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Archive for the ‘Fondations’ Category

DSC_2651.resizedDeux mois… Un trou noir, un saut quantique dans mon calendrier… Amnésie partielle, fatigue certaine, changement de vie radical. Ça bouge ! Alors, pour commencer, je constate en regardant le tableau de bord du blog que nous avons dépassé les cinquante mille visites… 50 000 visites ! C’est de la pure science-fiction, et même si ce chiffre ne veut pas dire grand chose, ça me touche. Ensuite, et c’est un effet de bord des courtes nuits qui laissent de la place à la lecture, j’ai découvert que les atomes d’hydrogène qui nous composent (nous sommes faits majoritairement d’eau, et donc d’hydrogène) et qui composent toute chose sur cette planète et ailleurs dans l’univers, eh bien ces atomes ont tous exactement le même âge, à 3 minutes près : 13,7 milliards d’années. Bah oui, nos cellules sont faites d’atomes d’hydrogène qui ont tous 13,7 milliards d’années, et c’est pareil pour les animaux, les arbres, les plantes, les minéraux. Nous avons tous cela en commun. Du coup j’ai mis à jour la section « Terreau de pensées » du site, avec des extraits d’un bouquin du célèbre astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Même si j’ai très envie d’écrire ce que cette découverte change pour moi, je suis bien conscient que je me disperse un peu ;-)…

Revenons donc aux travaux (bouh…) : deux mois découpés, hachés menu, qui heureusement sont restés un peu productifs grâce à des coups de main… Merci encore les maçons ! Le mur de soutènement a été rapidement monté en parpaings à bancher, ainsi que les soubassements de la grange. J’ai découvert qu’il y avait 2 écoles pour les parpaings à bancher : ceux qui montent tout à sec et coulent tout d’un coup, et ceux qui coulent au fur et à mesure, tous les 2 ou 3 rangs. Nous avons choisi la première école : les 1m80 de parpaings à bancher ont été montés d’un trait, à sec, en prenant bien soin de ferrailler au fur et à mesure (2 fers de 8 verticaux par parpaing, plus 1 fer horizontal tous les 2 rangs, avec les équerres qui vont bien à chaque poteau). Et nous avons tout coulé d’un coup, ou presque. En gros, le volume de béton contenu dans un parpaing à bancher est de 0,2*0,5*0,13 (13 cm de largeur à l’intérieur)= 0,013m3 ; soit 1m3 de béton tous les 77 parpaings, à la louche. Seulement voilà : c’est plutôt fragile, ces bêtes là (les parpaings à bancher). Quand le béton liquide coule d’une hauteur de 2m dans le mur, ça pousse. Ça pousse sauvagement, même. Il suffit qu’un parpaing ait pris un choc un peu rude à la pose ou au transport pour qu’il explose quand le béton arrive. Et là, c’est la cata : le béton s’étend sur le sol ; il faut boucher le trou (créé par le parpaing à bancher cassé), consolider, et prendre une pelle pour ramasser les 0,5m3 de béton par terre (dans le meilleur des cas). Ça s’est produit 2 fois sur le mur de soutènement et 3 fois sur la cuve de récupération (j’y reviendrai, promis) ; ça détend bien les épaules et ça remplit bien les bottes ;-).

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Coffrage et coulage du mur de soutènement

Bref, si c’était à refaire, je crois que je choisirai la deuxième école, tranquillou, en prenant bien soin de couler tous les jours afin que la continuité du béton se fasse dans le mur. C’est en fait une question de temps et de main d’œuvre : peu de monde longtemps, ou beaucoup de monde sur un temps réduit ; on revient à l’équation magique

Nous nous sommes bien amusés aussi pour les coffrages dans tous les sens : ça ressemble beaucoup plus à ce que j’aime faire ! En gardant en tête que le béton pousse aussi fort sur les coffrages que sur les parpaings à bancher (le béton ne fait pas de discrimination ;-))… J’ai utilisé des voliges qu’il nous restait pour ces coffrages ; avec le recul, c’était vraiment limite : il s’en est fallu de peu pour que les coffrages explosent ; ce n’est donc pas pour rien que la planche à coffrage fait 27mm d’épaisseur et non pas 18mm comme la volige. Bref, c’était tendu, mais rigolo. Explosera ? Explosera pas ? Sachant que si ça explose, c’est plutôt la grosse galère, car il faut refaire un coffrage rapidement, avec les moyens du bord, et ramasser le béton par terre à la pelle. Le cauchemar. Nous avons échappé à ça. Parmi les coffrages, nous avons aussi créé une ceinture de chaînage au-dessus du mur, armée. Elle fait une douzaine de centimètres, et permet à la fois de créer un poteau horizontal qui solidarise tout le mur, mais aussi de rattraper les différences de niveau sur l’empilement des parpaings. Eh oui, l’inconvénient de couler le premier rang de parpaings dans les fondations, c’est que le niveau n’est pas nickel, vu qu’ils s’enfoncent plus ou moins selon le moment où on les a posés (le béton de la fondation étant plus ou moins pris).

