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Archive for the ‘Chape’ Category

DSC_3147Finalement la préparation du coulage de la chape a été douce… Je pensais courir dans tout les sens, à la bourre, mais ça s’est bien passé ! Le plus « compliqué » a été d’enlever le poêle : il pèse son poids, le bougre ! Pour le reste, ça s’est fait tranquillement : finir de caler les PERs qui sortent, de poser les bandes, de poser l’écran sous-toiture au sol…

La toute dernière touche a été de poser le polystyrène de 40mm dans la grande pièce afin de gagner en épaisseur de chape… Cette chape m’aura vraiment fait réviser mes idéaux de construction écolo…

Le jour J, tout était prêt, même le gel ! Une bonne semaine de gel à -5°C avant, et encore du gel la nuit d’avant, les conditions n’étaient pas idéales. Le jour du coulage, je remplis la cuve (extérieure) d’1 m3 avec de l’eau de la cuve souterraine, en espérant que ça ne gèle pas pendant la journée.

Tout est prêt !

Tout est prêt !

Le polystyburp

Le polystyburp

L'écran sous toiture au sol, pour désolidariser la chape de la structure bois

L’écran sous toiture au sol, pour désolidariser la chape de la structure bois

La machine arrive… C’est un gros, gros compresseur, avec une bétonnière intégrée, qui propulse le béton dans un tuyau qui peut aller jusqu’à 80m… Au final, nous aurons passé 5,5m3 de béton, ce qui fait un peu plus de 12 tonnes de béton : je me voyais mal monter tout ça au seau ! L’objectif était d’ajouter de l’inertie, eh bien nous sommes servis !

La machine magique

La machine magique

Avec sa bétonnière intégrée...

Avec sa bétonnière intégrée…

Au bout du gros tuyau, un tabouret : une fois la bétonnière remplie, on ferme le couvercle, on active la pompe, et pouf, le béton sort du tabouret : il ne reste qu’à déplacer le tabouret pour répartir le béton… Trop facile.

Nous commençons par la pièce du haut (WC), puis c’est le tour de la grande pièce en bas, en faisant au fur et à mesure de notre avancée les petites pièces : cellier, salle de bains. Le béton est plutôt sec. Le principe de coulage est classique : on fait les bords de la pièce, à niveau : ils serviront à caler la règle. Pour cette étape les traits de niveau sur les murs sont bien utiles ! Puis on tire le béton de manière circulaire, en restant au milieu. On finit par le centre. Après avoir laissé tirer une heure ou deux, on taloche en mettant des espèces de raquettes aux pieds. Je crois qu’à ce stade, quelques photos vaudront bien mieux qu’un long discours…

La grande pièce en chantier... A remarquer le premier appui à gauche, déjà de niveau !

La grande pièce en chantier… A remarquer le premier appui à gauche, déjà de niveau !

Le tabouret à l'oeuvre

Le tabouret à l’œuvre

La salle de bains

La salle de bains

L'entrée : il a fallu protéger un peu tout ça, car le tuyau bouge sacrément !

L’entrée : il a fallu protéger un peu tout ça, car le tuyau bouge sacrément !

L'autre partie de la grande pièce, toujours avec le même principe : les côtés de niveau d'abord

L’autre partie de la grande pièce, toujours avec le même principe : les côtés de niveau d’abord

Et on tourne autour, en finissant par le centre

Et on tourne autour, en finissant par le centre

Le sable était gelé sur une quinzaine de cm au sol… Sur la fin, nous avons donc dû commander 1m3 de sable pour finir ! Nous avons eu 2 ou 3 soucis de tuyau gelé aussi, mais après un court séjour sous le pot d’échappement de la machine, c’était réglé…

Voilà donc une bonne chose de faite ! Il va y avoir un sacré temps de séchage (j’ai entendu 1 semaine par cm) : nous avons mis presque 1/2 m3 d’eau ! J’ai récupéré un déshumidificateur électrique (merci Romu !) qui fait bien son boulot… Les premiers jours, j’ai aéré en grand, vu qu’il ne gelait plus dehors. Et depuis 2 jours, je recommence à chauffer, doucement, en gardant des fenêtres entrouvertes. Le taux d’humidité oscille autour de 80%…

Et voilà le résultat ! Ca ressemble de plus en plus à une maison qui sera habitée...

