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Archive for septembre 2014

DSC_1538.resizedRhaaaaa, ça y est : il peut pleuvoir, venter, neiger, tornader : nous sommes prêts ! Pour la première fois depuis 2 ans et demi, nous sommes à jour sur les travaux extérieurs : plus d’urgence, de truc-à-faire-demain-sinon-ça-craint, plus d’inquiétude liée à la météo… Sacrée étape à célébrer !

En 2 ans et demi, nous avions accumulé une bonne dose de travaux commencés mais non terminés… L’exemple le plus criant était de faîtage de la maison : 2 faîtières étaient posées au-dessus des autres, à cheval, depuis presque 2 ans… Chaque matin, je levais la tête et me disais : « il va quand même falloir que je monte pour les poser correctement, ces faîtières ! Si ça se trouve, ça prend l’eau malgré toutes nos précautions… ». Ça y est, tout ça c’est derrière nous !

J’ai profité de l’échafaudage encore disponible (merci André & Jacky !) pour monter sur le toit de la maison et finir quelques menues tâches :

Faîtage : il restait 2 faîtières à poser, mais finalement j’ai tout déplacé. Après de longues tergiversations, j’ai arrêté mon choix pour le faîtage : les faîtières seront simplement posées sur le toit. Pas de pigeons (la maçonnerie ne tiendra pas longtemps avec une structure bois en-dessous, et je trouvais qu’esthétiquement ça faisait bizarre sur une maison bois), pas non plus de grandes vis traversantes (idéales pour guider l’eau jusqu’à la structure bois), ni de faîtières à emboîtement. J’ai seulement scellé les 2 faîtières d’extrémité, plus la découpe du milieu de toit ; les autres faîtières sont simplement posées, avec une tuile à plat en travers sous les jonctions afin d’assurer l’étanchéité au niveau de l’espace entre 2 faîtières. Au tout dernier moment, juste avant de démonter l’échelle de toit, j’ai décidé de mettre un cordon de mastic-colle sur les jointures entre chaque faîtière, en me disant que ça prenait 15 minutes et que ça ne pouvait pas faire de mal… Du coup, j’ai aussi fait la même chose sur le faîtage de la grange. J’ai quand même eu la surprise de trouver quelques petits nids de guêpes en soulevant certaines faîtières… Elles doivent avoir chaud là-dessous !

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Bordures de la cheminée : le long de la souche de la cheminée, les tuiles forment comme une rive, et elles n’étaient pas maçonnées. De plus, elles sont un peu relevées, à cause de la bordure de la souche ; du coup, ça ne me plaisait pas trop d’un point de vue étanchéité, notamment en cas de neige. J’ai donc décidé de maçonner ces tuiles comme pour une rive, afin de boucher les interstices entre les tuiles et de les rendre solidaires… Ça a pris seulement une heure en tout, et je me sens beaucoup plus à l’aise avec ce point… Il peut maintenant venter et neiger !

Tuile à douille pour l’aérateur de la salle de bains : j’ai repoussé le montage de cette tuile à douille au maximum… D’abord parce que j’appréhendais le montage, et ensuite parce que je n’avais pas encore l’emplacement exact de l’évacuation tant que je n’avais pas matérialisé les cloisons intérieures. Au final, ce n’est pas vraiment sorcier à monter ; le plus difficile a été de faire le trou de 100mm à travers le toit, à travers les 30cm d’isolant… J’ai finalement emprunté une mèche à bois de 80cm chez le charpentier pour percer l’OSB au bon endroit et pouvoir ainsi passer par dessous avec la scie cloche… Il aura fallu au total presque une demi-journée pour poser cette tuile à douille ! Franchement, esthétiquement, je ne suis pas très satisfait… Les tuiles à douilles sont fabriquées pour un toit à 45°, ce qui fait que pour tous les autres angles de toiture, la sortie apparaît penchée… Ça fait bizarre, mais il n’y a pas le choix à priori (si vous avez des idées, je suis preneur !).

Tuile à douille (en bas) et rives de bord de cheminée (en haut)

Tuile à douille (en bas) et rives de bord de cheminée (en haut)

Rives de la toiture de la grange : les rives, c’est maintenant une affaire rodée ! Rodée mais qui prend quand même du temps : en tout et pour tout, en comptant le montage/démontage des échafaudages, le pliage des zincs et tout le tralala, nous avons passé presque une semaine sur les rives. Ça y est, la toiture de la grange est complètement terminée, prête à affronter l’hiver !

