Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for novembre 2014

DSC_2408.resizedPresque un mois et demi sans article sur le blog… Le temps file ! Nous avons été bien occupés ces dernières semaines : scier du bois pour l’hiver (il a fallu trouver un banc de scie thermique, car avec le compteur provisoire nous n’avons pas encore la force à la maison), gros rangement sur le chantier, tests de finitions ici et là, petites escapades de formation, gros rhume en famille… Sans bien sûr compter tout ce qui a avancé sur le chantier.

Juste après l’article précédent, j’ai tiré toutes les gaines électriques à l’étage. En deux jours et demi, tout était en place ! J’ai eu de la chance avec la météo : j’ai pu tirer toutes les grandes gaines à l’extérieur : une extrémité de la gaine attachée à un poteau de la grange, et l’autre qui suivait la brouette qui contenait les bobines de fil… Ça a été beaucoup plus facile et rapide que je ne l’imaginais ! Il  n’y a pas eu de difficulté particulière pour cette étape – seulement une attention particulière portée sur le fait de ne pas oublier de ligne électrique… Une fois les cloisons fermées, il sera trop tard pour retirer une ligne ! Je dois dire que le plan électrique plutôt détaillé (cf. article) m’a vraiment aidé : j’imagine qu’avec l’habitude, les électriciens n’en ont plus besoin, mais moi, ça m’a vraiment aidé.

Chemin de lignes électriques au sol

Chemin de lignes électriques au sol

Lignes électriques remontant dans une cloison (interrupteur lumière)

Lignes électriques remontant dans une cloison (interrupteur lumière)

Plongée des lignes pour aller rejoindre le tableau au RDC

Plongée des lignes pour aller rejoindre le tableau au RDC

J’ai fait quelques changements de dernière minute pour l’électricité : pour commencer, il n’y aura pas de VMC pour la salle de bains et la pièce d’eau à l’étage ; il y aura 2 extracteurs, dont l’un hygrostatique. En conséquence, j’ai enlevé le télérupteur temporisé (qui devait être commandé à la fois depuis la salle d’eau du haut et la salle de bains en bas), et j’ai tiré 2 prolongations de ligne de commande de lumière vers les extracteurs. Quand on allumera la lumière, l’extracteur se mettra en marche. Je me suis fait avoir sur le diamètre des boîtiers appliques : c’est du 54mm, au lieu de 68mm pour tout le reste… A l’heure où j’écris, je n’ai pas encore trouvé la parade, mais ça ne saurait tarder ;-). J’aime vraiment mettre en place l’électricité… Avec la pose de l’ossature secondaire, ça aura été une de mes étapes favorite sur le chantier !

Attention, sol piégeux ;-)

Attention, sol piégeux 😉

Le sol de l’étage est maintenant devenu un vrai terrain piégé : il faut vraiment regarder où mettre les pieds en marchant ; cela nous oblige à être un peu plus conscients, ce qui n’est pas plus mal !

Une fois l’électricité tirée, nous avons pu commencer à fermer les cloisons ! A l’étage, nous avons 2 largeurs de cloisons : 48mm pour les petites cloisons, et 70mm pour les cloisons hautes. Dans l’épaisseur de chaque cloison, nous avons mis de l’isolant, pour un meilleur confort phonique. Je voulais essayer la fibre de chanvre ; c’est ce que j’ai choisi pour les petites cloisons. En 45mm d’épaisseur, c’est parfait ! J’ai été bluffé par le matériau : beaucoup plus solide à manipuler que la fibre de bois, il ne fait quasiment aucune poussière, contrairement à la fibre de bois pour laquelle il faut presque porter un masque en permanence, juste pour la poser, sans parler de la découpe. Le seul bémol serait la densité, qui m’a apparue inégale, même sur une plaque unique. A vérifier : en 45mm, ça reste très fin et difficile à évaluer. En tenant compte aussi du fait que le chanvre est une culture annuelle, contrairement au bois qui met plusieurs années avant de se régénérer, et du fait que cette fibre de chanvre est produite et transformée à 100% en France (allez, je fais de la pub pour Biofib) contrairement à la fibre de bois (Steico à une usine en France, mais une fois sur 2 j’ai été livré avec de la fibre Polonaise), eh bien les 12% de surcoût sont totalement justifiés pour moi… La fibre de bois était agréable à travailler, mais avec le chanvre c’est carrément un plaisir ! Une belle découverte…

Cloison remplie avec des panneaux de chanvre

Cloison remplie avec des panneaux de chanvre

Malheureusement, pour les cloisons de 70mm, je n’ai pas pu avoir de chanvre : mon fournisseur s’est planté dans la commande, et j’ai été obligé de reprendre de la fibre de bois (60mm) en urgence pour ne pas être coincé… Ça m’a fait réaliser à quel point le chanvre était plus agréable à travailler ;-). Si c’était à refaire, avec la même technique de construction, je crois que je mettrais du chanvre partout.

