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Archive for janvier 2014

DSCN0162.resizedTout a été si vite pour la pose des fenêtres… Je n’ai même pas pris le temps d’écrire à ce sujet. Pourtant, le sujet des fenêtres et de leur mode de pose a été pour moi le sujet le plus stressant lors de la phase de conception de la maison ; « bizarrement » j’oserais dire, avec un peu de recul. Quel type de pose de fenêtres choisir ? Comment aménager l’ossature secondaire pour accueillir les fenêtres ? Quelle solution choisir pour les appuis de fenêtre, afin que ce soit simple à faire, joli et surtout étanche ?

Il existe une multitude de types de pose de fenêtres : en applique, en feuillure, en tunnel, etc. En général, en restauration on n’a pas trop le choix : les contraintes de l’existant imposent souvent le type de pose. Mais dans le neuf, avec une maîtrise totale de la conception, la question est vite arrivée sur la table. D’un point de vue efficacité thermique, je voulais que la fenêtre soit positionnée dans l’épaisseur du mur, au milieu : cela permet de conserver la plus grande épaisseur d’isolant face au froid (dans notre cas, l’isolant est dans l’épaisseur du mur). Restait la question mécanique, pour la fixation et l’étanchéité. J’ai choisi la feuillure (cf. schéma ci-dessous) car je pensais à l’époque que cela allait donner la meilleure étanchéité et le meilleur maintien mécanique. Avec le recul, je ne suis pas sûr que cela change grand chose avec la pose en tunnel… Si c’était à refaire, je crois que je choisirais la pose en tunnel, c’est beaucoup plus simple pour l’ossature secondaire.

Types de pose de fenêtres - 1

L’ossature secondaire a donc été posée de manière à faire un décalage de 2cm entre l’ossature extérieure et l’ossature intérieure, au niveau des ouvertures, sauf pour la baie vitrée qui est posée en tunnel.

Décalage de l'ossature secondaire au niveau des ouvertures

Décalage de l’ossature secondaire au niveau des ouvertures

Ensuite, restait la question de l’appui de fenêtre… Nous ne voulions pas d’appuis en béton, un peu lourds esthétiquement pour une maison bois bardée… Nous aurions pu faire un appui mince en béton, mais vu qu’il aurait été posé sur une structure bois, ça aurait fissuré à un moment ou à un autre… Je reste convaincu que ciment et bois ne font pas bon ménage dès qu’il y a des questions d’étanchéité en jeu, même si cela n’est qu’intuitif. La solution est venue en regardant de près la maison en bois d’un ami. Les appuis étaient en tôle inox, avec des cornières sur les côtés pour faire l’étanchéité. En deux coups de cuiller à pot, les tôles étaient pliées (merci Olive !) ; la pose fut un peu plus fastidieuse, car il fallait intégrer les équerres dans les coins de bardage…

Ossature avant la pose des appuis de fenêtres ; on aperçoit l'épaisseur du bardage (en bas) ainsi que le coin de bardage (sur le côté)

Ossature avant la pose des appuis de fenêtres ; on aperçoit l’épaisseur du bardage (en bas) ainsi que le coin de bardage (sur le côté)

Pose de l'équerre sur laquelle va reposer l'appui de fenêtre

Pose de l’équerre sur laquelle va reposer l’appui de fenêtre

Pose de la tôle inox

Pose de la tôle inox

Pour la pose des fenêtres, le menuisier préférait s’appuyer sur des rejingots (le rejingot permet de surélever la fenêtre par rapport à l’appui) : nous avons donc récupéré un bout de chêne chez notre charpentier et avons usiné les rejingots avec Bernard (merci encore !). Les rejingots ont été vissés et collés à cheval sur les appuis de fenêtre, l’autre moitié étant directement en contact avec l’ossature.

