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Archive for juin 2014

DSCN0267.resizedUn jour ou l’autre, il fallait que j’attaque ce gros morceau sur le blog… Eh bien c’est aujourd’hui ! Au départ, la partie électrique de la maison ne me stressait pas plus que ça, peut-être grâce à ma formation initiale qui m’avait appris à dompter les électrons, les champs magnétiques, les cosinus φ et tout le tralala. Et puis tirer des fils dans des gaines, poser des boîtiers et connecter tout ça, j’avais déjà fait pas mal de fois. Mais de là à concevoir et réaliser toute l’installation électrique d’une maison, et de regarder sereinement passer le consuel, il y avait un peu de chemin à parcourir…

Au tout départ, il y a une norme qui décrit ce qui est obligatoire dans une installation électrique chez un particulier : la NFC 15-100. En cherchant bien sur Internet, vous pouvez la trouver, mais c’est un gros pavé assez indigeste. Je me suis tourné pour ma part vers un bouquin de chez Eyrolles (cf. bibliographie) que j’ai trouvé très bien fait ; j’ai aussi trouvé des guides constructeurs (ici ou ) qui m’ont été bien utiles en tant que synthèse, pour mémoire.

Nous avions un autre souhait pour l’électricité : prendre en compte les rayonnements électromagnétiques. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, il y a le bouquin de Frédéric Séné (cf. bibliographie), ou bien le site du CRIIREM. Sans tomber dans la parano, nous voulions simplement faire attention à cet aspect des choses : après tout, nous n’existons que grâce à des champs énergétiques (cf. article) ; reste à savoir ce qui est « sain » ou « acceptable », et là, l’état des connaissances est proche de zéro. Lors d’un stage, j’ai pu jouer avec du matériel de mesure de champs ; ça m’a ouvert les yeux sur plusieurs aspects… En bref, il n’y aura pas de wi-fi chez nous, et l’installation électrique permettra de protéger au minimum les pièces à dormir. A noter que dans le dernier numéro de la Maison Écologique il y a un dossier assez bien documenté sur ce sujet.

Une fois la norme en tête, et cette attention particulière posée sur l’environnement électromagnétique de l’habitat, il suffisait de faire les plans électriques : que voulons nous, et où ? Prises de courant, interrupteurs, éclairages, prises de communication. Ça a presque été le plus long : trouver un compromis entre la norme, le côté pratique, une volonté d’installation minimaliste… Une fois tout positionné, je me suis amusé à faire le schéma du câblage, sur le plan de masse. Voici donc le résultat :

J’aurais pas mal de choses à dire sur les choix, mais je crois que ça prendrait un peu trop de place… Il me parait aussi difficile de résumer la norme… Au passage, certains l’ont très bien fait, comme Guillaume par exemple (merci à toi !). Je vais me contenter de quelques points particuliers :

La salle de bains : outre les volumes & appareillages à respecter (c’est très bien documenté dans le bouquin référencé ci-dessus), j’avais lu qu’il fallait une « liaison équipotentielle locale », mais sans bien comprendre pourquoi ; puis, en surfant, j’ai finalement trouvé l’info. Il est nécessaire de relier toutes les terres des appareillages (prises, points lumineux) dans une salle de bains pour la raison suivante : d’habitude, les fils de terre sont chaînés de prise en prise (et de point lumineux en point lumineux) ; en conséquence, si la chaîne est rompue à un moment donné, à cause d’une mauvaise connexion par exemple, on se retrouve avec un appareillage sans terre dans la salle de bains, ce qui n’est pas sans poser des problèmes potentiellement vitaux (et chanter « Alexandrie, Alexandra » ne changera rien)… L’idée est donc de relier toutes les terres, afin d’éviter qu’un circuit soit rompu. Ainsi, on « double » les connexions à la terre, dans les salles d’eau. C’est ce qui est symbolisé en jaune dans les schémas ci-dessus.

