à un moment donné. Finalement, après de longues semaines de réflexions, de débats, nous sommes partis sur une solution de conduit inox isolés : c’est l’esthétisme qui a fait la différence, à coût égal. Pour les distances de sécurité au feu, je me suis basé sur les préconisations du constructeur : en prenant la norme, c’est compliqué car il faut connaître les caractéristiques techniques des matériaux utilisés.

Bien sûr, avec les conduit isolé, les distances de sécurité ne sont plus les mêmes : il a donc fallu réduire les chevêtres, à commencer par le chevêtre de toit.

Redimensionnement du chevêtre de toit

Redimensionnement du chevêtre de toit

Cela a été fait l’an dernier, juste avant de couvrir le pan nord de la toiture. Il a ensuite fallu isoler les vides ainsi créés.

Isolation de la réduction de chevêtre

Isolation de la réduction de chevêtre

Nous avons commandé le conduit de cheminée chez notre marchand de matériaux : des conduits de marque ISOTIP. Je dois dire que je n’ai pas été vraiment satisfait de ce choix, à plusieurs niveaux : ça a commencé par 3 semaines de retard dans la livraison, sans aucune visibilité : il était impossible de savoir si les colis étaient partis ou pas. Etait-ce lié au distributeur ? Au fabricant ? Je n’en sais rien, mais c’était plutôt gênant pour planifier l’opération de montage, car je voulais la monter pendant la couverture du pan Nord. Quand finalement elle est arrivée, toute la partie solin était en vrac dans un carton, avec le plomb déchiré, et la collerette d’étanchéité cabossée… Et pas de notice de montage, notamment pour le raccord des tuiles au solin… L’hiver avait déjà commencé, et nous avions couvert le pan Nord : le toit est resté avec le trou (et une bâche) de la cheminée pendant quelques mois.

Nous avons repris ce chantier cheminée ces dernières semaines, profitant d’une accalmie. Nous avons posé 2 échelles de toit, enlevé la bâche, détuilé les bords du chevêtre, découpé le pare-pluie, et c’est parti !

Support de toit mis en place

Support de toit mis en place

Une fois le support de toit mis en place, nous avons posé le grand tuyau inox, en prenant garde à ce que le sommet du tuyau dépasse au moins de 40cm le faîtage du toit. Ensuite, nous avons posé le solin : nous avons fixé les 2 lamelles de zinc au-dessus du chevêtre, et improvisé une cale pour surélever les tuiles au-dessus du chevêtre : aucune cale n’était fournie, contrairement au Vélux par exemple, où tous les accessoires sont fournis de manière impeccable. Nous avons collé la mousse tout autour du solin (pour éviter les infiltrations dues à la neige j’imagine ; encore une fois, pas de notice, donc on ne fait que deviner… avec le support du marchand de matériaux quand même), et étions prêts pour la découpe des tuiles. Normalement, il aurait fallu positionner la feuille de plomb en partie basse du solin ; mais vu qu’elle était coupée (pendant le transport), j’ai décidé de fabriquer un zinc ; en plus, dans la perspective de récupérer un jour les eaux de pluie, je préfère le zinc au plomb.

Me voilà donc parti pour découper et plier le zinc, avec une plieuse improvisée :

Plieuse de zinc artisanale

Plieuse de zinc artisanale

Le bas du zinc est replié sur lui-même pour donner de la rigidité, et la partie haute comprend une gorge qui ira s’emboîter sur la gorge du solin afin de maintenir le zinc en place.

Pièce de zinc terminée

Pièce de zinc terminée

Avec le poids des tuiles, cela ne devrait pas bouger, mais j’ai quand même mis 2 pointes inox au cas où ;-). Il ne restait plus ensuite qu’à découper les tuiles et à les positionner. Il a fallu enlever les crochets du côté du solin, et même faire une entaille pour laisser passer le repli du solin, évitant ainsi aux tuiles de côté de remonter trop haut sur le solin.

Entaille sur les tuiles pour limiter la surépaisseur liée au repli du solin

Entaille sur les tuiles pour limiter la surépaisseur liée au repli du solin

Ce fut un peu long, d’autant plus qu’il a fallu démonter une partie des tuiles autour du Velux pour tomber juste au niveau du solin ; mais au final je suis plutôt content du résultat. Dernière chose sur le toit : la pose de la collerette d’étanchéité. En fait, le solin fait au moins 4 ou 5 cm de plus en diamètre que le tuyau de conduit : du coup, l’eau qui tombe le long du conduit passe directement à l’intérieur de la maison s’il n’y a rien. Il faut donc mettre une collerette qui va être contre le tuyau, renvoyant ainsi l’eau de ruissellement sur le solin. Sauf que cette collerette, en plus d’avoir été cabossée pendant le transport, ne peut pas vraiment coller au tuyau : le système de fermeture (une simple vis entre 2 gorges) ne permet pas de serrer la collerette suffisamment pour que les parties se touchent ; et il n’y a aucune prise sur la collerette pour utiliser des pinces par exemple. Vu l’absence de mode d’emploi, je ne sais pas s’il manque un joint, ou s’il manque une pièce pour serrer efficacement la collerette… Du coup j’en suis réduit à mettre un gros pâté de masticolle qui sera sans aucun doute avec le temps une source de fuite, sans compter l’aspect esthétique…