Pose du rejingot

Pose du rejingot

La pose des menuiseries a été intéressante : je découvrais cette opération ! D’abord, les menuisiers positionnent le dormant (la partie fixe de la fenêtre) pour vérifier que les cotes sont bonnes et que le dormant peut être posé d’aplomb (parfaitement vertical). Ensuite, ils posent le « compribande » (sorte de ruban de mousse qui s’expanse quelques heures après la pose) étanche à l’eau et à l’air autour du dormant. Ensuite, ils positionnent le dormant de manière définitive avec des cales, en réglant l’aplomb. Ils montent le ou les ouvrants, pour vérifier que le couple ouvrant(s)-dormant fonctionne bien mécaniquement, et les déposent. Les dormants sont vissés sur l’ossature avec des vis spéciales (vis de montage à distance) qui permettent de fixer sans serrer, afin de ne pas déformer les dormants. Reste à mettre le silicone à l’intérieur et l’extérieur, à enlever les cales de jeu entre dormants et ouvrants, et c’est fini !

Zoom sur la pose (coupe horizontale)

Zoom sur la pose (coupe horizontale)

Fini, ou presque : il nous restait (et nous reste encore un peu à l’heure où j’écris) à poser les dernières lames de bardage pour habiller les tableaux des fenêtres, après avoir découpé et collé l’écran sous-toiture (perspirant) sur les dormants. Ce film fera office de pare-pluie entre l’ossature et la lame de bardage afin d’éviter que de la moisissure ne se développe sur l’ossature : étant donné qu’il n’y a pas de lame d’air pour aérer le bardage à cet endroit, il fallait éviter que le bardage se trouve bois contre bois, ce qui aurait été favorable au développement de moisissures ; à priori, l’humidité devrait migrer vers le bardage, grâce à ce film perspirant. La découpe des planches de bardage a été un peu délicate (pour respecter le profil de la fenêtre et les cotes du tableau pas parfaitement rectangulaire), mais c’est maintenant chose faite pour la plupart des ouvertures.

Découpe et collage de l'écran sous-toiture

Découpe et collage de l’écran sous-toiture

Avec la pose de la lame de bardage, le tableau de fenêtre est terminé ! Il en reste qu'à enlever le film protecteur de la tôle inox...

Avec la pose de la lame de bardage, le tableau de fenêtre est terminé ! Il ne reste qu’à enlever le film protecteur de la tôle inox…

Nous profitons maintenant du mauvais temps pour continuer le plancher du rez-de-chaussée… Dès qu’il y aura un rayon de soleil, nous terminerons les tableaux des fenêtres !

Quelle étape, la pose des menuiseries ! Je suis bien content d’avoir passé du temps sur la conception, notamment pour les appuis de fenêtres et toutes les jonctions (bardage-rejingot-menuiseries). Le style est toujours un peu roots, mais techniquement ça a marché, et ça devrait tenir dans le temps. Ma seule interrogation dans ce domaine concerne la durée de vie du bardage sur les tableaux : sans lame d’air, combien de temps va tenir le bois ? Si je devais le refaire, je crois qu’en plus de la pose en tunnel (j’ai encore un doute), je tartinerais toute la surface de l’appui de fenêtre de colle afin qu’il n’y ait plus un cm² de vide entre l’ossature et l’appui. Dernier point en suspens : la peinture des menuiseries : nous avions donné de la peinture à l’ocre (rouge) aux menuisiers qui ont passé une pré-couche avant le montage des menuiseries ; mais en faisant des essais de seconde couche juste après la pose, il se trouve que la peinture ne tient pas : elle glisse comme de l’eau sur de l’huile. Bizarre, je n’avais pas eu ça lors des tests (sur du sapin brut, il est vrai, alors qu’ici c’est du chêne)… Il se peut aussi que ça soit lié au fait que les bois ont été rabotés, ou bien qu’il y ait eu de la poussière entre temps (je n’ai pas pris soin de nettoyer avant de faire l’essai), ou bien même des résidus de savon, car les menuisiers emploient une potion magique pour éviter que le silicone ne bave sur le bois lors du lissage : de l’eau savonneuse… Nous allons laisser tout cela se patiner pendant l’hiver, et nous referons des tests au printemps !

