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Archive for the ‘Drainage’ Category

La mare… est pleine !

82mm de pluie en 2 jours… Pas mal, non, sachant qu’en moyenne nous avons 700mm en 1 an  ? Je suis curieux de connaitre la pluviométrie cumulée depuis le début de l’année… La conception de l’évacuation des eaux de pluie est mise à rude épreuve ! Il faut dire que la végétation n’a pas encore vraiment repris là où nous avons terrassé, donc cela n’aide pas le sol à éponger la pluie… Du coup ça ruisselle !

Cet été, nous avions profité de la pelleteuse pour faire creuser une petite mare qui récolte les eaux de drainage du terrain. En 2 heures ce fut chose faite, et le résultat était plutôt impressionnant : je me suis rendu compte que « petit » est un adjectif complètement subjectif 😉

La mare, cet été

La pelleteuse en action pour la création de la mare, cet été

En creusant nous avions trouvé une veine de sable, et même une veine d’ocre rouge ; la mare à priori ne devrait pas tenir l’eau, mais je me suis dit qu’on verrait le temps venu ! Je reviendrai (j’espère) sur le « pourquoi » de la mare dans un article dédié ; le fait est qu’elle est là et qu’elle a récolté les eaux de drainage durant ces derniers jours.

Tout le terrain est de nouveau gorgé d’eau, et nouveauté depuis le mois de juin (et ses pluies assez impressionnantes aussi) : les regards sont quasiment tous inondés. Rhaa…

Fondation du mur de soutènement inondée : une douve !

Le regard « solaire » est lui aussi bien plein !

La bonne nouvelle est que la mare est presque pleine ! C’est assez impressionnant, même si évidemment cela ne garantit en rien qu’elle tiendra l’eau. On verra bien !

La mare est presque pleine !

Il a même fallu qu’on pose le tuyau de trop-plein un peu en cata, au cas où il pleuvrait encore fort pendant quelques jours, afin d’éviter que la mare ne déborde… Il faudra revoir ça à tête reposée un de ces 4 !

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Les fondations sont terminées… Je n’ai pas pris le temps de faire des articles au fur et à mesure sur ce sujet, le montage des parpaings n’étant pas forcément passionnant, même si je n’ai pas trouvé cela désagréable !

Le mur de soubassement est constitué de 3 rangs de parpaings afin de délimiter le vide sanitaire sous la maison ; le dernier rang est un rang de chaînage, réalisé avec des parpaings « en U » qui recevront le ferraillage de chaînage ainsi que le béton coulé. L’idée est d’avoir le dernier rang complètement solidaire, comme une ceinture. C’est peut-être un peu surdimensionné pour la maison bois, mais je préfère que ça ne bouge pas…

Raoul vérifie le laser pour la hauteur du mur de soubassement

Nous faisons aussi les réservations pour les cours anglaises : ce sont des ouvertures dans le mur de soubassement qui permettront l’aération du vide sanitaire. Ayant un plancher bois, l’aération du vide sanitaire est indispensable ; il y aura donc 4 cours anglaises (2 au nord et 2 au sud), ainsi de 4 trous dans le mur intermédiaire afin de laisser la circulation d’air entre les 2 parties.

Réservation pour les cours anglaises

Réservation pour les tuyaux de chauffe-eau et les câbles des panneaux photovoltaïques. En bleu le point où sera l’entrée d’air du poêle de masse.

Coffrage des massifs qui accueilleront les poteaux

J’ai pris le parti de coffrer les massifs avec des planelles (petits parpaings de 5cm de large) autant que possible. Au final je ne sais pas si j’ai vraiment gagné du temps vu que c’est plutôt pénible à monter… En fait, sur un rang, ça passe, mais ça se complique dès qu’on veut en empiler 2.

Vue d’ensemble sur le soubassement (2ème rang)

Rang de chaînage avec les parpaings « en U »

Les parpaings « en U » ont aussi été pénibles à monter, car ils sont plats en dessous ; l’épaisseur de béton doit donc être uniforme pour pouvoir les caler correctement. Du coup, j’ai pris une pige que j’ai calée au milieu du rang précédent, et je mettais du béton de chaque côté ; ça permettait aussi de laisser un vide pour que le béton puisse aller en s’écrasant. Les parpaings en U ont été posés avec du béton hydrofuge (additif que l’on mettait directement dans la bétonnière) afin d’éviter les remontées d’humidité par capillarité.

Raoul inspecte le rang de chaînage

Raoul inspecte les cours anglaises : cool, il pourra passer dessous !

Nous avons ensuite ferraillé le rang de chaînage, afin que tout ce dernier rang de parpaings soit solidaire ; nous avons attaché des fer à béton coudés à 90° dans les angles, et repris les longueurs de ferraille sur les poteaux verticaux… Normalement ça ne devrait pas bouger (en tous cas, si la maison tombe, il y aura beaucoup d’autres maisons par terre dans le quartier ;-)).

