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Archive for septembre 2013

DSC_0267.resizedPour les personnes allergiques au béton (dont je fais partie), vous pouvez zapper cet article… L’an dernier, les étapes de terrassement et de grosse maçonnerie avaient été plutôt « tendues » à cause de la pluie : inondations à répétition, fouilles écroulées, etc. (cf. articles ici, ou encore ). Cette année, l’été a été si beau que début Août, je me suis dit qu’il fallait peut-être en profiter pour lancer les derniers gros travaux, avant l’arrivée de l’automne.

Concrètement, il s’agit de 3 chantiers : le mur de soutènement du talus de la cour, les fondations de la grange, et la cuve de récupération d’eau. Je mets cette dernière de côté pour l’instant : elle aura son (ou ses) article(s) dédié(s). Après l’expérience des fondations de la maison, je voulais des fondations plus légères pour la grange, du type massifs chaux-pierres pour accueillir la structure poteaux-poutres. Mais c’était sans compter sur le mur de soutènement…

Il y a 3 ans, en posant concrètement mes idées sur le papier, je n’avais pas anticipé certaines conséquences de mes envies, notamment sur le terrassement. Je voulais une petite cour entre la grange et la maison ; mais dans un terrain en pente, cela veut dire soit une cour en pente, soit remuer beaucoup de terre. Et je voulais une cour plane, plus pratique. Tant que ça se passe sur le papier, c’est cool. Mais dans la réalité, c’est autre chose : il faut creuser, déplacer de la terre, et retenir le talus fraîchement créé. Nous voici donc face au fameux mur de soutènement, qui sert à retenir le talus de la cour. Il y a en fait 2 talus différents à retenir : au nord-ouest, un talus bas, et au nord-est, un talus plutôt haut (environ 1m60 de terre), le long de la grange. Les défis étaient donc les suivants : 1/ retenir la terre pour ne pas qu’elle aille remplir la grange ou la cour, et 2/ collecter les eaux de pluie et de ruissellement qui arrivent du haut du terrain. Pour retenir 1,6m de terre, il faut un truc costaud : j’ai vu un sacré paquet de murs poussés, cassés, et même basculés par de la terre. L’infiltration de l’eau, le gel, la pression de la terre, tout ça va exercer des contraintes massives sur le mur. Du coup, j’ai demandé l’avis de plusieurs maçons : il faut au minimum un mur en parpaings à bancher, avec de bonnes fondations (80cm sous le sol, 60cm de large). Cela ne respecte pas les normes (à priori il faudrait du vrai mur banché et vibré), mais de tous les avis, ça fera le boulot. Donc ce qui n’était que quelques traits sur le plan devient un gros ouvrage de béton et de ferraille : j’adore, comme vous le savez. En plus, ce gros mur doit être adossé à la grange… Finalement, pour être bien sûr que le mur tienne, nous avons décidé de solidariser le mur et les fondations de la grange, réalisant ainsi des jambes de force sur le mur ; en conséquence, fini l’idée des fondations légères pour la grange. Il n’y a pas de vrai problème derrière tout ça : juste un conflit entre l’impact environnemental (du béton, des armatures et de tout le reste) et ce qui doit être fait au vu de nos choix. C’est en prenant conscience de ces impacts que j’apprends, que je mûris : il est clair que si je devais redessiner des plans maintenant, je passerai beaucoup plus de temps sur l’intégration des bâtiments sur le terrain, en minimisant au maximum l’impact sur le terrain. Une maison « écologique » ne se limite pas à la conception bioclimatique, au choix des matériaux et de la gestion de l’énergie. J’aurais pu engueuler l’architecte, sur ce coup. Mais vu que l’architecte, c’est moi… J’apprends, « Petit Scarabée », j’apprends. 😉

Fouilles pour la fondation du mur de soutènement (partie basse)

Fouilles pour la fondation du mur de soutènement (partie basse)

L’an dernier, les fouilles du mur de soutènement avaient été faites, mais pendant l’hiver elles se sont comblées… Nous avons donc dû re-creuser un peu plus profondément pour retrouver le « dur ». Les fondations seront en béton armé : 25cm de haut, 60cm de large ; il a fallu élargir les longrines (armatures métalliques) qui ne font que 30 cm de large : quelques points de soudure et c’était fait – merci Bernard !

Longrines élargies avec une épingle C4-10 ; ça fait rêver, non ? ;-)

Longrines élargies avec une épingle C4-10 ; ça fait rêver, non ? 😉

En creusant les fouilles de la grange, nous sommes tombés sur un tapis de dalles de pierres à environ 30cm de profondeur… L’an dernier, à cette même profondeur, nous avions sorti des pierres de plus de 2m², épaisses d’une trentaine de cm… De beaux bébés. Nous avons donc décidé de ne pas les sortir cette fois-ci (à chaque fois, cela fait un cratère énorme) : les fondations s’appuieront sur ces dalles de pierre. Elles ne seront donc pas hors-gel (il faut 80cm de profondeur ici), mais vu que cette dalle est là et le sol est sableux en-dessous, ça ne devrait pas poser de problème. Au passage, je me rends compte que l’idée des massifs pour la grange aurait été difficile à mettre en œuvre, car les massifs, non ceinturés, auraient dû être plus profonds, et donc plus larges à cause de ces dalles… Nous nous sommes peut-être évités une autre galère ?