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Le coulage du mur s’est fait en 2 étapes au final : la première avec un « cul de toupie » qui restait de la cuve de récupération, et le reste à la bétonnière. Vu qu’il fallait manier un gros volume de béton, et que comme dirait un collègue « on n’est pas là pour biner les blettes », j’ai emprunté une bétonnière adaptée (merci Pierrot !), derrière un tracteur… Finies les brouettes de béton !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Une fois le mur de soutènement et les soubassements coulés, nous avons enduit tout ça au ciment hydrofuge, en 2 passes, au compresseur (merci Fabrice !). L’idée est que l’eau du talus coule le long du mur, sans s’y infiltrer (pour éviter les dégâts dus au gel), pour aller se jeter tranquillement dans le drain qui cheminera à la base du mur et ira dans la mare via le réseau d’évacuation des eaux de drainage (cf. ici et ). Ce fut un peu galère à cause des inondations à répétition, mais au final ça s’est fait, en plusieurs fois, patiemment….

Le mur coulé, avant l'enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur coulé, avant l’enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur, après enduit (qui n'est en fait qu'un dégrossi de ce côté du mur)

Le mur, après enduit (qui n’est en fait qu’un dégrossi de ce côté du mur)

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps... Une telle quantité d'eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique...

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps… Une telle quantité d’eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique…

Ouf… Pendant l’hiver dernier, le talus s’était copieusement écroulé ; je redoutais la même chose cette année, sans jamais trop savoir de combien il pourrait s’écrouler. Eh bien ça y est : il n’ira plus bien loin. Il ne reste qu’à poser le drain et à combler un minimum, et nous serons prêts pour l’hiver, au moins de ce côté là ! Les fondations de la grange sont elles aussi prêtes. Même si la précision n’est plus au millimètre comme pour la maison (mais plutôt au cm, voire 2 ou 3 cm), ça ira bien. J’apprends encore à lâcher… Finalement, cela clôt les gros travaux de maçonnerie, à priori. Si jamais un jour on remonte quelque chose sur le terrain, je changerai de technique et de conception, c’est sûr. Trop, beaucoup trop de béton. J’en profite pour tirer mon chapeau aux maçons, de manière générale : j’en suis maintenant sûr : ce sont des mutants. Boulot hyper physique, par tout temps, et finalement assez technique : bravo ! Vous méritez bien votre retraite à 55 ans ;-).

Prochaine étape : terminer (enfin) le bardage, avant l’hiver !

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DSC_0267.resizedPour les personnes allergiques au béton (dont je fais partie), vous pouvez zapper cet article… L’an dernier, les étapes de terrassement et de grosse maçonnerie avaient été plutôt « tendues » à cause de la pluie : inondations à répétition, fouilles écroulées, etc. (cf. articles ici, ou encore ). Cette année, l’été a été si beau que début Août, je me suis dit qu’il fallait peut-être en profiter pour lancer les derniers gros travaux, avant l’arrivée de l’automne.

Concrètement, il s’agit de 3 chantiers : le mur de soutènement du talus de la cour, les fondations de la grange, et la cuve de récupération d’eau. Je mets cette dernière de côté pour l’instant : elle aura son (ou ses) article(s) dédié(s). Après l’expérience des fondations de la maison, je voulais des fondations plus légères pour la grange, du type massifs chaux-pierres pour accueillir la structure poteaux-poutres. Mais c’était sans compter sur le mur de soutènement…

Il y a 3 ans, en posant concrètement mes idées sur le papier, je n’avais pas anticipé certaines conséquences de mes envies, notamment sur le terrassement. Je voulais une petite cour entre la grange et la maison ; mais dans un terrain en pente, cela veut dire soit une cour en pente, soit remuer beaucoup de terre. Et je voulais une cour plane, plus pratique. Tant que ça se passe sur le papier, c’est cool. Mais dans la réalité, c’est autre chose : il faut creuser, déplacer de la terre, et retenir le talus fraîchement créé. Nous voici donc face au fameux mur de soutènement, qui sert à retenir le talus de la cour. Il y a en fait 2 talus différents à retenir : au nord-ouest, un talus bas, et au nord-est, un talus plutôt haut (environ 1m60 de terre), le long de la grange. Les défis étaient donc les suivants : 1/ retenir la terre pour ne pas qu’elle aille remplir la grange ou la cour, et 2/ collecter les eaux de pluie et de ruissellement qui arrivent du haut du terrain. Pour retenir 1,6m de terre, il faut un truc costaud : j’ai vu un sacré paquet de murs poussés, cassés, et même basculés par de la terre. L’infiltration de l’eau, le gel, la pression de la terre, tout ça va exercer des contraintes massives sur le mur. Du coup, j’ai demandé l’avis de plusieurs maçons : il faut au minimum un mur en parpaings à bancher, avec de bonnes fondations (80cm sous le sol, 60cm de large). Cela ne respecte pas les normes (à priori il faudrait du vrai mur banché et vibré), mais de tous les avis, ça fera le boulot. Donc ce qui n’était que quelques traits sur le plan devient un gros ouvrage de béton et de ferraille : j’adore, comme vous le savez. En plus, ce gros mur doit être adossé à la grange… Finalement, pour être bien sûr que le mur tienne, nous avons décidé de solidariser le mur et les fondations de la grange, réalisant ainsi des jambes de force sur le mur ; en conséquence, fini l’idée des fondations légères pour la grange. Il n’y a pas de vrai problème derrière tout ça : juste un conflit entre l’impact environnemental (du béton, des armatures et de tout le reste) et ce qui doit être fait au vu de nos choix. C’est en prenant conscience de ces impacts que j’apprends, que je mûris : il est clair que si je devais redessiner des plans maintenant, je passerai beaucoup plus de temps sur l’intégration des bâtiments sur le terrain, en minimisant au maximum l’impact sur le terrain. Une maison « écologique » ne se limite pas à la conception bioclimatique, au choix des matériaux et de la gestion de l’énergie. J’aurais pu engueuler l’architecte, sur ce coup. Mais vu que l’architecte, c’est moi… J’apprends, « Petit Scarabée », j’apprends. 😉