Et voilà le résultat ! Ça ressemble de plus en plus à une maison qui sera un jour habitée…

La prochaine étape, pour le bas, sera donc la pose du carrelage ! Après 3 semaines de séchage, quand même. En attendant, une bonne semaine de repos nous fera le plus grand bien, et ensuite nous pourrons continuer les finitions en haut afin de tout préparer pour la pose du parquet !

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DSC_2757La décision est prise : ça sera une chape ciment. OK, j’ai vu plus naturel, plus écolo, plus ceci et moins cela. Je suis OK avec tout ça. Mais tout bien pesé, c’est ça que je choisis. Pour l’inertie, d’abord : exit la chape sèche. Pour la mise en œuvre, ensuite : n’étant pas sûr que la pompe avale de la chaux, je pars sur du ciment.

Il faut tout préparer, maintenant : quand la pompe sera là, tout ira très vite ! Nous avons posé la bande périphérique de désolidarisation tout autour des pièces (en bleu sur les photos), et autour de chaque évacuation : cela donnera « du mou » pour autoriser les mouvements et surtout la dilatation de la chape. Du béton sur du bois, ça va bouger. Nous préparons aussi toutes les sorties de PER, afin qu’elles soient bien droites et un peu décollées des murs, histoire d’avoir un peu de matière (béton) derrière.

Sortie des PER

Sortie des PER

La salle de bains est prête : il ne manque que le polyane !

La salle de bains est prête : il ne manque que le polyane !

Le polyane microperforé, par contre, c’est de la science-fiction. Impossible d’en trouver ; c’est à se demander si un seul maçon a déjà coulé une chape sur plancher bois ou si le DTU est réellement appliqué… En en discutant à droite et à gauche, on me dit même de couler directement sur l’OSB, vu que c’est de l’OSB3 (hydrofuge)… Rhaa. Au final, je choisis de mettre de l’écran sous toiture perspirant – il m’en reste un rouleau, ça fera le job. Évidemment c’est plus cher que le polyane, mais c’est dispo. Et ça permettra de désolidariser la chape. Dernière chose : nous avons emprunté le laser d’Adrien (merci encore !) pour tracer un trait de niveau à 1m au-dessus du niveau de sol fini sur tous les murs : ça sera le repère pour couler la chape.

Le gros morceau a été de connecter le tableau électrique ! Souvenez-vous des spaghettis (ici et ) : il faut faire rentrer tout ça dans la GTL, et proprement. Avant ça, il a fallu terminer toutes les connexions des interrupteurs et prises, et protéger le reste, histoire de ne pas avoir de mauvaises surprises si un disjoncteur était activé par erreur… Après, c’est un jeu de patience : une par une, amener chaque gaine en bas de la GTL, couper la longueur de gaine en trop, faire monter les fils jusqu’au bon endroit dans le tableau, connecter la terre et laisser le reste en attente. Le vrai truc consiste à ne pas monter les disjoncteurs (juste les différentiels) pour laisser de la place pour faire monter les fils proprement. Une fois que tous les fils sont passés, je peux monter les disjoncteurs, et connecter les fils un par un… C’est plus facile et le résultat est plus propre ! Ici, ça aurait pu être encore plus propre car j’ai connecté le tableau en 2 fois : d’abord l’étage et ensuite le rez-de-chaussée. Il y a des croisements de fils pas idéaux, mais c’est comme ça. Globalement, pour un amateur, je suis content du résultat. On verra ce que le consuel en pense ;-).

Vue sur le tableau électrique

Vue sur le tableau électrique

Ça fait des fils, tout ça... Il ne reste que les câbles ethernet à relier.

Ça fait des fils, tout ça… Il ne reste que les câbles ethernet à relier.

Tout cela n’occupe pas 2 hommes en même temps : pendant ce temps, Bernard rebouche les trous à l’enduit : liaisons entre le Fermacell et le bois, tours de portes, etc. C’est du boulot ! Nous en profitons pour poser les baguettes d’angles ; vu que je ne suis pas du métier, je triche : je fais tenir les baguettes avec des élastiques le temps que l’enduit prenne : fini les batailles avec une baguette qui rebique !

Pose des baguettes d'angle avec l'élastique

Pose des baguettes d’angle avec l’élastique

Baguette d'angle après le premier ponçage...