Un des défis de cette partie a été d’enchaîner le creusement des fouilles et le coulage du béton : il fallait éviter que la pluie inonde les fouilles ou pire, ramène de la boue au fond… Je me voyais mal évacuer cette boue à la pelle ;-). Une fois les fouilles creusées, il a fallu poser les ferrailles (les armatures métalliques devrais-je dire) et les attacher. Alors là, j’ai appris 2 choses importantes : la première, c’est qu’un des principes fondamentaux du béton armé est que l’armature ne doit jamais être en contact avec le sol ou l’extérieur, sous peine d’initier de la corrosion qui à long terme va ronger toute l’armature. Logique. Logique, sauf que pour la maison, j’avais planté des piquets métalliques à niveau (réglés au laser) : si à certains endroits ces piquets touchent l’armature, la rouille fera son œuvre. Cette fois-ci, j’ai donc choisi des tuteurs non métalliques pour marquer les niveaux. La deuxième chose, c’est qu’il existe un outil pour attacher les armatures : la drille. En couple avec des attaches toutes faites, on gagne un temps incroyable (divisé par 10, je pense) pour attacher les ferrailles… Pour 30 Euros (la drille) + 20 Euros (les 1000 attaches), ça vaut plutôt le coup.

Les fondations de la grange et du mur de soutènement

Les fondations de la grange et du mur de soutènement

Le lendemain, la première toupie arrivait… Au final, il aura fallu 2 toupies de béton (13m3) pour couler toutes les fouilles. Nous avons posé le premier rang de parpaings à bancher le jour même, sur les fondations fraîchement coulées, afin que ce premier rang soit noyé, scellé dans le béton. Selon les maçons, il faut faire ça pour que le mur ne se détache pas de la fondation, à la base. Il n’y a pas vraiment de photos de cette journée ; elle fut vraiment sportive, et ce malgré la main d’œuvre importante… Le photographe n’a pas eu le temps de prendre des clichés ;-).

Finalement, tout s’est passé pour le mieux, sans grosse pluie… Ce furent quelques jour très intenses, à la fois nerveusement et physiquement, mais les fondations sont coulées ! Cette partie du chantier ne me fait pas rêver, mais il fallait que ça soit fait… Cela dit, j’ai encore beaucoup appris… A la fois techniquement et aussi par des prises de conscience sur la conception, sur l’architecture, sur l’impact environnemental de certains choix. C’est précieux ! J’imagine qu’il existe des alternatives moins « violentes » pour arriver au même résultat ; si j’avais un autre projet à réaliser, je passerai du temps sur ces sujets, c’est sûr. Reste à monter le mur de soutènement et à le couler…

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IMG_4559.resizedJe m’étais posé cette question assez superficiellement au tout début du projet, et j’avais conclu par : « De toutes façons, je vais tout faire sauf la charpente, ça fait partie du projet. Je verrai bien au fur et à mesure ». Eh bien nous y sommes… Il est temps pour moi de faire un point sur ce sujet. Je suis d’ores et déjà conscient que cet article ne peut être qu’incomplet : prenons-le comme un point de départ, une photo à l’instant « t ».

Après presque un an et demi de travaux, je crois que je peux dire « Euréka » : j’ai une équation qui semble bien fonctionner :

Equation

OK, en écrivant ça, je n’ai pas inventé l’eau chaude ;-). Mais il m’a fallu près d’un an pour me rendre compte de cette réalité ; c’est d’ailleurs presque une loi de la Nature. A budget et savoir-faire égaux, s’il y a moins de main d’œuvre, il faut plus de temps pour un résultat équivalent. Si on a moins de savoir-faire, il faut plus de temps. Si on a moins de temps, il faut soit plus d’argent, plus de main d’œuvre, à savoir-faire équivalent. Je pourrais continuer longtemps, ça marche dans tous les sens…

Voici donc quelques leviers d’action :

