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Archive for the ‘Bardage’ Category

DSC_1483.resizedC’était un des derniers travaux extérieurs pour la maison : poser le bardage de l’appenti. Nous avons eu la chance d’avoir du renfort venu de l’Est pour cette tâche : 2 grands gaillards qui parlent une langue incompréhensible, qui ont parfois des us et coutumes bizarres : jeu de pétanque avec des quilles (Mollky), radio rose calée sur France Musiques, casque anti-bruit en collier autour du cou (rarement sur les oreilles), et j’en passe… 😉

La météo a été plutôt clémente : seuls les deux premiers jours de la semaine ont été un peu humides ; ils  nous ont permis de constater la solidité légendaire des gaillards de l’Est. Techniquement, rien de nouveau : peinture des planches de bardage à plat (première couche), pose d’un peu d’isolant, pose du pare-pluie, des grillages anti-rongeurs, des coins de fenêtre et de bardage (faits maison : voir ici et ), pose des liteaux verticaux puis horizontaux, calepinage et enfin pose du bardage.

Peinture des planches de bardage, à l'abri sous la grange

Peinture des planches de bardage, à l’abri sous la grange

Pare-pluie, liteaux verticaux et horizontaux : tout est prêt pour accueillir le bardage

Pare-pluie, liteaux verticaux et horizontaux : tout est prêt pour accueillir le bardage

 

Zoom sur le cadre de fenêtre

Zoom sur le cadre de fenêtre

Il y a eu quand même quelques petits changements : pour le pare-pluie, après de longues hésitations, j’ai finalement choisi de prendre de l’écran sous-toiture perspirant… Pour la maison, nous avions pris du pare-pluie rigide dont j’avais été plutôt déçu (cf. article) ; j’avais donc décidé d’opter pour une autre solution pour la suite. J’ai fait faire quelques devis, à la fois sur des produits rigides (Agepan DWD) et sur des produits souples (Pro Clima Solitex, Thermofloc)… Grammage, SD, résistance aux UVs, temps de résistance à la pleine pluie, les critères ne manquent pas. Les tarifs aussi ne manquent pas de s’envoler. Au final, j’ai décidé de prendre mon bon vieil écran sous toiture vendu par notre marchand de matériaux, qui a des caractéristiques techniques assez proches des spécialistes (en grammage et SD) et qui coûte 2,5 fois moins cher (5 fois moins cher que le rigide). Exit le pare-pluie rigide.

Premier niveau de bardage

Premier niveau de bardage

Mine de rien, même sur une petite surface comme celle de l’appenti, ça représente du travail et du temps. J’avais oublié combien c’était minutieux, de poser le bardage : découpes dans tous les sens pour la pente de toit, les chevrons et pannes, les cadres de portes et de fenêtres. Eh bien en 2 coups de cuiller à pot, les gars de l’Est ont été opérationnels et même autonomes… Chapeau bas ! Des ajustements aux petits oignons, une solide culture du travail bien fait, un chantier toujours impeccable… Je prends des leçons.

Pignon Sud, avec aération

Pignon Sud, avec aération

Mais la vraie valeur ajoutée de la semaine a été la rencontre humaine, la bonne humeur, le partage… Ça a été pour moi une semaine très, très riche, que je n’oublierai pas, et qui restera gravée dans l’histoire de la construction. Je dois dire que ça me fait réfléchir pour la suite des travaux… Plus de chantiers participatifs ? En tous cas, merci encore à Freddy et François pour votre aide précieuse et pour cette magnifique semaine !

Et voici le travail !

Et voici le travail !

En conclusion, voici une citation qui j’en suis sûr deviendra légendaire dans tous les chantiers participatifs :

« Si la mesure n’est pas exacte, elle ne peut pas être non plus complètement fausse ».

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DSC_4329.resizedAprès la trêve hivernale réglementaire accordée par mon patron, voici quelques photos de la maison fermée… Bon, il reste encore les tableaux des fenêtres et des portes à poser, mais le plus gros est fait ! Nous avons profité de la semaine précédant les fêtes pour reboucher tous les trous de terrassement, et créer les circuits d’eau de pluie… A la prochaine accalmie, nous pourrons poser les descentes de gouttières !