La collerette d'étanchéïté : il n'y a que 3mm de fuite autour... ;-)

La collerette d’étanchéïté : il n’y a que 3mm de fuite autour… 😉

Dernière étape pour la cheminée : monter le conduit à l’intérieur de la maison. L’idée est de les emboîter par le bas ; tout le conduit ne tient que par la petite pièce du support de toit : autant dire que je ne faisais pas trop le malin en emboîtant les tubes… Arrivé au niveau du plancher, je fixe le support au plancher, et je découvre qu’il me manque une pièce : le collier qui sert le tuyau et repose sur le support de plancher… J’improvise un « brancard » sanglé aux solives pour faire reposer tout le conduit : je vais voir avec le marchand de matériaux comment faire pour la pièce manquante.

"Brancard" improvisé pour maintenir le conduit de cheminée

« Brancard » improvisé pour maintenir le conduit de cheminée

Conduit de cheminée vu de l'intérieur

Conduit de cheminée vu de l’intérieur

Il aura fallu 2 jours pour monter le conduit de cheminée… Ce fut sportif ! Si c’était à refaire, je ferai le choix définitif du conduit de cheminée avant le dépôt du permis, et je commanderai les éléments du conduit avant de faire les chevêtres, histoire de partir avec toutes les dimensions finales. Et je n’achèterai pas de l’Isotip, c’est certain. Entre l’absence de notice, la qualité des accessoires (le support de toit est vraiment limite, et c’est pareil pour la collerette : on dirait du Fisher-Price), les oublis ou absences de pièces, les problèmes d’emballage (accessoires insuffisamment protégés), ça fait vraiment beaucoup. On va voir ce que va donner le service après-vente, mais 4 mois après la livraison, je ne me fais pas trop d’illusions ;-).

Le conduit de cheminée, à l'extérieur

Le conduit de cheminée, à l’extérieur

Bref, une belle aventure et de bonnes leçons ! Je ne m’attendais vraiment pas à caler de la sorte sur un sujet apparemment aussi simple qu’un conduit de cheminée… Finalement, après toutes ces péripéties, la cheminée trône sur le toit, et j’aime le résultat : ouf ;-). Il y aura encore 2 ou 3 choses à finaliser pour ce conduit, mais le plus gros est fait : nous pourrons mettre un poêle cet hiver !

Addendum du 28/07/13 :

Excellente nouvelle : j’ai reçu il y a maintenant quelques semaines la pièce qui manquait pour fixer le bas du conduit de cheminée… Et ce, gratuitement ! Un grand merci à Willy… Le SAV fonctionne donc bien !

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DSCN9900.resizedNous avons profité des éclaircies de ces derniers jours pour commencer les enduits des soubassements ; cette étape me préoccupait un peu car elle nous bloquait pour poser le bardage. En effet, le bardage, dans sa partie basse, vient recouvrir les soubassements sur quelques centimètres : une fois le bardage posé, plus moyen de faire les enduits. Il fallait donc commencer par faire les enduits, et ce n’est pas une opération faisable en hiver, car les enduits ne supportent pas le gel. Bref, j’étais bien content de pouvoir commencer cette étape, même si c’est loin d’être mon activité favorite.

Nous avons choisi un enduit tout fait, à base de ciment, car nous allons enduire directement sur les planelles (petits parpaings) et sur l’enduit hydrofuge… Après plusieurs discussions avec des maçons, y compris des amoureux des matériaux « nobles », l’avis était unanime : pour être sûr que cela tienne, le mieux est de prendre des enduits prêts à l’emploi, d’autant plus que la surface à enduire est faible, et donc le surcoût pas très important.