Baguette d’angle après le premier ponçage…

Encore quelques jours de préparation et tout sera prêt pour le coulage ! En espérant que nous ne serons pas embêtés par le gel… Je me vois mal attaquer le tas de sable à la pioche (à la pieuche, comme on dit ici) ! Après ce coulage de chape, nous monterons à l’étage pour faire les finitions : mi-mars, les gars de l’Est arrivent en force pour nous aider à poser le parquet… D’ici là il y a encore du boulot !

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Le mot a été écrit dans l’article précédent : chape. Au rez de chaussée, nous avions prévu de faire une chape béton (de chaux) d’une dizaine de cm pour apporter de l’inertie à la maison, et capter le rayonnement solaire devant la baie vitrée. Ça faisait partie intégrante de la conception bioclimatique de la maison (cf. article). Sauf que, depuis, la technique de plancher a changé (cf. articles ici et ), et la maison est relevée d’une quarantaine de cm par rapport au niveau du sol extérieur : je me vois mal couler quelques mètres cubes de béton seau après seau…

Ça a été le début d’une intense réflexion qui a commencé il y a quelques semaines… Dernier gros défi de la maison ?

Mais revenons au début… Courant décembre, je me rends compte que les seuils de portes extérieures (y compris pour la baie vitrée) ne sont pas au même niveau : il y a une différence de plus d’1,5 cm entre les 3 ; sans compter que toutes les portes intérieures sont calées 1,5 cm en dessous de la plus basse… Bref, j’aurais dû prendre les niveaux précisément (à la lunette ou au laser) avant de couler les seuils, et de poser les menuiseries intérieures… Je me suis calé sur le dessus des madriers pour les seuils (à l’époque il n’y avait pas de plancher), mais les cotes des madriers ne sont pas vraiment identiques. Et pour les menuiseries intérieures, je me suis calé sur un seuil, sans faire le tour des 3 : voilà pourquoi je me retrouve avec ces différences. Et il se trouve que le seuil le plus haut, c’est celui de la porte d’entrée, que nous allons utiliser plusieurs fois par jour… Donc une marche de 2,5 cm n’est pas vraiment envisageable ! Les menuiseries intérieures ne sont pas censées être ré-ajustables en hauteur ; mais après avoir démonté une porte et regardé de plus près, nous devrions pouvoir gagner 2, voir 2,5cm. Du coup, nous pouvons remonter toute la chape de 2cm, et ne plus avoir de marche à l’entrée. Et une bonne leçon : il est impératif de caler toutes les menuiseries (intérieures ou extérieures) précisément… C’est évident, mais ça va mieux en le disant (et surtout en le faisant 😉 ).

Nous nous retrouvons donc avec une hauteur de sol fini à 11,5 cm du sol actuel… Soit une chape de 10cm d’épaisseur, au lieu des 8cm prévus initialement. Sur une surface de 57,5 m2, ça fait presque 6m3 de béton à couler… burp.

Du coup, j’ai regardé de près les chapes sèches, notamment avec le système Fermacell. Ça marche bien, d’après les artisans du coin : mise à niveau facile, pose facile, bonne planéité. C’est plus cher que la chape classique (2000 Euros de matos, en gros, pour 60m2), mais on peut le faire seul, à notre rythme. Sauf que : 1/ nous perdons l’effet « masse » et 2/ il y a quelques endroits au rez de chaussée où la chape portera des charges lourdes ponctuelles : poteaux de l’escalier, poteaux de chauffe-eau ; il faudrait renforcer à ces endroits… En coulant du béton ? Rhaaaa, je ne m’en sors pas.