En attendant, voici quelques photos :

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DSC_4312.resizedNous vous souhaitons une année 2014 pleine de douceur, de légèreté, de paix et de joie !

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DSC_4003.resizedImaginez donc : nous voici à l’intérieur de la maison, à même le sol, sur les plaques d’OSB fraîchement posées ; il fait -5°C dehors, et il neige. Nous sommes assis devant le poêle à bois, et nous regardons la neige tomber, en savourant un thé qui a chauffé sur le poêle. Et bien dans quelques jours (d’ici la fin de l’année si tout va bien), ce ne sera plus un rêve mais la réalité : nous sommes dans la dernière ligne droite pour fermer complètement la maison !

Nous avons commencé le bardage de la façade sud la semaine dernière, et ça avance plutôt bien ! Techniquement, pas de nouvelle difficulté : juste l’inconfort de travailler sous les dessous de toit, entre les chevrons et la dernière panne qui soutient les débords de toit. Je suis devenu contorsionniste, et nous avons dû adapter les outils : vu que la visseuse ne passe pas dans ces petits espaces, j’ai dû créer une rallonge d’une cinquantaine de cm pour tenir les embouts et pouvoir atteindre les vis tout au fond… Vous imaginez que ça ne tourne pas très rond, un empilement de rallonges de visseuses ;-). Mais ça fait le job.

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DSC_4002.resizedNous avons failli avoir un échafaudage qui nous aurait permis de couvrir toute la façade sud d’un coup, mais au montage nous nous sommes rendus compte que l’échafaudage était trop haut de 20cm, et ne passait donc pas sous les dessous de toit… En fait il aurait fallu des demi-échelles et des pieds rallongés, mais tout était stocké un peu loin et je ne voulais pas plus embêter notre mécène : merci quand même Jacky ! Du coup, nous avons remonté l’autre échafaudage, qui ne permet de couvrir qu’une moitié de la façade : tant pis, nous ferons la première moitié et déplacerons l’échafaudage pour le seconde !

Lundi matin, surprise : l’échafaudage est par terre… Il y a eu un gros coup de vent du Nord tôt le matin, et les bâches ont poussé l’échafaudage, qui n’était pas attaché… Grosse erreur. OK, le vent du nord est plutôt sympa ici ; il est rarement violent. OK, il y avait peu de prises d’air dans la maison (seulement la porte de l’appenti) : tout le reste était bâché. OK, l’échafaudage n’était vraiment haut : un peu plus de 3m. Mais le fait est là : ça a suffi pour faire tomber l’échafaudage… Et comme dirait le propriétaire de l’échafaudage : « Un échafaudage, c’est pas fait pour tomber ».  Bilan : les 2 plateaux sont tordus, mais le reste n’a pas souffert. Nous partons donc chez MacGyver (ou l’Agence Tout Risques, comme vous voulez : le genre d’endroit où vous arrivez avec un congélateur dans la voiture et vous repartez avec un camion-frigo) : avec un cric et un fend-bûches, en 10 minutes les plateaux étaient redressés… J’adore quand un plan se passe sans accroc. Encore une bonne leçon !

DSCN0108.resizedLa première moitié de la façade Sud est maintenant bardée… Nous venons de déplacer l’échafaudage pour faire la deuxième moitié. Dernière ligne droite avant le thé !

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Façade Nord terminée !

DSC_2725.resizedCe chantier était resté en plan pendant 2 mois (cf. article)…Nous avons repris la pose du bardage, avec Bernard, dans des conditions climatiques beaucoup moins favorables qu’en Septembre… Mais sous les bâches, ça passe ! Le vrai défi pour les façades a été de gérer la partie haute du bardage, qui est coincée sous la panne qui soutient le débord de toit. Pas facile d’accès ! Et pourtant, il a fallu faire l’étanchéité du pare-pluie, poser des grillages anti-rongeurs entre les chevrons, visser les liteaux et clouer le bardage.