Et voici la photo la plus intéressante du blog : une brouette avec de l'enduit... Je crois que je la poste pour partager ma passion incontestable pour les enduits ;-)

Et voici la photo la plus intéressante du blog : une brouette avec de l’enduit… Je crois que je la poste pour partager ma passion incontestable pour les enduits 😉

L’enduit se présente donc sous la forme de sacs de 25kg, qu’il faut mélanger avec un peu d’eau. Il suffit ensuite de l’étaler… Encore une fois, Bernard est venu à la rescousse, aidé de Julz… Un grand merci à vous 2 ! Une baguette en bas, une baguette pour chaque coin, et c’est parti ! Il nous a fallu tamiser l’enduit car nous avons acheté un lot périmé chez le marchand de matériaux – le seul inconvénient est que les sacs contiennent des petites boules d’enduit qu’il faut tamiser. L’enduit colle tellement qu’il reste scotché à la truelle quand on essaie de le projeter, et ce malgré l’expérience de Bernard… Je n’ai même pas essayé : j’ai préféré éviter d’enduire le sol ;-). Du coup on étale à la truelle italienne (on appelle ça comme ça entre nous, pour désigner une grande truelle souple, mais je ne suis pas sûr que ce soit le terme officiel)…

Dégrossi d'enduit sur les planelles

Dégrossi d’enduit sur les planelles

Nous avons fait un « dégrossi » pour rattraper la différence d’épaisseur entre les planelles (nues) et les enduits hydrofuges déjà faits avant l’hiver. Quelques jours après, nous avons pu faire la couche de finition, sur le soubassement Ouest de l’appenti… Il a fallu poser les lisses basses pour se caler, mais ça été fait en 2 coups de cuiller à pot, avec l’expérience des lisses de la maison !

Enduit du soubassement de l'appenti terminé

Enduit du soubassement de l’appenti terminé

Je laisse le talochage au professionnel, après que l’enduit ait un peu tiré. Au final, à ce jour, nous avons 2 soubassements enduits : le Nord et l’Ouest. Tous les dégrossis ont été faits. Il restera pas mal de boulot sur les cour anglaises (les aérations du vide sanitaire) et tous les recoins, mais la machine est lancée ! C’est fou comme l’enduit du soubassement habille déjà la maison : encore un bon changement !

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DSC_7769.resizedMi-novembre, nous avions fini la couverture de la maison, ou presque… Il restait en effet les rives de toit (les 4 bords du toit) à faire. Nous avions planifié une date pour la Toussaint, mais les conditions météo en avaient décidé autrement. Les rives étaient donc restées découvertes pendant tout l’hiver. Avec l’arrivée du printemps (doucement, tout doucement), et quelques jours d’accalmie, nous avons pu enfin terminer cette partie du toit ! Autant poser des tuiles sur un toit est à la portée de tout le monde, autant faire de belles rives est plutôt technique et demande un savoir-faire certain. Savoir-faire incarné par Thomas – merci encore pour ton aide !

L’idée était de faire des rives dites « Anglaises », c’est à dire des rives maçonnées, avec un léger dépassement des tuiles sur le chevron de rive. Ce choix était purement esthétique : ces rives sont plus légères que des tuiles de rives ; cela donne de la finesse et un côté aérien à la toiture (non, non, je n’ai pas pris de rata ce matin au petit dej’). Nous voici donc partis pour 2 jours de découpes de tuiles, de patience et de minutie : ce petit jeu de légo demande une précision certaine !

Les chevrons de rive sont en chêne : l’objectif était d’éviter de mettre un zinc. Comme dirait mon charpentier, « quand les chevrons devront être changés, vous n’aurez plus mal aux dents ». L’idée initiale était donc de rattrapper l’écart entre le haut du chevron et le bas des tuiles en maçonnant ; seulement, vu l’épaisseur de notre contre-lattage, nous nous sommes rendus compte que cela allait faire une sacrée hauteur de ciment (3cm + le dessous des tuiles), et que cela ne serait pas forcément judicieux esthétiquement… Bref, sur place, nous avons pris la décision d’ajouter une latte au-dessus du chevron pour rattrapper la hauteur du contre-lattage, et de maçonner au-dessus de cette latte. Mais c’est une latte en sapin, donc elle ne tiendra pas aussi longtemps que le chevron… Nous serons donc obligés de mettre un zinc pour protéger ce nouvel élément ! Evidemment, je n’avais rien prévu de tout ça, n’ayant jamais fait de rives. Du coup, il a fallu recouper les lattes de toit proprement, raboter les voliges qui dépassaient un peu, bref, remettre l’épaisseur du contre-lattage d’aplomb. Ca a été la partie bien galère de cette partie de chantier… Mais j’ai appris et je ne me ferai plus prendre : pour la prochaine toiture, les lattes et tout le contre-lattage de rive seront faits au carré ! J’en profiterai d’ailleurs pour prendre le zinc directement sous les lattes, afin qu’il y ait un petit repli qui passe sous le ciment de rive. D’habitude, les maçons font l’épaisseur nécessaire de ciment pour rattrapper la hauteur du contre-lattage ; disons que nous avons fait un caprice esthétique qui nous a coûté du temps et un peu d’argent (pour le zinc non prévu au budget).

