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Archive for novembre 2013

Façade Nord terminée !

DSC_2725.resizedCe chantier était resté en plan pendant 2 mois (cf. article)…Nous avons repris la pose du bardage, avec Bernard, dans des conditions climatiques beaucoup moins favorables qu’en Septembre… Mais sous les bâches, ça passe ! Le vrai défi pour les façades a été de gérer la partie haute du bardage, qui est coincée sous la panne qui soutient le débord de toit. Pas facile d’accès ! Et pourtant, il a fallu faire l’étanchéité du pare-pluie, poser des grillages anti-rongeurs entre les chevrons, visser les liteaux et clouer le bardage.

Étant données les conditions météo, je n’ai pas vraiment pris soin de prendre des photos… J’aurai peut-être l’occasion d’en prendre pour la façade Sud, qui posera les mêmes défis. Toute la partie haute du bardage a été longue et laborieuse ; mon ostéo va encore faire fortune avec toutes ces positions tordues, à forcer alors que le corps est vrillé et accroupi ;-)… Le reste n’a été qu’une formalité : l’équipe de choc tourne à plein régime ! Nous n’avons presque plus besoin de nous parler… Un plaisir ! Nous avons aussi posé le coin Nord-Ouest du bardage, afin de pouvoir commencer à faire le retour du bardage sous l’appenti.

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La façade Nord, presque terminée…

La façade Nord est donc terminée ! Il ne reste que les appuis de fenêtre à poser, et cette partie de la maison sera prête à accueillir les menuiseries… C’est d’ailleurs tout le défi de cette période : fermer la maison  avant le vrai mauvais temps, afin de pouvoir travailler à l’intérieur à l’abri. Il ne reste « que » la façade Sud à terminer, et nous serons prêts pour les menuiseries !

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Intermède

DSC_0157.resizedRhaaa, je ne peux pas résister à la tentation de ce petit intermède. Promis, je ne me shoote pas au lait pour nourrissons, ni à quelque autre substance bizarre que ce soit, licite ou non. Comme certains le savent, je suis de culture (de diplômes, de métiers, etc.) scientifique, voire même carrément Cartésien, bien que Descartes ait sauvagement chuté dans mon top 50, notamment après la lecture de Satish Kumar (cf. biblio).

Beaucoup ont déjà lu des écrits bouddhistes, du type « nous sommes faits de vide et de non-vide » ; le genre de truc qui tourne dans la tête 10 minutes, et qui passe à la trappe avec un jugement du genre « je ne sais pas ce qu’ils prennent à la place de l’alcool, mais franchement ça fait des dégâts. ». Je fais partie de ces lecteurs. Eh bien un matin je me lève, après la lecture de Trinh Xuan Thuan (cf. toujours la même biblio), et je réalise la chose suivante, que j’avais pourtant apprise en physique au collège (je crois) : toute matière est faite d’atomes, et chaque atome est constitué d’un noyau et d’électrons. Jusque là, ça ne picote même pas. Quand on regarde de près un atome, on se rend compte qu’il mesure en gros 10-10 m (c’est à dire 1/10 000 000 000ème de mètre). Le noyau, quant à lui, qui concentre la plus grande partie de la masse d’un atome, ne mesure que 10-15 m ; c’est à dire qu’il est cent mille fois plus petit que l’atome. La taille de l’électron est du même ordre de grandeur, 10-15 m. Pour se faire une idée, si le noyau avait la taille d’une bille, alors l’atome aurait la taille d’une sphère qui tiendrait à peine dans un stade de foot. Et le reste est… du vide ! Si on enlevait le vide entre les atomes, la Terre ne mesurerait que cent mètres de diamètre… Bref, nous sommes faits quasi-exclusivement de vide… OK, je comprends mieux ce que disent ces pré-bitniks (je le dis affectueusement) en soutane rouge et jaune.