Le tableau : il ressemble à un tableau de bord d’Airbus, mais il n’y a pas trop d’ajout par rapport au minimum de la norme… Juste 2 télérupteurs et un télérupteur temporisé pour la VMC de la salle de bains. Au vu du coût d’une goulotte plastique (la « GTL », mais c’est un abus de langage), j’avais initialement prévu de faire un coffrage bois, mais au final j’ai craqué, pour gagner du temps. J’ai choisi une « GTL » avec 3 compartiments, car le gros câble d’alim de la maison doit passer dedans… Il y a eu plusieurs points intéressants sur ce tableau : tout d’abord, nous sommes alimentés en triphasé, à cause de la distance (200m) entre le PDL et la maison (cf. article) ; du coup, il faut prévoir les dispositifs de protection tri (j’en profite pour mettre une prise tri dans l’abri à bois, pour le banc de scie), et prévoir un équilibrage de phase. J’ai donc ajouté des borniers de phase dans le tableau ; il y en a un à chaque coin (tableau Legrand). La disposition des disjoncteurs derrière les différentiels est censée être équilibrée : chaque différentiel sera alimenté par une phase différente. L’autre particularité de ce tableau, c’est qu’on est connecté à ERDF avec un branchement type 2 (cf. doc ici) ; il faut donc un « interrupteur de coupure d’urgence » dans le tableau de la maison ; en gros, un 500mA tri qui coupe tout en cas de besoin. Mais l’idée est qu’en cas de problème, ce ne soit pas le disjoncteur du bas qui saute (je vois bien la scène pour aller ré-armer le disjoncteur 200m plus bas, une nuit d’orage), mais celui du haut : il faut donc prendre un disjoncteur instantané pour le haut ; celui du bas sera « sélectif », c’est à dire qu’il attendra un tout petit peu avant de se déclencher.

Protection contre les rayonnements : il y a plusieurs approches possibles : câble blindé, gaine blindée ou bien dispositifs de coupure à effet de champ dans le tableau (ça coupe la ligne quand l’intensité consommée est inférieure à un certain seuil). Une combinaison des 3 est bien sûr possible. De mon point de vue, nous sommes à la préhistoire dans ce domaine, à la fois sur le matériel et sur l’approche globale : pour tout dire, j’avais étudié pendant un moment la possibilité de câbler tout l’éclairage en 12 ou 24V continu, et de ne garder le 220 que pour les usages indispensables (machine à laver, typiquement). Autant dire que le gars du consuel aurait fait un arrêt cardiaque en arrivant ;-), ou aurait appelé tous ses potes pour rigoler un coup. C’était un peu extrême, dans une approche d’autonomie totale et cohérente en énergie électrique, mais je ne suis pas encore prêt à ça. Du coup, nous avons choisi de la gaine blindée : il n’y a qu’une marque, vous trouverez vite. Je marche à pas de velours avec cette solution technique : leur nouveau système de drain semi-conducteur dans la gaine m’interroge… D’autant plus qu’aucune info technique n’est disponible, ce qui ne me rassure pas : avec mon passé professionnel, le secret de fabrication est synonyme de mauvaise qualité (refus de confronter la solution technique au public) : on a tendance à cacher la misère, alors qu’une bonne solution s’expose. Bref, on verra le résultat, appareillage en mains. J’ai renoncé à prendre les boîtiers blindés : pourquoi mettre un boîtier blindé alors que la platine (prise de courant, ou interrupteur) ne l’est pas ? Là encore, aucune mesure disponible, il faut faire confiance au constructeur ; mais vu le prix des boîtiers, ça manque d’arguments techniques pour justifier le delta de prix… Ah, ça me botterait bien de dépouiller toutes ces solutions techniques et de voir ce qu’il en sort, concrètement… Dans une autre vie ?

