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Archive for janvier 2015

Le mot a été écrit dans l’article précédent : chape. Au rez de chaussée, nous avions prévu de faire une chape béton (de chaux) d’une dizaine de cm pour apporter de l’inertie à la maison, et capter le rayonnement solaire devant la baie vitrée. Ça faisait partie intégrante de la conception bioclimatique de la maison (cf. article). Sauf que, depuis, la technique de plancher a changé (cf. articles ici et ), et la maison est relevée d’une quarantaine de cm par rapport au niveau du sol extérieur : je me vois mal couler quelques mètres cubes de béton seau après seau…

Ça a été le début d’une intense réflexion qui a commencé il y a quelques semaines… Dernier gros défi de la maison ?

Mais revenons au début… Courant décembre, je me rends compte que les seuils de portes extérieures (y compris pour la baie vitrée) ne sont pas au même niveau : il y a une différence de plus d’1,5 cm entre les 3 ; sans compter que toutes les portes intérieures sont calées 1,5 cm en dessous de la plus basse… Bref, j’aurais dû prendre les niveaux précisément (à la lunette ou au laser) avant de couler les seuils, et de poser les menuiseries intérieures… Je me suis calé sur le dessus des madriers pour les seuils (à l’époque il n’y avait pas de plancher), mais les cotes des madriers ne sont pas vraiment identiques. Et pour les menuiseries intérieures, je me suis calé sur un seuil, sans faire le tour des 3 : voilà pourquoi je me retrouve avec ces différences. Et il se trouve que le seuil le plus haut, c’est celui de la porte d’entrée, que nous allons utiliser plusieurs fois par jour… Donc une marche de 2,5 cm n’est pas vraiment envisageable ! Les menuiseries intérieures ne sont pas censées être ré-ajustables en hauteur ; mais après avoir démonté une porte et regardé de plus près, nous devrions pouvoir gagner 2, voir 2,5cm. Du coup, nous pouvons remonter toute la chape de 2cm, et ne plus avoir de marche à l’entrée. Et une bonne leçon : il est impératif de caler toutes les menuiseries (intérieures ou extérieures) précisément… C’est évident, mais ça va mieux en le disant (et surtout en le faisant 😉 ).

Nous nous retrouvons donc avec une hauteur de sol fini à 11,5 cm du sol actuel… Soit une chape de 10cm d’épaisseur, au lieu des 8cm prévus initialement. Sur une surface de 57,5 m2, ça fait presque 6m3 de béton à couler… burp.

Du coup, j’ai regardé de près les chapes sèches, notamment avec le système Fermacell. Ça marche bien, d’après les artisans du coin : mise à niveau facile, pose facile, bonne planéité. C’est plus cher que la chape classique (2000 Euros de matos, en gros, pour 60m2), mais on peut le faire seul, à notre rythme. Sauf que : 1/ nous perdons l’effet « masse » et 2/ il y a quelques endroits au rez de chaussée où la chape portera des charges lourdes ponctuelles : poteaux de l’escalier, poteaux de chauffe-eau ; il faudrait renforcer à ces endroits… En coulant du béton ? Rhaaaa, je ne m’en sors pas.

Je regarde de nouveau l’option béton… Bien sûr, il y a la toupie : mais il faudrait une pompe à béton pour atteindre toutes les pièces (l’option « pompe à béton » est quasiment aussi chère que la toupie), et le béton de toupie sèche hyper vite, et est en général très liquide. J’imagine qu’on peut demander ce qu’on veut (consistance plus sèche, et sans additifs de séchage), mais pour avoir expérimenté les toupies à plusieurs reprises, je ne le sens pas. Et ça enlève l’option béton de chaux…

Il reste quoiqu’il arrive le problème du dimensionnement de la structure : 6m3 de béton, ça fait 13,2 tonnes. Est-ce que ça passe sur la structure du plancher ? Normalement, la flèche (déformation de la structure en hauteur) tolérée pour une chape béton ne doit pas dépasser 1/300ème de la longueur de la structure ; on compte 1/600ème pour être tranquille quand il y a du carrelage. Voici le calcul de Vincent (merci encore) à ce sujet… En prenant une épaisseur de 6cm de chape, et en comptant les charges d’exploitation (150kg / m2) plus le poids de la structure (madriers + OSB), la flèche est de 3,6mm sur 3,7m de portée, soit 1/1027ème. Ça marche… Sur le papier, je pourrais même monter jusqu’à 400kg au m2 en restant dans les 1/600ème de flèche. Ce qui autoriserait les 10cm de chape (220 kg/m2). Heureusement que j’avais surdimensionné la structure du plancher… En y regardant d’encore plus près, les forums sont plutôt récalcitrants à cette pratique. Et plusieurs artisans me disent qu’une chape béton sur un plancher bois, ça casse, même si la plupart avouent ne jamais en avoir fait. En dernier recours, je demande à Romu des photos du coulage de chape de sa maison ossature bois (faite par un constructeur qui a bonne réputation) : ils ont coulé une chape liquide de 5 ou 6 cm sur la même structure que nous, mais avec plus de portée… Donc en pratique, ça marche. Mais la prudence m’invite à limiter l’épaisseur de la chape à 6cm, en mettant un isolant incompressible de 4cm là où les portées sont les plus grandes…