Nous sommes donc faits de vide… Vraiment ? En fait, l’atome (de même que les molécules, les cellules, etc.) ne « tient debout » que grâce à l’interaction électromagnétique, cette force qui permet de maintenir les électrons en orbite autour du noyau. Cette force se manifeste soit par la partie électrique (la foudre par exemple), soit par la partie magnétique ; elle s’exerce à l’infini même si son intensité diminue avec la distance. Sans cette interaction, rien n’existerait de ce que nous connaissons. Mais je laisse la place à Trinh Xuan Thuan : « La précision du réglage de certaines constantes fondamentales et de certaines conditions initiales est proprement époustouflante. Considérons par exemple celui qui existe entre la charge électrique du proton et celui de l’électron. Le premier a une charge positive, tandis que le second a une charge négative. Bien que le proton soit près de deux mille fois plus massif que l’électron, leurs charges sont égales à un extrême degré de précision. Si la charge électrique du proton et celle de l’électron différaient un tant soit peu, par exemple seulement d’un cent millième de millionième, les atomes qui composent la matière ne seraient plus neutres, les forces électromagnétiques les feraient se repousser les uns les autres, et les pierres, les tables et les personnes exploseraient. A l’échelle des galaxies ou des étoiles, cette contrainte d’égalité des charges devient encore plus importante, car ces objets contiennent encore plus d’atomes. Si les charges du proton et de l’électron différaient ne serait-ce que d’un milliardième de milliardième (10-18), tout dans l’univers exploserait : la Terre, le Soleil, les étoiles. Sans étoiles, il n’y aurait ni élément lourd, ni vie, ni conscience.« 

Alors là, soit ça vous « en touche une sans faire bouger l’autre »® (expression poétique offerte par Chirac), soit ça vous fait « Mururoa dans ta tête à toi » (expression dramatique prolongée par ce même Chirac en Juillet 1995). Non seulement nous sommes constitués (en volume) presque exclusivement de vide, mais que ce vide est rempli de forces électromagnétiques dont l’équilibre est absolument critique et la portée infinie. Un raccourci vulgaire (dans le sens « vulgarisation ») pourrait être de dire que nous sommes faits de cette force, de cette « énergie ».

S’ajoute à cela le passionnant paradoxe EPR (des initiales de Einstein, Podolsky, Rosen ; rien à voir avec le triste et coûteux EPR d’EDF) : pour simplifier, on considère une particule qui se désintègre instantanément en 2 photons ; nous observons que ces 2 photons partiront toujours dans la direction opposée l’un de l’autre. Or la mécanique quantique nous dit que les photons, avant d’être observés, sont des ondes, et donc ne sont pas localisées. Impossible alors de savoir quelle direction ils/elles vont prendre. Depuis 1935, les physiciens se cassent la tête sur ce phénomène ; après de nombreuses recherches et expériences, nous n’avons toujours pas d’explication formelle, mathématique, scientifique, rationnelle à ce phénomène ; finalement, 2 hypothèses survivent à toutes ces recherches : 1/ Soit une information peut voyager à une vitesse plus élevée que la lumière (le premier photon informe « en direct » le second de la direction qu’il prend), ce qui en gros range Einstein (et tout ce que nous savons de la physique) au rang des « has been » ; 2/ les 2 photons ne sont pas séparés et ne forment qu’un ; ils font partie d’un tout, même si nous les observons séparés. L’hypothèse retenue par la communauté scientifique est la seconde, et c’est appelé « la non-séparabilité de l’espace ». Franchement, c’est pas rigolo, ça ?

Enfin ajoutons à cela l’introduction de l’article précédent, où nous apprenons que tous les atomes d’hydrogène, dont nous sommes majoritairement constitués, ont été créés pendant les mêmes 3 minutes il y a 13,7 milliards d’années… En quelque sorte, tous les atomes d’hydrogène sont des jumeaux ; les atomes qui nous constituent majoritairement (et qui constituent aussi tout ce qui est vivant sur Terre) sont tous des jumeaux.

Eh bien ça change quoi, tout ça baratin ?