  • Savoir-faire : j’en ai bien peu comparé aux professionnels. Je sais faire plein de choses, mais beaucoup moins vite, beaucoup moins efficacement et certainement aussi moins bien que les professionnels. Les échanges quasi quotidiens avec les artisans (amis ou connaissances) m’aident beaucoup : je trouve cela complètement indispensable. Mais j’ai utilisé d’autres moyens pour améliorer mon savoir-faire : j’ai choisi de faire des stages de formation, par exemple au Gabion (j’ai trouvé ça génial, je recommande les yeux fermés) ou chez Oikos (vraiment bien, mais un cran en-dessous selon moi ; était-ce lié au sujet ?). J’ai aussi pu mettre la main à la pâte ici et là sur des projets d’autoconstruction, et sur d’autres chantiers (enduits, couverture, etc.) ; j’y ai énormément appris, et aussi beaucoup échangé… Enfin, dernière source d’apprentissage : les gens qui savent faire et qui viennent donner un coup de main… Alors là, c’est précieux car on fait d’une pierre plusieurs coups : j’apprends, je fais avancer le chantier plus vite et mieux que si j’avais été tout seul, et en plus nous passons un bon moment… C’est le top du top selon moi, et sur la base d’échange (1 journée rendue pour une journée donnée), ça marche plutôt bien… Au final, je dois me rendre à l’évidence : à partir du moment où je décide de couvrir le maximum de domaines, il faut que j’accepte de les couvrir moins profondément. Chaque métier à ses petits trucs qui font toute la différence, ces choses que seules les années d’expérience, les leçons tirées des erreurs passées peuvent apporter. Quoiqu’il en soit, le réseau humain est selon moi un facteur critique de réussite pour un tel projet… Croiser tel ou tel artisan chez le marchand de matériaux m’a souvent donné un sacré coup de pouce, au bon moment !
  • Temps : bien que je sois conscient que le temps n’est qu’un artifice pour mesurer le mouvement (planétaire, en l’occurrence), je cours après, comme beaucoup de monde… Depuis le début du chantier, je me rends compte que je fais des choses plus ou moins efficacement, en plus ou moins de temps. En premier lieu, il y a des questions de pure gestion de projet : faire en sorte que les matériaux soient là à temps (et pas trop tôt car cela peut gêner à cause du stockage), de même que les outils (y compris ceux qu’on doit emprunter le cas échéant, du type tracteur ou échafaudage), ainsi qu’éventuellement la main d’œuvre. Pour faire ça vraiment bien, il faudrait avoir une bonne idée du temps que va prendre une tâche ; et pour ça, je dois dire que je navigue à vue : j’apprends tous les jours. Côté gestion de projet, il y a aussi l’enchaînement des tâches sur différents corps de métier : tant que l’échafaudage est monté en pignon, autant en profiter pour faire le bardage ET les rives de toit (par exemple). C’est du bon sens mais ça change beaucoup de choses. L’organisation du chantier a aussi un grand impact : prévoir une aire de stockage des matériaux à l’abri, qui ne gêne pas (ni la pelleteuse, ni les livraisons, ni, ni, ni). Je n’avais pas prévu cela, et je me suis retrouvé à déplacer des matériaux plusieurs fois. L’enchaînement des saisons aussi est important : quand il fait beau, se concentrer exclusivement sur les tâches extérieures… J’ai regretté de ne pas avoir fait les enduits des soubassements l’an dernier avant les gelées, par exemple. Autre chapitre : le perfectionnisme… D’après le principe de Pareto, on peut obtenir 80% des résultats avec 20% des efforts, et par contre pour obtenir les 20% de résultats restants, il faudra déployer 80% d’efforts (c’est un exposé grossier du célèbre principe). Je pense que je suis la plupart du temps dans la tranche des 20% de résultats restants, déployant ainsi une grande énergie et beaucoup de temps pour faire les choses « bien ». Est-ce vraiment indispensable ? Je crois que c’est parfois important, parfois non ; c’est rarement critique. Ce qui est sûr, c’est qu’à ce sujet, j’apprends beaucoup des venues de personnes extérieures. De manière beaucoup plus générale, je lutte aussi avec les moments de repos (cf. histoire du bûcheron à la fin de l’article), ainsi qu’avec les objectifs : la question classique est : « quand allez-vous emménager ? ». Ben j’en sais rien. Enfin, il y a des questions radicales au sujet du temps : vais-je prendre une (ou deux) années sabbatiques pour ce projet ? Ou bien continuer de travailler en parallèle ? Quelle priorité vais-je mettre sur le projet par rapport aux autres pans de ma vie (cf. la célèbre histoire des cailloux) ?
  • Main d’œuvre : il y a de nombreuses options : les amis de passage, ceux qui viennent participer à une tranche de projet, la famille (des retraités très actifs notamment ;-)). Il y a aussi les échanges de temps, que ce soit de manière informelle ou au sein d’un SEL (Système d’Échange Local). Certains ont organisé de vrais chantiers participatifs ; je dois dire que je n’ai pas vraiment exploré cette piste, pour des raisons qui ne sont pas encore très claires. Pour toutes ces solutions, la question de l’assurance se pose : que se passe-t’il s’il y a un accident sur le chantier ? Il y a des solutions (assurance Castors par exemple), mais encore une fois, je n’ai pas exploré le sujet à fond. Deuxième option, que j’ai utilisée à plusieurs reprises : le chèque emploi service universel. Cela permet de rémunérer quelqu’un pour quelques heures, de manière hyper simple (tout se fait par le web), et pas chère (il y a un crédit d’impôts correspondant en gros aux charges employeur ; des simulations sont disponibles sur le site du CESU). Il y a quelques précautions à prendre : au delà d’une certaine durée de travail mensuelle, il faut un contrat de travail par exemple, ou bien faire attention à ne pas dépasser le plafond de crédit d’impôts ; mais pour des coups de mains ponctuels, ça marche vraiment bien. Le bon côté, c’est qu’on peut vraiment apprendre beaucoup en plus du coup de main (selon la personne embauchée) ; l’inconvénient est que l’on n’a pas de garantie sur le travail effectué, contrairement à une sous-traitance à une entreprise. Dernière option donc (en tous cas pour cet article) : la sous-traitance pure. Faire faire des devis pour une tâche particulière, sélectionner l’artisan et suivre les travaux. Pour l’instant, nous ne l’avons fait qu’à 2 reprises : pour la charpente et pour les menuiseries. Une vraie question au sujet de la sous-traitance est : que faire sous-traiter ? J’ai retrouvé un petit tableau édité par l’association des Castors Rhône-Alpes :
Extrait d'un tract des Castors Rhône-Alpes