Étant données les conditions météo, je n’ai pas vraiment pris soin de prendre des photos… J’aurai peut-être l’occasion d’en prendre pour la façade Sud, qui posera les mêmes défis. Toute la partie haute du bardage a été longue et laborieuse ; mon ostéo va encore faire fortune avec toutes ces positions tordues, à forcer alors que le corps est vrillé et accroupi ;-)… Le reste n’a été qu’une formalité : l’équipe de choc tourne à plein régime ! Nous n’avons presque plus besoin de nous parler… Un plaisir ! Nous avons aussi posé le coin Nord-Ouest du bardage, afin de pouvoir commencer à faire le retour du bardage sous l’appenti.

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La façade Nord, presque terminée…

La façade Nord est donc terminée ! Il ne reste que les appuis de fenêtre à poser, et cette partie de la maison sera prête à accueillir les menuiseries… C’est d’ailleurs tout le défi de cette période : fermer la maison  avant le vrai mauvais temps, afin de pouvoir travailler à l’intérieur à l’abri. Il ne reste « que » la façade Sud à terminer, et nous serons prêts pour les menuiseries !

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DSC_9708.resizedLever de rideau sur la façade Est… Ça fait du bien de ne plus voir ces bâches cacher cette surface de mur ! En fait, ce pignon devient le premier mur extérieur de la maison terminé… Certes, il faut encore passer la deuxième couche de peinture, mais le plus gros est fait. L’échafaudage déguise encore ce pignon, mais il doit rester là tant que la deuxième couche de peinture n’est pas passée et que le zinc de rive n’est pas posé… Nous avons donc pu commencer le bardage de la façade nord il y a quelques semaines (il y a un bon décalage maintenant entre le blog et la réalité du chantier ;-)). Avec Bernard, la machine est rodée : ça avance vite et bien !

Façade sud lattée et contre-lattée... On aperçoit le seuil de porte coulé.

Façade nord lattée et contre-lattée… On aperçoit le seuil de porte coulé.

Rien à signaler de spécial pour cette façade : nous avons d’abord posé les coins de bardage autour des ouvertures (2h/ouverture à une personne en gros), puis latté et contre-latté. Ah, si : pour cette façade, j’ai pensé à poser un liteau sous les fenêtres afin de pouvoir poser les crochets de volets… J’avais simplement oublié de le faire pour les 2 pignons, et un jour, en pensant aux volets, je me suis dit qu’il manquait quelque chose… J’improviserai le moment venu.

Viennent ensuite les premières planches de bardage : nous avons calé tout le bardage sur la porte d’entrée afin que les planches soient symétriques de chaque côté de la porte d’entrée. Pour les autres ouvertures, ça tombera comme ça tombera, j’ai renoncé à faire des plans du bardage pour les autres façades : nous nous adaptons au fur et à mesure. Avant de commencer à barder, il a fallu couler le seuil de porte de la porte d’entrée. Nous avions fait un prototype du côté de l’appenti à bois, donc ça a été plus rapide : nous avons repris les pièces du coffrage (les 2 portes sont aux mêmes dimensions), et nous avons coulé le seuil de porte avec du ciment blanc assez gras, mélangé à de la fibre afin de l’armer. En coulant, nous avons mis quelques vis ici et là (quelquefois avec des morceaux de grillage entre 2 vis) afin que le seuil soit bien ancré à la maison et qu’il ne bascule pas sous le poids… Il se peut bien qu’à un moment donné on passe des choses lourdes par ici : autant que ça tienne. Je réalise en écrivant que je n’ai pas pris de photos pour cette partie… Le photographe aussi est un peu à la rue… Il faudra que j’en parle au patron, il commence à y avoir du laisser-aller dans cette équipe ;-).

Zoom sur la première partie du bardage nord : il est "calé" sur la porte d'entrée.