Fouilles pour la fondation du mur de soutènement (partie basse)

Fouilles pour la fondation du mur de soutènement (partie basse)

L’an dernier, les fouilles du mur de soutènement avaient été faites, mais pendant l’hiver elles se sont comblées… Nous avons donc dû re-creuser un peu plus profondément pour retrouver le « dur ». Les fondations seront en béton armé : 25cm de haut, 60cm de large ; il a fallu élargir les longrines (armatures métalliques) qui ne font que 30 cm de large : quelques points de soudure et c’était fait – merci Bernard !

Longrines élargies avec une épingle C4-10 ; ça fait rêver, non ? ;-)

Longrines élargies avec une épingle C4-10 ; ça fait rêver, non ? 😉

En creusant les fouilles de la grange, nous sommes tombés sur un tapis de dalles de pierres à environ 30cm de profondeur… L’an dernier, à cette même profondeur, nous avions sorti des pierres de plus de 2m², épaisses d’une trentaine de cm… De beaux bébés. Nous avons donc décidé de ne pas les sortir cette fois-ci (à chaque fois, cela fait un cratère énorme) : les fondations s’appuieront sur ces dalles de pierre. Elles ne seront donc pas hors-gel (il faut 80cm de profondeur ici), mais vu que cette dalle est là et le sol est sableux en-dessous, ça ne devrait pas poser de problème. Au passage, je me rends compte que l’idée des massifs pour la grange aurait été difficile à mettre en œuvre, car les massifs, non ceinturés, auraient dû être plus profonds, et donc plus larges à cause de ces dalles… Nous nous sommes peut-être évités une autre galère ?

Un des défis de cette partie a été d’enchaîner le creusement des fouilles et le coulage du béton : il fallait éviter que la pluie inonde les fouilles ou pire, ramène de la boue au fond… Je me voyais mal évacuer cette boue à la pelle ;-). Une fois les fouilles creusées, il a fallu poser les ferrailles (les armatures métalliques devrais-je dire) et les attacher. Alors là, j’ai appris 2 choses importantes : la première, c’est qu’un des principes fondamentaux du béton armé est que l’armature ne doit jamais être en contact avec le sol ou l’extérieur, sous peine d’initier de la corrosion qui à long terme va ronger toute l’armature. Logique. Logique, sauf que pour la maison, j’avais planté des piquets métalliques à niveau (réglés au laser) : si à certains endroits ces piquets touchent l’armature, la rouille fera son œuvre. Cette fois-ci, j’ai donc choisi des tuteurs non métalliques pour marquer les niveaux. La deuxième chose, c’est qu’il existe un outil pour attacher les armatures : la drille. En couple avec des attaches toutes faites, on gagne un temps incroyable (divisé par 10, je pense) pour attacher les ferrailles… Pour 30 Euros (la drille) + 20 Euros (les 1000 attaches), ça vaut plutôt le coup.

Les fondations de la grange et du mur de soutènement

Les fondations de la grange et du mur de soutènement

Le lendemain, la première toupie arrivait… Au final, il aura fallu 2 toupies de béton (13m3) pour couler toutes les fouilles. Nous avons posé le premier rang de parpaings à bancher le jour même, sur les fondations fraîchement coulées, afin que ce premier rang soit noyé, scellé dans le béton. Selon les maçons, il faut faire ça pour que le mur ne se détache pas de la fondation, à la base. Il n’y a pas vraiment de photos de cette journée ; elle fut vraiment sportive, et ce malgré la main d’œuvre importante… Le photographe n’a pas eu le temps de prendre des clichés ;-).

Finalement, tout s’est passé pour le mieux, sans grosse pluie… Ce furent quelques jour très intenses, à la fois nerveusement et physiquement, mais les fondations sont coulées ! Cette partie du chantier ne me fait pas rêver, mais il fallait que ça soit fait… Cela dit, j’ai encore beaucoup appris… A la fois techniquement et aussi par des prises de conscience sur la conception, sur l’architecture, sur l’impact environnemental de certains choix. C’est précieux ! J’imagine qu’il existe des alternatives moins « violentes » pour arriver au même résultat ; si j’avais un autre projet à réaliser, je passerai du temps sur ces sujets, c’est sûr. Reste à monter le mur de soutènement et à le couler…

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DSCN9900.resizedNous avons profité des éclaircies de ces derniers jours pour commencer les enduits des soubassements ; cette étape me préoccupait un peu car elle nous bloquait pour poser le bardage. En effet, le bardage, dans sa partie basse, vient recouvrir les soubassements sur quelques centimètres : une fois le bardage posé, plus moyen de faire les enduits. Il fallait donc commencer par faire les enduits, et ce n’est pas une opération faisable en hiver, car les enduits ne supportent pas le gel. Bref, j’étais bien content de pouvoir commencer cette étape, même si c’est loin d’être mon activité favorite.

