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Archive for mars 2015

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Head, Hands, Heart  (la tête, les mains, le cœur)

Le film « En quête de sens« , que je n’ai pas encore vu mais dont j’entends parler partout autour de moi, me rappelle ce magnifique séjour au Schumacher Collège, en compagnie de (entre autres) Vandana Shiva et Satish Kumar… Aussi j’ai envie de partager ces quelques lignes que j’avais écrites après ce séjour… Une petite transition pendant la pose du parquet ;-).

Totnes n’a pas fini de nous surprendre. Située dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, cette petite ville de 7700 âmes a été à l’origine du mouvement « villes en transition » lancé par Rob Hopkins fin 2006 ; son exemple a été repris depuis dans des centaines de villes et villages partout dans le monde. Mais Totnes héberge aussi une autre pépite, moins célèbre que le mouvement de transition : le Schumacher College. Vous vous en doutez bien, il ne s’agit pas d’une école de conduite automobile – le nom « Schumacher » est en fait une référence à E.F. Schumacher, célèbre économiste britannique auteur en 1972 d’un best-seller mondial : « Small is beautiful, une étude de l’économie comme si les gens comptaient ».

DSCN9487-JB.resizedDepuis plus de 20 ans, le Schumacher College accueille des étudiants venus du monde entier pour suivre des cours tels que « Mastère en science holistique », « Mastère en économie de la transition » ou bien encore un « Mastère en horticulture et production durable de nourriture ». Ces Mastères ont été crées en partenariat avec l’Université de Plymouth, qui délivre les diplômes universitaires officiels clôturant une année d’études supérieures. « En 1991, quand nous avons démarré le Schumacher College, explique Satish Kumar (cf. portrait dans l’encadré), la notion de durabilité n’était pas si forte à l’Université de Plymouth ; ils se demandaient ce que notre structure pourrait leur apporter. Mais petit à petit, au fur et à mesure que la prise de conscience se faisait à propos du réchauffement climatique et des différentes crises qui secouent notre société, la durabilité leur apparut plus importante et urgente. De notre côté, nous avions besoin de construire un équilibre entre notre approche holistique de l’écologie et une approche académique classique. Nous voulions être ancrés dans le monde réel ; au final nous apprenons autant d’eux qu’ils apprennent de nous. L’Université de Plymouth vient même d’ouvrir un département complet sur la durabilité, et un de nos anciens élèves y enseigne. »

(C) Esther Ráez MartínezEn parallèle avec ces cycles longs, le Schumacher College propose des enseignements courts, de 1, 2 ou 3 semaines, sur des thèmes précis. « L’idée d’avoir des enseignements courts sur des thèmes d’actualité qui comptent est importante car nous sommes si facilement enfermés dans nos jobs, dans des études qui ne mènent qu’à devenir des vendeurs de choses inutiles, que nous avons besoin de lieux, d’îles où l’on peut se recentrer et se dire : « C’est ça la vie, c’est ça qui est important pour moi » ; cela nous aide à choisir notre action de manière plus claire et inspirée. » ; ces mots sont prononcés par Vandana Shiva, prix Nobel alternatif 1993 et fidèle enseignante au Schumacher College. Les enseignements courts ont des thèmes aussi variés que « Au-delà du développement », « Exploration des modèles d’entreprise du 21ème siècle », « L’économie du bonheur : au-delà du PIB », « Transition de la nourriture », « Holisme et leadership », « Pèlerin de la terre » et sont dispensés par des intervenants internationaux (très souvent anglo-saxons) engagés et reconnus pour leur expertise ; ils sont tantôt auteurs de livres de référence, créateurs de mouvements alternatifs, entrepreneurs ou journalistes engagés.