Que dire d’autre ? Ah, oui, la partie communication. Pas de wi-fi chez nous, ça veut dire un bon câblage communications. J’ai choisi de tout câbler en catégorie 7 S/FTP (disons que c’est le haut de gamme actuel du câble de communications), histoire d’être tranquille pour un bout de temps. Par contre, je suis tombé de ma chaise en me penchant sur les coffrets de communication… Hé bé, voici une belle dérive de la norme électrique, censée protéger : les constructeurs doivent applaudir des 2 mains et des 2 pieds. Je pense que tout ça va se réguler dans les années à venir, mais là, franchement, à voir les tarifs des coffrets de communication (qui ne sont qu’un pauvre hub/switch et quelques prises RJ45, avec une prise DTI pour le tel), il y a de quoi faire de l’hypertension… Il faut faire un emprunt juste pour avoir Internet sur une prise murale dans la maison !

La distribution : les lignes passeront dans le plancher (sous la dalle au RDC, et sous le parquet à l’étage), et monteront derrière le Fermacell pour chaque prise ou point lumineux. Partout où c’était possible, les boîtiers d’encastrement (pour cloison sèches) feront 50mm de profondeur, pour plus de confort lors de la connexion. Étant le seul « artisan » travaillant dans la maison, cela me permet de passer l’électricité au fur et à mesure que le placage et les cloisons sont posées (articles à venir) : c’est super confortable !

Fournitures électriques : j’ai choisi du Legrand pour l’appareillage et le tableau (sauf pour le différentiel tri, 2 fois plus cher que le Siemens) ; l’électricien local fuit cette marque pour le tableau, mais je n’ai pas encore compris pourquoi : je crois que je découvrirai avec l’expérience ;-). Pour la première fois sur ce blog, je vais faire de la pub pour un fournisseur : sur les conseils d’un ami, j’ai tout acheté sur http://www.elecproshop.com/, et je dois dire que j’ai été bluffé de A à Z : prix, choix, description du matos, clarté du site, informations de suivi de commande, délai de livraison, etc. Bref, du 100% tout bon pour mes 2 premières grosses commandes ; au vu de mes expériences avec d’autres sites marchands (y compris de grosses enseignes type Mr. Bricolage), ça méritait d’être noté !

Dernier point : nous avons un compteur provisoire depuis maintenant plus d’un an (euh, presque 2 ans en fait)… Au bout d’un an, j’ai appelé ERDF pour renouveler le branchement provisoire, en expliquant que je construisais ma maison moi-même, et qu’il y avait encore beaucoup à faire (photos à l’appui si nécessaire ; j’ai même proposé une visite). Le gars, très sympa, m’a renvoyé un papier et hop, c’était reparti pour un tour… Expérience très différente de ce que j’ai pu lire sur internet… Ça méritait aussi d’être noté !

Pose du tableau :

Allez, pour clôturer cet article, un peu de pratique : la première chose que j’ai faite en électricité a été de poser la goulotte (« GTL ») et le tableau. Cela permet ensuite de calculer les bonnes longueurs de câble, et de les passer au fur et à mesure dans la goulotte, le plus proprement possible. Pour cela, il m’a fallu préparer le mur qui accueille tout ça, en posant le Fermacell et en faisant un petit coffrage pour passer par-dessus un lien de la structure poteau-poutres. La norme prévoit des contraintes pour la GTL et le tableau, en terme de distance par rapport à des points d’eau et des matières inflammables par exemple. La hauteur des éléments est aussi encadrée.

La goulotte, posée.

La goulotte, posée.

Bref, une fois tout ça pris en compte, il a fallu relier le gros câble d’alim (4x25mm²) au 500mA… Et là, gros moment de solitude quand je me suis rendu compte qu’il manquait 1,5m de câble… Raccorder du 4x25mm² dans une goulotte, c’est beaucoup de sport, et beaucoup de temps. Une misère. Moralité : n’hésitez pas à laisser 2m, voire 3m, de plus sur les câbles d’arrivée électriques (y compris l’éclairage extérieur par exemple) : cela évitera de bonnes galères. Lorsque nous avons passé toutes les VRDs (cf. article), j’étais la tête dans les tranchées et je n’ai pas trop pensé à ce détail… Je l’ai payé !