Nous avons choisi un enduit tout fait, à base de ciment, car nous allons enduire directement sur les planelles (petits parpaings) et sur l’enduit hydrofuge… Après plusieurs discussions avec des maçons, y compris des amoureux des matériaux « nobles », l’avis était unanime : pour être sûr que cela tienne, le mieux est de prendre des enduits prêts à l’emploi, d’autant plus que la surface à enduire est faible, et donc le surcoût pas très important.

Et voici la photo la plus intéressante du blog : une brouette avec de l'enduit... Je crois que je la poste pour partager ma passion incontestable pour les enduits ;-)

Et voici la photo la plus intéressante du blog : une brouette avec de l’enduit… Je crois que je la poste pour partager ma passion incontestable pour les enduits 😉

L’enduit se présente donc sous la forme de sacs de 25kg, qu’il faut mélanger avec un peu d’eau. Il suffit ensuite de l’étaler… Encore une fois, Bernard est venu à la rescousse, aidé de Julz… Un grand merci à vous 2 ! Une baguette en bas, une baguette pour chaque coin, et c’est parti ! Il nous a fallu tamiser l’enduit car nous avons acheté un lot périmé chez le marchand de matériaux – le seul inconvénient est que les sacs contiennent des petites boules d’enduit qu’il faut tamiser. L’enduit colle tellement qu’il reste scotché à la truelle quand on essaie de le projeter, et ce malgré l’expérience de Bernard… Je n’ai même pas essayé : j’ai préféré éviter d’enduire le sol ;-). Du coup on étale à la truelle italienne (on appelle ça comme ça entre nous, pour désigner une grande truelle souple, mais je ne suis pas sûr que ce soit le terme officiel)…

Dégrossi d'enduit sur les planelles

Dégrossi d’enduit sur les planelles

Nous avons fait un « dégrossi » pour rattraper la différence d’épaisseur entre les planelles (nues) et les enduits hydrofuges déjà faits avant l’hiver. Quelques jours après, nous avons pu faire la couche de finition, sur le soubassement Ouest de l’appenti… Il a fallu poser les lisses basses pour se caler, mais ça été fait en 2 coups de cuiller à pot, avec l’expérience des lisses de la maison !

Enduit du soubassement de l'appenti terminé

Enduit du soubassement de l’appenti terminé

Je laisse le talochage au professionnel, après que l’enduit ait un peu tiré. Au final, à ce jour, nous avons 2 soubassements enduits : le Nord et l’Ouest. Tous les dégrossis ont été faits. Il restera pas mal de boulot sur les cour anglaises (les aérations du vide sanitaire) et tous les recoins, mais la machine est lancée ! C’est fou comme l’enduit du soubassement habille déjà la maison : encore un bon changement !

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Les fondations sont terminées… Je n’ai pas pris le temps de faire des articles au fur et à mesure sur ce sujet, le montage des parpaings n’étant pas forcément passionnant, même si je n’ai pas trouvé cela désagréable !

Le mur de soubassement est constitué de 3 rangs de parpaings afin de délimiter le vide sanitaire sous la maison ; le dernier rang est un rang de chaînage, réalisé avec des parpaings « en U » qui recevront le ferraillage de chaînage ainsi que le béton coulé. L’idée est d’avoir le dernier rang complètement solidaire, comme une ceinture. C’est peut-être un peu surdimensionné pour la maison bois, mais je préfère que ça ne bouge pas…

Raoul vérifie le laser pour la hauteur du mur de soubassement

Nous faisons aussi les réservations pour les cours anglaises : ce sont des ouvertures dans le mur de soubassement qui permettront l’aération du vide sanitaire. Ayant un plancher bois, l’aération du vide sanitaire est indispensable ; il y aura donc 4 cours anglaises (2 au nord et 2 au sud), ainsi de 4 trous dans le mur intermédiaire afin de laisser la circulation d’air entre les 2 parties.

Réservation pour les cours anglaises

Réservation pour les tuyaux de chauffe-eau et les câbles des panneaux photovoltaïques. En bleu le point où sera l’entrée d’air du poêle de masse.

Coffrage des massifs qui accueilleront les poteaux

J’ai pris le parti de coffrer les massifs avec des planelles (petits parpaings de 5cm de large) autant que possible. Au final je ne sais pas si j’ai vraiment gagné du temps vu que c’est plutôt pénible à monter… En fait, sur un rang, ça passe, mais ça se complique dès qu’on veut en empiler 2.

Vue d’ensemble sur le soubassement (2ème rang)

Rang de chaînage avec les parpaings « en U »

Les parpaings « en U » ont aussi été pénibles à monter, car ils sont plats en dessous ; l’épaisseur de béton doit donc être uniforme pour pouvoir les caler correctement. Du coup, j’ai pris une pige que j’ai calée au milieu du rang précédent, et je mettais du béton de chaque côté ; ça permettait aussi de laisser un vide pour que le béton puisse aller en s’écrasant. Les parpaings en U ont été posés avec du béton hydrofuge (additif que l’on mettait directement dans la bétonnière) afin d’éviter les remontées d’humidité par capillarité.

Raoul inspecte le rang de chaînage

Raoul inspecte les cours anglaises : cool, il pourra passer dessous !

Nous avons ensuite ferraillé le rang de chaînage, afin que tout ce dernier rang de parpaings soit solidaire ; nous avons attaché des fer à béton coudés à 90° dans les angles, et repris les longueurs de ferraille sur les poteaux verticaux… Normalement ça ne devrait pas bouger (en tous cas, si la maison tombe, il y aura beaucoup d’autres maisons par terre dans le quartier ;-)).