(C) Esther Ráez Martínez L’originalité du Schumacher College va bien au-delà du contenu des enseignements : « En général, poursuit Satish Kumar, les institutions scolaires se concentrent sur le contenu des enseignements, le « quoi ». Ici, on se pose aussi la question du « pourquoi » : pourquoi est-ce que je fais ces études ? Comment vais-je utiliser ces connaissances ? Est-ce seulement pour trouver un emploi ? Pour mon succès personnel ? Ou est-ce pour quelque chose de plus grand ? Qu’est-ce que ce quelque chose de plus grand ? A chacun de voir, de trouver ses propres réponses à ces questions. » Et il continue sur une autre caractéristique du Schumacher College : « Le « comment » aussi est important : comment on apprend. Le College est comme un foyer, une communauté : il est très loin d’une institution scolaire classique. On y fait la cuisine, le ménage, on produit notre propre nourriture dans le jardin, on passe la serpillière, on fait la vaisselle, on nettoie les toilettes. La cuisine est une salle de classe, le jardin est une salle de classe ; toutes les activités ordinaires sont une occasion d’apprendre, une manière de se réaliser, une manière de faire bien, dans la beauté et la joie. »

DSCN9599.resizedUne journée au Schumacher College s’organise de la manière suivante : méditation optionnelle le matin à 7h15, afin de débuter la journée dans la pleine conscience. Suivent le petit déjeuner puis la classique réunion d’information sur la journée, réunion qui commence toujours par une lecture proposée par un étudiant ou un membre du personnel. Ensuite, une courte période d’activités collectives (ménage, cuisine, vaisselle) est suivie de l’enseignement formel de 10h00 à 13h00. L’après-midi est plus libre, ponctuée d’enseignements par petits groupes, de travail dehors dans la nature. « C’est très important que les étudiants aillent dans la nature, insiste Satish Kumar ; la nature est un excellent professeur qui nous apprend que tout est lié, qu’aucun sujet n’est séparé d’un autre : économie, écologie, développement, anthropologie, science, psychologie, tout est relié : il n’y a pas de séparation. Quoi que vous appreniez, il est important que vous l’appreniez de manière holistique.»

Au-delà des cours, des tâches communautaires, le Schumacher College cultive et encourage la création : le salon commun est parsemé d’instruments de musique ; un atelier d’artiste et d’artisanat est à la disposition des étudiants et du personnel ; il comprend tout le matériel nécessaire pour peindre, sculpter, dessiner, construire, fabriquer, bref pour faire parler l’intelligence de nos mains. Un des leitmotiv du College est « Head, Hands, Heart » (la tête, les mains, le cœur), si bien que très souvent, comme le rappelle la lettre de bienvenue pour les nouveaux étudiants, on se rend compte que ce qu’on apprend à Schumacher College n’est pas toujours ce que l’on pensait apprendre…

DSC02694-InSun.resizedCe mélange d’activités, d’étudiants, d’intervenants, toute cette diversité crée une alchimie assez unique, propice à l’émergence de nouvelles idées, d’une énergie et d’un espoir régénérateurs. « Le mélange de personnes ici est toujours si intéressant, rafraîchissant. Tout le monde est en quête, et pas seulement en recherche du prochain job ou de la prochaine promotion ; cela me nourrit et m’aide à garder le cap : nous vivons dans un monde où toute bonne initiative peut survivre 2 ans puis s’écrouler brutalement ; ici, la durabilité est au rendez-vous », ajoute Vandana Shiva. « Et j’aime l’esprit de Schumacher College : vous savez, vous pourriez faire fonctionner le College comme un hôtel 5 étoiles, en ayant des serveurs qui vous apportent à manger et d’autres qui nettoient votre bazar [« mess », à l’origine, NDLT ;-)]. Mais je crois que c’est justement parce que les gens nettoient leur propre bazar et font la vaisselle, la cuisine tout en recevant de la nourriture intellectuelle que l’expérience est si spéciale et mérite d’être vécue. »

 « Le thème central à Schumacher College reste la durabilité écologique, la durabilité environnementale, afin que notre société, notre économie, notre système éducatif permettent un mode de vie non seulement durable, mais aussi élégant, simple et porteur de joie. », conclut Satish Kumar.

Sans aucun doute, ici aussi, et depuis plus de vingt ans, un nouveau monde se prépare.