Zoom sur la première partie du bardage nord : il est « calé » sur la porte d’entrée.

Vue d'ensemble sur la première partie du bardage nord.

Vue d’ensemble sur la première partie du bardage nord.

Une fois le bardage de la façade nord commencé, nous avons pu poser le coin nord-Est du bardage, et raccorder ainsi les bardages Est et Nord… Il fallait que je sache comment la dernière planche du bardage nord allait arriver sur le coin avant de le poser : si c’était une planche inférieure, il fallait faire une feuillure ; si c’était une planche supérieure, on pouvait poser le coin tel quel.

Profil du coin de bardage. Les feuillures n'existent pas forcément, en fonction de la planche de bardage qui recouvre le coin.

Profil du coin de bardage. Les feuillures n’existent pas forcément, en fonction de la planche de bardage qui recouvre le coin.

Les 4 coins de la maison ont été taillés à partir de madriers 8×23 ; il a fallu les couper en deux, puis les raboter pour atteindre les cotes voulues. Un grand merci au charpentier pour le prêt du matériel ! Un petit coup de défonceuse pour faire un coin arrondi et le tour est joué. La partie la plus délicate (mais la plus sympa) a été de découper le bas du coin de bardage en biseau pour faire une goutte d’eau (en fait, pour éviter que l’eau qui s’écoule le long de la pièce de bois ne remonte par capillarité sous la pièce). En fait, c’est un double biseau, puisque nous sommes en coin… Rigolo comme prise de tête 3D.

"Double biseau" sur le coin de bardage

« Double biseau » sur le coin de bardage

Coin de bardage posé

Coin de bardage posé

J’en profite pour faire un zoom sur le décalage du bardage : j’en avais parlé dans un article précédent, mais après plusieurs tentatives j’avais renoncé à faire un schéma : voici donc quelques photos qui en disent plus long qu’un schéma absent 😉 :

Décalage des lattes : la partie supérieure est plus épaisse de 18mm (l'épaisseur du bardage)

Décalage des lattes : la partie supérieure est plus épaisse de 18mm (l’épaisseur du bardage)

Zoom sur le décalage du bardage

Zoom sur le décalage du bardage

La pose du coin de bardage nous a permis de fermer la partie nord du pignon Est… Ça prend forme ! Il ne reste que la jonction avec la façade sud à fermer… Nous avons donc décidé d’enchaîner sur le remplissage du mur de la façade sud !

Remplissage de la façade sud avec les panneaux de fibre de bois

Remplissage de la façade sud avec les panneaux de fibre de bois

Là encore, rien de nouveau : découpe des panneaux de fibre de bois (et pas des doigts… je ne supporte plus le bruit de cette machine), puis découpe et pose des panneaux de pare-pluie. En une journée et demi, à deux, on pose la totalité de la fibre de bois et 2/3 des panneaux pare-pluie…

Les panneaux pare-pluie sur la façade sud.

Les panneaux pare-pluie sur la façade sud.

Le remplissage du mur de la façade sud nous permet de couler l’appui de la baie vitrée… En début de semaine le fabricant a appelé : il est prêt à poser… Nous, pas vraiment ;-).

Nous nous rapprochons petit à petit du « hors d’eau hors d’air »… Dans quelques semaines, nous seront prêts à accueillir les portes, fenêtres et baie vitrée… Là, ça sera un gros changement. Mais d’ici là, il reste quelques planches de bardage à poser ! 😉

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DSC_9360.resizedDu gâteau. Ou presque ! Le pignon Est est presque terminé ! Nous l’avions commencé avec Fred fin mars (cf. article), et puis ce pignon était resté dans le jus, moitié ouvert moitié fermé, protégé par de grandes bâches. Je savais que les découpes du triangle du pignon n’allaient pas être super rigolotes, ayant déjà vu le film pour le pignon Ouest. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas eu de surprise, ou de difficulté technique !

