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Archive for the ‘Electricité’ Category

DSC_3828Ce matin, un lapin… Oulala, je suis en forme, ce matin ! Ce matin, ERDF vient déposer le compteur de chantier, et faire le raccordement définitif au réseau… C’est rigolo : c’est un truc de rien du tout mais ça me fait du bien. En pratique, hier, nous avions l’électricité et demain, nous aurons l’électricité. A priori, pas de quoi se taper les fesses par terre. Sauf que : hier, nous avions de l’électricité issue de nos vieilles centrales nucléaires, et que demain, nous aurons de l’électricité 100% renouvelable avec Enercoop. Hier, nous sponsorisions directement l’énergie nucléaire, et demain, nous sponsoriserons directement les énergies renouvelables. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup (oulalalala, je suis vraiment en forme, ce matin 😉 )…

Voilà pour la partie électricité ! Nous avons aussi commencé la plomberie… Après le PER (cf. article), le cuivre ! Le gros morceau a été le raccordement de tous les Socarex qui sortent du sol, avec le câblage des filtres et du ballon tampon. Un jour peut-être je ferai un vrai zoom sur l’installation d’eau… Bref, tout fonctionne, et nous avons maintenant l’eau courante dans la maison, pour la première fois ! Il suffit d’ouvrir le robinet pour que l’eau coule… C’est pas incroyable, ça ? Après 3 ans de travaux sans eau courante (mais avec de l’eau, quand même), c’est la révolution qui me fait prendre conscience de tout ce qu’il y a derrière un robinet quand on le tourne. Ça me rappelle un gatha du village des Pruniers :

En ouvrant le robinet

L’eau descend de la source,

En haut dans la montagne,

L’eau monte de la source,

Des profondeurs de la terre.

L’eau coule miraculeusement,

Je lui suis à jamais reconnaissant.

Nous pourrons bientôt laver les légumes...

Nous pourrons bientôt laver les légumes…

Eh ben dis-donc : l’électricité et l’eau courante, c’est une sacrée avancée ! Les WCs sont raccordés, prêts à fonctionner… Après quelques discussions sur l’utilisation de toilettes sèches à l’intérieur, nous avons finalement opté pour des toilettes classiques, mais à l’eau de pluie. Les toilettes sèches seront à l’extérieur, pour enrichir notre compost ! Bah oui, je me dégonfle aussi parfois 😉 .

L'installation de plomberie, en cours de réalisation...

L’installation de plomberie, en cours de réalisation…

La peinture avance : l’étage est presque terminé ! Bon, je crois que l’enduit sur l’OSB (cf. article) ne tiendra pas 30 ans : on verra bien. Je remarque aussi que je ne sais pas peindre : j’ai beau m’y prendre comme les peintres m’ont dit, à savoir en faisant des bandes verticales pas trop larges, en croisant et en lissant, au final, quant il y a une lumière rasante, on ne voit que les coups de rouleau. Boudiou, peintre aussi, c’est un métier. C’est incroyable la richesse qu’il y a dans chaque corps de métier… Je crois que tant pis, ça ira comme ça.

En parallèle, nous avons aussi fabriqué une porte isolée pour le légumier, et Bernard est en train de faire des volets de pro… Nous venons de commander l’escalier : gros morceau, ce truc. Budgétaire, évidemment, mais aussi pour les choix esthétiques et techniques. Je n’avais pas du tout anticipé ça ! Finalement, je réalise que la trémie prévue était un peu grande : nous aurions pu facilement gagner un peu de place…

Il reste environ 2000 choses à faire : poser la faïence, faire les enduits et la peinture en bas, poser le carré de parquet en bas, poncer et passer l’huile dure sur tout le parquet, poser le chauffe-eau et raccorder l’eau chaude, poser les lavabos, aménager les placards… J’arrête la liste ici sinon ça va m’enlever ma bonne gouache du matin ;-). Allez, je file !

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Le 20 Avril 2012, l’aventure concrète de la construction commençait… Il y a 3 ans déjà ! Que de chemin parcouru depuis… Il n’y a qu’à regarder les photos de l’époque : il y a une éternité. Le hasard veut que cette date coïncide avec deux événements :

Cette semaine, nous avons reçu l’attestation de conformité du consuel… Instant magique ! La visite s’était très bien passée, mais c’est encore mieux avec le papier en mains. Ça a été un gros soulagement, et j’ai pris conscience du stress que cette étape avait pu générer. Mine de rien, même si j’avais bien bossé le sujet, je n’étais pas à l’abri d’un problème… Le mec était très sympa : on a passé un super moment ! Un grand merci à Thomas pour tes précieux conseils, et la prise de terre ! Le bonus ? Dans quelques semaines, Enercoop sera dans notre nouvelle maison, et nous aurons définitivement arrêté de donner de l’argent à EDF ;-).

Le second événement a été le franchissement de la barre des 200.000 visites sur ce blog, en début de semaine… Alors là, je suis sans mots sur mon clavier. C’est assez incroyable, cette histoire de blog ; je n’arrive toujours pas à y croire, et en même temps je ressens de la fierté… C’est en tous cas un beau cadeau d’anniversaire ;-).

Fréquentation

Tout continue de se bousculer côté travaux… Après la fin de la pose du parquet à l’étage (cf. article), je me suis un peu renseigné pour le ponçage et la finition : je suis allé voir un menuisier qui a des ponceuses à parquet, et après une bonne grosse discussion, j’ai décidé de poncer et de poser la finition à la fin des travaux. En fait, le dilemme est entre le respect des peintures (coups, traces de fausses manips avec la ponceuse, qui est quand même une bonne grosse bécane derrière laquelle on peut facilement faire le drapeau) et la sauvegarde du plancher final : une fois poncé et fini à l’huile dure, ce n’est plus trop le moment de trainer des échafaudages et faire des taches de peinture… Et couvrir le parquet est bien, mais c’est souvent un piège : des saletés peuvent rester coincées un bout de temps entre les bâches (ou les cartons) et le parquet et ainsi faire des traces, la protection peut cacher des taches de peintures, et enfin la protection empêche la finition de sécher et de respirer. Bref, à l’unanimité de moi-même (c’est pas souvent, donc je le célèbre aussi 😉 ), la finition du parquet se fera plus tard.

Cette semaine nous avons recommencé un peu de Fermacell en bas, pour les placards de l’entrée. Un peu de rebouchage, quelques baguettes d’angle, et un peu d’enduit pour peindre derrière les tuyaux avant de commencer la plomberie… Ça part un peu dans tous les sens, cette histoire, mais au moins il n’y a pas de temps mort ;-).

Il nous reste à commander l’escalier (gros morceau), le poêle et le chauffe-eau… Ces 2 derniers feront l’objet d’un article dédié, car ils m’auront donné de bons maux de tête ;-).

Bref, l’aventure continue, mes tenues de travail commencent à avoir des taches de peinture : je commence à entrevoir la possibilité d’un emménagement pas si éloigné que ça…

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DSC_2757La décision est prise : ça sera une chape ciment. OK, j’ai vu plus naturel, plus écolo, plus ceci et moins cela. Je suis OK avec tout ça. Mais tout bien pesé, c’est ça que je choisis. Pour l’inertie, d’abord : exit la chape sèche. Pour la mise en œuvre, ensuite : n’étant pas sûr que la pompe avale de la chaux, je pars sur du ciment.

Il faut tout préparer, maintenant : quand la pompe sera là, tout ira très vite ! Nous avons posé la bande périphérique de désolidarisation tout autour des pièces (en bleu sur les photos), et autour de chaque évacuation : cela donnera « du mou » pour autoriser les mouvements et surtout la dilatation de la chape. Du béton sur du bois, ça va bouger. Nous préparons aussi toutes les sorties de PER, afin qu’elles soient bien droites et un peu décollées des murs, histoire d’avoir un peu de matière (béton) derrière.

Sortie des PER

Sortie des PER

La salle de bains est prête : il ne manque que le polyane !

La salle de bains est prête : il ne manque que le polyane !

Le polyane microperforé, par contre, c’est de la science-fiction. Impossible d’en trouver ; c’est à se demander si un seul maçon a déjà coulé une chape sur plancher bois ou si le DTU est réellement appliqué… En en discutant à droite et à gauche, on me dit même de couler directement sur l’OSB, vu que c’est de l’OSB3 (hydrofuge)… Rhaa. Au final, je choisis de mettre de l’écran sous toiture perspirant – il m’en reste un rouleau, ça fera le job. Évidemment c’est plus cher que le polyane, mais c’est dispo. Et ça permettra de désolidariser la chape. Dernière chose : nous avons emprunté le laser d’Adrien (merci encore !) pour tracer un trait de niveau à 1m au-dessus du niveau de sol fini sur tous les murs : ça sera le repère pour couler la chape.

Le gros morceau a été de connecter le tableau électrique ! Souvenez-vous des spaghettis (ici et ) : il faut faire rentrer tout ça dans la GTL, et proprement. Avant ça, il a fallu terminer toutes les connexions des interrupteurs et prises, et protéger le reste, histoire de ne pas avoir de mauvaises surprises si un disjoncteur était activé par erreur… Après, c’est un jeu de patience : une par une, amener chaque gaine en bas de la GTL, couper la longueur de gaine en trop, faire monter les fils jusqu’au bon endroit dans le tableau, connecter la terre et laisser le reste en attente. Le vrai truc consiste à ne pas monter les disjoncteurs (juste les différentiels) pour laisser de la place pour faire monter les fils proprement. Une fois que tous les fils sont passés, je peux monter les disjoncteurs, et connecter les fils un par un… C’est plus facile et le résultat est plus propre ! Ici, ça aurait pu être encore plus propre car j’ai connecté le tableau en 2 fois : d’abord l’étage et ensuite le rez-de-chaussée. Il y a des croisements de fils pas idéaux, mais c’est comme ça. Globalement, pour un amateur, je suis content du résultat. On verra ce que le consuel en pense ;-).