Références :

  • “Small is beautiful : a study of economics as if people mattered », E.F. Schumacher, Editions Vintage Book, en Anglais. L’édition française est quasiment introuvable, ou à prix d’or…

  • http://www.schumachercollege.org.uk/

Pour aller plus loin :


Satish Kumar

(C) Esther Ráez MartínezD’origine Indienne, Satish Kumar a été moine Jaïn dès l’âge de 9 ans. A 18 ans, la découverte de Gandhi le pousse à quitter la vie monastique pour vivre pendant 8 années dans l’ashram gandhien de Vinoba Bhave. A 26 ans, il décide de relier à pied les 4 capitales nucléaires (Moscou, Paris, Londres, Washington) pour porter un message de paix et protester contre l’arme atomique, inspiré par Bertrand Russel qu’il rencontrera à Londres. Ce périple, effectué sans argent, durera 2 ans. Créateur de la revue internationale « Resurgence », il dirige aujourd’hui le magazine « The Ecologist » qui vient de fusionner avec « Resurgence ». A 78 ans, il passe toujours beaucoup de temps au Schumacher College qu’il a fondé en 1991.

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DSC_3346Après le carrelage au rez-de-chaussée, nous avons commencé la pose du parquet à l’étage ! Nous avons choisi la version super luxe pour le parquet : parquet en chêne passif, posé sur lambourdes. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, et nous avions vraiment envie d’un parquet massif, dans l’esprit de la charpente chêne. Après quelques devis, nous avons trouvé le fournisseur juste à côté de chez nous (l’usine est à 15 km), à un tarif défiant toute concurrence, et avec le sourire en plus… Les gars de l’Est ont débarqué pour la semaine afin de nous donner un coup de main pour la pose de ce parquet… A 4, en une semaine, l’affaire était devait être pliée, largement !

En fait, en 1 semaine, nous en avons posé la moitié seulement, et ce n’est pas faute d’avoir bossé : les gars de l’Est ne sont pas des tendres à la tâche ;-). Cette expérience a été d’une richesse toute particulière ! Dans ma tête, la pose du parquet devait se faire après les peintures : j’avais donc terminé une pièce en peinture, et j’en étais tout fier… Évidemment, et je dis maintenant « évidemment » mais la réalité a été plus douloureuse à accepter ;-), 2 heures après avoir commencé la pose du parquet, la peinture était à refaire. La pose du parquet reste du gros boulot, avec de la manipulation de bois, de gros outils : c’était complètement illusoire de penser que la peinture allait survivre à ça… J’apprends, petit à petit. Du coup, d’un point de vue préparation du chantier, j’aurais dû poser les lambourdes dans une pièce plutôt que de finir la peinture… Bref, le chantier n’a pas été optimisé, loin de là.

Première étape : choix de la référence et prise des niveaux

Première étape : choix de la référence et prise des niveaux

La première étape pour la pose du parquet a été la pose des lambourdes. Ce sont des lambourdes chêne, de 50x80mm, d’une longueur inégale d’en gros 2,15 m. J’avais choisi une grosse épaisseur de lambourdes d’une part à cause des gaines électriques à faire passer, et d’autre part à cause de la différence de niveau dans 2 pièces : je m’en étais rendu compte en posant le fermacell au sol : 2 solives avaient copieusement « fait le dos ». Bref, il fallait récupérer tout ça, et vu que le tarif des lambourdes de 50mm est le même que celui des lambourdes de 35mm, j’y suis allé gaiment, et après coup, je me dis que j’ai bien fait.

Pour la pose des lambourdes, la première étape a consisté à prendre un point de référence : dans notre cas, c’était facile, car nous avions coulé la chape et posé le carrelage dans les WC de l’étage. Ceci constituait donc notre point de référence, afin de faire en sorte que le parquet fini soit aligné avec le carrelage fini. Nous avons calé et fixé une lambourde au niveau de ce point de référence, et nous avons reporté le niveau dans la première pièce, à la règle de 4m. Ensuite vient un long et minutieux travail de calage, lambourde par lambourde.

Calage des lambourdes

Calage des lambourdes

Après 3 jours, la bonne technique est apparue : il faut caler les 2 extrémités de la lambourde, les fixer, et ensuite caler les points intermédiaires en insérant des cales en soulevant la lambourde au pied de biche. Cela me permet de faire un petit aparté : nous avons choisi de fixer les lambourdes tous les 50/60cm : après avoir appelé l’usine, il n’y a à priori pas de règle en la matière, car cela dépend de la planéité du sol, de l’épaisseur des lambourdes, de l’âge du capitaine. Dans notre cas, nous avions des différences de planéité d’environ 2,5 cm dans cette première pièce, et presque 3,5cm en prenant en compte tout l’étage. Visser ensemble 2 pièces de chêne sec, avec une vis de 120mm, je ne sais pas si ça vous parle, mais j’imagine que ça a fait fumer plus d’une visseuse… Nous avons été obligés de percer des pré-trous en 6mm, de les fraiser afin d’enfoncer la tête de vis (ça aurait fait désordre de laisser la tête pour poser le parquet), et de visser tout ça avec une machine infernale : une grosse visseuse choc de chez Hilti… Un peu surdimensionné, me direz-vous ? Peut-être, mais j’étais bien content de la trouver, cette grosse bécane : merci encore Frantz ! Surtout qu’une fois sur deux (surtout au début), il fallait dévisser la vis pour ajuster le calage… Le savon noir sur les vis est simplement indispensable…