Chaînage en cours de ferraillage

Il ne restait qu’à couler le rang de chaînage : ce fut chose faite dans la journée. J’ai décidé de mettre aussi de l’hydrofuge dans le béton pour couler le chaînage et les massifs ; ça n’était peut-être pas indispensable, mais vu que les poteaux et le bois d’ossature reposeront directement sur le mur de soubassement, je préférais éviter les problèmes de remontées d’humidité qui pourraient à terme faire pourrir le bois…

Nous commençons par couler les massifs qui accueilleront les poteaux

A l’extérieur des murs, nous avions gardé une réservation sur la semelle pour passer un drain qui fait tout le tour de la maison. Après quelques hésitations, nous avons décidé d’enduire le mur de soubassement périphérique (avec du béton hydrofuge), afin que le soubassement ne soit pas imbibé d’eau lors des grosses pluies. Il y avait un risque (minime ?) de gel des parpaings de soubassement que je ne voulais pas prendre. Nous avons donc passé une journée à faire les enduits avec l’aide précieuse de mon père ! Encore un énorme merci !

Raoul inspecte l’enduit hydrofuge

Nous commençons à couler le chaînage !

Le drain est posé à plat, sur la semelle. Apparemment ça se fait comme ça ; la montée en charge du drain en eau force l’évacuation. Personnellement j’aurais mis une pente, mais j’ai totalement confiance dans mon conseiller terrassement. Le drain est enveloppé de géotextile au niveau des cours anglaises afin de filtrer les petites particules qui pourraient le boucher. Sur les grandes longueurs, il le drain repose sur du géotextile qui remonte de chaque côté ; nous mettons ensuite de la dragée sur le drain et refermons le géotextile au-dessus comme une papillote. Une dernière couche de dragées pour caler la papillote et le tour est joué !

Pose du drain périphérique, avant le placement du géotextile.

Le drain passe sous la cour anglaise, et récupère aussi l’eau de pluie ou de ruissellement qui tombera dans la cour anglaise.

Emballage des drains dans du géotextile

La boucle du drain périphérique est ensuite reliée avec un té en PVC de 100, et va se jeter dans un des 2 tabourets qui composent le circuit d’évacuation des eaux pluviales de la cour. Un petit coup de scie sauteuse dans la rehausse du tabouret, un peu de silicone et le tour est joué !

Connexion de la boucle du drain à l’évacuation

Evacuation de l’eau du drain dans le tabouret ; le tube PVC de 100 est entouré d’un PVC CR8 de 125 pour le protéger entre la maison et le tabouret : on pourra rouler dessus !

Dernière chose avant de mettre de la dragée tout autour de la maison : mettre les tuyaux pour les panneaux solaires. J’avais gardé une réservation dans le soubassement pour ces tuyaux : 2 tuyaux en PE de 25 isolés pour les panneaux thermiques et une gaine TPC 90 rouge pour les panneaux photovoltaïques. Ces tuyaux arrivent dans un regard, en attente. Je reviendrai je pense en détail sur ces équipements quand le temps sera venu !

Tuyaux des panneaux solaires traversant le soubassement

Cour anglaise terminée (ou presque)

Ça fait bizarre de voir la maison se matérialiser en dur sur le terrain… Tout au long de ces travaux des soubassements, qui auront duré en tout presque un mois, la maison s’est dessinée petit à petit sur le sol, concrètement… Tout ce travail a été pour moi plutôt agréable, même si ça a été parfois un peu raide physiquement (les parpaings en U pèsent 23kg pièce…). Mais le résultat est excellent : 3mm d’erreur en hauteur sur tout le soubassement, et 3cm sur la longueur ; je ne sais pas ce qui s’est passé pour cette dernière, mais la bonne nouvelle est que nous avons pu faire adapter la charpente à ces 3cm supplémentaires, étant donné que les charpentiers n’avaient pas encore taillé ce plan…

Ça fait aussi du bien de ne plus avoir ces tranchées autour de la maison, tranchées qui rendaient la circulation difficile voire périlleuse… Le fait de combler la périphérie change complètement le paysage ! Nous en avons profité pour faire une bande de 1,5m en calcaire pour faire le tour de la maison : fini la gadoue pour bosser !

Les soubassements, terminés

Nous sommes maintenant prêts à accueillir l’ossature principale ! Tout s’est joué à une semaine prêt… Une semaine supplémentaire de retard et l’ossature principale aurait été installée après les vacances du charpentier… Ça glisse !

Addendum du 20/08/2012 : 

En recherchant des informations sur les planchers bois, j’ai trouvé une information technique sur le dimensionnement des aérations pour un plancher bois sur vide sanitaire :

« Des orifices de ventilation doivent être répartis régulièrement sur 2 murs opposés. La surface totale des ouvertures doit être au minimum de 1/500e de la surface au sol du vide sanitaire (1/300e est préférable pour une meilleure ventilation). Les orifices de ventilation doivent être situés au moins à 40 cm des murs pignons et au plus à 5m entre eux sur un même côté. La largeur des orifices sera 2 fois plus importante que la hauteur ».

(extrait du bouquin de Yves Benoit et Thierry Paradis, cf. Bibliographie)

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