Demi-chevron utilisé comme une règle pour aligner les tuiles de rive

Demi-chevron utilisé comme une règle pour aligner les tuiles de rive

Nous voici donc partis pour les rives : nous avons calé un demi-chevron sur le chevron de rive pour nous donner le débord des tuiles tout au long de la rive. Ensuite, de la découpe de tuiles, beaucoup de découpes. Nous avons aménagé un petit stand de découpe directement sur l’échafaudage, histoire de gagner un peu de temps.

Premières tuiles de rives

Premières tuiles de rives

Pour les découpes, nous avons fait un gabarit avec un morceau de latte pour l’angle extérieur des tuiles, et un autre gabarit pour tracer le milieu des tuiles. Nous avons enlevé les crochets des 1/2 tuiles, ainsi que le crochet extérieur des tuiles entières. Masque et lunettes obligatoires : la petite meuleuse avec le disque diamant, ça picote un peu quand ça envoie des morceaux de tuiles dans le visage ;-). Ensuite, un petit boudin de mortier (moitié multibat & moitié sable 0,2 tamisé) sous chaque tuile, et on empile. Ca, c’est pour la partie facile.

Petit boudin de mortier sous chaque tuile

Petit boudin de mortier sous chaque tuile

Ensuite, quand toute la rive est faite, il faut décoffrer le demi-chevron, aplatir le ciment de rive (avec un pinceau pour les coins en-dessous (!)) et remplir entre chaque tuile au niveau du débord. Il faut compter un peu plus de 2 heures par rive (pour un peu plus de 5m de rive), pour quelqu’un qui a l’habitude, juste pour cette opération de finition. Quand le mortier a un peu « tiré », on peut passer une éponge pour laver le bord des tuiles. Ensuite, encore une opération de nettoyage avec une éponge grattante (les « grattounettes » vertes) pour enlever le plus gros du ciment sur les bords de tuiles. Le lendemain, là où il restait un peu de lait de ciment, nous avons passé un peu d’acide chlorhydrique beuark (lunettes et gants latex obligatoires) à l’aide d’un tout petit pinceau-brosse (celui qu’on utilisait pour peindre à la maternelle), et avons rincé avec une grosse brosse à grande eau. Enfin, après séchage de l’eau, une bonne tartine d’huile de lin et la finition est nickel ! D’ailleurs l’effet de l’huile de lin est assez bluffant : je ne sais pas combien de temps ça dure, mais je me demande si cela suffirait sans acide… Si quelqu’un a une idée ou un retour d’expérience sur l’utilisation de l’huile de lin pour le nettoyage des rives, je suis preneur !

Détail d'une rive

Détail d’une rive

Pour les 3 premières rives, les tuiles tombaient bien : tout roulait parfaitement. Mais pour la dernière rive, il manquait 2 cm pour les tuiles entières… Pour les demi-tuiles, ce n’est pas un problème, car on peut rattrapper en coupant un peu plus de la moitié de la tuile ; mais pour les tuiles entières, on ne peut pas ajouter de la matière… Nous avions le choix entre acheter des tuiles 1/2 à l’arrache ou bien monter sur une échelle plate et rattraper ces 2 cm sur une dizaines de tuiles… J’ai finalement créé un outil avec un crochet métallique au bout d’un demi chevron d’un peu plus d’1m, et j’ai pu ainsi tirer les tuiles depuis la rive, une par une, afin de rattrapper les 2cm… Sur 10 tuiles ça fait 2mm par tuile, ça ne se voit pas !

Détail d'une rive (bis)

Détail d’une rive (bis)

Il aura fallu au total 2 journées bien remplies à 2 pour faire les 4 rives… Je suis content du résultat ! Le toit est maintenant presque terminé : il ne reste plus que le faîtage à finaliser (les faitières sont simplement posées sur le toit), les zincs de rive à poser, et une évacuation de ventilation à percer. 3 fois rien, quoi ;-).

Addendum du 23/05/2013 :

Encore une autre manière de faire pour la toiture : notre voisin actuel vient de refaire à neuf sa toiture : son couvreur commence par faire les rives, et couvre ensuite le reste du toit… A chacun sa technique !

La toiture du voisin : il a commencé par faire les rives.

La toiture du voisin : il a commencé par faire les rives.