Évolution de la pose des lambourdes

Évolution de la pose des lambourdes

La grosse visseuse choc qui nous a sauvé la mise

La grosse visseuse choc qui nous a sauvé la mise

Une fois les 2 lambourdes d’extrémité fixées (une le long de chaque mur), nous avons un niveau de référence pour la pièce, et une simple règle permettra de régler toutes les autres lambourdes, qui seront posées entre ces lambourdes de référence. Au passage, nous avons choisi de poser les lambourdes dans le même sens que les solives, car cela correspondait au sens de la lumière dans les 3 pièces. Nous nous sommes longtemps posé la question, car il y a 2 écoles : dans le sens de la lumière, ou dans le sens de la longueur de la pièce. Dans notre cas, c’était le même, sauf dans une pièce… Nous avons opté pour le sens de la lumière. Nous aurions pu mixer le sens de pose, vu qu’il y a un seuil de dilatation au niveau de chaque porte, mais nous avons choisi de simplifier…

Il aura fallu une journée et demi pour le solivage de la première pièce… j’ai alors compris que le parquet ne serait pas posé dans la semaine ;-). Les premières planches de parquet pouvaient enfin être posées… Nous avons mesuré la pièce, afin d’anticiper comment le parquet allait « tomber ». Avec des lames de 100mm de large, le calcul est simple, mais il mérite d’être fait : terminer la pièce avec une bande de 1cm de parquet est plutôt tendu…

Premières lames clouées

Premières lames clouées

Les lames de parquet font 23mm d’épaisseur ; nous clouons sur la languette, à 45°, avec des clous tête homme de 50mm. J’ai pensé utiliser un cloueur, mais après une bonne discussion avec notre charpentier, l’option s’est évaporée : il a testé plusieurs cloueurs, et aucun ne lui a permis de « serrer » les lames comme on peut le faire manuellement. Nous sommes donc partis pour tout clouer manuellement ! Frantz nous a apporté une bonne technique que j’utilise encore : pour finir de planter le clou quand il est arrivé à raz de la languette, j’utilise la tête d’un petit marteau, côté étroit, en intermédiaire entre le marteau et ce qui reste du clou : cela permet d’enfoncer le clou presque à raz, sans abîmer le parquet ! La finition se fait au chasse-goupille, classiquement.

Pour le premier rang, ainsi que les deux derniers, nous sommes obligés de clouer sur la lame, car il n’y a pas assez de place pour clouer sur la languette : nous mettons 2 clous (1 droit et un incliné) par lambourde ; un bon coup de chasse-goupille, et la pâte à bois fera le reste ! Nous avons laissé un espace de dilatation de 8mm autour de murs : les plinthes faisant 11mm d’épaisseur, ça nous fait un peu de marge. Dans le vide laissé entre les lambourdes et le parquet, nous avons mis de la ouate de cellulose, afin d’éviter l’effet « tambour », et d’améliorer l’aspect phonique global de la pose.

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Les cales de 8mm pour le jeu de dilatation

Les Alsaciens ont planté le drapeau

Les Alsaciens ont planté le drapeau

Pour la découpe du parquet, nous avons utilisé une vraie bonne scie circulaire à onglet ramenée par Frantz ; cependant, cette bonne vieille Bosch Bleue a rendu l’âme le deuxième jour, pour une raison inconnue… Nous nous sommes rabattus sur une petite métabo (Merci Sam ! ) et une petite scie pendulaire (merci Olive !) pour les coupes avec les angles.

