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Archive for juin 2013

La face Nord

Panorama-DSC_7937.resizedC’est fou comme les travaux avancent quand il ne pleut pas pendant une semaine entière ! J’avais presque oublié comment c’était ;-). Nous en avons profité pour fermer la façade Nord avec Bernard (merci !)… Avec l’expérience acquise pour le pignon Ouest, la face Nord a été du gâteau : en deux jours la façade était fermée !

Nous avons posé les panneaux de fibre de bois dans l’ossature et fixé les panneaux pare-pluie ; rien de bien nouveau, aussi je me permets de résumer par un petit film :

Même si le gros du travail a été fait en 2 jours, il reste tout le haut à fignoler (intégration avec les chevrons du débord de toit) ; il n’est pas exclu que ça prenne 2 autres journées, étant donné que c’est difficilement accessible… Il restera ensuite les cadres d’ouvertures à poser, puis le bardage : il y a encore de quoi s’occuper !

Remplissage de l'ossature avec les panneaux de fibre de bois

Remplissage de l’ossature avec les panneaux de fibre de bois

Nous voilà donc avec un mur de plus : la lumière ne rentre plus de la même manière dans la maison, ça fait vraiment bizarre ! On se rapproche de la vraie maison, avec ce mur… Encore un mur et nous seront complètement hors d’eau !

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DSCN9939.resizedRhaaaaaaaa… Après avoir dévalisé une grande surface de bricolage de ses bâches, après avoir bossé de longues semaines sous ces bâches, en les roulant, les déroulant, les reroulant, les redéroulant, des dizaines de fois, voici venu le temps de les enlever, au moins sur le pignon Ouest… Un grand moment, ponctué d’un peu d’appréhension je dois l’avouer : c’est la première fois que nous allons voir le bardage fini, posé, que nous allons nous rendre compte de l’aspect final des murs extérieurs, de la couleur, du mariage avec la toiture et les autres éléments. Nous allons aussi pouvoir tester les aspects techniques, notamment sur l’étanchéité : est-ce que la peinture va se retrouver par terre à la première pluie ? Est-ce que les appuis de fenêtres sont bien étanches ? Est-ce que les fenêtres provisoires vont tenir le coup ? Yallah…

Grand moment donc : le dévissage de ces 20 vis a été fait en pleine conscience, doucement… Une fois les bâches par terre, je suis descendu voir le résultat… Bon, la couleur est un peu moutarde, mais nous le savions depuis les derniers essais de peinture : nous n’arriverons pas à faire mieux avec des pigments naturels, et cela évoluera avec le temps quoiqu’il arrive.

C’est marrant, pendant ce moment, j’ai vraiment l’impression de faire connaissance avec la maison… Je reste un moment là, et je me décide à fignoler les derniers points, avant le démontage de l’échafaudage : poser des zincs sur les rives de toit, sceller la faîtière. Nous avons fabriqué les zincs (merci encore Olive !)… Les zincs de rive sont environ à 7€ HT/ ml, et vu qu’il nous en faut 22m, cela fait vite un petit budget à presque 200€… Alors que ça revient à 70€ en coupant et en pliant le zinc soi-même (nous avons eu accès à du zinc déclassé, un peu taché). Voici le résultat :

La façade Ouest, avec les zincs de rive...

La façade Ouest, avec les zincs de rive…

C’est une grande étape ! La maison nous dit maintenant bonjour avec sa façade Ouest à chaque fois que nous arrivons sur le chantier… Nous allons pouvoir démonter l’échafaudage, couvrir l’appenti, finir le bardage sous l’appenti, commencer les autres murs… Encore un peu de travail en ce 1er Juin hivernal !

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DSC_7697.resizedNous avions posé la première planche il y a quelques semaines déjà sur le pignon Ouest, au moment ou nous découvrions que la 3ème couche de peinture à l’ocre cloquait (cf. article précédent). Pas mal de temps est passé depuis, avec des essais, des adaptations, des tests encore, des choix… C’est le propre du prototype : on passe beaucoup de temps à mettre au point ! Ce pignon est le plus compliqué pour beaucoup de raisons, hors du fait qu’il soit le prototype : il y a 2 fenêtres, le toit de l’appenti à raccorder de manière étanche et si possible esthétique, les découpes pour suivre la pente du toit… Un bon moyen d’apprendre !

Pour l’étanchéité du raccord avec le toit de l’appenti, en plus de l’écran sous-toiture qui remonte le long du mur (cf. article précédent), nous avons ajouté un zinc (merci encore Olive pour le pliage !) qui vient se placer juste sous le bardage et sur les tuiles. Vu que l’appenti est situé plein Ouest, il va y avoir du vent : nous avons donc mis un angle tel que le zinc appuie assez fort sur les tuiles, en toute relativité cependant, le zinc n’étant pas super rigide.

Zinc pour l'étanchéité avec le toit de l'appenti

Zinc pour l’étanchéité avec le toit de l’appenti

Avant de me lancer dans le bardage, j’avais fait un plan du déroulé du bardage, histoire que les planches tombent comme il faut au niveau des cadres de fenêtres et des coins de la maison : avec ce type de pose de bardage, il ne s’agissait pas de se rendre compte qu’il manque 5 cm en arrivant au bord de la fenêtre… C’est clairement l’inconvénient de ce type de pose : il n’est pas plan. A 5 cm près, on se retrouve sur une planche de deuxième niveau, décalée de 18mm par rapport à celle du dessous, en épaisseur. Ça me fait penser d’ailleurs que je n’ai pas encore parlé des dimensions des planches de bardage : c’est de la volige de 18mm d’épaisseur, 20cm de large et 4m de long.