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Mosaique2-titreOulala… j’ai presque raté l’anniversaire du lancement des travaux ! Le 20 Avril 2012, les travaux commençaient avec le terrassement… Quand je regarde les photos de cette époque (cf. article) ça me fait tout bizarre… Il n’y a qu’un an, le terrain n’était qu’une friche qui venait d’être « nettoyée ». Aucune trace humaine, pas de tuyaux, de fondations, de chemin d’accès, rien. J’ai l’impression d’avoir commencé les travaux il y a 2 ou 3 ans, mais non, l’an dernier, le terrain était vierge. Quel travail accompli en 1 an !

Évidemment, ça ne va jamais assez vite, et dans tous les cas beaucoup moins vite que prévu… Presque 2 mois de retard dans le terrassement à cause de la pluie l’an dernier, presque 3 mois supplémentaires cet hiver (en incluant la période d’hibernation du Poyaudin à poil ras) ; en plus des intempéries, il y a aussi ma difficulté à évaluer le temps nécessaire pour chaque étape : nous naviguons à vue. Et puis je travaille lentement, n’étant pas du tout du métier… Notre voisin actuel fait une extension de sa maison : 4 palettes de parpaings ont été étalées en 1 jour 1/2 à une personne 1/2 (la deuxième n’étant pas là à plein temps). Nous avons mis 2 semaines à 2 à faire la même tâche pour les soubassements… La connaissance passe par l’expérience, paraît-il ;-).

Un an et 25 000 visites sur le blog. Complètement incroyable…

Un an et déjà tant de personnes qui sont venues aider sur le chantier, ou pour la logistique… Un grand, énorme merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé de près ou de loin au projet !

Alors bon anniversaire à la maison, au terrain, au projet, et tout plein de bonne énergie à tous les contributeurs !

PS : il y a une surprise dans la photo…

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SloganSAUR-détournéJ’ai longtemps hésité avant d’écrire cet article, dont l’énergie n’est pas vraiment compatible avec celle souhaitée pour le blog ; cependant cette histoire fait partie des aléas de la construction, donc je me dis qu’il pourrait être utile de la partager. Laissez-moi donc vous compter (ce n’est pas une faute d’orthographe ;-)) un poème…

La SAUR est une des 3 principales sociétés privées qui distribuent l’eau en France. C’est à elle que nous devions nous adresser pour l’eau et le tout-à-l’égout. En Février 2012, nous demandons un devis à la SAUR pour un branchement à l’assainissement et à l’eau potable ; nous recevons le devis début mars, pour un montant d’un peu plus de 1000 Euros pour le branchement eau potable et d’un peu plus de 1800 Euros pour le branchement assainissement. En gros, 2850 Euros pour avoir l’eau et le tout-à-l’égout (obligatoire). Ça me parait cher par rapport au raccordement à l’électricité (1100 Euros) ou au téléphone (gratuit), mais il y a clairement plus de travail. Je suis par contre très surpris de constater que pour lancer les travaux, 100% du devis doit être réglé ; oui, vous avez bien lu : il faut payer 100% des travaux à la signature du devis. De plus, je me rends compte en regardant le devis que je ne comprends pas tout ; j’appelle donc la SAUR, et leur demande à quoi correspondent certains intitulés comme « Plus-value pour surprofondeur au delà de 1,5m » ou « Plus-value pour croisement de câbles ». La personne me répond qu’il s’agit d’options qu’ils cotent systématiquement, ne sachant pas sur quoi ils peuvent tomber en faisant le raccordement ; bon, pourquoi pas. Elle ajoute que les opération non effectuées seront remboursées, et que les travaux ne pourront être déclenchés que lorsque le règlement de 100% du devis sera reçu. Voilà pour l’acte 1 : pour lancer les travaux de raccordement, nous sommes obligés de signer un devis comportant des options qui ne seront pas forcément exécutées, et de payer 100% des travaux à l’avance… Dans la vraie vie, si une entreprise me propose un devis comportant des options qu’elle va peut-être devoir réaliser, et qu’elle me demande 100% du montant du devis à l’avance, je me sauve en courant et je vais voir ailleurs ; c’est d’ailleurs pour ça qu’on ne rencontre jamais ce cas en pratique… Mais ici, nous sommes dans un cas très particulier où la concurrence n’existe pas, au moins pendant la durée du contrat de délégation de service public (je crois qu’ici la durée du contrat est de 14 ans, à vérifier). En gros, pour avoir l’eau, pas le choix : il faut passer par cette société, et à leurs conditions. Au passage, le fait qu’il faille payer 100% du montant du devis avant travaux est documenté dans le contrat avec la commune : ce n’est pas une surprise à priori.