La semaine fut rude, avec de la fièvre tous les jours et des nuits très courtes, mais le chantier a bien avancé ! Nous nous sommes même offerts le luxe du premier barbecue de l’année sur le terrain, le mardi, en petit pull dehors et en toute convivialité ! Un grand, grand merci à Frantz et Freddy pour votre visite et votre grande aide pour cette étape !

La première chambre est terminée... Reste le "dressing".

La première chambre est terminée… Reste le « dressing ».

Deuxième chambre presque terminée

Deuxième chambre presque terminée

Le RDV du consuel approche… Je dois terminer les 2 ou 3 dernières bricoles électriques avant la date fatidique… poser les caches de la GTL, mettre des boites de dérivation sur tous les câbles en attente dehors (même s’ils ne sont pas connectés), poser des interrupteurs provisoires sous l’escalier (la cloison n’existe pas encore), finir de câbler les prises ethernet, câbler le coffret de communication… Mine de rien, il y a un peu de boulot… J’ai hâte, mais en même temps je suis un peu tendu par cette étape… Nous verrons bien !

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DSC_3278Nous voilà dans les derniers préparatifs avant la peinture à l’étage ! Après avoir rebouché les trous de vis et les liaisons avec les rampants et autres cloisons Fermacell, il reste à faire les enduits avant de peindre… Pour les parois verticales, nous utilisons l’enduit de finition tout prêt Fermacell : il est super à appliquer, et facile à poncer ; il faut juste faire attention au support qui doit être bien dépoussiéré. Une passe à zéro suffit : c’est encore un avantage par rapport au placo !

Pour les rampants, ça a été moins évident… Je crois que nous sommes passés par tous les stades. Nous avons d’abord pensé laisser l’OSB brut apparent, mais on perdait en luminosité. Nous avons essayé de coller du papier intissé directement dessus, mais vu la surface du support, ça bulle beaucoup. Nous avons essayé de peindre directement, mais des taches marron ressortent (tanins ?), à la forme de certaines particules. Nous avons essayé d’enduire, mais 2 semaines après, des craquelures apparaissaient au niveau des liaisons entre plaques. Nous avons ensuite essayé d’ajouter de l’intissé sur l’enduit, mais la colle était complètement absorbée par l’enduit, très rapidement. Nous avons donc fait une sous-couche sur l’enduit avant de coller, ça allait mieux mais il y avait beaucoup, beaucoup de bulles… Je crois qu’il aurait presque fallu appliquer et laisser sécher une couche de colle sur l’enduit afin de « fermer » le support, mais au final nous avons décidé de peindre directement sur l’enduit : tant pis si ça fissure. Ça fait beaucoup moins de boulot, et nous nous contenterons du résultat. J’apprends d’ailleurs la vraie signification du verbe « se contenter » : être content de. Il n’y a pas de notion de médiocrité dans « se contenter », contrairement à l’idée que j’en avais… Il y a 2 ans, j’aurais passé 3 semaines à faire les rampants pour qu’ils soient impeccables. Là, ils craqueront, et c’est OK. Ça n’aura aucune autre conséquence qu’esthétique, et esthétiquement, nous trouvons ça très satisfaisant…

Tests d'enduit sur l'OSB

Tests d’enduit sur l’OSB

L'OSB enduit et peint (sous-couche)

L’OSB enduit et peint (sous-couche)

Les murs enduits, poncés, prêts à être peints

Les murs enduits, poncés, prêts à être peints

Nous sommes maintenant prêts à peindre les murs dans 2 pièces… C’est qu’il faut être prêts pour l’arrivée des gars de l’Est qui viennent nous aider à poser le parquet la semaine prochaine… 😉

En parlant de parquet, nous avons tout reçu la semaine dernière… Encore un grand merci à Willy, Olive, Claude, Bernard et Maryvonne pour le coup de main ! 3 palettes de 1,1m sur 2,5m, et près d’1,8 tonnes, ça faisait du matos à déplacer !

Le parquet massif...

Le parquet massif…

Les lambourdes

Les lambourdes

Je crois que ça y est, nous sommes prêts pour accueillir notre équipe de poseurs ! Encore quelques coups de rouleau et de pinceau d’ici la fin de la semaine… Whao, je n’arrive toujours pas à croire que nous allons y habiter un jour… 😉

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Ça faisait bien longtemps que je voulais en savoir plus sur la permaculture ; j’avais lu le petit bouquin distribué par Passerelle Eco (cf. bibliographie), mais j’étais clairement resté sur ma faim… Le hasard des rencontres m’a amené à croiser le chemin de Jérémie il y a presque 1 an, et le hasard du calendrier a posé un stage d’introduction à la permaculture le week-end dernier, au coeur de la Puisaye, au moment où les travaux de la maison touchent (presque) à leur fin.