"Déroulé" du bardage

« Déroulé » du bardage

Ensuite, il ne « reste » qu’à couper et clouer les planches de bardage. Je mets des guillemets car ça a été un peu plus compliqué que sur le plan : pour couper, tout d’abord, et ensuite pour clouer. Pour la découpe, l’idée était de faire les découpes de manière à ce que toutes les lames soient alignées en haut et en bas. J’avais donc commencé par laisser un peu de marge en bas, pour pouvoir tracer au cordeau et couper toutes les planches d’un coup. Idée séduisante mais pas vraiment réalisable : la scie circulaire ne passe pas, et la scie sauteuse… saute : difficile de faire des découpes droites et propres. Finalement, le truc qui a marché est le suivant : nous avons positionné 2 planches de bardage de chaque côté du pignon, coupées à la bonne hauteur, et avons fixé une grande règle métallique en bas à ras du zinc avec des serre-joint pour donner le niveau. Il ne restait ensuite qu’à prendre les mesures entre le bas de cette règle et le haut du pignon. S’il y avait quelques millimètres à rattraper, nous le rattrapions sur le haut du bardage (c’est haut et ça ne se verra pas). La découpe du bas des lames se fait avec un angle (j’ai pris 30°) afin que les gouttes d’eau tombent et ne remontent pas par capillarité sous la lame : cela est censé éviter le risque de pourrissement du bas des lames de bardage. Pour le haut, nous avons laissé un vide de 4cm entre le chevron et le haut des lames de bardage, afin de laisser la lame d’air derrière le bardage s’évacuer. Cet espace est bien entendu protégé par un grillage anti-rongeurs. Sur le plan, cela devrait à la fois bien laisser aérer le bardage (gage de durabilité), et aussi évacuer la chaleur accumulée sur les murs par le soleil l’été ; c’est une sorte de petite clim’ de murs naturelle, en quelque sorte. On verra ce que ça donne en pratique ;-).

Première série de planches clouées

Première série de planches clouées

Côté clouage, ça a été aussi un peu sportif. Tout d’abord, nous avons pris des clous inox (pour éviter les traces de coulures d’oxydation sur le bardage) à tête ronde (plus joli ?) et crantés, conseillés par notre charpentier. Outre le fait que ça coûte un œil (environ 170€ les 5 kg), ça se plante mal sur des liteaux « volants » : en fait, les liteaux horizontaux sont pris tous les 60cm (en gros) sur les contre-liteaux verticaux ; du coup, ils sont souples, sauf à l’endroit où il y a le contre-liteau. Allez enfoncer un clou à tête ronde sur un bout de bois qui ne repose sur rien de dur : au bout de 5 clous j’ai cru que j’allais devenir dingue. Je suis même allé voir le charpentier pour qu’il me donne un cours accéléré de plantage de clous (si, si, on ne rigole pas ;-))… J’ai refait des essais, dans tous les sens, en essayant d’intercaler un petit marteau pour faire masse, en tapant doucement, puis comme une brute, en concentrant le « ki » sur la tête du clou, en visualisant le clou enfoncé avant de taper, en prenant une tisane bio-ionique, en mangeant les épinard de Popeye… Même après avoir regardé « Karaté Kid » 5 fois, rien n’y faisait. Une demi-journée pour clouer 5 planches, c’est trop : j’aimerais bien emménager avant 2023. Bilan : j’ai investi dans un cloueur pneumatique… Et j’en suis vraiment content !

La pose du bardage a pu continuer, au gré de la météo : nous ne pouvons poser le bardage que lorsqu’il n’y a pas de pluie, étant donné que la bâche est entre le mur et l’échafaudage… Soit environ 23 minutes de bardage par jour ces derniers temps ;-). C’est après avoir fixé les 5 premières planches que nous avons constaté que la 3ème couche de peinture cloquait (cf. article précédent) ; évidemment, impossible de déclouer les planches : nous les avons donc brossées à la brosse métallique douce pour enlever la peinture. Sous la couche qui cloque, une autre couche de peinture hyper dure… Ça me rassure sur le côté protecteur de la peinture.

Pose du second niveau de bardage

Pose du second niveau de bardage

Une fois la première ligne de planches posées, nous avons pu commencer la seconde, en recouvrement (les planches du deuxième niveau recouvrent les premières de 3cm de chaque côté), après avoir fixé des cales entre les premières planches. Le deuxième niveau de planches va beaucoup plus vite (les tours de fenêtres sont faits), à part pour les pannes (sablières, intermédiaires et faîtières) pour lesquelles il faut faire des découpes un peu spéciales.

Le bardage (du pignon Ouest) est presque terminé !

Le bardage (du pignon Ouest) est presque terminé !

Il a ensuite fallu fabriquer des fenêtres temporaires pour protéger de la pluie… Ce fut chose faites en 2 coups de cuiller à pot, en posant les gonds des volets et en construisant des cadres avec des lattes 27/40… J’ai dû aussi poser les appuis de fenêtre, mais ça fera l’objet d’un article dédié !

Fenêtres improvisées

Fenêtres improvisées

Enfin, j’ai passé la seconde couche de peinture, sur place, sur l’ensemble du bardage. Finalement ça va très bien comme ça ! C’est hyper rapide, il n’y a pas de manipulations de planches, on voit bien ce qu’on fait… Je crois que s’il n’y avait pas le problème de rétractation du bois, je ferais les 2 couches de peinture une fois le bardage posé…

Encore une grande étape, très riche ! Un peu longue à cause des conditions météo, mais pas catastrophique car nous arrivons encore à nous occuper à l’intérieur…

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