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Archive for the ‘Extérieurs’ Category

OK, une bonne partie de l’été est déjà derrière nous. Mais je ne pouvais résister à l’envie de partager une découverte récente qui a révolutionné ma conception du barbecue : le barbecue rocket. A priori, rien à voir avec l’article précédent, mais plutôt une référence au « rocket stove » (le poêle « rocket ») déjà présenté sur ce blog.

Nous avons tous connu, savouré, partagé des merguez carbonisées, des saucisses cuites à la mode « les Pyrénéens » (les chocolats qui sont froids à l’intérieur et croquants à l’extérieur selon la vieille pub), de la viande fumée aux bonnes vieilles effluves de charbon de bois bas de gamme, une soirée qui s’éternise et où il faut refaire des braises en cata alors que le Claude (celui qui d’habitude mange une demi-vache à lui tout seul à chaque repas) rentre juste de moisson en ayant sauté la pause déjeuner… Et Claude, il ne faut pas le faire attendre trop longtemps quand il a faim, avec ses mains grandes comme des pelles à pain et ses 110 kg que je n’aimerai pas croiser un jour de grosse colère…

Bref, pour la paix des soirées barbecue rurales et autres soirées conviviales végétariennes ou non (bah oui, pourquoi pas, on peut aussi faire cuire autre chose sur un barbec’), un mec a inventé le barbecue « rocket ». Ce truc est tellement cool qu’on le voit fleurir dans tous les éco-festivals en plein air.

Voici à quoi ressemble la bête :

Petit croquis rapidos

Rien de bien sexy au premier abord ; il faut le voir fonctionner pour y croire. Le principe est simple : c’est le principe de la flamme horizontale chère au rocket stove. Le bois est posé verticalement dans le compartiment prévu à cet effet ; il se consume par le bas, en faisant une flamme qui arrive dans la partie inférieure de la cheminée.

RocketBarbecue

La grille est à hauteur d’homme (90 cm), et la chaleur monte par la cheminée, cuisant ainsi (j’oserais presque un « délicatement ») tout ce qui se trouve sur la grille. Si des graissent tombent, elles s’enflamment 90cm plus bas, évitant ainsi de carboniser une partie du repas. Les nostalgiques de la bouteille d’eau avec le bouchon percé (pour arroser les flammes), ou des poignées de gros sel (toujours pour calmer les flammes) ou bien encore celles et ceux qui aimaient bien se brûler les mains en retirant la grille en urgence ne seront définitivement pas fans du barbecue rocket.

Besoin de cuisson forte ? Pas de problème : il suffit de rajouter du bois. Instantanément, la flamme augmente, et la chaleur avec. Besoin de calmer le jeu ? J’enlève un ou 2 bouts de bois. Un pote arrive 1 heure après la fin de la cuisson ? Pas de problème, je rallume le barbecue, et en 3 minutes chrono les chipos commencent à cuire. Une bonne fiesta à 40 personnes ? Pas de souci : le barbecue tourne tant qu’on lui met du bois : fini les temps d’attente pour retirer les vieilles braises et en refaire d’autres.

Alors là, j’en vois déjà ricaner en disant : « il est gentil, bidule, mais il faudrait qu’il sorte de sa campagne : les barbecue à gaz, ça existe depuis quelques années » ! Oui, évidemment. Mais c’est là que réside une autre partie de la magie de ce barbecue : il coûte moins de 100 Euros à auto-construire (grille comprise), est transportable (avez-vous déjà essayé d’emmener le super barbecue-grill-pierrade-rotissoire ne serait-ce que chez le voisin d’en face ?), a une durée de vie presque illimitée (quand la tôle sera percée, vous n’aurez plus mal aux dents), et en plus, si on ne veut pas le faire soi-même, on peut contribuer à l’activité d’un CAT. J’ose ajouter qu’à la campagne, le combustible adapté est omniprésent et gratuit, et que l’entretien de la bête est… inexistant. Je pourrais parler de l’énergie grise de la bête ainsi que de son recyclage, mais là, ça va vraiment finir par ressembler à du télé-achat, cet article ;-).

Voilà pour l’introduction. Je vous propose ici un modèle classique en métal, éprouvé. Il existe mille et unes manières de faire un barbecue rocket : en pierres, briques, parpaings, avec des cuves de chauffe-eau de récup, etc. Là, je prends volontairement un modèle portatif super luxe qui a l’avantage reproductible qu’on peut faire soi-même, avec une petite disqueuse et un petit poste à souder. Je suis conscient que ça ne court pas forcément les rues tout ça, mais bon, j’aime construire avec mes mains, et vous trouverez forcément quelqu’un autour de vous qui est équipé.

Je suis parti d’une tôle noire de 1,25m sur 2,5m en 3mm (on peut prendre du 2mm, ça fera le job) que vous trouverez chez n’importe quel marchand de ferraille. On peut faire 2 barbecues dedans (cf. plan de découpe).

rocketbarbecue2

Plan de découpe

Une fois la tôle découpée et pliée, on se retrouve avec 4 pièces métalliques, à assembler.

Les 4 pièces du barbecue

Les 4 pièces du barbecue

Il y a 2 petites découpes à faire sur le repli de la pièce principale pour laisser passer le rabat de combustion.

Ensuite, rien de bien compliqué : un peu de soudure (idéalement, de la soudure à point suffit, mais un tel outil ne court pas les rues) et le tour est joué ! Évidemment, il n’est pas nécessaire de souder sur toute la longueur : j’en ai profité pour faire un atelier découverte soudure à l’arc…

Une fois le rocket assemblé, il ressemble à ça :

Le barbecue rocket en action

Le barbecue rocket en action

Le plus dur est fait… Il ne reste qu’à le tester !