Rives de la grange avant le zinc

Rives de la grange avant le zinc

Rives avec le zinc

Rives avec le zinc

Bouchons de regards : depuis plus de 2 ans, le regard solaire (qui accueille les tuyaux isolés pour les panneaux solaires thermiques ainsi qu’une grosse gaine TPC 90 pour le raccordement des éventuels futurs panneaux photovoltaïques) était ouvert… Nous avons fabriqué des coffrages et coulé du béton fibré (merci Julien et Bernard !) pour fermer ce regard, ainsi que celui le la cuve de récupération. Encore une parenthèse fermée !

Coffrages pour les bouchons de regard

Coffrages pour les bouchons de regard

Ce magnifique mois de Septembre nous aura permis de clôturer tous les travaux extérieurs… Nous avons démonté tous les échafaudages pour les rendre aux propriétaires ; à priori plus besoin de monter sur le toit avant 20 ans ! C’est une grosse, grosse étape : tout est carré à l’extérieur, et nous pouvons maintenant nous concentrer sur l’intérieur !

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DSC_1483.resizedC’était un des derniers travaux extérieurs pour la maison : poser le bardage de l’appenti. Nous avons eu la chance d’avoir du renfort venu de l’Est pour cette tâche : 2 grands gaillards qui parlent une langue incompréhensible, qui ont parfois des us et coutumes bizarres : jeu de pétanque avec des quilles (Mollky), radio rose calée sur France Musiques, casque anti-bruit en collier autour du cou (rarement sur les oreilles), et j’en passe… 😉

La météo a été plutôt clémente : seuls les deux premiers jours de la semaine ont été un peu humides ; ils  nous ont permis de constater la solidité légendaire des gaillards de l’Est. Techniquement, rien de nouveau : peinture des planches de bardage à plat (première couche), pose d’un peu d’isolant, pose du pare-pluie, des grillages anti-rongeurs, des coins de fenêtre et de bardage (faits maison : voir ici et ), pose des liteaux verticaux puis horizontaux, calepinage et enfin pose du bardage.

Peinture des planches de bardage, à l'abri sous la grange

Peinture des planches de bardage, à l’abri sous la grange

Pare-pluie, liteaux verticaux et horizontaux : tout est prêt pour accueillir le bardage

Pare-pluie, liteaux verticaux et horizontaux : tout est prêt pour accueillir le bardage

 

Zoom sur le cadre de fenêtre

Zoom sur le cadre de fenêtre

Il y a eu quand même quelques petits changements : pour le pare-pluie, après de longues hésitations, j’ai finalement choisi de prendre de l’écran sous-toiture perspirant… Pour la maison, nous avions pris du pare-pluie rigide dont j’avais été plutôt déçu (cf. article) ; j’avais donc décidé d’opter pour une autre solution pour la suite. J’ai fait faire quelques devis, à la fois sur des produits rigides (Agepan DWD) et sur des produits souples (Pro Clima Solitex, Thermofloc)… Grammage, SD, résistance aux UVs, temps de résistance à la pleine pluie, les critères ne manquent pas. Les tarifs aussi ne manquent pas de s’envoler. Au final, j’ai décidé de prendre mon bon vieil écran sous toiture vendu par notre marchand de matériaux, qui a des caractéristiques techniques assez proches des spécialistes (en grammage et SD) et qui coûte 2,5 fois moins cher (5 fois moins cher que le rigide). Exit le pare-pluie rigide.

Premier niveau de bardage

Premier niveau de bardage

Mine de rien, même sur une petite surface comme celle de l’appenti, ça représente du travail et du temps. J’avais oublié combien c’était minutieux, de poser le bardage : découpes dans tous les sens pour la pente de toit, les chevrons et pannes, les cadres de portes et de fenêtres. Eh bien en 2 coups de cuiller à pot, les gars de l’Est ont été opérationnels et même autonomes… Chapeau bas ! Des ajustements aux petits oignons, une solide culture du travail bien fait, un chantier toujours impeccable… Je prends des leçons.

Pignon Sud, avec aération

Pignon Sud, avec aération

Mais la vraie valeur ajoutée de la semaine a été la rencontre humaine, la bonne humeur, le partage… Ça a été pour moi une semaine très, très riche, que je n’oublierai pas, et qui restera gravée dans l’histoire de la construction. Je dois dire que ça me fait réfléchir pour la suite des travaux… Plus de chantiers participatifs ? En tous cas, merci encore à Freddy et François pour votre aide précieuse et pour cette magnifique semaine !

Et voici le travail !

Et voici le travail !

En conclusion, voici une citation qui j’en suis sûr deviendra légendaire dans tous les chantiers participatifs :

« Si la mesure n’est pas exacte, elle ne peut pas être non plus complètement fausse ».

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