Les étapes ont été les mêmes que pour le pignon Ouest, en plus facile car il n’y avait pas de raccord de toit à faire (pour l’appenti). D’abord, remplir l’ossature secondaire avec les panneaux de fibre de bois, puis poser les panneaux de pare-pluie, poser les liteaux pour tenir le pare-pluie, poser le grillage anti-rongeurs, poser les contre-liteaux pour accueillir le bardage, et poser le bardage. La routine habituelle, presque… avec de l’aide plus que bienvenue de la part de Bernard !

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Les panneaux de fibre de bois sont posés sur le pignon Est… Que de découpes !

Il a fallu une journée et demi à 2 pour poser l’isolant dans le triangle du pignon ; c’est plutôt long car il y a beaucoup, beaucoup de découpes. Une personne pour prendre les mesures et poser, et une personne pour découper, ça marche bien. Nous découpons toujours la fibre de bois avec une scie circulaire sur banc ; dès le départ, nous avons dû enlever les protections car sinon la fibre de bois ne peut pas passer (trop épaisse). Le bruit de la scie qui coupe la fibre de bois est très typique, très léger, aérien. Du coup, quand le bruit change, on s’en rend compte immédiatement… J’entends encore ce son différent, ce cri, puis le sang. Heureusement, absolument rien de grave, mais nous sommes passés à 2 doigts (c’est le cas de le dire) de l’accident. Bernard s’est entaillé le bout de 2 doigts avec la circulaire : autant dire qu’avec du matériel comme ça, quelques millimètres et les conséquences auraient pu être complètement différentes… On ne sait jamais vraiment comment ça arrive : le bonhomme est hyper expérimenté, consciencieux, plus que sensibilisé sur la sécurité (il m’a tout appris). Un dispositif de sécurité absent, pas de gants, un moment d’inattention, et hop, ça peut vite être la cata. Ce fut un avertissement gratuit, pour nous rappeler à tous que nous sommes sur un chantier, avec du matériel potentiellement dangereux, des conditions aussi potentiellement dangereuses (échelles, échafaudages et acrobaties diverses) : tout peut arriver, en une demi-seconde. Nous avons eu la chance de n’avoir eu aucun accident pour le moment (merci la Vie !), mais la vigilance est de mise, à chaque instant. La fatigue, la précipitation, les pensées virevoltantes ne font pas bon ménage avec ce métier, je le réalise pleinement. C’est vrai que dans mon précédent métier, le plus grand risque était de me fouler une articulation de l’index gauche en ripant sur la touche « E » du clavier… Ou de prendre le faisceau d’un vidéoprojecteur dans les yeux ;-). Ceci d’ailleurs sans aucune offense à mes anciens collègues (je pense bien à vous !)… Fin de l’épisode, mais la leçon est retenue.

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Les panneaux pare-pluie sont posés

La pose du pare-pluie, toujours avec autant de découpes, a pris une journée de travail à 2. Nous avons ensuite posé les liteaux verticaux et le grillage anti-rongeurs le long des chevrons : cette fois-ci, une vraie partie de plaisir avec l’habitude, et surtout avec l’agrafeuse pneumatique : fini les cavaliers plantés au marteau dans les petits recoins… Les raccordements avec les pannes sont toujours un peu plus compliqués, mais au final ça s’est bien passé.

Détail sur le tour d'une panne intermédiaire

Détail sur le tour d’une panne intermédiaire

L’étape suivante a été de poser les liteaux horizontaux ; pour ce faire, il nous a fallu fabriquer les cadres de fenêtres (cf. article) : nous n’avions fabriqué que les prototypes pour le pignon Ouest… Nous avons donc acheté des madriers 8-23, et les avons usinés à la toupie, à la chaîne cette fois-ci. Nous avons eu une petite panne (courroie de toupie cassée : elle devait bien avoir 30 ans) ; il aura fallu une grosse journée à 2 pour usiner les cadres de 7 fenêtres, une baie vitrée et la porte d’entrée.

Les cadres de fenêtres pour le bardage, en cours d'usinage

Les cadres de fenêtres pour le bardage, en cours d’usinage

La bonne vieille toupie, fabriquée par mon oncle, toujours fidèle au poste !