Part des matériaux et de la main d’œuvre, par poste. Extrait d’un tract des Castors Rhône-Alpes

      Évidemment, ce ne sont que des approximations, et pour une maison « traditionnelle ». Pour une maison bois, par exemple, les répartitions charpente/maçonnerie n’ont rien à voir. Mais cela donne des informations assez intéressantes, notamment pour la part de la main d’œuvre dans le coût, par poste. Je suis curieux de savoir ce que va donner la réalité de notre chantier en comparaison de ce tableau… Quoiqu’il en soit, on peut déjà voir qu’à la louche, la main d’œuvre représente un peu moins de 50% du coût de la construction. Les critères de choix pour la sous-traitance peuvent être divers : par exemple, nous avons choisi la charpente pour des raisons de technicité, de temps et de garantie. Mais il se peut aussi qu’on fasse sous-traiter de la grosse maçonnerie dans le futur, simplement parce que ça ne m’intéresse plus vraiment (j’ai déjà vu le film avec les fondation de la maison), et que c’est vraiment physique (pour préserver mon dos)… Chacun son chemin.
  • Argent. Pas infini (pas pour nous en tous cas ;-)), et nécessaire… Il en faut pour acheter les matériaux, par exemple. Voici donc ouvert le chapitre « achats ». J’ai découvert avec étonnement que les prix des matériaux, à qualité égale, pouvaient varier énormément. L’exemple le plus flagrant a été l’achat du gros câble pour relier notre maison au compteur ERDF (cf. article) : le premier devis chiffrait le câble à près de 5000 Euros ; après une recherche sur Internet, le prix est tombé à 2300 Euros ; finalement, nous l’avons eu à 2033 Euros TTC livré… Soit un gain de plus de 50% ! En fait, on peut gagner énormément en passant un peu de temps sur les achats. Je parle évidemment à qualité équivalente : je suis (devenu ?) un partisan de la qualité que ce soit pour les matériaux ou l’outillage (cf. l’épisode de la meuleuse d’angle Bosch…). Je crois que les clés du bon achat passent par l’anticipation (un achat urgent est coûteux), le groupement à chaque fois que cela a un sens (soit avec d’autres personnes, soit en groupant tous les achats du même matériaux en 1 commande, par exemple les liteaux / le bardage / le ciment / le sable / etc.), la comparaison (faire faire plusieurs devis), et la négociation (je n’hésite plus à négocier dès que les volumes sont significatifs). Très souvent, j’obtiens autour de 20% de remise ; au final, ça fait une grosse différence, même si ces achats « optimisés » se font en parallèle d’achats « urgents » (il y en a toujours). Mais très clairement, à budget limité, c’est rentable de passer du temps sur les achats, en utilisant les 4 axes listés ci-dessus. Enfin, il y a aussi des questions très radicales concernant ce sujet : est-ce qu’il vaut mieux prendre une année sabbatique et faire le maximum soi-même ou bien continuer de travailler et faire sous-traiter plus ? Tout cela rentre dans un tableur (même si la question fondamentale est beaucoup plus profonde) : l’exercice est hyper intéressant, voire déroutant… Moi qui ai dans le passé sous-traité une bonne partie de ma vie (jusqu’à l’alimentation !), je crois que je pourrais écrire un bouquin à ce sujet… Autre question : dois-je attendre d’avoir l’argent pour faire ou vaut-il mieux que j’emprunte pour faire immédiatement ? Tout cela se discute, se mesure, mûrit… Ces questions dépassent évidemment largement le périmètre du projet de construction…

Oulala, encore une fois, je me rends compte que la plume (le clavier en l’occurrence) a beaucoup travaillé, et qu’il est temps de conclure… Vous l’avez bien compris, je n’ai pas de réponse à la question posée : « faire ou faire faire »… je crois que c’est avant tout une question d’équilibre entre les 4 leviers, selon les aspirations et contraintes de chacun… Il y a d’ailleurs peut-être d’autres leviers à ajouter dans l’équation ?