Chaînage en cours de ferraillage

Il ne restait qu’à couler le rang de chaînage : ce fut chose faite dans la journée. J’ai décidé de mettre aussi de l’hydrofuge dans le béton pour couler le chaînage et les massifs ; ça n’était peut-être pas indispensable, mais vu que les poteaux et le bois d’ossature reposeront directement sur le mur de soubassement, je préférais éviter les problèmes de remontées d’humidité qui pourraient à terme faire pourrir le bois…

Nous commençons par couler les massifs qui accueilleront les poteaux

A l’extérieur des murs, nous avions gardé une réservation sur la semelle pour passer un drain qui fait tout le tour de la maison. Après quelques hésitations, nous avons décidé d’enduire le mur de soubassement périphérique (avec du béton hydrofuge), afin que le soubassement ne soit pas imbibé d’eau lors des grosses pluies. Il y avait un risque (minime ?) de gel des parpaings de soubassement que je ne voulais pas prendre. Nous avons donc passé une journée à faire les enduits avec l’aide précieuse de mon père ! Encore un énorme merci !

Raoul inspecte l’enduit hydrofuge

Nous commençons à couler le chaînage !

Le drain est posé à plat, sur la semelle. Apparemment ça se fait comme ça ; la montée en charge du drain en eau force l’évacuation. Personnellement j’aurais mis une pente, mais j’ai totalement confiance dans mon conseiller terrassement. Le drain est enveloppé de géotextile au niveau des cours anglaises afin de filtrer les petites particules qui pourraient le boucher. Sur les grandes longueurs, il le drain repose sur du géotextile qui remonte de chaque côté ; nous mettons ensuite de la dragée sur le drain et refermons le géotextile au-dessus comme une papillote. Une dernière couche de dragées pour caler la papillote et le tour est joué !

Pose du drain périphérique, avant le placement du géotextile.

Le drain passe sous la cour anglaise, et récupère aussi l’eau de pluie ou de ruissellement qui tombera dans la cour anglaise.

Emballage des drains dans du géotextile

La boucle du drain périphérique est ensuite reliée avec un té en PVC de 100, et va se jeter dans un des 2 tabourets qui composent le circuit d’évacuation des eaux pluviales de la cour. Un petit coup de scie sauteuse dans la rehausse du tabouret, un peu de silicone et le tour est joué !

Connexion de la boucle du drain à l’évacuation

Evacuation de l’eau du drain dans le tabouret ; le tube PVC de 100 est entouré d’un PVC CR8 de 125 pour le protéger entre la maison et le tabouret : on pourra rouler dessus !

Dernière chose avant de mettre de la dragée tout autour de la maison : mettre les tuyaux pour les panneaux solaires. J’avais gardé une réservation dans le soubassement pour ces tuyaux : 2 tuyaux en PE de 25 isolés pour les panneaux thermiques et une gaine TPC 90 rouge pour les panneaux photovoltaïques. Ces tuyaux arrivent dans un regard, en attente. Je reviendrai je pense en détail sur ces équipements quand le temps sera venu !

Tuyaux des panneaux solaires traversant le soubassement

Cour anglaise terminée (ou presque)

Ça fait bizarre de voir la maison se matérialiser en dur sur le terrain… Tout au long de ces travaux des soubassements, qui auront duré en tout presque un mois, la maison s’est dessinée petit à petit sur le sol, concrètement… Tout ce travail a été pour moi plutôt agréable, même si ça a été parfois un peu raide physiquement (les parpaings en U pèsent 23kg pièce…). Mais le résultat est excellent : 3mm d’erreur en hauteur sur tout le soubassement, et 3cm sur la longueur ; je ne sais pas ce qui s’est passé pour cette dernière, mais la bonne nouvelle est que nous avons pu faire adapter la charpente à ces 3cm supplémentaires, étant donné que les charpentiers n’avaient pas encore taillé ce plan…

Ça fait aussi du bien de ne plus avoir ces tranchées autour de la maison, tranchées qui rendaient la circulation difficile voire périlleuse… Le fait de combler la périphérie change complètement le paysage ! Nous en avons profité pour faire une bande de 1,5m en calcaire pour faire le tour de la maison : fini la gadoue pour bosser !

Les soubassements, terminés

Nous sommes maintenant prêts à accueillir l’ossature principale ! Tout s’est joué à une semaine prêt… Une semaine supplémentaire de retard et l’ossature principale aurait été installée après les vacances du charpentier… Ça glisse !

Addendum du 20/08/2012 : 

En recherchant des informations sur les planchers bois, j’ai trouvé une information technique sur le dimensionnement des aérations pour un plancher bois sur vide sanitaire :

« Des orifices de ventilation doivent être répartis régulièrement sur 2 murs opposés. La surface totale des ouvertures doit être au minimum de 1/500e de la surface au sol du vide sanitaire (1/300e est préférable pour une meilleure ventilation). Les orifices de ventilation doivent être situés au moins à 40 cm des murs pignons et au plus à 5m entre eux sur un même côté. La largeur des orifices sera 2 fois plus importante que la hauteur ».