Vue sur le tableau électrique

Vue sur le tableau électrique

Ça fait des fils, tout ça... Il ne reste que les câbles ethernet à relier.

Ça fait des fils, tout ça… Il ne reste que les câbles ethernet à relier.

Tout cela n’occupe pas 2 hommes en même temps : pendant ce temps, Bernard rebouche les trous à l’enduit : liaisons entre le Fermacell et le bois, tours de portes, etc. C’est du boulot ! Nous en profitons pour poser les baguettes d’angles ; vu que je ne suis pas du métier, je triche : je fais tenir les baguettes avec des élastiques le temps que l’enduit prenne : fini les batailles avec une baguette qui rebique !

Pose des baguettes d'angle avec l'élastique

Pose des baguettes d’angle avec l’élastique

Baguette d'angle après le premier ponçage...

Baguette d’angle après le premier ponçage…

Encore quelques jours de préparation et tout sera prêt pour le coulage ! En espérant que nous ne serons pas embêtés par le gel… Je me vois mal attaquer le tas de sable à la pioche (à la pieuche, comme on dit ici) ! Après ce coulage de chape, nous monterons à l’étage pour faire les finitions : mi-mars, les gars de l’Est arrivent en force pour nous aider à poser le parquet… D’ici là il y a encore du boulot !

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DSC_2740Quand nous sommes allés jeter les chutes de Fermacell à la déchetterie, je me suis bien rendu compte qu’une belle étape était franchie… Ça y est ! Toutes les cloisons sont posées, la phase Fermacell est terminée !

Pour poser les dernières cloisons (dans le cellier et la salle de bains), il fallait avoir tiré tous les PER et arrangé les gaines électriques… En cherchant à éviter autant que possible les croisements de tuyaux ou gaine… Avec une règle : je voulais que les PERs soient au raz du sol, bien à plat. Quand il y a croisement de gaine, le PER est en-dessous… Et quand un PER en croise un autre, alors… Je fais exception à la règle ;-). Tout cela donne un beau bazar, un peu mieux organisé maintenant dans les pièces en amont du cellier.

Les PER et gaines électriques sont plutôt organisées dans la salle de bains...

Les PER et gaines électriques sont plutôt organisées dans la salle de bains (à terminer)…

Et beaucoup moins dans le cellier...

Et beaucoup moins dans le cellier…

Un gros boulot d'arrangement est à prévoir !

Un gros boulot d’arrangement est à prévoir !

Nous avons terminé le Fermacell en posant les tours de fenêtres et de portes : ça nous a permis d’utiliser des chutes. Mais bien sûr, avant de poser les tours de fenêtres, il a fallu faire et poser les tablettes. Nous avons réussi à récupérer du chêne sec (merci encore André !) ; après un coup de dégauchisseuse et de raboteuse, un peu de découpe et de ponçage, les tablettes étaient prêtes à être posées… Nous les avons collées ; elles seront tenues par les bandes latérales de Fermacell quoiqu’il arrive.

Le tour de la fenêtre est posé ; on aperçoit la tablette en chêne

Le tour de la fenêtre est posé ; on aperçoit la tablette en chêne

Zoom sur le tour de fenêtre et la tablette

Zoom sur le tour de fenêtre et la tablette

Tour de la baie vitrée

Tour de la baie vitrée

J’ai pris une bonne suée en réalisant qu’avec l’épaisseur du Fermacell pour la partie haute du tour de porte (et de fenêtre), nous ne pourrions plus dégonder les portes… Heureusement ce n’est pas le cas ; le menuisier avait prévu le coup : nous en avions parlé mais j’avais complètement oublié… Ouf.

Maintenant que le Fermacell est posé, il reste… le rebouchage avec de l’enduit ! Sophie avait déjà bien avancé le haut (merci encore !), mais il reste beaucoup à faire dans le domaine… Nous utilisons de l’enduit de rebouchage Fermacell, qui sèche en 4 heures. Le truc est dur comme nos pierres ferrugineuses : autant dire qu’il vaut mieux en mettre pas assez que trop, sinon bonjour le ponçage… Un artisan me disait qu’en Allemagne, le Fermacell se posait avec cet enduit pour coller les plaques les unes aux autres, au lieu de notre colle… En tous cas, c’est costaud.

Clin d'oeil sur la cloison entre le cellier et la salle de bains

Clin d’oeil sur la cloison entre le cellier et la salle de bains

Dans l’ordre, il faut enlever le surplus de colle à la spatule (à faire au fur et à mesure, 24h après la pose, sinon c’est vraiment raide), gratter les trous de vis à la spatule, revisser les vis qui affleurent (les vis doivent être légèrement en retrait de la surface du Fermacell, disons 2 ou 3 mm, pour laisser suffisamment d’enduit recouvrir la tête de vis), poncer le reste de colle au niveau des liaisons de plaques, poser le ruban adhésif de protection sur les poutres et les huisseries, et enfin aspirer tout ça consciencieusement avant de reboucher les trous à l’enduit…

La cloison escalier - salle de bains préparée, prête au rebouchage.

La cloison escalier – salle de bains préparée, prête au rebouchage.

Nous allons passer quelques semaines sur cette étape, je pense… Mais la progression est visible : on voit une belle différence entre l’arrivée le matin et le départ du chantier le soir !

Au chapitre électricité, tous les boitiers sont maintenant posés au rez de chaussée, et les lignes sont arrangées proprement sauf dans le cellier (pièce qui accueille le tableau). Il reste un gros boulot pour organiser les lignes dans le cellier, d’autant plus qu’il faudra un ou 2 coffrages pour la chape… La dernière commande de matos a été passée (toujours chez elecproshop : ils sont… parfaits) ; j’attends la réception pour poser tout ça et commencer le raccordement des lignes au tableau ! Encore quelques jours de boulot et je pourrai demander un RDV au Consuel…

 

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DSC_2417Je pensais pouvoir terminer le Fermacell avant la fin d’année, mais je crois qu’encore une fois je me suis planté sur mes prévisions… Mais comme dirait l’autre : « quand je me plante, je pousse », du coup j’apprends, j’apprends… Toutes les cloisons du rez-de chaussée sont maintenant matérialisées, et la presque totalité des lignes électriques sont tirées. Mon appareil photo de chantier ayant rendu l’âme après de nombreuses années de service (il a vécu pleinement sa deuxième vie, et malgré ses derniers mois de vie avec du gros scotch, il a été vaillant jusqu’au bout), il y aura moins de photos dans cet article…

Le doublage des murs extérieurs est maintenant terminé (ou presque : il reste un micro-bout) ; nous avons dû innover en plaçant des plaques de Fermacell horizontalement à 2 endroits… On verra comment ça se comporte avec le temps, mais je ne suis pas inquiet. Nous avons posé les ossatures de toutes les cloisons du rez de chaussée ; la dernière porte de la maison est maintenant posée ! Au passage, j’ai un commentaire sur l’ossature pour les portes : dans la théorie (en tous cas c’est ce que j’avais compris), le bricoleur avisé est censé faire des retours avec les rails au-dessus de la porte, afin d’épouser les montants (cf. photo). N’y voyez pas un requiem contre le mariage, mais c’est une belle c…nnerie : la surépaisseur empêche les plaques de doublage d’être alignées au-dessus de la porte. Nous avons dû meuler (/découper/décortiquer/arracher/zigouner) ces surépaisseurs à peu près sur toutes les portes… Quand je me plante, je pousse. 😉

"Retour" du rail pour tenir le montant au-dessus de la porte : une belle c...nnerie.

« Retour » du rail pour tenir le montant au-dessus de la porte : une belle c…nnerie.

Chapitre électricité : j’ai tiré les dernières lignes électriques (ou presque : il en reste encore 2 ou 3)… Toujours avec de la gaine blindée (cf. article), qui a d’ailleurs pris 20% d’augmentation en 1 an (!). Tout l’étage est maintenant raccordé au tableau (bah oui, pas de photo, mais ça viendra) ! Ça change vraiment la vie de ne plus avoir de rallonges qui trainent partout, d’avoir la lumière dans toutes les pièces… Dans quelques semaines ça sera le cas pour toute la maison !

Chapitre plomberie : avant de fermer les dernières cloisons, je voulais absolument tirer la distribution d’eau dans la maison ; j’avais en tête que le PER était raide comme tout (comme le socarex cf. article), et qu’il serait plus facile de le tirer avant que les plaques de Fermacell soient posées. En fait, le PER est beaucoup, beaucoup plus souple que le Socarex… Côté fournitures, notre « référence plombier » nous a conseillé de tout passer en 16, et de prendre comme marque du Rehau. Après de multiples recherches, je n’ai pas réussi à me fournir en Rehau à moins de 185€ TTC la couronne de 70m (le distributeur a l’exclusivité dans le département), et du coup j’ai laissé tomber. A ce prix là, ça doit être du PER écran plat avec home-cinéma intégré… D’après les forums, la deuxième marque qui revient tout le temps est Velta ; j’ai donc choisi du Velta. Nous avons tiré la première ligne d’eau hier matin… Dans un prochain article je posterai le plan hydraulique. Sacrée étape en tous cas de commencer à tirer l’eau !