La bonne vieille toupie, fabriquée par mon oncle, toujours fidèle au poste !

La pose des cadres de fenêtres est un peu délicate (j’aimerais bien revenir dessus en détail : on verra avec la façade sud si je pense à prendre des photos) : il faut en gros 2 heures par fenêtre, seul. La pose des liteaux horizontaux a pris une petite journée à 2, en comptant la finition (fermeture du grillage anti-rongeurs, tours des pannes).

Ajoutons à cela une journée pour finir les enduits des soubassements, et tout est prêt pour la pose du bardage !

Tout est prêt pour recevoir le bardage

Tout est prêt pour recevoir le bardage

Il a fallu innover pour la pose du bardage sur ce grand pignon : en effet, les planches de 4m sont trop courtes pour couvrir la hauteur du pignon… Et puis toute cette surface de pignon, uniforme, je crois que ça aurait été un peu ennuyeux pour l’œil. Nous avons donc décidé de faire une rupture sur le bardage, histoire mettre un peu de dynamisme sur cette surface à priori monotone, et de permettre une jointure du bardage. Notre charpentier m’avait donné une idée (merci encore !), déclinable à l’infini : j’ai choisi la version la plus simple, mais je me réserve la possibilité d’un peu plus de « fun » pour la grange/garage. [Après quelques essais, je renonce à dessiner le truc : je crois que je prendrai un prototype en photo, ça sera plus simple.] L’idée est de décaler le planches à la fois en profondeur (pour que l’eau s’écoule au-dessus de la planche du dessous) et en hauteur (afin d’avoir un recouvrement entre les niveaux). Les liteaux horizontaux de la partie haute sont donc décalés d’une épaisseur de planche de bardage, en profondeur. Voici 2 photos pour illustrer le principe : je reviendrai dessus en détail si j’y pense.

Décalage des liteaux horizontaux sur la ligne de raccordement du bardage supérieur et du bardage inférieur

Décalage des liteaux horizontaux sur la ligne de raccordement du bardage supérieur et du bardage inférieur

Zoom sur le raccordement entre les parties haute et basse du bardage

Zoom sur le raccordement entre les parties haute et basse du bardage ; on aperçoit la grille d’évacuation d’air

Il ne reste plus qu’à poser le bardage, en pensant bien à la découpe du bas des planches en biseau à 30° au moins pour éviter que l’eau ne remonte par capillarité sur la tranche de la planche et ne détériore le bardage à la longue.

Pose des premières planches de bardage

Pose des premières planches de bardage

Nous commençons par la partie basse, en fixant les planches les plus proches du pare-pluie. Le bas du bardage recouvre tout juste le grillage anti-rongeurs en hauteur ; il faut veiller à laisser au moins 20cm entre le bas du bardage et le sol, pour éviter que les éclaboussures de la pluie ne fassent pourrir le bardage prématurément.

Première "couche" du bardage posée en bas

Première « couche » du bardage posée en bas

A cette étape, nous avons percé les murs pour les ventilations de la cuisine et des WC : ça a été un peu plus compliqué que prévu. Entre la structure poteaux-poutres, l’ossature secondaire croisée, et les planches de bardage elles aussi croisées, les options de placement des aérations n’étaient pas très nombreuses… Finalement c’est bien tombé, et en quelques coups de scie cloche (100mm de diamètre, un peu galère à trouver) les trous étaient faits. Ensuite, j’ai passé le tuyau de 100mm (j’avais percé en pente basse en direction de l’extérieur, histoire d’évacuer les condensats à l’extérieur) dans le trou, posé la moustiquaire et la grille alu : hop, 2 évacuation d’air prêtes ! Cette étape a quand même été un peu tendue : je n’ose même pas imaginer la galère si j’avais du tout percer après la pose du bardage…

Aération des WC, vu de l'intérieur (on la devine presque sur cette photo sans flash ;-)).