Il fallait deux platines plastique pour poser le différentiel général sur la goulotte ; à plus de 50€, j’ai renoncé et j’ai fabriqué une platine avec un bout de fermacell (M0, donc complètement ignifugé) et un bout de contreplaqué (pour la résistance mécanique). Ça fait bien le boulot, pour 30 minutes de main d’œuvre. Par contre la connexion du gros câble de 25mm² sur le bornier a été elle aussi bien sportive ! Il m’aura fallu presque 4 jours pour que le jus arrive au tableau (en comptant le coffrage Fermacell) : j’avais largement sous-estimé cette partie ! Bref, ça y est, l’arrivé électrique est connecté, et le tableau alimenté ! Le gros câble de terre (25mm²) passe aussi dans la goulotte, avec un petit détour à l’extérieur pour la barrette de terre.

Tout est prêt pour accueillir le câblage de la maison !

Tout est prêt pour accueillir le câblage de la maison !

Voilà, tout est prêt pour tirer massivement l’électricité dans la maison… La suite au prochain épisode !

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DSC_9110.resizedEncore de la toiture, encore des tuiles, me disais-je… Est-ce que je vais m’ennuyer à refaire la même chose ? La structure de la grange étant montée (cf. article), nous voulions la couvrir au plus vite pour profiter non seulement de la belle saison, mais aussi de l’échafaudage que le charpentier nous a laissé gracieusement…

Nous voila donc repartis dans la pose de volige, de l’écran sous-toiture, du contre-lattage, des lattes en enfin des hampes de gouttières… Tout ça a déjà été vu pour la maison (cf. article), mais là, il y a un élément supplémentaire : l’expérience. Pour la couverture de la maison, j’avais un peu galéré pour plusieurs choses, et j’ai été déçu par certains aspects du résultat, notamment au niveau de la position des gouttières (cf. article). Il y avait de donc de l’espace pour de l’amélioration ! J’avais eu la chance, peu après la couverture de la maison, de passer un peu de temps avec un couvreur et de discuter avec lui (cf. addendum de cet article) : j’ai beaucoup appris !

Commençons par le début : une fois les chevrons et les cache-moineaux posés (par le charpentier), nous avons posé la volige sur les débords de toit ; jusqu’ici, rien de neuf.

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Volige posée pour les débords de toit (c’est uniquement esthétique, pour ne pas voir l’écran sous toiture)

Par contre, j’ai changé de stratégie pour rattraper l’épaisseur de la volige sur le reste du toit : alors que pour la maison je m’étais cassé la tête à tailler le haut des voliges en biseau (cf. schéma de l’article correspondant) pour respecter la continuité de pente de l’écran pare-pluie, pour la grange, j’ai simplement ajouté des lattes à plat sur la partie des chevrons qui n’accueillaient pas de volige : ainsi, l’épaisseur (18mm) était la même sur tout le toit. Ça nous a coûté 3 bottes de latte (sur tout le toit), mais nous avons gagné du temps.

Pose des lattes pour compenser l'épaisseur des voliges

Pose des lattes pour compenser l’épaisseur des voliges

Le toit est maintenant prêt à recevoir l’écran sous-toiture. Alors là, il y a (au moins) 2 approches : la première consister à dérouler le sous-toiture en commençant par le haut, en descendant ; l’idée est de poser tout l’écran sous-toiture, et ensuite de poser les contre-lattes en un seul bloc. Pourquoi par le haut ? Parce qu’une fois que le premier lé est posé en bas, il n’y a plus d’appuis pour poser le deuxième, plus haut… Donc la deuxième approche consiste à poser le premier lé en bas, de contre-latter puis de latter sur cette longueur, et ensuite de poser le deuxième lé en prenant appui sur les lattes qui ont déjà été posées, et ainsi de suite. Vu que j’avais choisi la deuxième approche pour la maison, je voulais essayer autre chose pour la grange… Mais il y avait pas mal de vent le jour où nous avons commencé à poser l’écran sous-toiture, et en plus j’étais tout seul sur le toit pour monter le rouleau d’écran tout neuf (donc complet, et un peu lourd)… Du coup j’ai repris la vieille technique, dont l’inconvénient principal est la découpe des contre-lattes : ça prend un peu de temps, et en plus ça enlève de la cohérence dans la structure dans la mesure ou les contre-lattes sont en plusieurs morceaux. De plus, si par malheur une latte doit être clouées à la jonction entre 2 contre-lattes, c’est un peu galère.