Dernières cloisons du RDC

Dernières cloisons du RDC

Dernière porte juste avant sa pose...

Dernière porte juste avant sa pose…

Nous avons aussi commencé un gros rangement avant la trêve hivernale : la prochaine étape après la fin des cloisons, des PER et de l’électricité sera la dalle du rez-de-chaussée : il faudra avoir place nette !

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P1020544.resizedLes premières gelées sont arrivées cette semaine ; nous étions prêts à les accueillir ! Nous avons installé le vieux poêle dans la maison il y a 2 semaines déjà… C’est aussi une grande étape que d’avoir le chauffage dans la maison ! Et surtout, cela nous permet de voir pour la première fois de voir comment la maison se comporte thermiquement.

L’installation du poêle est un peu « roots », temporaire. Idéalement, le conduit de cheminée devrait être raccordé par le dessus, histoire de rapprocher le poêle du mur de masse ; mais le grand âge du poêle nous empêche de modifier ce raccordement (les vis sont quasiment soudées). L’important pour nous, outre le fait de travailler au chaud, est de tester la maison thermiquement. Nous n’avons pas encore pris de décision concernant le moyen de chauffage : poêle de masse ? Poêle avec bouilleur ? Cuisinière à bois ? Même si la maison a été conçue pour accueillir un poêle de masse (cf. article), il reste encore beaucoup de compromis à faire. Les avantages du poêle de masse en terme d’efficacité thermique, de rendement, de confort de chauffe & d’utilisation sont indiscutables. Il permettra aussi de réguler la chaleur qui monte à l’étage : nous craignons qu’avec un poêle classique il fasse vite 30°C en haut… Un dossier dans le dernier numéro de la Maison Écologique (lien ici) traite du chauffage bois ; très intéressant mais ça ne répond pas à toutes nos questions… Idéalement, nous voudrions un bouilleur dans le poêle, histoire de pré-chauffer le ballon d’eau chaude et pourquoi pas à terme le chauffage au sol dans 2 ou 3 pièces éloignées du poêle. Nous voudrions aussi pouvoir faire chauffer de l’eau, voire cuisiner sur le poêle… Tout ceci n’est pas réellement compatible avec un poêle de masse, en tous cas à priori pas avec notre choix de poêle de masse : à vérifier, je dois appeler le constructeur depuis… 1 an et demi ? 😉 Bref, l’idée de mettre la maison en chauffe était aussi de voir concrètement comment la maison allait réagir : va-t’il vraiment faire trop chaud à l’étage ? Suffisamment chaud dans la salle de bains ? Eh ben pour l’instant je n’en sais rien. Nous chauffons entre 2 et 4h par jour, et vu que nous continuons le Fermacell, il y a un grand courant d’air entre la baie vitrée et la porte d’entrée pour évacuer la poussière… Difficile de voir comment la maison se comporte réellement… La patience me donnera sans doute la réponse ;-).

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La pose du Fermacell à l’étage est terminée ! Toutes les cloisons sont là, fermées. Il reste bien entendu toutes les finitions, mais le gros est fait. Toutes les prises (y compris les prises réseau), les interrupteurs, les appliques et les plafonniers sont posés, et raccordés au tableau. En gros, l’électricité est terminée à l’étage ! Ça a vraiment quelque chose de magique, l’électricité. Je suis toujours fasciné de constater qu’en appuyant sur un bouton la lumière arrive… J’appréhendais un peu le raccordement au tableau, mais en fait, ça s’est super bien passé. Je n’ai pas de photo du tableau à partager… Dommage, j’en suis plutôt fier !

Toutes les prises sont raccordées à l'étage

Toutes les prises sont raccordées à l’étage

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… ainsi que les appliques et les interrupteurs

J’ai fait 2 ou 3 modifs sur les plans électriques et sur le tableau, principalement autour de la VMC, qui en fait n’existera pas. Impossible de trouver une petite VMC adaptée (2 entrées seulement, avec évacuation des condensats) pour un prix raisonnable ; il y aura donc 2 extracteurs indépendants, et pas de VMC.

La semaine dernière, j’ai eu un appel d’ErDF pour le renouvellement du compteur provisoire : la personne me dit que le contrat avait expiré en Septembre (oups…) , et qu’il était temps de le prolonger… Après 2 ou 3 questions, il nous prolonge le compteur provisoire jusqu’à Mai 2015, et me donne de précieux conseils pour la mise en service définitive, notamment si nous choisissons un fournisseur d’énergie qui n’est pas EDF, ce qui sera (évidemment) notre cas. Je dois dire qu’avec ErDF tout s’est toujours super bien passé ; un vrai plaisir ! Bravo, et merci.

Le coin cuisine

Le coin cuisine

Nous avons bien entamé l’électricité et le Fermacell au rez-de-chaussée… Le doublage des  murs extérieurs est quasiment terminé ; il ne reste que le coin cuisine, pour lequel nous avons dû temporiser un peu, histoire d’être sûr de mettre les prises aux bons endroits. Encore 3 ou 4 cloisons en bas et nous en aurons fini avec le Fermacell ! Ça va certainement prendre un peu plus de temps, vu que quelques cloisons vont recevoir des placards… Il nous faut les portes afin de faire les découpes et poser les montants aux bons endroits ! Nous plongeons du coup sans transition dans les finitions et la déco… Ça fait un peu bizarre ! Bah oui, nous allons y habiter un jour, dans cette maison ! Et ce jour se rapproche…

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DSC_2408.resizedPresque un mois et demi sans article sur le blog… Le temps file ! Nous avons été bien occupés ces dernières semaines : scier du bois pour l’hiver (il a fallu trouver un banc de scie thermique, car avec le compteur provisoire nous n’avons pas encore la force à la maison), gros rangement sur le chantier, tests de finitions ici et là, petites escapades de formation, gros rhume en famille… Sans bien sûr compter tout ce qui a avancé sur le chantier.

Juste après l’article précédent, j’ai tiré toutes les gaines électriques à l’étage. En deux jours et demi, tout était en place ! J’ai eu de la chance avec la météo : j’ai pu tirer toutes les grandes gaines à l’extérieur : une extrémité de la gaine attachée à un poteau de la grange, et l’autre qui suivait la brouette qui contenait les bobines de fil… Ça a été beaucoup plus facile et rapide que je ne l’imaginais ! Il  n’y a pas eu de difficulté particulière pour cette étape – seulement une attention particulière portée sur le fait de ne pas oublier de ligne électrique… Une fois les cloisons fermées, il sera trop tard pour retirer une ligne ! Je dois dire que le plan électrique plutôt détaillé (cf. article) m’a vraiment aidé : j’imagine qu’avec l’habitude, les électriciens n’en ont plus besoin, mais moi, ça m’a vraiment aidé.

Chemin de lignes électriques au sol

Chemin de lignes électriques au sol

Lignes électriques remontant dans une cloison (interrupteur lumière)

Lignes électriques remontant dans une cloison (interrupteur lumière)

Plongée des lignes pour aller rejoindre le tableau au RDC

Plongée des lignes pour aller rejoindre le tableau au RDC

J’ai fait quelques changements de dernière minute pour l’électricité : pour commencer, il n’y aura pas de VMC pour la salle de bains et la pièce d’eau à l’étage ; il y aura 2 extracteurs, dont l’un hygrostatique. En conséquence, j’ai enlevé le télérupteur temporisé (qui devait être commandé à la fois depuis la salle d’eau du haut et la salle de bains en bas), et j’ai tiré 2 prolongations de ligne de commande de lumière vers les extracteurs. Quand on allumera la lumière, l’extracteur se mettra en marche. Je me suis fait avoir sur le diamètre des boîtiers appliques : c’est du 54mm, au lieu de 68mm pour tout le reste… A l’heure où j’écris, je n’ai pas encore trouvé la parade, mais ça ne saurait tarder ;-). J’aime vraiment mettre en place l’électricité… Avec la pose de l’ossature secondaire, ça aura été une de mes étapes favorite sur le chantier !

Attention, sol piégeux ;-)

Attention, sol piégeux 😉

Le sol de l’étage est maintenant devenu un vrai terrain piégé : il faut vraiment regarder où mettre les pieds en marchant ; cela nous oblige à être un peu plus conscients, ce qui n’est pas plus mal !

Une fois l’électricité tirée, nous avons pu commencer à fermer les cloisons ! A l’étage, nous avons 2 largeurs de cloisons : 48mm pour les petites cloisons, et 70mm pour les cloisons hautes. Dans l’épaisseur de chaque cloison, nous avons mis de l’isolant, pour un meilleur confort phonique. Je voulais essayer la fibre de chanvre ; c’est ce que j’ai choisi pour les petites cloisons. En 45mm d’épaisseur, c’est parfait ! J’ai été bluffé par le matériau : beaucoup plus solide à manipuler que la fibre de bois, il ne fait quasiment aucune poussière, contrairement à la fibre de bois pour laquelle il faut presque porter un masque en permanence, juste pour la poser, sans parler de la découpe. Le seul bémol serait la densité, qui m’a apparue inégale, même sur une plaque unique. A vérifier : en 45mm, ça reste très fin et difficile à évaluer. En tenant compte aussi du fait que le chanvre est une culture annuelle, contrairement au bois qui met plusieurs années avant de se régénérer, et du fait que cette fibre de chanvre est produite et transformée à 100% en France (allez, je fais de la pub pour Biofib) contrairement à la fibre de bois (Steico à une usine en France, mais une fois sur 2 j’ai été livré avec de la fibre Polonaise), eh bien les 12% de surcoût sont totalement justifiés pour moi… La fibre de bois était agréable à travailler, mais avec le chanvre c’est carrément un plaisir ! Une belle découverte…

Cloison remplie avec des panneaux de chanvre

Cloison remplie avec des panneaux de chanvre

Malheureusement, pour les cloisons de 70mm, je n’ai pas pu avoir de chanvre : mon fournisseur s’est planté dans la commande, et j’ai été obligé de reprendre de la fibre de bois (60mm) en urgence pour ne pas être coincé… Ça m’a fait réaliser à quel point le chanvre était plus agréable à travailler ;-). Si c’était à refaire, avec la même technique de construction, je crois que je mettrais du chanvre partout.

