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Archive for juillet 2013

Les gouttières

DSCN9979.resizedOui, OK, je suis bien à la rue pour la mise à jour du blog : je fais connaissance avec d’autres de mes limites… 😉 Je crois que j’ai de la matière pour une bonne dizaine d’articles : nous n’avons pas chômé ces dernières semaines, en profitant du temps estival ! Commençons par les gouttières, suite naturelle après la couverture de l’appenti qui signait la fin de la manipulation des tuiles au moins pour un petit moment.

Je n’ai pas passé beaucoup de temps pour le choix des gouttières : pas de plastique par principe, donc j’ai pris les gouttières par défaut en zinc. Pour être honnête je n’ai pas exploré la piste du cuivre ; je ne me suis pas penché sur la valeur ajoutée (durabilité en plus de l’esthétique ?) ni sur le prix (à priori beaucoup plus cher mais je n’ai pas vérifié). J’ai pris de la gouttière de 25 (lire « 25cm développé », c’est à dire une fois la forme arrondie mise à plat), mais là, idem, je n’ai pas vraiment creusé le sujet du dimensionnement ; à priori nous sommes dans les clous car j’ai lu ici et là que la gouttière de 25 permet de récupérer l’eau de 80m² de toiture.

Pour la pente des gouttières, j’ai constaté une quasi unanimité chez les maçons et couvreurs : 5mm de pente au mètre linéaire de gouttière. Nous avons donc pris le point haut et le point bas à la lunette, sur les hampes, et nous avons tiré un fil entre ces 2 points, pour pouvoir marquer toutes les hampes et caler ainsi les crochets bien de niveau. Il y a plusieurs types de crochets ; j’ai choisi des « VR1 » qui se fixent sur les hampes avec une vis, pour pouvoir les régler de niveau. Super pratique. Ensuite il restait à souder les talons (pour fermer les extrémités des gouttières) et les moignons (pour les descentes). J’en ai profité pour prendre des cours de soudure (merci Alex !) : j’aime bien souder, mais je n’avais jamais soudé du zinc. La difficulté avec la soudure du zinc, c’est qu’à priori il n’y a pas de moyen facile de différencier une bonne soudure d’une mauvaise (c’est un peu comme le bon et le mauvais chasseur 😉) : on ne s’en rend compte que 2 ans après, quand la soudure lâche et qu’il y a des fuites… Pour raccorder les gouttières entre elles (pour des longueurs de plus de 4m), nous avons coupé les gouttières au niveau d’un crochet, pour que la liaison soit cachée par le crochet.

Zoom sur les crochets. On voit aussi le grillage anti-rongeurs...

Zoom sur les crochets. On voit aussi le grillage anti-rongeurs…

Après coup, je me suis rendu compte qu’on aurait pu faire mieux, d’un point de vue esthétique : les gouttières auraient pu être 2cm plus haut, si j’avais fait passer les hampes au-dessus de la latte qui était à plat sur le chanlatte. En effet, au moment de couvrir le toit, nous nous étions  rendu compte que les tuiles juste au-dessus du doublis du bas étaient mal accrochées (cf. article) ; nous avions donc mis une latte à plat sur le chanlatte pour donner un peu plus d’angle. Mais vu que les hampes étaient déjà posées, elles ne passaient pas au-dessus de cette latte : du coup, on perd 2 cm de hauteur, et les gouttières ne sont pas aussi hautes qu’elles auraient pu être. J’apprends tous les jours ;-).

Les hampes auraient pu être 2cm plus haut, ce qui aurait permis de remonter les gouttières de 2cm, pour l'esthétique.

Les hampes auraient pu être 2cm plus haut, ce qui aurait permis de remonter les gouttières de 2cm, pour l’esthétique.

Autre détail : le pare-pluie ne retombe pas dans la gouttière : il est trop bas. Je n’ai toujours pas trouvé de solution pour faire retomber le pare-pluie dans la gouttière : j’ai entendu qu’il fallait faire passer le pare-pluie par-dessus du chanlatte, mais dans ce cas, outre le potentiel problème de goulotte d’eau au niveau du chanlatte, le pare-pluie bouche la circulation d’air sous les tuiles… Alors comment faire ? Si quelqu’un a une solution (avec un contre-lattage de 40mm), je suis preneur, par curiosité !

Le pare-pluie ne peut pas tomber dans la gouttière... C'est ici le point le plus bas de la gouttière.

Le pare-pluie ne peut pas tomber dans la gouttière… C’est ici le point le plus bas de la gouttière.

En quelques heures, les gouttières du nord et de l’appenti étaient posées… Il ne restera que celle du sud, que nous installerons une fois l’échafaudage en place sur la façade sud !

Nous allons enfin pouvoir récupérer l’eau de pluie ! J’ai hâte de voir les cuves se remplir…

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DSC_8320.resizedSilence radio pendant presque un mois – juin a été particulièrement chargé ! Un déménagement intermédiaire en attendant l’emménagement final dans la maison bois ; l’occasion de se rendre compte, encore une fois, des objets accumulés, de manière très concrète ;-). Entre les cartons, le ménage et tout le tralala associé, les révisions pour le CNAM, nous avons trouvé le temps de couvrir l’appenti, entre 2 averses…

J’appréhendais un peu la couverture de l’appenti à cause du raccord en partie haute du toit : j’avais été obligé de tuiler le haut de l’appenti (cf. article précédent) ; au final, ça n’a posé aucune difficulté ! Nous avons pu glisser les nouvelles tuiles sous celles existantes, sans problème. Mais revenons un petit peu en arrière…

Le toit de l'appenti avant la couverture : les 3 premiers rangs de tuile sont déjà posés en partie haute.