C’est une vraie gageure que de vouloir définir la permaculture, tant la discipline est vaste. En quelques mots, la permaculture est à la fois une éthique, une philosophie et une méthode de conception/planification (design en Anglais) de l’usage de la terre, de la planète et des groupes sociaux, visant la pérennité, l’efficacité et la résilience des humains dans leur environnement, au service de la vie. Évidemment, cette définition est à la fois vague et incomplète. Voici donc un schéma qui explique un peu mieux ce que couvre la permaculture, tout en étant toujours aussi incomplet.

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Avec ce schéma en plus, on commence peut-être à y voir plus clair…

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En un week-end, difficile de parcourir tout cela… Nous nous sommes concentrés sur les grands principes, avec des ateliers, sur le lieu de vie de Jérémie et sa famille, développé en permaculture depuis 3 ans. Whao. Si j’avais fait ce stage avant, je peux dire que la maison et le terrain auraient eu une toute autre tête. J’ai une furieuse envie de mettre déjà des choses en pratique, de passer du temps dehors… Une furieuse envie d’approfondir, aussi, de tester, d’observer, de structurer, d’apprendre…

Je suis conscient que j’ouvre encore un chapitre infini ; après l’auto-éco-construction, la communication non-violente, voici la permaculture… Et ça existe depuis les années 70 ! Quelle richesse… Mais pourquoi on n’apprend pas ça à l’école ? Je crois que si je prend la décision de continuer ce blog après l’emménagement, il prendra la direction de la permaculture, pour voir ce que ça donne en pratique… Merci Jérémie pour cette belle introduction !

Pour aller plus loin :

Passerelle éco

Université Populaire de Permaculture

Site de David Holmgren, un des fondateurs de la permaculture

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Le carrelage

  DSC_3263  Bon, ben ça y est, nous pouvons manger par terre ;-). Tout s’est bien passé : les carreaux et le plinthes sont arrivés à temps, sans trop de casse (le peu de casse a été échangé par le grossiste : merci la proximité), tout était prêt pour la pose. Un bon gros seau, un sac de colle (flex), un malaxeur, une spatule à cran, une carrelette, une meuleuse et une tenaille, et c’est parti !

La seule question, qui est restée jusqu’au bout, a été le type de pose, pour des carreaux 45x45cm : alignés ou décalés ? Nous avons fini par opter pour une pose décalée, un peu à l’arrache. Nous verrons ce que ça donne.

La salle de bains

La salle de bains

Encore ;-)

Encore 😉

La seule précaution a été de couper les carrelages au niveau des seuils de porte, au même endroit où la chape a été coupée : si la chape doit fissurer, ça sera d’abord ici, aux endroits de rétrécissement. Du coup, autant qu’elle casse proprement, et sans casser de carrelage ! Un joint silicone viendra remplacer le joint de carrelage classique à cet endroit. Je prendrai une photo à l’occase.

En attendant la grande pièce a radicalement changé d’aspect !

En cours de pose

En cours de pose

Ça prend forme !

Ça prend forme !

J’étais plutôt dubitatif jusqu’à ce que les plinthes soient posées et les joints faits… Ça change tout ! Bon, je n’ai pas encore de photo du carrelage fini, mais ça viendra… En tous cas c’est encore une grande étape !

Ce matin nous allons chercher le parquet à l’usine… 3 palettes, 1,8 tonnes. C’est pas le tout, mais dans 10 jours, les gars de l’Est arrivent… Nous les attendons avec impatience !

Tout se bouscule un peu, en ce moment : je suis allé chercher les fournitures pour la plomberie, la baignoire est arrivée ainsi qu’un WC, j’ai RDV avec un pro du solaire à la retraite pour la partie eau chaude et poêle bouilleur… Pendant ce temps nous faisons les enduits de finition à l’étage, et nous nous préparons pour la peinture… On dirait que nous allons y habiter un jour, dans cette maison ! Ça me parait encore incroyable, irréel…

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