Une fois les cloisons isolées, nous avons pu les fermer ! Encore du Fermacell à manipuler : c’est maintenant une routine qui ne pose plus de problème, à part le poids des plaques qui est encore parfois un vrai défi physique, même à 2.

L’étage prend forme, petit à petit… Il a fallu faire 2 ou 3 choses que je repoussais depuis longtemps : habiller le Velux, et habiller le rampant autour du tuyau de cheminée. J’appréhendais ces étapes, sans trop savoir pourquoi : la peur de l’inconnu, certainement. Mais là, c’était mûr, il fallait y aller.

Pour le Velux, les conditions étaient un peu sportives : un petit échafaudage Fisher-Price posé sur un plateau d’échafaudage, le tout au-dessus de la trémie d’escalier. A plus de 4m au-dessus du sol, sur un truc un peu branlant, je me suis fait quelques suées, même si fondamentalement il n’y avait pas de gros risque. Le plus compliqué a été la pose du frein-vapeur et le raccordement au Velux : j’ai finalement opté pour le collage… Je sais qu’il y a une pièce vendue par Velux pour l’étanchéité à l’air, mais franchement, pour le prix, j’ai préféré la colle ; tant pis si ce n’est pas parfait : on verra au test d’étanchéité à l’air, si nous choisissons de le faire… (nous n’avons toujours pas tranché ce point).

Installation sportive pour le Velux

Installation « sportive » pour le Velux

Pose du frein vapeur autour du Velux

Pose du frein vapeur autour du Velux

Zoom sur le raccordement frein-vapeur Velux : un bon pâté de colle, qui sera écrasé avec les plaques de Fermacell qui viendront se loger dans la rainure.

Zoom sur le raccordement frein-vapeur Velux : un bon pâté de colle, qui sera écrasé avec les plaques de Fermacell qui viendront se loger dans la rainure.

Raccord du frein-vapeur au rampant : colle + adhésif

Raccord du frein-vapeur au rampant : colle + adhésif

Dans la foulée, les plaques de Fermacell sont posées, histoire d'écraser la colle fraîche.

Dans la foulée, les plaques de Fermacell sont posées, histoire d’écraser la colle fraîche.

J’ai appris à poser des baguettes d’angles à enduire pour faire des arêtes propres, et alors que je luttais pour faire des angles entrants les plus propres possibles à l’enduit, un pro m’a dit qu’il ne se prenait plus la tête et qu’il faisait la finition des angles rentrants au mastic à peindre… Évidemment, ce n’est pas vraiment écolo, mais vue la quantité de mastic et le temps gagné, il n’y a pas photo.

Pour le conduit de cheminée, ça a été un peu moins fastidieux, mais assez goûtu quand même… J’ai isolé le trou du chevêtre avec de la laine de verre (il fallait un matériau complètement ignifuge (M0), et souple), et j’ai reposé une plaque de Fermacell pour boucher le trou du chevêtre sur le rampant (le Fermacell est M0). L’intersection entre un plan incliné et un cylindre est une ellipse… Va donc tracer ça dans du Fermacell ! Après de bonnes prises de tête théoriques (comment tracer une ellipse ?), j’ai pris un bout de carton et j’ai fait un gabarit… Au deuxième essai, c’était parfait ! En fait, le truc était de faire un demi-gabarit (une demi-ellipse), en projetant les extrémités sur le carton. Un bon boulot de géométrie : j’adore ! La pose du Fermacell a été un peu sportive car nous avions des plaques assez grandes vu que le chevêtre de la cheminée avait été surdimensionné (cf. article). L’espace entre le Fermacell et le tuyau a été comblé avec du mastic réfractaire ; je ne sais pas si ça sera vraiment étanche à l’air, mais je n’ai rien trouvé de mieux. Idéalement, j’aurais dû acheter une membrane de liaison (ils en font chez Poujoulat), mais je ne m’en suis pas occupé à temps.

Une demi-plaque de Fermacell posée pour faire le raccord au rampant. Le trou est isolé avec de la laine de verre.

Une demi-plaque de Fermacell posée pour faire le raccord au rampant. Le trou est isolé avec de la laine de verre.

En parallèle à tout ça, nous avons fini les raccordements électriques dan l’abri à bois (éclairage + prises) ; quelle satisfaction d’appuyer sur un interrupteur et de voir la lumière s’allumer ! L’électricité a vraiment quelque chose de magique… Nous en avons profité pour poser la plupart des luminaires extérieurs de façade, histoire d’avoir un peu de lumière si besoin pendant ces courtes journées d’hiver.

Comme dirait Ju, « on n’a pas biné les blettes » ;-)… J’ai aussi préparé le jardin pour la saison prochaine : du bon compost de vache bio qui fera le plus grand bien à nos 3 petites parcelles de potager… Nous avons récolté les butternut : la première soupe de la saison (produite sur le terrain) a eu un goût très particulier !

A l’heure où j’écris ces lignes, les cloisons de l’étage sont quasiment terminées… Pour la prochaine étape, nous descendrons au rez-de-chaussée pour finir de poser le Fermacell !

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DSCN0267.resizedUn jour ou l’autre, il fallait que j’attaque ce gros morceau sur le blog… Eh bien c’est aujourd’hui ! Au départ, la partie électrique de la maison ne me stressait pas plus que ça, peut-être grâce à ma formation initiale qui m’avait appris à dompter les électrons, les champs magnétiques, les cosinus φ et tout le tralala. Et puis tirer des fils dans des gaines, poser des boîtiers et connecter tout ça, j’avais déjà fait pas mal de fois. Mais de là à concevoir et réaliser toute l’installation électrique d’une maison, et de regarder sereinement passer le consuel, il y avait un peu de chemin à parcourir…

Au tout départ, il y a une norme qui décrit ce qui est obligatoire dans une installation électrique chez un particulier : la NFC 15-100. En cherchant bien sur Internet, vous pouvez la trouver, mais c’est un gros pavé assez indigeste. Je me suis tourné pour ma part vers un bouquin de chez Eyrolles (cf. bibliographie) que j’ai trouvé très bien fait ; j’ai aussi trouvé des guides constructeurs (ici ou ) qui m’ont été bien utiles en tant que synthèse, pour mémoire.

Nous avions un autre souhait pour l’électricité : prendre en compte les rayonnements électromagnétiques. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, il y a le bouquin de Frédéric Séné (cf. bibliographie), ou bien le site du CRIIREM. Sans tomber dans la parano, nous voulions simplement faire attention à cet aspect des choses : après tout, nous n’existons que grâce à des champs énergétiques (cf. article) ; reste à savoir ce qui est « sain » ou « acceptable », et là, l’état des connaissances est proche de zéro. Lors d’un stage, j’ai pu jouer avec du matériel de mesure de champs ; ça m’a ouvert les yeux sur plusieurs aspects… En bref, il n’y aura pas de wi-fi chez nous, et l’installation électrique permettra de protéger au minimum les pièces à dormir. A noter que dans le dernier numéro de la Maison Écologique il y a un dossier assez bien documenté sur ce sujet.

Une fois la norme en tête, et cette attention particulière posée sur l’environnement électromagnétique de l’habitat, il suffisait de faire les plans électriques : que voulons nous, et où ? Prises de courant, interrupteurs, éclairages, prises de communication. Ça a presque été le plus long : trouver un compromis entre la norme, le côté pratique, une volonté d’installation minimaliste… Une fois tout positionné, je me suis amusé à faire le schéma du câblage, sur le plan de masse. Voici donc le résultat :

J’aurais pas mal de choses à dire sur les choix, mais je crois que ça prendrait un peu trop de place… Il me parait aussi difficile de résumer la norme… Au passage, certains l’ont très bien fait, comme Guillaume par exemple (merci à toi !). Je vais me contenter de quelques points particuliers :

La salle de bains : outre les volumes & appareillages à respecter (c’est très bien documenté dans le bouquin référencé ci-dessus), j’avais lu qu’il fallait une « liaison équipotentielle locale », mais sans bien comprendre pourquoi ; puis, en surfant, j’ai finalement trouvé l’info. Il est nécessaire de relier toutes les terres des appareillages (prises, points lumineux) dans une salle de bains pour la raison suivante : d’habitude, les fils de terre sont chaînés de prise en prise (et de point lumineux en point lumineux) ; en conséquence, si la chaîne est rompue à un moment donné, à cause d’une mauvaise connexion par exemple, on se retrouve avec un appareillage sans terre dans la salle de bains, ce qui n’est pas sans poser des problèmes potentiellement vitaux (et chanter « Alexandrie, Alexandra » ne changera rien)… L’idée est donc de relier toutes les terres, afin d’éviter qu’un circuit soit rompu. Ainsi, on « double » les connexions à la terre, dans les salles d’eau. C’est ce qui est symbolisé en jaune dans les schémas ci-dessus.