Bonus : Le bûcheron obstiné (extrait de « Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie » de Jorge Buclay) :

 » Il était une fois un bûcheron qui se présenta pour travailler sur un chantier de bois d’œuvre. Le salaire était bon et les conditions de travail encore meilleures, aussi le bûcheron voulut-il se montrer à la hauteur.
Le premier jour, il se présenta au contremaître, qui lui donna une hache et lui assigna un secteur.
Plein d’enthousiasme, l’homme partit couper des arbres dans la forêt.
En une seule journée, il en abattit dix-huit.
« Je te félicite, lui dit le contremaître. Continue comme ça. »
Encouragé par ces paroles, le bûcheron décida d’améliorer son rendement le lendemain. Aussi se mit-il très tôt au lit.
Au matin, il se leva avant tout le monde et partit en forêt. Malgré son acharnement, il lui fut impossible de réussir à couper plus de quinze arbres.
 » Je dois être fatigué », pensa-t-il. Et il choisit de se coucher en même temps que le soleil.
Il se leva à l’aube, résolu à battre son record de dix-huit arbres. Cependant ce jour-là, il ne parvint même pas à la moitié.
Le lendemain, il n’en abattit que sept, puis cinq, et enfin, le dernier jour, il passa tout l’après-midi à essayer de couper son dernier arbre.
Inquiet de ce qu’allait dire le contremaître, le bûcheron alla le trouver et lui raconta ce qui lui arrivait, lui jurant sur tout ce qu’il avait de plus cher, qu’il s’escrimait jusqu’à se sentir au bord de l’évanouissement.
 » Quand as-tu aiguisé ta hache pour la dernière fois? lui demanda le contremaître.
– Aiguiser ? Je n’ai pas eu le temps ! J’ai été bien trop occupé à couper des arbres. »

Bucheron« 

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DSC_9719.resizedAlors là, énorme chapitre… Depuis le début du projet, ce sujet me trotte dans la tête : quelles menuiseries choisir ? Bois, PVC, alu, bois-alu ? Quel vitrage ? Double ? Triple ? Récemment, il y a eu un dossier dans le magazine « La Maison écologique » (numéros 74 et 75) à ce sujet : encore beaucoup d’info, mais rien d’évident pour moi. C’est à la fois technique, plutôt important au niveau de l’isolation, fondamental pour la vie quotidienne dans la maison, et en même temps un énorme budget… Au final je crois que c’est comme le vin ou la photo : c’est un sujet sans fin.

Tout a commencé avec le dessin des plans de la maison ; je prenais soin de suivre des principes bioclimatiques de base (cf. article). Un minimum d’ouvertures au Nord (et de petite taille), de grandes ouvertures au Sud, éviter les ouvertures à l’Ouest. Avec des ouvertures représentant 17% de la surface habitable, dont 56% orientées au sud, nous rentrons pile poil dans les clous du bioclimatisme tels que décrits par J.P. Oliva et S. Courgey (cf. bibliographie). Quand je dis ça, je n’ai pas encore parlé des menuiseries en elles-mêmes…

Par où commencer ? Le budget peut être un point de départ, car il permet d’orienter fortement la direction : menuiseries « de base » aux cotes standard achetées en grande surface (Brico Dépôt, Lapeyre ou autre – il y a déjà bien des différences entre toutes celles ci, évidemment), ou bien menuiseries « de qualité », éventuellement sur mesure. Rien que ce choix n’est pas évident, sauf si on se situe dans les extrêmes : avec budget illimité, c’est simple. Avec budget hyper serré, c’est aussi simple. Entre les deux, beaucoup de questions, d’autant plus que la différence de tarif n’est pas du tout évidente : j’ai fait faire un devis chez Lapeyre, et ils sont sortis plus chers que l’artisan du coin et que certaines menuiseries industrielles de qualité… A ne plus rien comprendre. Pour nous, l’idée est d’avoir des menuiseries pour la vie, sans pour autant pénaliser d’autres budgets dans la maison.

Deuxième aspect : la matière… En construisant une maison en bois, je suis plus naturellement attiré par des menuiseries bois. Rien que ce choix n’est pas forcément évident : selon l’essence, les performances thermiques seront plus ou moins bonnes… Et la durabilité aussi ! Le chêne est très dense, et donc moins isolant (on connaît les lambda par essence de bois) que de l’épicéa par exemple ; par contre, il durera beaucoup plus longtemps. Il faudra faire un compromis entre performances et durabilité. Le bois demandera aussi beaucoup d’entretien, à priori. Poncer et peindre les menuiseries, ça ne parait pas grand chose, mais uniquement aux personnes qui ne l’ont jamais fait ;-). Le PVC ? Même si les performances thermiques sont plutôt bonnes, cette option a été éliminée : tous mes a-priori resurgissent, surtout après avoir vu « Plastic Planet » (cf. biblio)… L’alu ? Rhaaaa… Pas bon thermiquement, hyper coûteux à produire en énergie ; pas vraiment respectueux de notre planète. Combiné bois-alu ? A priori la meilleure option technique : aussi bon que le bois thermiquement, pas trop d’alu, et pas d’entretien. Par contre, côté budget, ça picote un peu : +40% par rapport à des menuiseries chêne de qualité, devis en mains pour nos menuiseries.