Reste à couler ces 6cm x 57,5m2 = 3,45 m3 de béton… Finalement, j’ai trouvé une connaissance d’un ami qui avait une pompe à béton et un tabouret, spécialement conçues pour couler les chapes. Je ne savais même pas que ça existait (à part pour les chapes liquides)… Sauf que… la machine ne « mange » à priori pas de béton de chaux… En tous cas, le proprio de la machine n’en a jamais fait. Il va falloir que je fasse un trait sur le principe de la chaux… Et au fait, pourquoi de la chaux ? Pour le côté écolo (énergie grise moins importante, et la chaux n’est pas une poubelle ambulante contrairement au ciment), mais aussi pour sa souplesse (bienvenue sur un plancher bois), et pour sa perspirance (laisse migrer la vapeur d’eau). Du côté des inconvénients, il y a le prix (presque 2 fois le prix du ciment), et le temps de séchage. Pour la perspirance, ça ne marche que si on a un matériau de surface qui est lui aussi perspirant : carreaux de terre cuite (type tomettes), parquet. Vu que nous allons mettre du carrelage sur la plus grande partie, je me demande si la perspirance va pouvoir réellement se faire… C’est encore une question ouverte à ce jour : si vous avez des idées, j’achète : c’est tellement dur d’avoir de vraies infos à ce sujet !

Bref, tout ça a fait longtemps un gros sac de nœuds, et la théorie se confronte aux contraintes pratiques : à un moment donné, il faut trancher, d’autant que le temps passe, et que la chape est le dernier gros morceau de la maison… En tous cas le dernier gros morceau qui me stresse (jusqu’au prochain évidemment 😉 ). Je laisse ça décanter encore quelques jours ; on verra ce qu’il en sort !

Dans tous les cas, nous devons préparer le terrain : mettre à niveau les évacuations PVC tout en les réduisant, finir d’arranger les gaines, raccorder l’élec du rez de chaussée au tableau, poser des bandes latérales de désolidarisation, tracer un trait sur tous les murs à 1m du niveau fini, éventuellement poser un polyane microperforé. Pour les évacuations PVC, tout sort en 125mm CR8 ; selon les évacuations, il faut que je réduise à 100mm (WC), 40mm (évier, machine à laver, lave-vaisselle) ou 32mm (lavabo & lave-mains). Sauf que 125 vers 40 ou 32, ça n’existe pas : il faut d’abord réduire en 100mm ; et pour réduire en 100, il faut un manchon femelle-femelle en 125. Bref, ça fait un bon emboitage de 3 pièces par évacuation… Mais il faut y passer, et avoir réduit les évacuations en 100mm avant de traverser la chape n’aurait rien changé (à part avoir une pièce inaccessible en plus). Nous avons encore de quoi nous occuper !

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DSC_2740Quand nous sommes allés jeter les chutes de Fermacell à la déchetterie, je me suis bien rendu compte qu’une belle étape était franchie… Ça y est ! Toutes les cloisons sont posées, la phase Fermacell est terminée !

Pour poser les dernières cloisons (dans le cellier et la salle de bains), il fallait avoir tiré tous les PER et arrangé les gaines électriques… En cherchant à éviter autant que possible les croisements de tuyaux ou gaine… Avec une règle : je voulais que les PERs soient au raz du sol, bien à plat. Quand il y a croisement de gaine, le PER est en-dessous… Et quand un PER en croise un autre, alors… Je fais exception à la règle ;-). Tout cela donne un beau bazar, un peu mieux organisé maintenant dans les pièces en amont du cellier.

Les PER et gaines électriques sont plutôt organisées dans la salle de bains...

Les PER et gaines électriques sont plutôt organisées dans la salle de bains (à terminer)…

Et beaucoup moins dans le cellier...

Et beaucoup moins dans le cellier…

Un gros boulot d'arrangement est à prévoir !

Un gros boulot d’arrangement est à prévoir !