En réalisant tout cela, je me dis d’abord que les Chinois, 2500 ans avant les Bouddhistes, avaient déjà compris cela dans la pratique de leur médecine… Médecine énergétique pour des êtres (entre autres) énergétiques. Je me dis aussi que tout ce qui touche artificiellement un équilibre si fragile (rayonnements électromagnétiques divers, radioactivité, etc.) ne peut que nous impacter et impacter tout ce qui vit, très directement. Ensuite, je me dis que nous ne sommes pas cousins, les humains, comme notre généalogie commune nous le prouve (tous descendants de l’Homo abilis africain), mais que nous sommes atomiquement jumeaux, et jumeaux identiques, même (avec nos différences, évidemment, comme les jumeaux). Pire que ça : vu que nos atomes sont issus du même phénomène qui a duré 3 minutes sur 13,7 milliards d’années, il se pourrait bien que le principe de non-séparabilité de l’espace s’applique ; c’est à dire que nous ne formons qu’un ensemble, et… avec toute autre chose vivante. Tout est là, sous nos yeux. Ce n’est pas Bouddha, Krishna, Jésus ou autre maître spirituel qui le dit, mais la science. Raccourcis trop faciles ? Abus de privation de sommeil ? Pétage de plombs post-partum ? Bah, je vous laisse voter ; moi, ça me fait planer tout ça ;-).

Petit complément :

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DSC_2651.resizedDeux mois… Un trou noir, un saut quantique dans mon calendrier… Amnésie partielle, fatigue certaine, changement de vie radical. Ça bouge ! Alors, pour commencer, je constate en regardant le tableau de bord du blog que nous avons dépassé les cinquante mille visites… 50 000 visites ! C’est de la pure science-fiction, et même si ce chiffre ne veut pas dire grand chose, ça me touche. Ensuite, et c’est un effet de bord des courtes nuits qui laissent de la place à la lecture, j’ai découvert que les atomes d’hydrogène qui nous composent (nous sommes faits majoritairement d’eau, et donc d’hydrogène) et qui composent toute chose sur cette planète et ailleurs dans l’univers, eh bien ces atomes ont tous exactement le même âge, à 3 minutes près : 13,7 milliards d’années. Bah oui, nos cellules sont faites d’atomes d’hydrogène qui ont tous 13,7 milliards d’années, et c’est pareil pour les animaux, les arbres, les plantes, les minéraux. Nous avons tous cela en commun. Du coup j’ai mis à jour la section « Terreau de pensées » du site, avec des extraits d’un bouquin du célèbre astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Même si j’ai très envie d’écrire ce que cette découverte change pour moi, je suis bien conscient que je me disperse un peu ;-)…

Revenons donc aux travaux (bouh…) : deux mois découpés, hachés menu, qui heureusement sont restés un peu productifs grâce à des coups de main… Merci encore les maçons ! Le mur de soutènement a été rapidement monté en parpaings à bancher, ainsi que les soubassements de la grange. J’ai découvert qu’il y avait 2 écoles pour les parpaings à bancher : ceux qui montent tout à sec et coulent tout d’un coup, et ceux qui coulent au fur et à mesure, tous les 2 ou 3 rangs. Nous avons choisi la première école : les 1m80 de parpaings à bancher ont été montés d’un trait, à sec, en prenant bien soin de ferrailler au fur et à mesure (2 fers de 8 verticaux par parpaing, plus 1 fer horizontal tous les 2 rangs, avec les équerres qui vont bien à chaque poteau). Et nous avons tout coulé d’un coup, ou presque. En gros, le volume de béton contenu dans un parpaing à bancher est de 0,2*0,5*0,13 (13 cm de largeur à l’intérieur)= 0,013m3 ; soit 1m3 de béton tous les 77 parpaings, à la louche. Seulement voilà : c’est plutôt fragile, ces bêtes là (les parpaings à bancher). Quand le béton liquide coule d’une hauteur de 2m dans le mur, ça pousse. Ça pousse sauvagement, même. Il suffit qu’un parpaing ait pris un choc un peu rude à la pose ou au transport pour qu’il explose quand le béton arrive. Et là, c’est la cata : le béton s’étend sur le sol ; il faut boucher le trou (créé par le parpaing à bancher cassé), consolider, et prendre une pelle pour ramasser les 0,5m3 de béton par terre (dans le meilleur des cas). Ça s’est produit 2 fois sur le mur de soutènement et 3 fois sur la cuve de récupération (j’y reviendrai, promis) ; ça détend bien les épaules et ça remplit bien les bottes ;-).