J’avale donc ma salive et je renvoie le devis signé avec le règlement de 100% du montant des travaux la première semaine d’avril 2012. Le délai d’exécution des travaux noté sur le devis est de 20 jours. Mi-mai, n’ayant pas de nouvelles, j’appelle : les travaux n’auront pas lieu avant début Juin, car la SAUR n’a qu’une équipe technique pour le sud de l’Yonne (le siège de la SAUR 89 est à Sens, à plus de 80km d’ici). OK, un peu de délai en plus, rien de bien surprenant dans le BTP, même si c’est bloquant car je ne peux pas vraiment commencer les VRD sans avoir le niveau du regard de raccordement du tout-à-l’égout. L’équipe arrive à la date prévue, très sympa. On fait un tour avec le gars qui semble être le chef d’équipe, et il est surpris du diamètre de raccordement (25mm) alors qu’il y a 200m de tuyau (diamètre 32) pour rejoindre la maison. Il dit qu’il y a sûrement une erreur et appelle donc le siège pour vérification. Le siège confirme : ça sera 25mm. Le technicien fait la moue, mais il enchaîne ; il explique qu’ils vont raccorder le tout-à-l’égout à la conduite d’évacuation des eaux de pluie, vu qu’il y a un regard à proximité ; ça leur permettra de creuser moins profondément. Le réseau ici est unitaire, c’est à dire qu’on mélange les eaux de pluie avec les eaux sales. Donc rien d’anormal à priori, même si ça peut paraître surprenant au premier abord. Je note qu’il n’y a pas de blindage dans le camion (obligatoire pour les tranchées d’une profondeur supérieure à 1,5m), donc ils savaient déjà avant de venir qu’il n’allait pas être utile de creuser à plus de 1,5m… OK, on verra ça plus tard. Il n’y a pas non plus de sable dans le camion, seulement du calcaire 0/20. Le raccordement est terminé dans la journée.

La semaine suivante, je reçois la facture définitive (déjà payée), sans rien d’autre. Aucune option non effectuée remboursée, alors que manifestement des opérations n’ont pas été réalisées. Je fais donc un courrier recommandé avec A/R pour signaler les 4 opérations facturées qui n’ont pas été effectuées et demander le remboursement des sommes correspondantes. Au passage, je partage mon inquiétude concernant le fait que tous ces raccordements ont été faits sans aucune utilisation de sable, juste avec du calcaire 0/20, ce qui est contraire à la norme en vigueur, et qui met en danger le réseau à terme car les cailloux du 0/20 perforent les canalisations avec le temps. Je reçois quelques jours plus tard un remboursement pour 1 des 4 opérations non effectuées, et un courrier expliquant qu’il est normal de ne pas mettre de lit de sable pour protéger les canalisations (!), et que d’ailleurs ils me refacturent la différence de prix entre le sable et le calcaire (plus cher) en le déduisant du remboursement de l’opération non effectuée… la grande classe. Quant aux 3 autres opérations, elles ont été réalisées d’après la SAUR. Fin de l’acte 2.

Je mets l’histoire du sable et de la norme de côté, après l’avoir signalé à la mairie : même si à la fin de la journée c’est nous (contribuables de la commune) qui paierons les réparations à venir sur le réseau, je ne peux pas me substituer à la mairie. Je renvoie un courrier A/R à la SAUR, en faisant part de mon désaccord sur les opérations effectuées, et en proposant un RDV sur place en présence de monsieur le Maire pour constater la réalité des travaux. Par exemple, il est très facile de se rendre compte que la « découpe de chaussée ou de trottoir » sur 8 mètres n’a pas pu avoir lieu : la chaussée est intacte, et il n’y a pas de trottoir à cet endroit. Pas de réponse. J’envoie un courrier A/R au service national clientèle début février 2013 ; deux mois plus tard, après plusieurs relances, ils me renvoient la réponse initiale datant de Juillet 2012… Nous en sommes encore ici à ce jour.

Pour l’acte 3, petit flash-back : en Juin 2012, une semaine après les travaux de raccordement, je reçois aussi une facture d’abonnement à l’eau et à l’assainissement. Il s’agit en fait d’une « facture-contrat », un concept que je n’ai pas encore très bien compris. Je suis très étonné de recevoir cette facture, vu que je n’ai demandé aucun abonnement : je n’aurai pas besoin de l’eau du réseau avant au moins 1 an… Les tuyaux ne sont même pas connectés : les travaux de VRD n’ont pas encore commencé à cette époque. Quand on demande le raccordement à l’électricité ou au téléphone, ils ne déclenchent pas l’abonnement dans la foulée… J’appelle le service client SAUR et une dame me dit qu’il suffit de renvoyer la facture-contrat barrée d’un « pas d’abonnement ». Ce que je fais. En Juillet, je reçois une lettre de rappel, avec pénalités. Puis 2 semaines plus tard, une mise en demeure avec encore plus de pénalités. Je fais donc un premier courrier A/R pour expliquer que je n’ai jamais demandé d’abonnement, et que j’ai renvoyé la facture-contrat barrée comme indiqué par le service client. Pas de réponse. A ce jour, malgré 4 courriers A/R plus une escalade au service clientèle nationale, toujours aucune réponse. Zéro réponse, mais toujours des factures et mises en demeure, alors que mes tuyaux d’eau et d’assainissement sont en l’air… La SAUR est tenue contractuellement de répondre à des courriers clients sous 15 jours, mais manifestement ils ne sont pas vraiment au courant de cette partie du contrat.