Nous avons terminé le Fermacell en posant les tours de fenêtres et de portes : ça nous a permis d’utiliser des chutes. Mais bien sûr, avant de poser les tours de fenêtres, il a fallu faire et poser les tablettes. Nous avons réussi à récupérer du chêne sec (merci encore André !) ; après un coup de dégauchisseuse et de raboteuse, un peu de découpe et de ponçage, les tablettes étaient prêtes à être posées… Nous les avons collées ; elles seront tenues par les bandes latérales de Fermacell quoiqu’il arrive.

Le tour de la fenêtre est posé ; on aperçoit la tablette en chêne

Le tour de la fenêtre est posé ; on aperçoit la tablette en chêne

Zoom sur le tour de fenêtre et la tablette

Zoom sur le tour de fenêtre et la tablette

Tour de la baie vitrée

Tour de la baie vitrée

J’ai pris une bonne suée en réalisant qu’avec l’épaisseur du Fermacell pour la partie haute du tour de porte (et de fenêtre), nous ne pourrions plus dégonder les portes… Heureusement ce n’est pas le cas ; le menuisier avait prévu le coup : nous en avions parlé mais j’avais complètement oublié… Ouf.

Maintenant que le Fermacell est posé, il reste… le rebouchage avec de l’enduit ! Sophie avait déjà bien avancé le haut (merci encore !), mais il reste beaucoup à faire dans le domaine… Nous utilisons de l’enduit de rebouchage Fermacell, qui sèche en 4 heures. Le truc est dur comme nos pierres ferrugineuses : autant dire qu’il vaut mieux en mettre pas assez que trop, sinon bonjour le ponçage… Un artisan me disait qu’en Allemagne, le Fermacell se posait avec cet enduit pour coller les plaques les unes aux autres, au lieu de notre colle… En tous cas, c’est costaud.

Clin d'oeil sur la cloison entre le cellier et la salle de bains

Clin d’oeil sur la cloison entre le cellier et la salle de bains

Dans l’ordre, il faut enlever le surplus de colle à la spatule (à faire au fur et à mesure, 24h après la pose, sinon c’est vraiment raide), gratter les trous de vis à la spatule, revisser les vis qui affleurent (les vis doivent être légèrement en retrait de la surface du Fermacell, disons 2 ou 3 mm, pour laisser suffisamment d’enduit recouvrir la tête de vis), poncer le reste de colle au niveau des liaisons de plaques, poser le ruban adhésif de protection sur les poutres et les huisseries, et enfin aspirer tout ça consciencieusement avant de reboucher les trous à l’enduit…

La cloison escalier - salle de bains préparée, prête au rebouchage.

La cloison escalier – salle de bains préparée, prête au rebouchage.

Nous allons passer quelques semaines sur cette étape, je pense… Mais la progression est visible : on voit une belle différence entre l’arrivée le matin et le départ du chantier le soir !

Au chapitre électricité, tous les boitiers sont maintenant posés au rez de chaussée, et les lignes sont arrangées proprement sauf dans le cellier (pièce qui accueille le tableau). Il reste un gros boulot pour organiser les lignes dans le cellier, d’autant plus qu’il faudra un ou 2 coffrages pour la chape… La dernière commande de matos a été passée (toujours chez elecproshop : ils sont… parfaits) ; j’attends la réception pour poser tout ça et commencer le raccordement des lignes au tableau ! Encore quelques jours de boulot et je pourrai demander un RDV au Consuel…

 

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Je suis…

JesuischarlieJe suis Charlie, évidemment, complètement.

Et je suis aussi musulman. Je suis aussi juif. Je suis bouddhiste, je suis hindouiste, je suis chrétien, je suis athée.

Je suis Irakien. Je suis Syrien. Je suis Lybien. Je suis Tunisien. Je suis Algérien. Je suis Malien. Je suis Serbe, je suis Croate. Je suis Français, et je suis aussi Rom.

Je suis Américain, je suis New-Yorkais. Je suis Israélien. Je suis Palestinien. Je suis Afghan. Je suis Vietnamien. Je suis Cambodgien. Je suis Japonais. Je suis Chinois. Je suis Russe. Je suis Tchétchène.

Je suis policier et gendarme. Et je suis Rémi Fraisse.

Je sens une partie de chacun en moi. Je sens une partie de moi en chacun.

Y a t’il vraiment une différence entre toutes ces victimes ? Toutes sont victimes de la barbarie, de la violence, de l’intolérance, de la haine, du « J’ai raison et tu as tort ».

Partout, les guerres, les violences se nourrissent elles-mêmes, depuis des millénaires.

Pourquoi ? Pour quoi ?

N’y a-t-il pas une autre voie ?

Elle n’est pas tracée. Elle sort du connu. Elle est à inventer, à créer. Nous avons cette capacité. Nous avons un choix à faire. Chacun. Maintenant.

« La paix commence avec la confiance ; la guerre commence avec la peur » (Satish Kumar)

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