Aération des WC, vue de l’intérieur : on la devine presque sur cette photo sans flash ;-).

Aération des WC, vue de l'extérieur

Aération des WC, vue de l’extérieur

Nous pouvions ensuite continuer la pose de la couche supérieure du bardage bas.

Partie basse du bardage terminée

Partie basse du bardage terminée

La pose du bardage haut a été faite de même, d’abord avec la couche inférieure du bardage, et ensuite la couche supérieure, avec un soin tout particulier sur l’alignement de la partie basse des planches au niveau du recouvrement : nous avons utilisé une grande règle de 4m calée avec des serre-joints. Je n’avais pas prévu l’épaisseur supplémentaire en usinant le tour de fenêtre de l’étage : j’ai dû recaler un tasseau pour rattraper l’épaisseur. Ca posera sans doute un problème pour les volets, d’ailleurs, mais on verra ça plus tard…

Première couche du bardage supérieur

Première couche du bardage supérieur

Avancée du bardage supérieur

Avancée du bardage supérieur

Il aura fallu au total 4,5 jours à 2 pour poser le bardage du pignon Est… Et encore, avec un cloueur pneumatique… Il reste encore les extrémités du pignon à barder : nous devons attendre que les coins de bardage de la maison soient posés ; et pour les poser, il faut savoir comment les usiner, c’est à dire avoir commencé la pose du bardage des façades…

Mais nous avons de quoi nous occuper en attendant : pose des appuis de fenêtre, fabrication des fenêtres provisoires, deuxième couche de peinture, etc. A suivre !

Encore un grand, énorme merci à Bernard pour son aide précieuse ! Ce fut presque un job à plein temps… Une retraite plutôt active 😉

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DSCN9939.resizedRhaaaaaaaa… Après avoir dévalisé une grande surface de bricolage de ses bâches, après avoir bossé de longues semaines sous ces bâches, en les roulant, les déroulant, les reroulant, les redéroulant, des dizaines de fois, voici venu le temps de les enlever, au moins sur le pignon Ouest… Un grand moment, ponctué d’un peu d’appréhension je dois l’avouer : c’est la première fois que nous allons voir le bardage fini, posé, que nous allons nous rendre compte de l’aspect final des murs extérieurs, de la couleur, du mariage avec la toiture et les autres éléments. Nous allons aussi pouvoir tester les aspects techniques, notamment sur l’étanchéité : est-ce que la peinture va se retrouver par terre à la première pluie ? Est-ce que les appuis de fenêtres sont bien étanches ? Est-ce que les fenêtres provisoires vont tenir le coup ? Yallah…

Grand moment donc : le dévissage de ces 20 vis a été fait en pleine conscience, doucement… Une fois les bâches par terre, je suis descendu voir le résultat… Bon, la couleur est un peu moutarde, mais nous le savions depuis les derniers essais de peinture : nous n’arriverons pas à faire mieux avec des pigments naturels, et cela évoluera avec le temps quoiqu’il arrive.

C’est marrant, pendant ce moment, j’ai vraiment l’impression de faire connaissance avec la maison… Je reste un moment là, et je me décide à fignoler les derniers points, avant le démontage de l’échafaudage : poser des zincs sur les rives de toit, sceller la faîtière. Nous avons fabriqué les zincs (merci encore Olive !)… Les zincs de rive sont environ à 7€ HT/ ml, et vu qu’il nous en faut 22m, cela fait vite un petit budget à presque 200€… Alors que ça revient à 70€ en coupant et en pliant le zinc soi-même (nous avons eu accès à du zinc déclassé, un peu taché). Voici le résultat :

La façade Ouest, avec les zincs de rive...

La façade Ouest, avec les zincs de rive…

C’est une grande étape ! La maison nous dit maintenant bonjour avec sa façade Ouest à chaque fois que nous arrivons sur le chantier… Nous allons pouvoir démonter l’échafaudage, couvrir l’appenti, finir le bardage sous l’appenti, commencer les autres murs… Encore un peu de travail en ce 1er Juin hivernal !

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