Le barbecue doit âtre placé avec les anses face au vent ; il faut le poser à plat, et éventuellement mettre un peu de terre ou de sable autour de la base pour éviter les gros trous qui pourraient perturber le tirage. L’allumage du barbecue se fait juste avant la cuisson, avec du petit bois sec. L’utilisation de tout bois traité est à proscrire absolument (voir un résumé ici, ou bien la totale ) ! Bien qu’un des avantages du barbecue rocket soit une combustion de très bonne qualité (proche d’une combustion complète), le bon sens nous susurre à l’oreille que le barbecue n’est pas un incinérateur de déchets (pas plus qu’un poêle classique ou que n’importe quel élément de chauffage, d’ailleurs).

A l’allumage, le bois va se consumer dans la petite chambre d’approvisionnement ; et soudain, la flamme va s’inverser et devenir beaucoup plus forte : le principe de la flamme horizontale se déclenche. Le feu devient vif, les fumées disparaissent (les fumées visibles, en tous cas). Il faut laisser brûler encore 1 ou 2 minutes, histoire d’évacuer les petites cendres légères (surtout si on a utilisé du papier pour allumer), et ensuite le barbecue est prêt pour accueillir les aliments !

Une fois le barbecue allumé, les flammes sont vives et il n’y a plus de fumée

Pour l’alimenter, il suffit de placer des morceaux de bois dans le « chargeur », verticalement. Au fur et à mesure de la combustion, le bois descend automatiquement. La seul chose à faire est de régler la température (plus ou moins de bois), et de réalimenter quand nécessaire.

Vous verrez avec l’usage que la consommation de bois est minime… Avec un barbecue classique, il faut allumer longtemps avant de faire cuire : toute la chaleur dégagée à préparer les braises ne sert pas à cuire, elle est gâchée. Avec le rocket, on cuit dès le premier morceau de bois, quelques instants après que la flamme se soit inversée.

On aperçoit la flamme horizontale tout en bas du barbecue

On aperçoit la flamme horizontale tout en bas du barbecue

Je termine cet article alors qu’on vient juste de finir un déjeuner-barbecue associatif pour 25 personnes… Quand ils m’ont vu arriver avec ce truc en ferraille, un peu à la bourre, j’ai vu des yeux inquiets, et d’autres carrément paniqués. Après l’allumage, quand j’ai mis les grilles, il y avait des regards de curiosité. Après les premières saucisses, les appareils photos s’invitaient autour du barbecue ;-). en écrivant ça, je me rends compte que quand mon pote Bob est arrivé avec son rocket, je suis passé par les mêmes étapes, et qu’au final j’en fais un article sur le blog tellement ce truc est magique ! Mille mercis Bob, et un grand bravo au mec qui a inventé ce barbecue !

 

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DSCN0247.resizedQuel beau cadeau, ce mois de mars magnifique ! Nous en avons donc profité pour faire de « menus » travaux à l’extérieur… Tout à commencé par la décision de notre voisin de couper la haie située en bordure de notre terrain, au nord… Quitte à couper cette haie pour faire du bois de chauffage, autant que nous le fassions nous-même : on ne peut pas faire plus local ! Nous avons donc passé une grosse semaine au bois… Rhaaaa, pour celles et ceux qui m’ont fréquenté professionnellement, ils/elles savent à quel point j’aime ça, faire du bois. J’ai d’ailleurs une excellent souvenir de cette journée où mes collègues m’avaient offert cette tronçonneuse Fisher-Price… 😉 !

La coupe de bois...

La coupe de bois…

En tirant les branchages, je me suis dit que ça pouvait être utile… J’avais vu dans un bouquin (celui de Ivo Powels, cf. bibliographie) un exemple de haie en bois tressé, et ça m’avait bien botté… Nous avons donc fait un essai ! Le principe est de planter des piquets (nous en avons posé tous les 50cm), de récupérer des branches (juste les tiges principales) les plus droites possibles, et de les poser entre les piquets en faisant un tressage… Ça fait un peu de boulot, mais au final j’adore le résultat… Ça a quand même plus de gueule qu’un grillage, non ? Et moins cher que ça, c’est pas possible… Et en plus, cela permet de recycler le bois non utilisé pour le chauffage… Et bien ça n’a l’air de rien, mais ça a beaucoup de sens pour moi, tout ça. Il fallait de toutes façons commencer à fermer le périmètre de la mare : quelle belle opportunité de marier l’utile (voire indispensable) et l’agréable !

DSCN0250.resized

Et voici le résultat !

Nous en avons profité pour planter quelques pieds de framboisiers derrière le mur de bois tressé, au Sud-Est : malgré le temps sec, ils sont déjà tout énervés des pattes arrières ;-). Nous avons aussi aménagé une espèce de petite plage verte autour de la mare : un endroit bucolique bien agréable… Nous l’avons inaugurée avec le premier pique-nique de l’année !

Enfin, j’ai préparé quelques endroits pour le jardin… Je ne sais pas vraiment si nous aurons le temps cette année, mais en tout cas c’est prêt ; j’ai quand même planté quelques patates dans un coin, juste pour voir 😉 . Nous avons aussi eu la chance d’hériter d’un pommier (merci Stefan !) ; alors que la nature se réveille en fanfare, je constate que tout ce que nous avions pu planter à la Ste Catherine l’an dernier a bien pris ! Rosier, arôme, rodo, et même l’actinidia et le figuier qui avaient bien souffert de 2 années passée en pot… C’est quand même incroyable cette force de vie dans la nature !

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