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Coffrage et coulage du mur de soutènement

Bref, si c’était à refaire, je crois que je choisirai la deuxième école, tranquillou, en prenant bien soin de couler tous les jours afin que la continuité du béton se fasse dans le mur. C’est en fait une question de temps et de main d’œuvre : peu de monde longtemps, ou beaucoup de monde sur un temps réduit ; on revient à l’équation magique

Nous nous sommes bien amusés aussi pour les coffrages dans tous les sens : ça ressemble beaucoup plus à ce que j’aime faire ! En gardant en tête que le béton pousse aussi fort sur les coffrages que sur les parpaings à bancher (le béton ne fait pas de discrimination ;-))… J’ai utilisé des voliges qu’il nous restait pour ces coffrages ; avec le recul, c’était vraiment limite : il s’en est fallu de peu pour que les coffrages explosent ; ce n’est donc pas pour rien que la planche à coffrage fait 27mm d’épaisseur et non pas 18mm comme la volige. Bref, c’était tendu, mais rigolo. Explosera ? Explosera pas ? Sachant que si ça explose, c’est plutôt la grosse galère, car il faut refaire un coffrage rapidement, avec les moyens du bord, et ramasser le béton par terre à la pelle. Le cauchemar. Nous avons échappé à ça. Parmi les coffrages, nous avons aussi créé une ceinture de chaînage au-dessus du mur, armée. Elle fait une douzaine de centimètres, et permet à la fois de créer un poteau horizontal qui solidarise tout le mur, mais aussi de rattraper les différences de niveau sur l’empilement des parpaings. Eh oui, l’inconvénient de couler le premier rang de parpaings dans les fondations, c’est que le niveau n’est pas nickel, vu qu’ils s’enfoncent plus ou moins selon le moment où on les a posés (le béton de la fondation étant plus ou moins pris).

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Le coulage du mur s’est fait en 2 étapes au final : la première avec un « cul de toupie » qui restait de la cuve de récupération, et le reste à la bétonnière. Vu qu’il fallait manier un gros volume de béton, et que comme dirait un collègue « on n’est pas là pour biner les blettes », j’ai emprunté une bétonnière adaptée (merci Pierrot !), derrière un tracteur… Finies les brouettes de béton !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Une fois le mur de soutènement et les soubassements coulés, nous avons enduit tout ça au ciment hydrofuge, en 2 passes, au compresseur (merci Fabrice !). L’idée est que l’eau du talus coule le long du mur, sans s’y infiltrer (pour éviter les dégâts dus au gel), pour aller se jeter tranquillement dans le drain qui cheminera à la base du mur et ira dans la mare via le réseau d’évacuation des eaux de drainage (cf. ici et ). Ce fut un peu galère à cause des inondations à répétition, mais au final ça s’est fait, en plusieurs fois, patiemment….

Le mur coulé, avant l'enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur coulé, avant l’enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur, après enduit (qui n'est en fait qu'un dégrossi de ce côté du mur)

Le mur, après enduit (qui n’est en fait qu’un dégrossi de ce côté du mur)

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps... Une telle quantité d'eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique...

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps… Une telle quantité d’eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique…

Ouf… Pendant l’hiver dernier, le talus s’était copieusement écroulé ; je redoutais la même chose cette année, sans jamais trop savoir de combien il pourrait s’écrouler. Eh bien ça y est : il n’ira plus bien loin. Il ne reste qu’à poser le drain et à combler un minimum, et nous serons prêts pour l’hiver, au moins de ce côté là ! Les fondations de la grange sont elles aussi prêtes. Même si la précision n’est plus au millimètre comme pour la maison (mais plutôt au cm, voire 2 ou 3 cm), ça ira bien. J’apprends encore à lâcher… Finalement, cela clôt les gros travaux de maçonnerie, à priori. Si jamais un jour on remonte quelque chose sur le terrain, je changerai de technique et de conception, c’est sûr. Trop, beaucoup trop de béton. J’en profite pour tirer mon chapeau aux maçons, de manière générale : j’en suis maintenant sûr : ce sont des mutants. Boulot hyper physique, par tout temps, et finalement assez technique : bravo ! Vous méritez bien votre retraite à 55 ans ;-).

Prochaine étape : terminer (enfin) le bardage, avant l’hiver !

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