Je regarde de nouveau l’option béton… Bien sûr, il y a la toupie : mais il faudrait une pompe à béton pour atteindre toutes les pièces (l’option « pompe à béton » est quasiment aussi chère que la toupie), et le béton de toupie sèche hyper vite, et est en général très liquide. J’imagine qu’on peut demander ce qu’on veut (consistance plus sèche, et sans additifs de séchage), mais pour avoir expérimenté les toupies à plusieurs reprises, je ne le sens pas. Et ça enlève l’option béton de chaux…

Il reste quoiqu’il arrive le problème du dimensionnement de la structure : 6m3 de béton, ça fait 13,2 tonnes. Est-ce que ça passe sur la structure du plancher ? Normalement, la flèche (déformation de la structure en hauteur) tolérée pour une chape béton ne doit pas dépasser 1/300ème de la longueur de la structure ; on compte 1/600ème pour être tranquille quand il y a du carrelage. Voici le calcul de Vincent (merci encore) à ce sujet… En prenant une épaisseur de 6cm de chape, et en comptant les charges d’exploitation (150kg / m2) plus le poids de la structure (madriers + OSB), la flèche est de 3,6mm sur 3,7m de portée, soit 1/1027ème. Ça marche… Sur le papier, je pourrais même monter jusqu’à 400kg au m2 en restant dans les 1/600ème de flèche. Ce qui autoriserait les 10cm de chape (220 kg/m2). Heureusement que j’avais surdimensionné la structure du plancher… En y regardant d’encore plus près, les forums sont plutôt récalcitrants à cette pratique. Et plusieurs artisans me disent qu’une chape béton sur un plancher bois, ça casse, même si la plupart avouent ne jamais en avoir fait. En dernier recours, je demande à Romu des photos du coulage de chape de sa maison ossature bois (faite par un constructeur qui a bonne réputation) : ils ont coulé une chape liquide de 5 ou 6 cm sur la même structure que nous, mais avec plus de portée… Donc en pratique, ça marche. Mais la prudence m’invite à limiter l’épaisseur de la chape à 6cm, en mettant un isolant incompressible de 4cm là où les portées sont les plus grandes…

Reste à couler ces 6cm x 57,5m2 = 3,45 m3 de béton… Finalement, j’ai trouvé une connaissance d’un ami qui avait une pompe à béton et un tabouret, spécialement conçues pour couler les chapes. Je ne savais même pas que ça existait (à part pour les chapes liquides)… Sauf que… la machine ne « mange » à priori pas de béton de chaux… En tous cas, le proprio de la machine n’en a jamais fait. Il va falloir que je fasse un trait sur le principe de la chaux… Et au fait, pourquoi de la chaux ? Pour le côté écolo (énergie grise moins importante, et la chaux n’est pas une poubelle ambulante contrairement au ciment), mais aussi pour sa souplesse (bienvenue sur un plancher bois), et pour sa perspirance (laisse migrer la vapeur d’eau). Du côté des inconvénients, il y a le prix (presque 2 fois le prix du ciment), et le temps de séchage. Pour la perspirance, ça ne marche que si on a un matériau de surface qui est lui aussi perspirant : carreaux de terre cuite (type tomettes), parquet. Vu que nous allons mettre du carrelage sur la plus grande partie, je me demande si la perspirance va pouvoir réellement se faire… C’est encore une question ouverte à ce jour : si vous avez des idées, j’achète : c’est tellement dur d’avoir de vraies infos à ce sujet !

Bref, tout ça a fait longtemps un gros sac de nœuds, et la théorie se confronte aux contraintes pratiques : à un moment donné, il faut trancher, d’autant que le temps passe, et que la chape est le dernier gros morceau de la maison… En tous cas le dernier gros morceau qui me stresse (jusqu’au prochain évidemment 😉 ). Je laisse ça décanter encore quelques jours ; on verra ce qu’il en sort !

Dans tous les cas, nous devons préparer le terrain : mettre à niveau les évacuations PVC tout en les réduisant, finir d’arranger les gaines, raccorder l’élec du rez de chaussée au tableau, poser des bandes latérales de désolidarisation, tracer un trait sur tous les murs à 1m du niveau fini, éventuellement poser un polyane microperforé. Pour les évacuations PVC, tout sort en 125mm CR8 ; selon les évacuations, il faut que je réduise à 100mm (WC), 40mm (évier, machine à laver, lave-vaisselle) ou 32mm (lavabo & lave-mains). Sauf que 125 vers 40 ou 32, ça n’existe pas : il faut d’abord réduire en 100mm ; et pour réduire en 100, il faut un manchon femelle-femelle en 125. Bref, ça fait un bon emboitage de 3 pièces par évacuation… Mais il faut y passer, et avoir réduit les évacuations en 100mm avant de traverser la chape n’aurait rien changé (à part avoir une pièce inaccessible en plus). Nous avons encore de quoi nous occuper !

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