Le tableau : il ressemble à un tableau de bord d’Airbus, mais il n’y a pas trop d’ajout par rapport au minimum de la norme… Juste 2 télérupteurs et un télérupteur temporisé pour la VMC de la salle de bains. Au vu du coût d’une goulotte plastique (la « GTL », mais c’est un abus de langage), j’avais initialement prévu de faire un coffrage bois, mais au final j’ai craqué, pour gagner du temps. J’ai choisi une « GTL » avec 3 compartiments, car le gros câble d’alim de la maison doit passer dedans… Il y a eu plusieurs points intéressants sur ce tableau : tout d’abord, nous sommes alimentés en triphasé, à cause de la distance (200m) entre le PDL et la maison (cf. article) ; du coup, il faut prévoir les dispositifs de protection tri (j’en profite pour mettre une prise tri dans l’abri à bois, pour le banc de scie), et prévoir un équilibrage de phase. J’ai donc ajouté des borniers de phase dans le tableau ; il y en a un à chaque coin (tableau Legrand). La disposition des disjoncteurs derrière les différentiels est censée être équilibrée : chaque différentiel sera alimenté par une phase différente. L’autre particularité de ce tableau, c’est qu’on est connecté à ERDF avec un branchement type 2 (cf. doc ici) ; il faut donc un « interrupteur de coupure d’urgence » dans le tableau de la maison ; en gros, un 500mA tri qui coupe tout en cas de besoin. Mais l’idée est qu’en cas de problème, ce ne soit pas le disjoncteur du bas qui saute (je vois bien la scène pour aller ré-armer le disjoncteur 200m plus bas, une nuit d’orage), mais celui du haut : il faut donc prendre un disjoncteur instantané pour le haut ; celui du bas sera « sélectif », c’est à dire qu’il attendra un tout petit peu avant de se déclencher.

Protection contre les rayonnements : il y a plusieurs approches possibles : câble blindé, gaine blindée ou bien dispositifs de coupure à effet de champ dans le tableau (ça coupe la ligne quand l’intensité consommée est inférieure à un certain seuil). Une combinaison des 3 est bien sûr possible. De mon point de vue, nous sommes à la préhistoire dans ce domaine, à la fois sur le matériel et sur l’approche globale : pour tout dire, j’avais étudié pendant un moment la possibilité de câbler tout l’éclairage en 12 ou 24V continu, et de ne garder le 220 que pour les usages indispensables (machine à laver, typiquement). Autant dire que le gars du consuel aurait fait un arrêt cardiaque en arrivant ;-), ou aurait appelé tous ses potes pour rigoler un coup. C’était un peu extrême, dans une approche d’autonomie totale et cohérente en énergie électrique, mais je ne suis pas encore prêt à ça. Du coup, nous avons choisi de la gaine blindée : il n’y a qu’une marque, vous trouverez vite. Je marche à pas de velours avec cette solution technique : leur nouveau système de drain semi-conducteur dans la gaine m’interroge… D’autant plus qu’aucune info technique n’est disponible, ce qui ne me rassure pas : avec mon passé professionnel, le secret de fabrication est synonyme de mauvaise qualité (refus de confronter la solution technique au public) : on a tendance à cacher la misère, alors qu’une bonne solution s’expose. Bref, on verra le résultat, appareillage en mains. J’ai renoncé à prendre les boîtiers blindés : pourquoi mettre un boîtier blindé alors que la platine (prise de courant, ou interrupteur) ne l’est pas ? Là encore, aucune mesure disponible, il faut faire confiance au constructeur ; mais vu le prix des boîtiers, ça manque d’arguments techniques pour justifier le delta de prix… Ah, ça me botterait bien de dépouiller toutes ces solutions techniques et de voir ce qu’il en sort, concrètement… Dans une autre vie ?

Que dire d’autre ? Ah, oui, la partie communication. Pas de wi-fi chez nous, ça veut dire un bon câblage communications. J’ai choisi de tout câbler en catégorie 7 S/FTP (disons que c’est le haut de gamme actuel du câble de communications), histoire d’être tranquille pour un bout de temps. Par contre, je suis tombé de ma chaise en me penchant sur les coffrets de communication… Hé bé, voici une belle dérive de la norme électrique, censée protéger : les constructeurs doivent applaudir des 2 mains et des 2 pieds. Je pense que tout ça va se réguler dans les années à venir, mais là, franchement, à voir les tarifs des coffrets de communication (qui ne sont qu’un pauvre hub/switch et quelques prises RJ45, avec une prise DTI pour le tel), il y a de quoi faire de l’hypertension… Il faut faire un emprunt juste pour avoir Internet sur une prise murale dans la maison !

La distribution : les lignes passeront dans le plancher (sous la dalle au RDC, et sous le parquet à l’étage), et monteront derrière le Fermacell pour chaque prise ou point lumineux. Partout où c’était possible, les boîtiers d’encastrement (pour cloison sèches) feront 50mm de profondeur, pour plus de confort lors de la connexion. Étant le seul « artisan » travaillant dans la maison, cela me permet de passer l’électricité au fur et à mesure que le placage et les cloisons sont posées (articles à venir) : c’est super confortable !

Fournitures électriques : j’ai choisi du Legrand pour l’appareillage et le tableau (sauf pour le différentiel tri, 2 fois plus cher que le Siemens) ; l’électricien local fuit cette marque pour le tableau, mais je n’ai pas encore compris pourquoi : je crois que je découvrirai avec l’expérience ;-). Pour la première fois sur ce blog, je vais faire de la pub pour un fournisseur : sur les conseils d’un ami, j’ai tout acheté sur http://www.elecproshop.com/, et je dois dire que j’ai été bluffé de A à Z : prix, choix, description du matos, clarté du site, informations de suivi de commande, délai de livraison, etc. Bref, du 100% tout bon pour mes 2 premières grosses commandes ; au vu de mes expériences avec d’autres sites marchands (y compris de grosses enseignes type Mr. Bricolage), ça méritait d’être noté !

Dernier point : nous avons un compteur provisoire depuis maintenant plus d’un an (euh, presque 2 ans en fait)… Au bout d’un an, j’ai appelé ERDF pour renouveler le branchement provisoire, en expliquant que je construisais ma maison moi-même, et qu’il y avait encore beaucoup à faire (photos à l’appui si nécessaire ; j’ai même proposé une visite). Le gars, très sympa, m’a renvoyé un papier et hop, c’était reparti pour un tour… Expérience très différente de ce que j’ai pu lire sur internet… Ça méritait aussi d’être noté !

Pose du tableau :

Allez, pour clôturer cet article, un peu de pratique : la première chose que j’ai faite en électricité a été de poser la goulotte (« GTL ») et le tableau. Cela permet ensuite de calculer les bonnes longueurs de câble, et de les passer au fur et à mesure dans la goulotte, le plus proprement possible. Pour cela, il m’a fallu préparer le mur qui accueille tout ça, en posant le Fermacell et en faisant un petit coffrage pour passer par-dessus un lien de la structure poteau-poutres. La norme prévoit des contraintes pour la GTL et le tableau, en terme de distance par rapport à des points d’eau et des matières inflammables par exemple. La hauteur des éléments est aussi encadrée.

La goulotte, posée.

La goulotte, posée.

Bref, une fois tout ça pris en compte, il a fallu relier le gros câble d’alim (4x25mm²) au 500mA… Et là, gros moment de solitude quand je me suis rendu compte qu’il manquait 1,5m de câble… Raccorder du 4x25mm² dans une goulotte, c’est beaucoup de sport, et beaucoup de temps. Une misère. Moralité : n’hésitez pas à laisser 2m, voire 3m, de plus sur les câbles d’arrivée électriques (y compris l’éclairage extérieur par exemple) : cela évitera de bonnes galères. Lorsque nous avons passé toutes les VRDs (cf. article), j’étais la tête dans les tranchées et je n’ai pas trop pensé à ce détail… Je l’ai payé !

Il fallait deux platines plastique pour poser le différentiel général sur la goulotte ; à plus de 50€, j’ai renoncé et j’ai fabriqué une platine avec un bout de fermacell (M0, donc complètement ignifugé) et un bout de contreplaqué (pour la résistance mécanique). Ça fait bien le boulot, pour 30 minutes de main d’œuvre. Par contre la connexion du gros câble de 25mm² sur le bornier a été elle aussi bien sportive ! Il m’aura fallu presque 4 jours pour que le jus arrive au tableau (en comptant le coffrage Fermacell) : j’avais largement sous-estimé cette partie ! Bref, ça y est, l’arrivé électrique est connecté, et le tableau alimenté ! Le gros câble de terre (25mm²) passe aussi dans la goulotte, avec un petit détour à l’extérieur pour la barrette de terre.

Tout est prêt pour accueillir le câblage de la maison !

Tout est prêt pour accueillir le câblage de la maison !

Voilà, tout est prêt pour tirer massivement l’électricité dans la maison… La suite au prochain épisode !

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euro3 (Custom)La question est simple, basique, presque triviale : combien ça coûte, l’électricité ? A l’heure où la précarité énergétique augmente, à une époque où nous devons faire des choix énergétiques qui nous permettront de garantir une transition énergétique en douceur afin de construire l’ère après-pétrole, cette question est légitime. Elle est simple, légitime, mais pourtant elle n’a pas de réponse. Ou plutôt, cette question a beaucoup de réponses.