Pose de l'écran sous-toiture en commençant par le bas : les contre-lattes sont coupées en laissant l'espace de recouvrement de l'écran.

Pose de l’écran sous-toiture en commençant par le bas : les contre-lattes sont coupées en laissant l’espace de recouvrement de l’écran.

Pour l’écran sous-toiture, nous avons fait le même choix que pour la maison : un écran perspirant qui laisse passer l’humidité depuis le dessous (blanc) vers le dessus (noir) de l’écran ; c’est complètement indispensable si on veut mettre un écran sur de la volige, sous peine de voir pourrir la volige en quelques mois ! Pour les contre-lattes, il y a eu un petit changement : nous avons pris une section 40x40mm au lieu du traditionnel demi-chevron (6x4cm) : c’est presque moitié prix et ça fait le travail de la même façon ; seule contrainte : il a fallu aller le chercher en scierie car ce n’était pas une section standard pour le marchand de matériaux local. Nous en avons profité pour prendre tout le reste du bois de toiture directement en scierie, en faisant un gain de presque 30% sur la totalité du bois de couverture… Nous avons par contre gardé 3 contre-lattes en 6×4, à l’endroit où il fallait faire une jonction entre 2 lattes, histoire d’avoir la place pour clouer les 2 bouts de latte. Cela a simplement demandé de positionner une latte en longueur pour voir où il fallait faire la jonction ; l’inconvénient est que toutes les lattes se rejoignent sur la même contre-latte, mais je ne voyais pas d’autre option non-cauchemardesque. Dernier détail : nous avons laissé la place pour le ciment de rive en posant les voliges du bord de toit ainsi que les contre-lattes associées : ça évitera des rabotages galère quand nous feront les rives (d’où l’intérêt d’avoir déjà vu le film en entier avant ;-)).

Nous laissons l'épaisseur d'une latte (18mm) pour le ciment de rive...

Nous laissons l’épaisseur d’une latte (18mm) pour le ciment de rive…

Reste à latter… Là aussi, il y a eu un changement : plus de chanlatte. Suite à la discussion avec le fameux couvreur, j’ai choisi de changer de technique pour le doublis du bas : pour la maison, nous avions empilé 2 tuiles de même longueur (les St Foy permettent cela : les crochets tombent pile poil dans les trous des crochets du rang du dessous) ; ici, nous découpons la tuile du dessous pour qu’elle ait la bonne longueur tout en respectant le pureau. Et comme une image vaut mieux que beaucoup de mots, voici une illustration de notre affaire :

Plus de chanlatte, et un doublis avec une tuile coupée en longueur.

Plus de chanlatte, et un doublis avec une tuile coupée en longueur.

L’avantage est qu’il n’y a plus besoin de chanlatte : une simple latte 27x40mm fera le boulot ! Vous noterez la petite coquetterie que je me suis offerte : les hampes de gouttière sont « intégrés » dans la première latte, afin que le doublis ne fasse pas de vagues. Cela permet d’avoir des hampes de gouttière qui sont juste sous la tuile, et donc au plus prêt de la toiture ! Vu que nous avions plus de 13m de longueur de gouttière, je ne voulais pas que la gouttière se retrouve à 20cm sous les tuiles à l’extrémité la plus basse… Pari réussi : même si la séance de ciseau à bois a été un peu longue (il aurait fallu une lime électrique), j’aime le résultat !