Ça y est, toutes les étapes des ouvertures sont maintenant démystifiées pour moi… J’aurais pu m’enlever un peu de stress en allant voir un ou deux chantiers de pose, mais je n’ai pas pris ce temps… Encore une leçon. Prochaine étape : terminer le plancher du rez-de-chaussée !

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InterdictionPN1.resizedCher Père Noël,

Je reprends la plume pour t’écrire, après toutes ces années. Étant enfant, je t’écrivais comme beaucoup d’autres pour te dresser une liste de cadeaux, et j’attendais patiemment le jour de Noël pour aller découvrir tes cadeaux sous le sapin. Avais-tu bien reçu mon courrier ? Avais-tu pu le déchiffrer ? Avais-tu pu trouver tous les jouets dans ton pays si lointain et si froid ? Avais-tu pu passer par la cheminée alors qu’il y avait du feu ? Beaucoup d’excitation, mais aussi beaucoup de questions pour un enfant.

Tu as donc reçu quelques courriers de ma part, il y a bien longtemps. En voici un nouveau, ici et maintenant : ceci est une lettre de licenciement. Père Noël, je vous annonce (je passe au vouvoiement, indispensable pour marquer notre nouvelle distance) par la présente que vous êtes licencié, et ce, pour fautes multiples.

Premièrement, vous avez complètement bidonné votre CV. Vous dites avoir des siècles et des siècles d’expérience, mais en vérité, vous n’êtes arrivé en France qu’après-guerre, avec le plan Marshall et Coca-Cola (voir ici et par exemple). Vous avez ainsi piqué le poste du petit Saint Nicolas, qui avait une vraie ancienneté dans ce job : son activité est maintenant réduite à quelques régions du nord-est de la France ; c’est moche de piquer le job aux Anciens avec un CV bidonné. Heureusement, vous avez été démasqué par les derniers témoins qui vous ont vu arriver en France, même si depuis leurs repoussantes maisons de retraite ils continuent à vous donner un peu de travail, presque autant par pitié pour vous que pour garder un lien avec leurs petits-enfants. Vous dites être capables de passer par la cheminée, voler en traîneau et distribuer des jouets à tous les enfants du monde (et j’en passe), mais tout cela n’est que mensonges. La seule chose qui est vraie dans votre CV est que vous faites bosser des petits lutins pour vous : ces enfants de pays asiatiques qui bossent pour rien dans des conditions misérables pour fabriquer vos jouets sont, eux, bien réels. Vilain bonhomme.

Je pourrais vous licencier juste pour cette raison ; mais malheureusement il y a plus grave : tous les jours, vous participez à un chantage immonde auprès des enfants : « Si tu n’es pas sage, le Père Noël ne t’apportera pas de cadeaux ». Vous arrivez avec votre CV tout bidonné, et vous vous permettez de faire du chantage aux enfants pleins de vie. Vous, idole des enfants, vous utilisez vos mensonges éhontés pour « dresser » les enfants. Et quel choc pour un enfant quant il découvre que les adultes (et pas n’importe lesquels, ceux qui sont censés le protéger et l’aider à grandir) lui ont menti pendant toutes ces années ! Un enfant qui découvre que pendant toutes ces années il a rangé sa chambre sous la menace d’un mensonge assumé ne peut qu’avoir les boules (de Noël, évidemment). Sans parler de la honte devant les copains quand l’enfant réalise qu’il est le dernier à croire au Père Noël, devenant ainsi pour quelques minutes (voire quelques années) l’idiot du village ? Ceci est tout simplement de la maltraitance psychologique, dont nous gardons tous une trace bien cachée : ne ressentons-nous pas un malaise (certes parfois presque imperceptible, grâce aux lourdes cuirasses que nous portons) lorsqu’on nous dit d’une voix forte avec un sourire en coin « Non, mais tu crois encore au Père Noël ? » ? Cela peut parfois même aller beaucoup plus loin : « Si tu ne te calmes pas, c’est le Père Fouettard qui viendra te voir à la place du Père Noël » ; étant entendu que bien souvent, le Père Fouettard est déjà là depuis bien longtemps (cf. l’excellent bouquin d’Olivier Maurel dans la bibliographie), et que les 2 personnages ne font qu’un. C’est pas joli-joli, Père Noël.