Ces dernières années, j’ai lu et entendu presque partout que l’électricité d’origine photovoltaïque ou même éolienne était plus chère que l’électricité d’origine nucléaire ; cet argument est même généralisé à toutes les énergies renouvelables. Alors je cherche à comprendre ; je cherche à comprendre comment une hélice que le vent (gratuit) fait tourner peut fournir de l’énergie plus chère qu’une centrale nucléaire qui met en œuvre une technologie hyper complexe qui elle-même demande des dizaines d’années d’ingénierie, des prouesses techniques incroyables, une maintenance haut de gamme et un cycle de gestion des matières premières et des déchets tout aussi complexes technologiquement – je mets volontairement de côté les risques : ce n’est pas le sujet. D’un côté, nous avons un truc simple (une hélice qui tourne avec le vent ou une plaque de silicium exposée au soleil) qui utilise de l’énergie gratuite, et de l’autre un système hyper complexe qui utilise une énergie primaire payante et génère des déchets très difficilement gérables. Comment le premier peut-il coûter plus cher que le second ? Cette question m’a conduit à me pencher sur les coûts de l’électricité d’origine nucléaire.

Le prix de l’électricité :

Le prix de l’électricité est a priori facile à obtenir : il suffit de consulter les tarifs publics des différents fournisseurs. Chez EDF, par exemple, le prix du KWh (kilowatt/heure, c’est-à-dire par exemple la quantité d’électricité nécessaire pour allumer 10 ampoules de 100W pendant 1 heure, ou bien pour faire chauffer un fer à repasser électrique pendant 30 minutes) est de 12,25 centimes d’Euros pour un abonnement permettant d’utiliser une puissance de 6KVA.

Ceci est le prix qui apparaît sur notre facture ; c’est aussi le tarif pris en compte par certains organismes d’Etat qui sont chargés d’informer les particuliers sur l’énergie (ADEME par exemple).

Graphique ADEME

Source : ADEME

Enfin, ce prix est celui utilisé pour faire des comparaisons avec le prix de l’électricité des autres pays Européens, comparaison notamment utilisée par le ministère du développement durable.

La question du coût réel :

Depuis de nombreuses années, des associations de consommateurs, des ONG, et même des élus posent la question du coût réel de l’électricité d’origine nucléaire ; il semblerait que le prix facturé par EDF ne reflète pas le coût réel (par exemple ici). Plusieurs hypothèses ont été avancées : financement indirect par les impôts (à travers le financement de la recherche par exemple), blocage artificiel du prix de l’électricité par EDF (revendication des concurrents d’EDF), non prise en compte du coût de renouvellement du parc, du coût réel de la gestion des déchets et du démantèlement des équipements, etc.

Le prix de l’électricité d’origine nucléaire est complexe à évaluer, et comporte en conséquence une part d’arbitraire. Par exemple, le CEA l’estime à 28,4€/MWh (1MWh = 1000 KWh) ; en mars 2011, la Commission de Régulation de l’Energie l’a estimé à 30,9€/MWh. Ce tarif posait des problèmes aux concurrents d’EDF vu qu’il était inférieur au prix du marché de gros de l’électricité en Europe (à peu près 50€/MWh en base en 2011) ; aussi, la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) a fixé les principes d’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique (ARENH) ainsi que son prix : 40€/Mwh à partir de Juillet 2011 puis 42€/MWh depuis le 1er janvier 2012. Ce prix est le prix « officiel » de l’électricité d’origine nucléaire en France.

Mais ce tarif fixé par la loi ne répond pas aux questions de fond ; aussi en 2012, deux événements importants ont eu lieu : la Cour des Comptes a remis en Janvier 2012 son premier rapport « Les coûts de la filière électronucléaire « , et le Sénat en Juillet 2012 son rapport de « la commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité afin d’en déterminer l’imputation aux différents agents économiques « .

Ces 2 rapports (du Sénat et de la Cour des Comptes) essaient de calculer un coût réel de production du MWh en tenant compte du plus grand nombre de paramètres possible : coût de construction, amortissement, démantèlement, coût d’approvisionnements et de traitement des combustibles, coûts de maintenance, de recherche, de retraitement et de stockage des déchets, etc.

Le rapport de la Cour des Comptes

La Cour des Comptes estime le prix brut (sans les investissements de maintenance) du MWh d’origine nucléaire à 49,5 Euros, ce qui est déjà supérieur au prix officiel (+18%). Ce prix calculé par la Cour des Comptes est minoré pour de nombreuses raisons : incapacité de chiffrer de différencier nucléaire civil et militaire avant 1957 (p.36), certaines données déclarées au titre de la recherche publique sont non exhaustives ou erronées (p.45), difficulté d’estimer les coûts de démantèlement des installations d’AREVA (p.105), du CEA (p.112), incertitudes sur l’estimation du coût d’enfouissement des déchets (p.149), non prise en compte des coûts d’assurance (p.257), etc. Autre exemple : le coût de démantèlement des centrales elles-mêmes est difficilement estimable ; l’évaluation utilisée dans le rapport estime à 18,1Md€ le coût de démantèlement des 58 réacteurs Français ; les évaluations équivalentes à l’étranger sont toutes supérieures à cette évaluation, et la moyenne est située à 35,5 Md€, soit le double de l’estimation Française la plus pessimiste.

Coût de démantèlement - cour des comptes

En intégrant les coûts du programme d’investissements de maintenance nécessaires au parc de centrales existant (dont 10% sont liées à des investissements imposés à la suite de Fukushima, cf. p.267), le coût estimé par la Cour des Comptes de l’électricité passe à 54,2€/MWh (p.283). Même si ce coût n’est pas encore répercuté sur les consommateurs, ces investissements sont déjà prévus dans les comptes d’EDF.

Le rapport du Sénat :

Le Sénat quant à lui va plus loin car il prend en compte certaines limitations du rapport de la Cour des Comptes, par exemple sur le coût du démantèlement des centrales existantes. Mais d’autres limitations (évaluation des coûts de stockage par exemple) sont toujours valides. Si on additionne tous les coûts supplémentaires (p.116-117 du rapport, ou p.6 de la synthèse du rapport), le coût total est estimé à 75,05 €/MWh. Pour rappel, ce coût est encore un coût minimal, car de nombreuses incertitudes subsistent (coût réel de la gestion des déchets par exemple)… Il faut préciser que ce coût comporte une partie virtuelle, dans la mesure où il intègre un tarif d’assurance (9,83€/MWh) qui n’a pas de réalité, vu qu’aucun assureur ou même groupement d’assureur ne peut prendre en charge le risque nucléaire dans sa globalité. Pour information, en France, le montant des indemnisations est actuellement plafonné (cf. chapitre VII-II p.240 du rapport de la Cour des Comptes) à 91,5M€ pour l’assureur et à 109,8M€ pour l’Etat. Ceci est à mettre en rapport avec le coût de la catastrophe de Fukushima (100 Milliards de $, comme rapporté ici ou ) ou avec le coût de Tchernobyl que l’AIEA estime à des « centaines de milliards de dollars, dont 235 Milliards de $ pour la Biélorussie seule ». Nous sommes donc dans un ordre de grandeur de 1 à 1000, ou 1 à 2000 pour Tchernobyl. Citons la Cour des Comptes (p.255) : « Comme précisé précédemment, les dispositifs d’indemnisation en vigueur atteignent au maximum 345 M€ [ceci comprend la part des Etats tiers, NDLR], montant évidemment insuffisant pour garantir l’indemnisation des dommages, ne serait-ce que corporels, en cas d’accident majeur. » Ce coût de 75,05€/MWh comprend donc une partie virtuelle, mais qu’il nous faut intégrer car à ce jour l’Etat (donc nous), fournissons une assurance gratuite aux exploitants. En cas de catastrophe, les Etats payent (y compris en cas de faute avérée de l’exploitant ou du constructeur) : c’est une autre leçon de Tchernobyl ou Fukushima.

Le cas des EPR :

Mais qu’en est-il de l’EPR, le réacteur « 3ème génération » ? Le coût de l’EPR Français de Flamanville, estimé en 2005 à 3 milliards d’Euros, est passé à 6 Md€ en 2011, puis à 8,5 Md€ en décembre 2012. Enel, le partenaire Italien, s’est en conséquence retiré du projet en Décembre 2012 et demande le remboursement des 613 Millions d’Euros plus les intérêts, conformément à son droit de retrait. Le cas de l’EPR Finlandais est tout aussi problématique, et ce depuis longtemps.

La cour des Comptes dans son rapport évaluait le coût de l’électricité issue de l’EPR entre 70 et 90€/MWh (p.225), et ce prix ne tenait pas compte de l’augmentation de 42% des coûts du projet intervenus après la rédaction du rapport, en décembre 2012. En estimant à 41% les coûts d’investissement dans le prix de l’électricité (cf. rapport de la Cour des Comptes p.279), cela donne une nouvelle estimation du prix de l’électricité issue de l’EPR de Flamanville entre 82 et 106€/MWh.