(extrait du bouquin de Yves Benoit et Thierry Paradis, cf. Bibliographie)

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Les semelles sont coulées et dures – on peut maintenant marcher dessus ! Il est temps de commencer le mur de soubassement. Nous prenons du temps pour ajouter de nouveaux repères sur les chaises afin de délimiter les murs de soubassement. Cette fois-ci, l’équerrage ainsi que les dimensions doivent être précises ! Cela nous prend une demi-journée, projection au sol y compris : nous avons maintenant des ficelles tendues au sol représentant le bord extérieur des murs de soubassement, avec une erreur inférieure au cm. Je suis content du calage du mur de soubassement par rapport aux semelles : les semelles devaient être sur le plan légèrement décalées afin de pouvoir placer un drain périphérique ainsi que les cour anglaises (j’y reviendrai) pour aérer le vide sanitaire. Tout ceci était loin d’être évident : normalement une pelleteuse ne travaille pas au cm !

Dernière étape avant de commencer le mur proprement dit : vérifier le niveau des semelles. Nous faisons des relevés au laser tous les 3m environ ; il n’y a que 2cm de différence de niveau, à part dans un trou de 4m de long (sur les 56m de semelles) où il manque 2cm supplémentaires. Globalement, il y a donc 4cm d’erreur sur le niveau des semelles… Vu que le trou est localisé, nous devrions pourvoir récupérer cette erreur dès le premier rang de parpaings ! Je suis plutôt content du résultat ; tout a été si vite !

Petite cale pour tendre le fil entre les parpaings d’extrémité

Nous partons donc du point le plus haut pour caler notre premier rang de parpaing, et commençons à poser les parpaings des extrémités, alignés au fil à plomb (de maçon cette fois-ci) et calés en hauteur au laser. C’est assez fastidieux mais ça permet d’aller plus vite ensuite : il suffira juste de tendre une ficelle entre les parpaings d’extrémité, à l’aide d’une petite planche avec 2 clous, pour avoir à la fois l’alignement et la hauteur ; on se cale en fait sur l’arête haute extérieure du parpaing. C’est un petit truc que m’a donné un maçon, et ça marche plutôt bien ! J’avais déjà monté des parpaings dans le temps, mais je dois dire que c’est un peu comme les bons et les mauvais chasseurs des Inconnus : il y a « monter des parpaings » et « monter des parpaings ». Aligner 5 parpaings est plutôt facile, mais être efficace dans la durée c’est une autre histoire – j’espère qu’à la fin des murs de soubassements j’aurai un peu progressé car pour l’instant ça patine un peu 😉

Premier rang du mur de soubassement sud

Pendant que je commence le premier rang de parpaings, Mister K. finit de couler la semelle au coin nord-ouest de la maison. Nous enchaînons ensuite un travail un peu monotone, mais bien physique : monter les parpaings. Il faut dire qu’être plié dans une tranchée n’arrange rien : le dos prend cher, même avec la ceinture lombaire… C’est mon ostéo qui va être contente 😉

Le premier rang du mur de soubassement avance

Nous en profitons aussi pour sceller le dernier anneau de l’avaloir de la cour ainsi que la grille ; tant que la bétonnière est en route, autant l’amortir !

Scellement de la grille de l’avaloir de la cour

En parlant de bétonnière : nous avions commencé avec une bétonnière électrique avec le groupe électrogène ; mais c’était très loin d’être efficace. La bétonnière calait rapidement, et de manière globale, faire tourner un groupe électrogène pour faire tourner un moteur de bétonnière, ça n’avait pas trop de sens. Par chance, un voisin que je connais à peine, Stéphane, m’a prêté sa bétonnière thermique… Un grand merci à toi Stéphane ! Ca change tout : on peut faire de vraies gâchées de ciment, pas des gâchées fisher-price.

Il aura fallu presque 3 jours pleins pour étaler ce premier rang du mur de soubassement ; c’est plutôt long car ce premier rang est plutôt délicat : rattrapage de la hauteur, on travaille en fond de tranchée, il faut parfois creuser la fouille à la bêche (notamment pour les coffrages des massifs), l’alignement avec les ficelles des chaises doit être parfait. Une fois le premier rang monté j’espère que le reste ira beaucoup plus vite !

Nous avons eu la visite de Ghislaine et en avons profité pour faire notre premier pique-nique sur le chantier ! Ce fut assez magique… Merci Sophie et Ghislaine pour ce bon moment !

Premier pique-nique sur le chantier

Pour conclure sur ce premier rang, qui n’est d’ailleurs pas complètement terminé au moment où j’écris cet article, nous avons laissé une réservation (50cm) pour les tuyaux du chauffe-eau solaire et une gaine TPC 90 rouge pour les éventuels futurs panneaux photovoltaïques… Ces tuyaux passeront juste sur la semelle et iront dans le talus côté sud de la maison. Vu que je compte bien fabriquer les panneaux solaires thermiques, je ne me voyais pas les mettre sur le toit, même si cette possibilité avait été prévue dans le permis de construire.

Vue d’ensemble sur le mur de soubassement

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Maintenant que les fouilles sont faites, nous devons couler les semelles au plus vite, afin d’éviter une inondation plutôt fréquente pendant cette période de mousson poyaudine… Mais juste avant de couler les semelles, il faut mettre en place les armatures métalliques. Je pensais que ça serait une formalité, mais il nous a fallu 2 jours complets à 2 pour tout mettre en place !