Troisième chapitre, le vitrage : double ? Triple ? Argon ? Pas si simple, en fait. Il faut tenir compte du facteur solaire, c’est à dire que la quantité de chaleur (soleil) qui va entrer (à travers le vitrage) l’hiver pour réchauffer la maison. A priori, pas de triple vitrage au sud, sinon on perd plus d’énergie (celle du soleil qui ne passe pas) qu’on en gagne (avec l’isolation)… Je vous parle de ça avec des données qui datent de 18 mois ; il se peut très certainement que les triple vitrages aient fait des progrès sur cet aspect depuis. Triple vitrage au nord ? Après un rapide calcul, étant donnée la surface des menuiseries et de vitrage au nord, il n’y a quasiment aucun gain thermique, pour un surcoût significatif. Concrètement, sur des petites ouvertures, la surface vitrée est petite proportionnellement à la surface du support (ouvrant & dormant en bois ou autre) : le gain thermique est donc limité, car le support est très souvent beaucoup moins performant que le vitrage. De plus, même si on peut gagner 22% de performances sur une petite ouverture, étant donné le rapport des surfaces, ce gain ne sera pas significatif sur la totalité des ouvertures (de l’ordre que quelques %), et quasi négligeable sur la totalité de la maison (une fraction de %). Si j’ai 500€ de plus à mettre dans la performance thermique, est ce que je mes mets sur du triple vitrage au nord, pour gagner 0,3% de performance thermique globale, ou est-ce que je les mets dans un bypass (cf. article) de puits Canadien, ou dans 10cm d’isolant supplémentaires dans le plancher ? En fait, il n’y a pas photo dès qu’on regarde l’impact global sur la performance énergétique, sur le papier.

Quatrième aspect : l’aspect social et local. Elles viennent d’où, les menuiseries ? Comment sont-elles produites ? Avec du bois exotique provenant de la déforestation d’Amérique du Sud, scié dans un pays d’Europe de l’Est et usiné dans un autre pays de l’Europe de l’Est ? Avec de l’épicéa d’Europe du Nord, scié sur place puis usiné en Europe de l’Est ? (note : j’aime l’Europe de l’Est, pour l’avoir beaucoup parcourue pendant ma vie professionnelle précédente ;-)). Honnêtement, Il y a 3 ans, je ne me serais jamais posé cette question… Et là, cet aspect devient central…

Voilà en gros pour le parcours… Après beaucoup, beaucoup de noeuds au cerveau et de gros tableaux excel avec calculs thermiques (Uw, Ug etc) en parallèle de calculs financiers, nous sommes partis sur des menuiseries bois, en chêne. Il y avait 2 finalistes : un industriel de l’Est de la France, qui fait vraiment du bon boulot, pour avoir vu le résultat à plusieurs endroits ici, et un menuisier local, dont j’avais aussi pu voir le travail fini à plusieurs endroits. Côté tarifs, c’était comparable après que l’industriel se soit aligné. Côté confiance, il y avait aussi égalité : un super bon relationnel et une confiance totale dans les 2 cas : des personnes qui connaissent très bien leur boulot, réactifs, à l’écoute, en 1 mot : « super ». Côté technique, il y avait un léger avantage pour l’industriel : ils savent sortir le Uw de chaque fenêtre par exemple. Il y a une croyance qui dit que les fenêtres industrielles sont de meilleure qualité que les fenêtres artisanales, car c’est fait sur des machines numériques, avec de procédures et un contrôle qualité carrés. Je ne partage pas complètement ce point de vue : il y a des interventions humaines à tous les niveaux, et la qualité globale est directement proportionnelle à l’implication des humains concernés : si c’est un boulot déshumanisé, à la chaîne, dont la personne n’a que faire à part recevoir le chèque en fin de mois, le résultat sera moins bon qu’un artisan amoureux de son travail, qui y met tout son coeur. Reste à trouver l’artisan amoureux de son travail ;-). Pour résumer, je crois que le facteur humain est au coeur de tout, pas les machines ou processus de fabrication, même si ces dernières ont leur importance, évidemment.

Le tout était rendu un peu plus compliqué car l’artisan ne voulait pas fabriquer une si grande baie vitrée en bois… L’industriel faisait tout, et en face il fallait faire appel à 2 artisans, en faisant un compromis sur la baie vitrée : baie vitrée alu, malgré l’impact en énergie grise et les performances thermiques, faite par une entreprise locale (20 km).