Voici donc en résumé :

Coût « officiel » de l’électricité d’origine nucléaire en France, loi NOME 42€/MWh
Prix de l’électricité de gros de base sur le marché (SPOT), en moyenne sur 2011 51€/MWh
Coût minimal de l’électricité d’origine nucléaire selon la Cour des Comptes (Janvier 2012) 54,2€/MWh
Coût minimal de l’électricité d’origine nucléaire selon la Commission d’enquête du Sénat (Juillet 2012) 75,05€/MWh
Coût minimal de l’électricité issue de l’EPR de Flamanville (décembre 2012), selon la Cour des Comptes, réactualisé avec le surcoût de l’EPR annoncé en Décembre 2012 Entre 82 et 106€/MWh

Conclusion :

Mon premier constat, c’est que le coût de l’électricité d’origine nucléaire est bien plus élevé (+80% hors EPR) que le tarif officiel actuel. Cette différence de prix, nous allons la payer plus ou moins directement (sur la facture ou de manière indirecte via les impôts) dans un futur plus ou moins proche. Certains tablent sur +30% des prix sur la facture d’ici 2016 par exemple ; mais ce montant est déjà clairement sous-estimé au regard des éléments révélés par les 2 rapports pré-cités… Notons aussi que les coûts du projet de recherche ITER (décrié) ne sont pas pris en compte dans ces rapports, et sont déjà financés par nos impôts. Je crois que tous les discours du type « le nucléaire permet à la France d’avoir l’électricité la moins chère d’Europe » tombent d’eux-mêmes après la lecture de ces rapports ; nous savons maintenant que le coût réel de l’électricité d’origine nucléaire est largement supérieur au prix « officiel », et que cela sera encore pire avec l’EPR, même si son budget prévisionnel de Décembre 2012 est tenu, ce qui, au vu de l’historique du projet, paraît pour le moins incertain.

Mon deuxième constat est que cette différence de prix, et indubitable hausse des tarifs, ne sont liées dans cet article qu’à l’électricité d’origine nucléaire. Nous n’avons pas parlé des investissements nécessaires pour faire évoluer le réseau de transport afin d’accueillir les énergies renouvelables décentralisées, ni du coût des énergies renouvelables elles-mêmes, qui devront avoir lieu pour que la France respecte ses engagements Européens. Oui, oui, l’énergie (y compris électrique) est rare et chère, et nous allons le constater de plus en plus clairement dans les années à venir. Encore une fois, la sobriété est la première priorité ; nous pouvons la choisir ou bien la subir.

Mon troisième constat, c’est que de plus en plus de monde s’interroge sérieusement sur l’efficacité économique réelle du nucléaire ; les 2 rapports parlementaires en sont une bonne illustration. Petite anecdote à ce sujet : il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur une interview de Jeremy Rifkin sur France Inter ; il y disait notamment que le nucléaire allait s’arrêter de lui-même, car trop cher et pas rentable. Je me suis dit : « Euh, là, Jeremy, tu pousses peut-être le bouchon un peu trop loin ? » OK, c’était un dimanche matin ; peut-être avait–il abusé la veille au soir. Je cherche un peu et tombe sur cette autre interview, où il réitère ses propos. Je classe donc Jeremy dans la catégorie des bitniks fumeurs de joints qui perdent la tête, jusqu’à la lecture du rapport de la Cour des Comptes. Ce rapport dit, p.218 : « En juin 2011 il y avait dans le monde 133 unités de production nucléaire arrêtées (dont 39 réacteurs à eau sous pression). D’après les statistiques de la World Nuclear Association (Le WNA est une association qui regroupe des producteurs d’électricité d’origine nucléaire), 14 réacteurs ont cessé de fonctionner à la suite d’un accident ou d’un incident sérieux, 22 ont été fermés à la suite de choix politiques des gouvernements concernés, et 97 ont été arrêtés pour des raisons de rentabilité économique. » Cela veut dire que 73% des réacteurs nucléaires arrêtés dans le monde l’ont été pour des raisons de rentabilité économique… Jeremy, je te dois des excuses.

Addendum du 2 Juillet 2013 : pour compléter cet article, une campagne de Greenpeace qui présente d’autres éléments chiffrés.

Addendum du 23 Novembre 2013 : Ca y est, nous connaissons le coût « officiel » de l’électricité de l’EPR ! Ce sera 109 Euros/MWh. D’après un article du Monde daté du 23/10/2013, ce serait en effet le tarif négocié par EDF avec le Royaume-Uni pour la construction de 2 réacteurs EPR et leur exploitation pendant 35 ans. Est-ce que le contrat inclut le démantèlement des réacteurs ? Nous n’en savons rien… Toujours d’après cet article, EDF ajoute : « Notre prix est concurrentiel par rapport aux autres technologies à faible émission de CO2« … Au moins, ça a le mérite d’être clair… d’autant plus que, toujours dans le même article, Dong annonce être en mesure de pouvoir réduire le coût de l’éolien off-shore à 100 Euros / MWh d’ici 2020 (c’est actuellement la technologie renouvelable la plus chère du marché, à 183 Euros / MWh). Bah oui, l’électricité d’origine nucléaire n’est pas la moins chère… On nous aurait menti ?

Allez, 2 bonus : une pub pour Areva (qui sent le vent tourner ;-)), prise dans le journal Le Monde du 17/10/2013… Non mais franchement, Areva qui achète une demi-page de pub dans Le Monde pour promouvoir l’éolien, ça ne fait pas rêver, ça ? 2ème bonus : des petites nouvelles de l’EPR de Flamanville (je ne les mets pas toutes, mais achetez le Canard Enchaîné si vous en voulez, c’est le seul organe de presse national qui parle du Nucléaire Français)…

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photo-Energie (Custom)Elle est partout autour de nous ; elle est inodore, incolore, presque toujours silencieuse, et nous rend des services extraordinaires. Sans elle, notre monde serait radicalement différent : pas d’ordinateurs, pas de téléphone, pas d’avions, de voitures, de moteur à explosion ; sans elle, la chirurgie serait reléguée au plus profond archaïsme ; la musique, le cinéma ou même la photographie changeraient complètement de visage. L’électricité a aussi permis les grandes révolutions récentes : la révolution industrielle et internet. L’électricité est magique : il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’elle apparaisse.

Elle a toutes ces vertus, et pourtant nous la connaissons mal ; ses vertus, incontestables, masquent un certain nombre d’éléments pourtant fondamentaux.

J’ai passé 8 ans de ma vie à étudier l’électricité sous plusieurs angles : physique, électronique, électrotechnique, électromagnétisme, télécommunications. J’ai passé 8 ans à étudier tout cela, dans le détail, et pourtant je n’avais pas vraiment compris l’essentiel. La science, avec tous ses bénéfices eux aussi incontestables, a le défaut de ses qualités : se concentrer exclusivement sur les détails conduit à perdre de vue la globalité.

Je me souviens très bien du moment qui a déclenché cette prise de conscience : j’étais en train de faire bouillir de l’eau avec une bouilloire électrique, et en regardant cet objet, je me suis dit : « C’est marrant quand même : pour produire de l’électricité, on fait bouillir de l’eau pour entraîner des turbines ; la majorité de l’énergie produite pendant ce processus est perdue. Ensuite, on transforme cette électricité, avec des pertes, puis on la transporte, avec de nouveau des pertes, et on la retransforme pour être utilisable ici, dans la cuisine, toujours avec de nouvelles pertes. Enfin, la bouilloire elle-même engendre des pertes. Tout cela pour faire bouillir de l’eau. »

Quand j’ai réalisé qu’on faisait bouillir de l’eau pour créer de l’énergie (dont la majeure partie est perdue, gâchée) afin de faire bouillir de l’eau, quelque chose a commencé à me gratter dans le dos. Quel est le sens de dépenser des milliards d’Euros, de mobiliser autant de  talents, de créer de telles infrastructures, tout ceci afin de faire bouillir de l’eau… en faisant bouillir de l’eau ? Non, vraiment, quelque chose ne tournait pas rond.

Il m’a fallu prendre de la distance, reprendre à la base : d’où vient-elle, cette énergie magique ?

La production :

Tout d’abord, contrairement au bois, au charbon, au pétrole ou au vent par exemple, l’électricité n’est pas une énergie primaire ; on ne la trouve pas à l’état naturel sur Terre, à de très rares exceptions près : foudre ou dard de certaines raies par exemple. Pour produire de l’électricité, il faut donc transformer une énergie primaire en électricité. Selon le rapport du Commissariat Général au Développement Durable, en 2011 la production d’électricité en France était répartie de la manière suivante : nucléaire 78,6%, thermique classique (charbon, fuel, gaz naturel, bois, etc.) 9,8%, les 11,6% restants étant produits par l’hydraulique (9,3%), l’éolien et le photovoltaïque. Dans le cas du nucléaire ou du thermique classique, l’électricité est produite en faisant bouillir de l’eau afin de créer de la vapeur d’eau, vapeur qui va permettre d’entraîner des turbines, qui elles-mêmes vont produire de l’électricité. On peut donc dire qu’en France, plus de 88% de l’électricité produite l’est en faisant bouillir de l’eau. La question suivante est : quel est le rendement de la production d’électricité thermique d’origine nucléaire, largement majoritaire en France ? La conversion de chaleur en électricité dans une centrale nucléaire a un rendement de 33% ; certains bureaux d’étude donnent même un rendement de 31%, mais restons sur le chiffre « officiel » de 33%. Cela signifie que l’on perd 67% de l’énergie produite dans une centrale nucléaire… Cette énergie est perdue sous forme de chaleur ; elle est relâchée dans l’air via les gigantesques tours de refroidissement, mais aussi dans les cours d’eau ou la mer ; c’est la raison pour laquelle toutes les centrales nucléaires se trouvent près d’un point d’eau important : l’eau est fondamentale pour les refroidir. Ces 67%  de pertes ne tiennent pas compte de tout le cycle de production ; dans le cas du nucléaire, par exemple, il faut ajouter les pertes liées à l’extraction, au transport et à l’enrichissement de l’uranium, qui sont d’environ 14% (Manifeste Negawatt, Actes Sud, p.62).