Troisièmement, vous pourrissez la planète avec cette escalade quantitative de jouets et cadeaux en tous genre. Dans un article du Monde daté du 24 décembre 2013, on peut lire : « […] la France est le deuxième plus gros consommateur de jouets en Europe (chaque année, 243 millions d’objets vendus, 270 Euros de dépense par enfant), dont certains ne sont pas même déballés avant d’atterrir dans les associations caritatives ou à la poubelle« . Je ne cherche même pas à savoir combien de kilomètres ont été parcourus par tous ces jouets, ou bien combien de pétrole a été nécessaire pour fabriquer ces objets. Si vous ne faisiez que pourrir la planète, encore, ça irait : si je devais licencier tous ceux qui pourrissent la planète, plus personne n’aurait d’emploi, moi y compris. Mais vous, en plus, vous mettez en danger nos enfants avec des objets de plus en plus toxiques… Non mais vous avez complètement craqué, Père Noël ? Je préfère croire qu’avec votre âge (pas si vieux que ça, tout de même), vous n’êtes même pas conscient de tout cela… C’est un des effets de l’hyperactivité : on ne prend pas le temps du recul.

A votre décharge, vous procurez beaucoup de plaisir aux parents, qui se font une joie d’être  solidaires face à la foule des jours d’affluence dans les magasins. Après l’angoisse d’avoir réalisé que le cadeau pour tonton Jacques avait été oublié, quel bonheur de constater qu’au moins, on n’est pas le seul / la seule à avoir oublié un cadeau obligatoire, alors qu’on se trouve dans la queue à la caisse du grand magasin, le dimanche, seule journée de repos après une semaine harrassante. Cette bousculade dans les rayons et jusque dans la rue, ce « cul à cul » dans les bouchons du 24 Décembre, quels moments de convivialité partagée ! A votre décharge aussi, vous participez très activement au PIB de notre pays : à court terme avec l’achat de jouets, leurs multiples transports, puis, peu après, avec leur traitement en déchetterie ; à plus long terme : traitements médicaux suite aux intoxications multiples, séances de psy pour parler du mensonge, dans le meilleur des cas. Vous faites preuve d’une imagination sans limite : cela fait partie de vos qualités.

J’ai mis plusieurs décennies à vous découvrir, à peser le pour et le contre, mais ma décision est prise : vous êtes viré. Dorénavant, je me passerai de vos services : ouste, je ne veux plus vous voir chez moi. Je garderai les moments de convivialité de chaque fin d’année, mais sans vous. Une convivialité simple, autour d’un feu de bois si possible (il faut bien balancer un peu de CO² dans l’atmosphère, quand même), mais sans sapin (je le laisse dans sa forêt pour absorber le CO² de mon feu de bois) et sans guirlandes, sans repas où on se fait exploser la panse dans un concours de mets qui ont tous moins de sens les uns que les autres. Éventuellement, avec la famille proche, nous tirerons au sort un cadeau circulaire (chacun fait un seul cadeau et ne reçoit qu’un seul cadeau, et l’attribution se fait au tirage au sort), cadeau qui ne devra pas dépasser un montant pré-défini. Un poème, une lettre qui vient du cœur, un dessin, un objet fabriqué par la personne spécialement pour cette occasion, un plat cuisiné avec amour, tout cela peut se faire sans toi, Père Noël. Je reprends le tutoiement pour te dire « bye-bye ». Sans regret.

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DSC_4329.resizedAprès la trêve hivernale réglementaire accordée par mon patron, voici quelques photos de la maison fermée… Bon, il reste encore les tableaux des fenêtres et des portes à poser, mais le plus gros est fait ! Nous avons profité de la semaine précédant les fêtes pour reboucher tous les trous de terrassement, et créer les circuits d’eau de pluie… A la prochaine accalmie, nous pourrons poser les descentes de gouttières !

En attendant, voici quelques photos :

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DSC_4312.resizedNous vous souhaitons une année 2014 pleine de douceur, de légèreté, de paix et de joie !

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