Voilà donc le début de ce poème… Je ne sais plus vraiment quoi faire : au téléphone, la SAUR répond que le dossier est en cours (depuis presque 1 an) ; par courrier je n’ai aucune réponse (ou une réexpédition de réponse datant de plus de 8 mois). Le tout pour presque 500 Euros de prestations facturées mais non effectuées, ou non commandées. Je mesure concrètement l’impact qu’il y a à faire une « délégation de service public » à une entreprise privée dont le but est de maximiser les profits. Je réalise aussi très concrètement combien cela va nous coûter dans le futur, quand il faudra réparer le réseau qui aura été dégradé faute de respect des normes. Au début, je pensais que toute cette histoire était une erreur, ou une suite d’erreurs. Mais plus j’avance, plus je soupçonne que tout ceci soit inscrit dans l’ADN de la société : les procédures sont là, que ce soit pour facturer les travaux de raccordement ou bien déclencher les abonnements automatiquement, y compris sans demande préalable du client ; le service client et le service réclamations sont superbement désorganisés, au mieux. Je ne peux pas blâmer les individus à la SAUR : ils suivent les procédures, et font souvent le travail de 2 pour diverses raisons – tous ceux qui ont bossé dans des grosses boites cotées en bourse connaissent ça ; avec en plus des épices qu’on adore : une boite à priori (?) au bord de la faillite, mais dont le Président se verse une prime de 200 000 Euros… Je ne peux pas non plus reprocher à la mairie d’avoir choisi la SAUR (d’autant plus qu’ils m’ont déjà bien supporté dans mes démarches) : gérer un contrat de délégation est une tâche lourde, pour laquelle il faut une expertise technique certaine… il y a déjà tellement de choses à faire, d’urgences à traiter dans une petite mairie !

Par contre, nous avons collectivement mis en place (ou accepté la mise en place) un système duquel nous devenons prisonniers, voire esclaves : si on veut l’eau courante, c’est au prix et aux conditions de l’entreprise délégataire, sans aucun recours facile. Tout est parfaitement verrouillé : le raccordement au tout-à-l’égout est obligatoire quoiqu’il arrive, même si (à l’extrême) on veut être autonome en eau ; le contrat de délégation est sur une durée telle que la concurrence n’existe pas en pratique ; l’étude de ces contrats exige un tel niveau d’expertise que les petites mairies ne peuvent pas s’en sortir et renouvellent les contrats par défaut, sans forcément faire attention aux clauses… Bien sûr, on peut entamer des procédures juridiques (ce qui n’est pas encore exclu), mais cela demande du temps, de l’énergie et des moyens. Oui, l’eau est un bien commun universel, et oui, elle doit être gérée par une structure publique et locale, dans l’intérêt collectif : ceci est devenu très clair pour moi ces derniers temps…

Je suis évidemment ouvert au dialogue avec la SAUR : il y a 6 courriers qui attendent une réponse, et une invitation à venir constater sur place la réalité des travaux effectués : je suis à votre disposition.

Si quelqu’un parmi vous a des idées concrètes pour démêler ces fils, je suis preneur ! Vous pouvez répondre en postant un commentaire ci-dessous…

Fin du poème… pour l’instant ! Ce n’est qu’un problème financier, au final, mais ça crée des douleurs anales très désagréables ;-).

Vu il y a quelques semaines (et je comprends mieux, maintenant) :

Addendum du 10/09/2013 :

Beaucoup de choses se sont passées de ce côté… Fin Juin, j’appelle le service clients pour prendre des nouvelles de mon dossier ; je réexplique la situation, et la dame me propose de résilier le contrat, vu que je n’ai aucune consommation, mais elle ne peut le faire qu’à partir de Novembre 2012. Je devrai payer entre Juin et Novembre 2012 pour un service que je n’ai pas demandé et pas utilisé. Pourquoi cette personne peut faire quelque chose que l’autre personne du même service que j’ai appelé en Juillet 2012 ne pouvait pas ? Mystère. Je laisse infuser, et fin Juillet, j’appelle directement une autre personne, connue pour résoudre les problèmes (et il y en a quelques uns sur la commune…). Ni une ni deux, il me dit qu’il va faire en sorte que l’abonnement soit annulé sans frais étant donné que je n’ai eu aucune consommation… Pour les travaux de raccordement, il va voir ce qu’il peut faire. Finalement, moyennant une lettre de décharge du Maire, il me rembourse une des tâches facturées mais non effectuées : les 2m² d’enrobé sur le trottoir qui n’existe pas. En fait, le seul truc encore visible. Merci quand même, ça me fait plaisir d’être tombé sur un  humain et pas un mouton. Je crois que ça me va comme ça, je suis fatigué de cette histoire. J’ai perdu quelques centaines d’euros de travaux facturés non effectués, le travail a été fait en violation des normes professionnelles, mais j’ai beaucoup appris…