Le toit de l’appenti avant la couverture : les 3 premiers rangs de tuile sont déjà posés en partie haute.

Nous avons décidé de mettre de la volige sur presque toute la surface du toit, pour des raisons esthétiques, afin de ne pas voir l’écran sous toiture quand on est sous l’appenti. Avec l’expérience de la couverture du toit principal, j’ai changé 2 ou 3 détails qui nous ont bien aidé : tout d’abord, au lieu de faire des coupes en biseau sur les voliges du bas du toit pour l’écoulement de l’eau de l’écran sous-toiture, nous avons rattrapé la hauteur des voliges en intercalant des lattes sur les chevrons qui n’accueillaient pas de volige : ça a pris 10 minutes et c’était simplissime. Ensuite, j’ai calé les voliges, ainsi que le contre-lattage contre le bord des chevrons de rive en prenant soin de laisser l’épaisseur d’une latte, afin de pouvoir faire les rives facilement. Sans oublier de poser les cache-moineaux, entre chaque chevron au niveau de la panne sablière. Vu que les chevrons étaient restés à l’air libre pendant un petit bout de temps, certains avaient un peu vrillé ; certaines découpes ont été un peu pénibles mais ça a été rapide malgré tout.

Le toit de l'appenti après la pose des voliges

Le toit de l’appenti après la pose des voliges

Le reste n’a été que du déjà-vu : pose de l’écran sous-toiture, contre-lattage (toujours en demi-chevron 6×4), lattage (avec le cloueur pneumatique : un bonheur), pose des crochets de gouttière, traçage de la perpendiculaire pour caler les tuiles, pose des premières tuiles pour référence, et enfin pose de toutes les tuiles avec de la main d’œuvre et un tracteur avec une fourche pour approcher les palettes : un grand merci à Bernard, Claude et Xavier pour votre aide précieuse ! Il en reste un petit film :

La dernière étape (incluse dans le film) a été de faire les rives… J’ai eu l’occasion de faire mes premières rives, avec l’aide de Bernard à la découpe ! Thomas a été un bon professeur : ça a été tout seul ! Une latte sur champ pour rattraper la hauteur du contre-lattage (elle sera cachée par le zinc, comme sur le toit principal), un demi-chevron fixé sur le chevron de rive pour aligner les tuiles de rive (qui du coup dépassent de 4cm du chevron de rive), et c’est parti ! Je suis allé évidemment beaucoup moins vite que le prof, mais je suis content du résultat !

Demi-chevron calé sur le chevron de rive pour aligner la rive.

Demi-chevron calé sur le chevron de rive pour aligner la rive.

Zoom sur une rive terminée...

Zoom sur une rive terminée…

Il y a eu beaucoup d’autres choses faites pendant ce mois de juin : passage du gyrobroyeur (grosse tondeuse derrière un tracteur) sur le terrain, débroussaillage (merci encore Xavier !), apport de sable sous l’appenti pour remettre le sol à niveau (merci Claude !), fabrication du prototype de seuil de porte coulé en ciment blanc pour la porte de l’appenti, enduit de soubassement sur la façade sud (encore mille mercis à Bernard !). Le moins que l’on puisse dire est qu’on ne s’ennuie pas ! Il nous reste à déballer les cartons, avec un défi personnel : un carton sur deux doit disparaître, soit en don soit à la déchetterie… J’ai besoin de me sentir plus léger !

La couverture de l'appenti est terminée !

La couverture de l’appenti est terminée !

Objectif du mois de Juillet : terminer les murs extérieurs ! Gros défi en perspective…

Ah, dernier point : cet article (le premier de la sorte pour ce blog) a été écrit avec un ordinateur fonctionnant à l’électricité 100% renouvelable (donc évidemment une électricité non nucléaire), citoyenne et coopérative (merci Enercoop et bye bye EDF : vous faites ce que vous voulez, mais tant que ça restera en direction du tout nucléaire, du tout chauffage électrique, etc., ça sera à partir de maintenant sans nous)… Et vous savez quoi ? Je n’ai même pas eu besoin de bougie ! 😉

Addendum du 19/12/14 :

Je me rends compte que je n’ai pas parlé en détail des seuils de porte; et ils prennent maintenant toute leur importance. Je pensais avoir des photos, mais non, impossible d’en retrouver. Bref : nous avions coffré et coulé les 3 seuils de porte extérieurs : porte d’entrée, abri bois et baie vitrée. A cette époque, il n’y avait pas de plancher à l’intérieur de la maison ; du coup j’avais pris comme référence la lisse basse qui dépassait légèrement. En fait, j’aurais dû pointer la hauteur des seuils au laser ou à la lunette : nous avons à priori une bonne différence de hauteur entre les 3 seuils… A confirmer.

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