La première latte à clouer (qui est en fait la troisième en partant du bas) est la plus délicate à caler : il faut qu’elle soit à la bonne distance du bas des chevrons pour que les tuiles du doublis arrivent à la verticale de la gouttière, à environ 1/3 de la largeur de la gouttière. Une fois que cette distance est trouvée (en positionnant des tuiles, simplement), un coup de cordex, et hop, on peut commencer le lattage. Avec un cloueur pneumatique, rien de bien glorieux, mais quelle efficacité !

Une fois le premier lé latté, il suffit de dérouler le suivant, de poser les contre-lattes, et de recommencer ainsi de suit jusqu’en haut. Juste un petit truc : pour éviter les dérives d’espacement entre les lattes, je trace au cordex la dernière latte de chaque lé (sur les contre-lattes), et je joue sur les 3 dernières lattes pour compenser l’éventuelle dérive.

Les deux premiers lés sont lattés

Les deux premiers lés sont lattés

Pour le dernier rang de lattes, il faut être à la bonne distance du faîtage (cf. doc technique des tuiles) ; je trace donc un trait au cordex, et je compense la distance sur les derniers rangs de latte ; ici il n’y avait que 2cm à compenser donc je l’ai fait sur les 3 dernières lattes. Les finitions se font à la circulaire, pour couper les lattes dépassant en rive… 😉

Je trouve ça beau, un toit latté... Ca mériterait presque de rester comme ça, esthétiquement ! A noter le marquage de la chatière.

Je trouve ça beau, un toit latté… Ça mériterait presque de rester comme ça, esthétiquement ! A noter le marquage de la chatière.

Il ne reste qu’à tuiler ! Là encore il y a eu un changement de stratégie : pas de démarrage au milieu du toit, mais sur les rives, et des 2 côtés. Avant le jour J (celui qui nécessite de la main d’œuvre pour empiler toutes les tuiles), nous avons donc positionné les tuiles en rive, en faisant un débord de 27mm (une latte 27×40 à plat, clouée sur le chevron de rive), des 2 côtés. Ensuite, nous avons posé le doublis du bas, sur toute la longueur du toit, pour voir comment on tombait. Après quelques petits décalage de tuiles, nous avons marqué à la bombe les contre-lattes qui correspondaient à un alignement de tuiles, pour avoir des repères sur toute la hauteur du toit. Soit le bord de la tuile était alignée avec la contre-latte, soit c’était le milieu de la tuile : les Ste Foy sont percées au milieu de la tuile, ça donne un bon point de repère !

Pose des tuiles de rive

Pose des tuiles de rive

Il restait à marquer les positions des chatières (cf. schéma de l’article précédent), et à découper les tuiles entourant les chatières : tout était prêt pour la pose des tuiles.

Allez, je refais le coup du résumé en 40 secondes, pour le plaisir :

En 5 heures, à 4, le pan Ouest de la grange était couvert ! Un grand merci à l’équipe de choc : Juju, Romu, Kered, Bernard et bien sûr Claude et son fidèle destrier mécanique…

Résultat presque fini : il manque la gouttière.

Résultat presque fini : il manque la gouttière.

Il ne restait qu’à poser la gouttière (avec un joint de dilatation car la longueur est supérieure à 12m) et ce pan de toiture était terminé !

Et bien franchement, je me suis fait plaisir sur cette toiture : le résultat est exactement comme je le souhaitais ! Il ne reste plus que le pan Est à couvrir, et on retourne à l’intérieur de la maison !

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velo_do_brasilPetite page de pub pour « Velo do Brazil », la traversée du Brésil à vélo pendant la coupe du monde !

Un rapide descriptif du projet : http://www.madmoizelle.com/coupe-monde-2014-road-movie-262870

Toutes les vidéos (diffusées sur France 4 tous les jours) : http://www.youtube.com/user/velodobrasil

Ainsi que quelques photos : http://instagram.com/velodobrasil

Et un grand salut à toute l’équipe (même le drone fait partie du voyage 😉 !

 

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