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DSCN9849.resizedPetit flash-back sur la semaine dernière : la pluie nous a invité à avancer sur le plancher du rez-de chaussée, bien à l’abri. Nous avons eu la chance d’accueillir Bob et sa famille pendant 2 jours : avec sa ceinture noire en travaux en tous genres (entre autres), Bob apporte une aide précieuse au chantier à chacun de ses passages… Merci encore ! Et merci pour ce temps passé tous ensemble… Nous avons donc décidé de commencer à isoler et fermer le plancher du rez-de-chaussée. A l’épisode précédent, nous avions posé les madriers et les tasseaux afin de pouvoir créer des caissons pouvant accueillir l’isolant dans l’épaisseur du plancher.

Je n’avais pas encore décidé quel type d’isolant mettre dans les caissons du plancher : je penchais plutôt vers de la ouate de cellulose, efficace, facile à poser, et pas chère. Jusqu’au jour où, en visite chez notre charpentier, je vois des énormes sacs de chute de panneaux de fibre de bois. Je me posais la question du recyclage des panneaux de fibre de bois (nous en avons pas mal), et du coup je lui pose la question : « Que faites-vous de ces chutes ? ». Il me répond que ça passe à la déchetterie. Puis il ajoute avec un œil brillant : « Si c’était pour moi, je les utiliserais pour isoler dans des caissons ; mais pour l’entreprise c’est trop de main d’œuvre. Les voulez-vous ? Ça me débarrasse. ». Ni une ni deux, nous nous retrouvons avec 15 énormes sacs de chute de fibre de bois dans la maison.

Les sacs de chute de fibre de bois

Les sacs de chute de fibre de bois

J’aime bien l’idée de valoriser ces chutes qui étaient destinées à la déchetterie : on fait d’une pierre 2 coups ! OK, il faut s’attendre à passer un peu de temps à placer toutes ces chutes, mais ça a vraiment du sens… En plus la fibre de bois est vraiment performante d’un point de vue thermique et acoustique ! Elle le sera un peu moins en petits morceaux pas très homogènes, mais elle fera son job quoiqu’il arrive.

Toujours au chapitre de la conception, je me demandais depuis le début quoi mettre pour fermer les caissons : agepan ? OSB ? Quelle partie du caisson doit être perspirante ? Le haut ou le bas ? Si c’est le haut, vu qu’il y aura une dalle chaux sur une partie de la surface, il faudra un film étanche pour couler la chape et ne pas mouiller l’isolant, donc on perdra la perspirance. Si c’est en bas, que dire des remontées d’humidité provenant du vide sanitaire ? Dilemme… Du coup, j’ai tranché : OSB en haut et en bas, et on perd la perspirance sur le plancher, sauf à travers les parties basses des madriers.

Nous avons commencé par fermer la partie basse des caissons avec des bandes de plaques d’OSB qui s’emboîtent entre elles ; nous avons ensuite passé de la chaux pure pour boucher les espaces entre les madriers et l’OSB, ainsi qu’entre les plaques d’OSB : cela dissuadera les petites bêtes de venir s’incruster dans le plancher. Nous avons aussi chaulé le sol sous le plancher pour les mêmes raisons.

Création des caissons du plancher et chaulage

Création des caissons du plancher et chaulage

Il a suffi ensuite de bourrer les caissons ainsi formés avec les chutes de panneaux de fibre de bois ; un tétris grandeur nature, en quelque sorte ;-). Petit jeu de patience !

Les caissons sont remplis : on peut les fermer

Les caissons sont remplis : on peut les fermer

Dernière étape : la fermeture des caissons : ça y est, notre plancher est là !

Au total nous avons mis 1 jour et demi pour faire à peu près 10m², y compris le démarrage toujours un peu plus lent… Le salon est prêt : on peut poser les canapés !

Le plancher du salon est terminé

Le plancher du salon est terminé

Nous attendons maintenant les prochaines chutes pour faire une nouvelle travée ; ce sera la travail parfait en cas de mauvais temps !

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