Oulala il va falloir que j’abrège, je me rends compte que je suis en train d’écrire un bouquin pour ces menuiseries… Le déclic pour le choix s’est fait un matin, en me levant : « je ne peux pas me plaindre qu’il n’y ait plus d’emploi dans la région, et en même temps ne pas donner de travail aux artisans locaux… ça n’a aucun sens. » A qualité comparable, à prix égal, il n’y a pas photo : je privilégie le local. Je dis « je », mais je devrais dire « nous », car ce fut une décision collégiale et unanime ;-).

Côté entretien, nous misons tout sur la peinture à l’ocre (cf. article), avec un ocre rouge ! Si tout va bien, l’entretien devrait être hyper limité… Un pari sur le 100% naturel et sur le traditionnel en même temps…

Finalement ce fut une affaire de compromis… Je suis un peu tendu pour cette histoire de baie vitrée (est-ce que nous allons regretter le choix alu, à cause des performances thermiques ?), mais d’un autre côté il y a beaucoup moins de chances d’avoir des problèmes mécaniques liées au travail du bois sur de telles dimensions… Nous verrons bien !

Par contre, un grand plaisir pour moi est d’aller rendre visite au menuisier… Et de voir l’avancée des portes et fenêtres ! J’adore le bois, le travail du bois, et ces gars là sont des artistes… Un pur plaisir !

La matière de base : du bois d'arbre ;-). Notre menuisier achète les arbres sur pied et scie les grumes dans leur atelier.

La matière de base : du bois d’arbre ;-). Notre menuisier achète les arbres sur pied et scie les grumes dans leur atelier.

J’aime aussi les machines : des Guillet, entreprise Auxerroise où mon grand père a travaillé… Si ça se trouve, les machines qu’ils utilisent ont eu la « patte » de mon grand-père !

Nos menuiseries "en kit" : les pièces de bois viennent d'être débitées.

Nos menuiseries « en kit » : les pièces de bois viennent d’être débitées.

Scie à ruban "Guillet"

Scie à ruban « Guillet »

Les montants sont maintenant usinés.

Les montants sont maintenant usinés.

L’atelier lui-même est super beau… Je crois que je pourrais vraiment travailler ici !

Les fenêtres prennent forme !

Les fenêtres prennent forme !

Petit à petit, le puzzle s’assemble… C’est magique… Et je trouve ça vraiment beau ! Le bois, quelle matière quand même… Surtout le chêne ! Je ne vous parle même pas de l’odeur…

Un début de porte...

Un début de porte…

Quel plaisir de rendre visite au menuisier, de discuter avec lui… Je crois que ça n’a pas de prix, ce lien, ce partage, cette porte ouverte sur sa passion.

Et voici les vitrages !

Et voici les vitrages !

Et en plus j’apprends plein de choses… c’est assez extraordinaire de découvrir le langage et la technicité de chaque corps de métier… pare-close, feuillure, dormant, mortaise, etc. C’est soit de l’hébreu inaccessible, soit une douce mélodie pour les initiés…

Dire que j’aurais pu passer à côté de tout ça… Boudiou (comme on dit par chez nous), le bonheur, ça ne tient quand même pas à grand chose !

Bon, il faut quand même que j’aille bosser un peu, car quand les gars vont se pointer pour les poser (ce qui ne saurait tarder), il faudra que tout soit prêt pour accueillir ces oeuvres d’art… A bientôt pour le prochain chapitre…

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DSC_9708.resizedLever de rideau sur la façade Est… Ça fait du bien de ne plus voir ces bâches cacher cette surface de mur ! En fait, ce pignon devient le premier mur extérieur de la maison terminé… Certes, il faut encore passer la deuxième couche de peinture, mais le plus gros est fait. L’échafaudage déguise encore ce pignon, mais il doit rester là tant que la deuxième couche de peinture n’est pas passée et que le zinc de rive n’est pas posé… Nous avons donc pu commencer le bardage de la façade nord il y a quelques semaines (il y a un bon décalage maintenant entre le blog et la réalité du chantier ;-)). Avec Bernard, la machine est rodée : ça avance vite et bien !

Façade sud lattée et contre-lattée... On aperçoit le seuil de porte coulé.

Façade nord lattée et contre-lattée… On aperçoit le seuil de porte coulé.

Rien à signaler de spécial pour cette façade : nous avons d’abord posé les coins de bardage autour des ouvertures (2h/ouverture à une personne en gros), puis latté et contre-latté. Ah, si : pour cette façade, j’ai pensé à poser un liteau sous les fenêtres afin de pouvoir poser les crochets de volets… J’avais simplement oublié de le faire pour les 2 pignons, et un jour, en pensant aux volets, je me suis dit qu’il manquait quelque chose… J’improviserai le moment venu.