La première étape a été de planter des tiges métalliques à niveau dans les fouilles, afin d’avoir des points de repère partout lorsque nous coulerons le béton dans les semelles. Nous avons donc coupé des morceaux de fer à béton et les avons calés au laser, tous les 2m environ ; un petit coup de peinture bleue pour les repérer, et c’est terminé ! Le plan de conception avec les différents niveaux, posté dans l’article sur les réseaux de la plate-forme, est bien utile ! Nous savons à quelle hauteur exactement doit arriver la semelle, par rapport à notre point de repère (la souche de chêne)…

Piquets calés à niveau (au laser) dans les fouilles

Ensuite, nous avons placé les armatures longitudinales (chez le marchand de matériaux, ça s’appelle des longrines 15×35) dans les fouilles, puis nous les avons calées avec des cailloux afin que les armatures ne touchent pas le sol. Les piquets à niveau sont bien utiles pour caler les armatures à hauteur, en faisant attention à ce qu’elles ne soient pas plus hautes que les repères qui représentent la surface des semelles. Côté nord, nous avions rencontré une grosse couche de pierres lors du creusement des fouilles et avions décidé de les laisser en place ; à cet endroit donc, les armatures touchent le sol.

Piquets à niveau au premier plan ; longrine en arrière-plan

Les armatures doivent être attachées entre elles avec un recoupement de 40cm en cas de prolongement (une armature fait 6m de longueur ; il faut en mettre 2 pour couvrir les 10m de fouilles transversales) ; pour les croisements aux coins  des fouilles, il faut ajouter du fer à béton coudé à 90°, repris de 40cm sur chaque longrine, afin d’assurer une continuité de l’armature. Mine de rien, tout ça fait bien du travail à la tenaille ! Il existe un outil magique pour attacher les ferrailles entre elles en tortillant du fil de fer, mais je n’en avais pas sous la main.

Reprises d’armatures dans les coins

Sur le coin Nord-Ouest, nous avions conservé un énorme trou pour la réservation de l’arrivée des réseaux (nous n’avons toujours pas ni l’eau ni l’électricité sur le chantier) ; nous avons donc dû faire un gros coffrage pour cette partie de la semelle. J’y ai passé une journée entière, pour qu’elle soit de niveau et assez solide pour recevoir le béton ! C’était plutôt intéressant du point de vue de la conception (il fallait faire un pont au-dessus de la réservation), mais fastidieux à la réalisation.

Coffrage pour l’angle Nord-Ouest des fondations

Reste à poser les armatures verticales qui seront au centre des massifs sur lesquels reposeront les poteaux de la charpente bois. Là aussi, ça a été plutôt long à caler, en reprenant les mesures dans tous les sens pour éviter la grosse erreur : une fois le béton coulé il sera trop tard !

Armatures verticales pour les massifs qui accueilleront les poteaux de charpente

Vue d’ensemble sur le ferraillage des semelles terminé

Finalement tout est prêt 1h00 avant l’arrivée de la toupie de béton… Nous avions aussi le choix de prendre un gros malaxeur, avec 2 tracteurs (un pour charger le sable et un autre pour le malaxeur, mais à cette époque de l’année, en pleine période de foins (difficile en plus cette année au vu des conditions météo), il était plutôt compliqué de trouver le matériel et la main d’oeuvre… De plus, avec le retard accumulé pour le chantier, ce gain de temps était plutôt le bienvenu, d’autant plus que nous devions couler les semelles au plus vite pour éviter les inondations : cela faisait 3 jours de suite sans pluie, quelque chose de complètement exceptionnel en cette période de mousson 2012 ; cela ne pouvait pas durer ! Nous même choisi une toupie avec tapis roulant afin de pouvoir atteindre directement toutes les parties de la maison. C’est un surcoût (180€HT), mais nous avons fait ce choix sans regret.

La toupie et son tapis roulant télescopique de 15m

Nous avons juste eu le temps de fabriquer les outils de coulage (une barre de 2m avec un manche pour tapoter le béton entre 2 tiges à niveau, et un petit tapotoir pour les coins)…La toupie est arrivée à 14h30, et en 1h tout était coulé ! Le chauffeur se balade avec une télécommande et verse le béton au fur et à mesure, quasiment directement à niveau ; l’expérience parle ! Nous avons même du mal à suivre pour tapoter ; il faut dire que c’est la première fois que je coule des semelles au tapis roulant : tout va très, très vite ! D’autant plus que le béton est déjà bien tiré (ie. il se durcit) au bout de 20 minutes…

Le béton coule… il faut suivre !

On tapote entre 2 tiges (nos repères) avec notre outil « maison » afin de tout mettre à niveau… Pas le temps de faire dans le détail !

Nous avons dû faire des ajustement à 3 ou 4 reprises : enlever du béton au râteau, ou reverser un petit surplus à certains endroits. Je crois que c’est allé beaucoup trop vite pour que ça soit nickel, mais le résultat n’a pas l’air mal ; on verra ce que ça donne avec le laser quand les semelles auront séché ! Il nous manque 1/2 m3 de béton pour finir les semelles ; heureusement nous avons commencé par le tour de la maison ainsi que les fondations du poêle de masse : tout ceci sera donc coulé d’un bloc, ce qui est mieux d’un point de vue résistance ! Il ne reste qu’à couler l’angle nord-ouest, qui ne porte pas grand-chose (une partie de l’appentis à bois) ; nous le ferons à la main plus tard !