Le transport :

Nous avons la chance en France d’avoir un réseau de transport d’électricité plutôt performant. Pour transporter l’électricité, il faut d’abord élever sa tension jusqu’à 400 000 volts à l’aide de transformateurs, afin de limiter au maximum les pertes liées au transport sur de longues distances (effet Joule – un petit cours simplifié très sympa). On transporte ensuite l’électricité via ces grandes infrastructures que sont les lignes très haute tension, puis, au fur et à mesure qu’on se rapproche du point d’utilisation, on fait repasser l’électricité dans d’autres transformateurs afin d’abaisser la tension ; d’abord en 63 000 volts, puis en 20 000 volts, et enfin en 220V ou 380V. Evidemment, le passage dans cette série de transformateurs, et dans ces centaines de kilomètres de câbles, ne se fait pas sans pertes. En France, les pertes liées au transport de l’électricité sont officiellement de 7,3% (RTE, Bilan électrique 2011, p.34), ce qui est un bon chiffre au niveau mondial. Ceci est vrai pour toute l’électricité produite de manière centralisée.

Au final, en prenant en compte toutes les pertes liées à la production et au transport de l’électricité, dans le cas de l’électricité nucléaire (majoritaire en France), le rendement est de 26% (1) ; c’est-à-dire que 74% de l’énergie produite est perdue.

Pour chaque KWh d’électricité disponible chez soi, près de 3KWh d’énergie ont été perdus, gâchés.

Ceci ne tient pas compte du rendement de l’appareil électrique, dont les pertes vont s’ajouter au résultat ci-dessus.

rendement Nucléaire (Custom)

Et ma bouilloire ?

Difficile d’obtenir des informations précises, sérieuses, sur le rendement d’un appareil aussi simple qu’une bouilloire électrique : cette information est simplement indisponible (!). Je choisis une étude faite en Travaux Pratiques d’une classe de 1ère S dans un Lycée à Montpellier ; le résultat donne un rendement maximal de 79,5% (le rendement minimal étant de 63,7%). Le rendement final est donc de 21%, dans le meilleur des cas.

Quand je fais bouillir de l’eau avec ma bouilloire électrique, 79% de l’énergie est perdue, gâchée.

La question suivante est bien évidemment : existe t’il un moyen plus efficace de faire chauffer de l’eau ?

Pourquoi ne pas essayer le gaz ? Pour le gaz naturel, les pertes liées à l’extraction, au raffinage, au transport et à la distribution du gaz sont de l’ordre de 15% (Manifeste Negawatt, Actes Sud, p.61). Le rendement d’une cuisinière à gaz est lui aussi très difficile à trouver; je suis tombé sur un bouquin de Thermodynamique qui, page 68, donne un rendement pour la cuisson au gaz de 38%, inférieur au chiffre de 50% que l’on trouve communément, mais qui a l’avantage d’être issu d’un ouvrage spécialisé ; peut-être que la différence de rendement est liée à l’absence de couvercle (?). Du coup, le rendement final minimal pour faire bouillir de l’eau au gaz naturel est de 0,85*0,38=32%, soit 1,5 fois mieux qu’avec une bouilloire électrique.

 

Quand je fais bouillir de l’eau avec une cuisinière à gaz, je consomme au minimum 1,5 fois moins d’énergie primaire qu’avec l’énergie électrique.

Et alors ?

Et alors, cela change pas mal de chose dans l’approche que l’on peut avoir de l’énergie électrique.

Premièrement, si l’énergie électrique est indispensable, elle ne représente pas forcément la meilleure approche pour toutes les utilisations. Certaines applications sont fondamentalement liées aux propriétés de l’électricité et ne peuvent trouver d’énergie de substitution : ordinateurs, matériels médicaux, etc. Il s’agit des usages spécifiques de l’électricité. Une étude approfondie sur ce sujet a été effectuée par Enertech. Par contre, pour un certain nombre d’autres usages, il apparaît que l’électricité est la pire des approches, au minimum d’un point de vue rendement énergétique : la cuisson ou le chauffage par exemple. Il semblerait que partout où l’électricité sert à chauffer, le bilan soit très médiocre. Cela mériterait d’ailleurs d’être approfondi… Dans un prochain article ?

Deuxièmement, la question du mode de production de l’énergie électrique est fondamentale. Dans le cas de l’énergie électrique issue du nucléaire, par exemple, 74% de l’énergie produite est perdue avant d’arriver à la prise de courant de notre maison ; la grande majorité de cette énergie perdue réchauffe notre atmosphère, nos cours d’eau et les océans qui tous n’ont aucun besoin de cette chaleur supplémentaire. Mais allons plus loin : cela veut aussi dire que 74% de l’uranium extrait l’est inutilement ; 74% des déchets nucléaires sont aussi produits inutilement, sans aucune valeur ajoutée pour l’être humain ou la planète, bien au contraire. Une autre manière de voir les choses est de constater que dans notre facture d’électricité issue du nucléaire, 74% du montant est inutile pour l’humain et destructeur pour notre planète. Je choisis l’exemple du nucléaire car il est majoritaire en France ; mais le problème fondamental est exactement le même, aux chiffres près, avec de l’électricité issue de la production thermique. Comparons à de l’énergie électrique issue de l’éolien par exemple : quel que soit le rendement, l’énergie perdue lors de la production est… gratuite, sans déchets et sans impact pour la planète, à l’exception de l’énergie perdue lors du transport (7,3%) qui elle aussi sert à chauffer les oiseaux. Il en est de même pour la production photovoltaïque ou marémotrice.

Troisièmement, et c’est une conséquence du point précédent, la question du rendement de la production d’énergie est un débat secondaire, voire biaisé. Argumenter que le rendement de la production photovoltaïque n’est que de 12% et est donc ridiculement faible, ne tient aucun compte d’un facteur pourtant fondamental : les 88% d’énergie perdue, ou plutôt non convertie, sont disponibles gratuitement quoiqu’il arrive sur notre planète, ne génèrent pas de déchets et n’engendrent pas de pollution thermique. C’est très différent des ressources fossiles (uranium, gaz, charbon, pétrole) dont la partie gâchée est non seulement extraite inutilement du sol, mais en plus génère de la pollution thermique ainsi que des déchets d’ordre divers, qu’ils soient radioactifs ou sous forme de gaz (CO² ou autres) plus ou moins toxiques rejetés dans l’atmosphère. Le problème est d’ailleurs le même pour certaines énergies dites « renouvelables », comme le bois ou de manière plus générale la biomasse : leur utilisation pour fabriquer de l’énergie électrique génère aussi une extraction inutile de matières premières, de chaleur pour l’environnement et de pollution liée à la combustion. Evidemment, l’éolien ou le solaire photovoltaïque génèrent d’autres types de pollutions (visuelles par exemple) ; mais ces pollutions ne sont pas proportionnelles à la production, à la quantité d’énergie produite.

Enfin, l’énergie électrique, indispensable à notre vie moderne, est loin d’être propre et « magique » comme on peut l’imaginer. C’est une énergie luxueuse, dans la mesure où elle nous rend des services quasiment indispensables, mais aussi parce qu’elle coûte beaucoup à produire, pour notre planète. Evidemment, et nous revenons toujours à la même conclusion, la première priorité, qui est d’ailleurs partagée unanimement, est d’économiser cette énergie si luxueuse, si utile.

Conclusion

Je constate qu’il y a peu d’information synthétique, simple, vulgarisée pour aider à faire des choix qui ont du sens dans le domaine de l’énergie : l’information existe de manière fragmentée, partielle, et prend rarement en compte la globalité de la chaîne, qui est pourtant ce qui nous intéresse : savoir qu’un convecteur électrique a un rendement de 100% prend un tout autre sens quand on sait que 74% de l’énergie primaire est gâchée avant d’arriver sous forme électrique à la prise de courant, en France. A la fin de la journée, nous subissons toutes les conséquences de ces choix, qu’elles soient économiques ou environnementales.

Beaucoup de questions restent ouvertes : Quelle est l’efficacité de chaque moyen de production électrique, globalement ? Quel est l’impact du chauffage électrique ? Quel est le coût réel de l’électricité ? Comment optimiser l’utilisation de l’électricité dans la maison ? Quelles solutions mettre en place pour substituer l’énergie électrique là où elle n’est pas indispensable ? La liste est très longue… Ah, si je n’étais pas en train de construire une maison… 😉


(1) Pour 100 unités d’énergie primaire (Uranium), il en reste 86 après traitement de l’uranium, puis 28 à la sortie de la centrale (67% de pertes), et enfin 26 disponibles chez l’utilisateur (7,3% de pertes dans le transport) : 0,86*0,33*0,927=0,26

Pour aller plus loin : 

Addendum du 9/01/2013 : 

Après un commentaire de JPB (merci !), je me rends compte que cet article mérite (au moins) une précision, afin d’éviter un malentendu. Je pense que l’électricité peut être une bonne source d’énergie pour le chauffage (ou faire chauffer de l’eau) si elle-même est produite de manière propre : par exemple, faire chauffer un ballon d’eau chaude avec des panneaux photovoltaïques ou de l’éolien a du sens pour moi ; par contre le faire avec de l’électricité produite par une centrale thermique  n’a pas de sens : autant utiliser directement l’énergie primaire pour faire chauffer directement chez soi : cela évite les pertes liées à la transformation thermodynamique et au transport de l’électricité.

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