Viennent ensuite les premières planches de bardage : nous avons calé tout le bardage sur la porte d’entrée afin que les planches soient symétriques de chaque côté de la porte d’entrée. Pour les autres ouvertures, ça tombera comme ça tombera, j’ai renoncé à faire des plans du bardage pour les autres façades : nous nous adaptons au fur et à mesure. Avant de commencer à barder, il a fallu couler le seuil de porte de la porte d’entrée. Nous avions fait un prototype du côté de l’appenti à bois, donc ça a été plus rapide : nous avons repris les pièces du coffrage (les 2 portes sont aux mêmes dimensions), et nous avons coulé le seuil de porte avec du ciment blanc assez gras, mélangé à de la fibre afin de l’armer. En coulant, nous avons mis quelques vis ici et là (quelquefois avec des morceaux de grillage entre 2 vis) afin que le seuil soit bien ancré à la maison et qu’il ne bascule pas sous le poids… Il se peut bien qu’à un moment donné on passe des choses lourdes par ici : autant que ça tienne. Je réalise en écrivant que je n’ai pas pris de photos pour cette partie… Le photographe aussi est un peu à la rue… Il faudra que j’en parle au patron, il commence à y avoir du laisser-aller dans cette équipe ;-).

Zoom sur la première partie du bardage nord : il est "calé" sur la porte d'entrée.

Zoom sur la première partie du bardage nord : il est « calé » sur la porte d’entrée.

Vue d'ensemble sur la première partie du bardage nord.

Vue d’ensemble sur la première partie du bardage nord.

Une fois le bardage de la façade nord commencé, nous avons pu poser le coin nord-Est du bardage, et raccorder ainsi les bardages Est et Nord… Il fallait que je sache comment la dernière planche du bardage nord allait arriver sur le coin avant de le poser : si c’était une planche inférieure, il fallait faire une feuillure ; si c’était une planche supérieure, on pouvait poser le coin tel quel.

Profil du coin de bardage. Les feuillures n'existent pas forcément, en fonction de la planche de bardage qui recouvre le coin.

Profil du coin de bardage. Les feuillures n’existent pas forcément, en fonction de la planche de bardage qui recouvre le coin.

Les 4 coins de la maison ont été taillés à partir de madriers 8×23 ; il a fallu les couper en deux, puis les raboter pour atteindre les cotes voulues. Un grand merci au charpentier pour le prêt du matériel ! Un petit coup de défonceuse pour faire un coin arrondi et le tour est joué. La partie la plus délicate (mais la plus sympa) a été de découper le bas du coin de bardage en biseau pour faire une goutte d’eau (en fait, pour éviter que l’eau qui s’écoule le long de la pièce de bois ne remonte par capillarité sous la pièce). En fait, c’est un double biseau, puisque nous sommes en coin… Rigolo comme prise de tête 3D.

"Double biseau" sur le coin de bardage

« Double biseau » sur le coin de bardage

Coin de bardage posé

Coin de bardage posé

J’en profite pour faire un zoom sur le décalage du bardage : j’en avais parlé dans un article précédent, mais après plusieurs tentatives j’avais renoncé à faire un schéma : voici donc quelques photos qui en disent plus long qu’un schéma absent 😉 :

Décalage des lattes : la partie supérieure est plus épaisse de 18mm (l'épaisseur du bardage)

Décalage des lattes : la partie supérieure est plus épaisse de 18mm (l’épaisseur du bardage)

Zoom sur le décalage du bardage

Zoom sur le décalage du bardage

La pose du coin de bardage nous a permis de fermer la partie nord du pignon Est… Ça prend forme ! Il ne reste que la jonction avec la façade sud à fermer… Nous avons donc décidé d’enchaîner sur le remplissage du mur de la façade sud !

Remplissage de la façade sud avec les panneaux de fibre de bois

Remplissage de la façade sud avec les panneaux de fibre de bois

Là encore, rien de nouveau : découpe des panneaux de fibre de bois (et pas des doigts… je ne supporte plus le bruit de cette machine), puis découpe et pose des panneaux de pare-pluie. En une journée et demi, à deux, on pose la totalité de la fibre de bois et 2/3 des panneaux pare-pluie…

Les panneaux pare-pluie sur la façade sud.

Les panneaux pare-pluie sur la façade sud.

Le remplissage du mur de la façade sud nous permet de couler l’appui de la baie vitrée… En début de semaine le fabricant a appelé : il est prêt à poser… Nous, pas vraiment ;-).

Nous nous rapprochons petit à petit du « hors d’eau hors d’air »… Dans quelques semaines, nous seront prêts à accueillir les portes, fenêtres et baie vitrée… Là, ça sera un gros changement. Mais d’ici là, il reste quelques planches de bardage à poser ! 😉

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Clin d’oeil

Somethingwentterriblywrong2C’est la rentrée… J’ai une pensée pour toutes celles et ceux qui reprennent le boulot ! Sans aucune ironie, car pour reprendre, il faut avoir arrêté, et je ne peux pas dire qu’il y ait eu de réelles vacances cet été ;-). Par contre, j’ai une pensée toute particulière pour mes ex-collègues : je vous offre cette image, que vous connaissez certainement déjà, avec douceur et bienveillance… Bon courage pour la reprise !

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