Une fois les cloisons isolées, nous avons pu les fermer ! Encore du Fermacell à manipuler : c’est maintenant une routine qui ne pose plus de problème, à part le poids des plaques qui est encore parfois un vrai défi physique, même à 2.

L’étage prend forme, petit à petit… Il a fallu faire 2 ou 3 choses que je repoussais depuis longtemps : habiller le Velux, et habiller le rampant autour du tuyau de cheminée. J’appréhendais ces étapes, sans trop savoir pourquoi : la peur de l’inconnu, certainement. Mais là, c’était mûr, il fallait y aller.

Pour le Velux, les conditions étaient un peu sportives : un petit échafaudage Fisher-Price posé sur un plateau d’échafaudage, le tout au-dessus de la trémie d’escalier. A plus de 4m au-dessus du sol, sur un truc un peu branlant, je me suis fait quelques suées, même si fondamentalement il n’y avait pas de gros risque. Le plus compliqué a été la pose du frein-vapeur et le raccordement au Velux : j’ai finalement opté pour le collage… Je sais qu’il y a une pièce vendue par Velux pour l’étanchéité à l’air, mais franchement, pour le prix, j’ai préféré la colle ; tant pis si ce n’est pas parfait : on verra au test d’étanchéité à l’air, si nous choisissons de le faire… (nous n’avons toujours pas tranché ce point).

Installation sportive pour le Velux

Installation « sportive » pour le Velux

Pose du frein vapeur autour du Velux

Pose du frein vapeur autour du Velux

Zoom sur le raccordement frein-vapeur Velux : un bon pâté de colle, qui sera écrasé avec les plaques de Fermacell qui viendront se loger dans la rainure.

Zoom sur le raccordement frein-vapeur Velux : un bon pâté de colle, qui sera écrasé avec les plaques de Fermacell qui viendront se loger dans la rainure.

Raccord du frein-vapeur au rampant : colle + adhésif

Raccord du frein-vapeur au rampant : colle + adhésif

Dans la foulée, les plaques de Fermacell sont posées, histoire d'écraser la colle fraîche.

Dans la foulée, les plaques de Fermacell sont posées, histoire d’écraser la colle fraîche.

J’ai appris à poser des baguettes d’angles à enduire pour faire des arêtes propres, et alors que je luttais pour faire des angles entrants les plus propres possibles à l’enduit, un pro m’a dit qu’il ne se prenait plus la tête et qu’il faisait la finition des angles rentrants au mastic à peindre… Évidemment, ce n’est pas vraiment écolo, mais vue la quantité de mastic et le temps gagné, il n’y a pas photo.

Pour le conduit de cheminée, ça a été un peu moins fastidieux, mais assez goûtu quand même… J’ai isolé le trou du chevêtre avec de la laine de verre (il fallait un matériau complètement ignifuge (M0), et souple), et j’ai reposé une plaque de Fermacell pour boucher le trou du chevêtre sur le rampant (le Fermacell est M0). L’intersection entre un plan incliné et un cylindre est une ellipse… Va donc tracer ça dans du Fermacell ! Après de bonnes prises de tête théoriques (comment tracer une ellipse ?), j’ai pris un bout de carton et j’ai fait un gabarit… Au deuxième essai, c’était parfait ! En fait, le truc était de faire un demi-gabarit (une demi-ellipse), en projetant les extrémités sur le carton. Un bon boulot de géométrie : j’adore ! La pose du Fermacell a été un peu sportive car nous avions des plaques assez grandes vu que le chevêtre de la cheminée avait été surdimensionné (cf. article). L’espace entre le Fermacell et le tuyau a été comblé avec du mastic réfractaire ; je ne sais pas si ça sera vraiment étanche à l’air, mais je n’ai rien trouvé de mieux. Idéalement, j’aurais dû acheter une membrane de liaison (ils en font chez Poujoulat), mais je ne m’en suis pas occupé à temps.

Une demi-plaque de Fermacell posée pour faire le raccord au rampant. Le trou est isolé avec de la laine de verre.

Une demi-plaque de Fermacell posée pour faire le raccord au rampant. Le trou est isolé avec de la laine de verre.

En parallèle à tout ça, nous avons fini les raccordements électriques dan l’abri à bois (éclairage + prises) ; quelle satisfaction d’appuyer sur un interrupteur et de voir la lumière s’allumer ! L’électricité a vraiment quelque chose de magique… Nous en avons profité pour poser la plupart des luminaires extérieurs de façade, histoire d’avoir un peu de lumière si besoin pendant ces courtes journées d’hiver.

Comme dirait Ju, « on n’a pas biné les blettes » ;-)… J’ai aussi préparé le jardin pour la saison prochaine : du bon compost de vache bio qui fera le plus grand bien à nos 3 petites parcelles de potager… Nous avons récolté les butternut : la première soupe de la saison (produite sur le terrain) a eu un goût très particulier !

A l’heure où j’écris ces lignes, les cloisons de l’étage sont quasiment terminées… Pour la prochaine étape, nous descendrons au rez-de-chaussée pour finir de poser le Fermacell !

Read Full Post »