Vue d’ensemble sur les semelles coulées

C’est encore une sacrée étape qui vient de se terminer… Il peut maintenant pleuvoir, rien de grave ne pourra se produire ! Si les tranchées s’effondrent, nous n’aurons qu’à gratter à la pelle (ce n’est pas possible si elles s’effondrent avec les armatures métalliques à l’intérieur… le cauchemar) ; nous pouvons maintenant souffler un peu !

Depuis le changement de mode de fondations, j’ai la nette impression que ces fondations sont surdimensionnées pour une maison bois… C’est maintenant une certitude ! Ce sont des fondations pour une maison classique, qui serait beaucoup plus lourde. Au moins ça sera du solide, ça ne bougera pas ! Je suis conscient que cela occasionne un surcoût ainsi qu’un surplus de matériaux, mais j’ai besoin d’être sûr de ne pas avoir de problème par la suite… Je n’ai pas l’expérience pour dimensionner les fondations au plus serré, et je crois qu’au fond je n’en avais pas envie…

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Je suis carrément à la bourre pour mettre à jour le blog… Nous avons commencé les fondations il y a 2 semaines déjà avec les fouilles (les fouilles sont les tranchées qui accueillent les fondations), mais je ne trouve que maintenant le temps d’écrire… La semaine a été bien chargée !

Les fondations sont quelque chose de très spécial pour moi… C’est ce qui va accueillir toute la maison, garantir sa stabilité et sa pérennité. J’avais des idées plutôt arrêtées sur le sujet, et puis les circonstances m’ont fait changer d’approche, ce qui fut un grand dilemme.

Depuis plus d’un an, j’étais parti sur une approche « écolo » pour les fondations : pas de ciment. Pourquoi pas de ciment ? Parce qu’il est hyper coûteux en énergie à produire (chauffage à 1800°), parce qu’à priori il contient une grosse quantité de saloperies (j’ai entendu parler d’huiles de vidange usagées notamment, même si je n’ai pas trouvé de références) qui vont jusqu’aux déchets radioactifs (alors là, c’est bien documenté, y compris dans les textes de loi, cf. la campagne de la CRIIRAD sur les déchets radioactifs, dont le premier bénéficiaire industriel est… Lafarge). Je vous invite carrément à lire le dossier détaillé sur le site de la CRIIRAD… Consternant mais instructif ! Bref, le ciment c’est pas cool. La chaux, c’est un peu mieux, et en plus ça respire. Du coup j’étais parti sur des fondations cyclopéennes, à base d’un mortier de chaux et de pierres (cf. liens en fin d’article pour plus de détails sur les fondations cyclopéennes). A chaque fois que j’employais ce terme de « fondations cyclopéennes », je voyais tout le monde faire des gros yeux… Nous avons complètement oublié ce mode de construction, qui pourtant a été utilisé pour la grande majorité de nos maisons de village et de nos fermes… Le ciment, même s’il a été inventé fin 19ème, n’a connu son essor qu’après la seconde guerre mondiale. En gros, ça ne fait que 60 ans qu’on utilise le ciment ; tout ce qui s’est fait avant, en remontant jusqu’aux Romains, a été fait sans ciment… Le ciment n’est qu’un détail de l’histoire de la construction, mais il est devenu omniprésent, si bien qu’on ne sait plus qu’il existe des alternatives… Réelle révolution technique ? Lobbying efficace ? Exception Française ? Je n’ai pas vraiment de réponse ; un peu de tout ça certainement… Mais il se trouve que le plus gros cimentier au monde (Lafarge) est Français…

Bref, tout ce chapitre introductif pour dire que j’ai décidé de faire les fondations… en ciment (qui ne sera pas du Lafarge, à cause de l’affaire révélée par la CRIIRAD ci-dessus). Il y a 2 raisons principales à ce choix en faveur du ciment, qui a été douloureux comme vous pouvez l’imaginer. La première raison est liée à la performance thermique de la maison, et notamment aux ponts thermiques (je reviendrai sur ce sujet en décrivant la structure bois de la maison). Nous avons fait le choix d’uns structure poteaux-poutres (un peu comme un hangar : des piliers tiennent la charpente de manière autonome), et il fallait donc des massifs maçonnés pour accueillir les poteaux. Et là, problème : le mariage des 2 techniques (poteaux-poutres et fondations cyclopéennes) posait un problème de ponts thermiques importants au niveau des massifs. Après quelques consultations (peut-être pas assez nombreuses ?), pas de solution : le mariage de ces 2 techniques crée des ponts thermiques. Toujours dans le chapitre des performances thermiques, j’avais un problème pour l’isolation du sol. Avec les fondations cyclopéennes, j’avais prévu de faire un hérisson puis de couler une dalle en béton de chaux et copeaux de bois. Petit aparté technique : le lambda des copeaux de bois est de 0,055 environ ; par contre le lambda du béton de chaux/copeaux est de 0,14 pour un béton de chaux dosé à 110kg de chaux/m3. Pour un R de 4, il fallait donc une dalle de… 56cm d’épaisseur. Cela n’a évidemment pas de sens. J’ai alors étudié des alternatives, allant du liège jusqu’au granulat de verre type Technopor, mais tout était hors de prix. Je me suis débattu avec ce problème de performance énergétique pendant plusieurs mois, sans trouver d’option satisfaisante. Le second point de blocage pour les fondations cyclopéennes a été avec le recul plutôt psychologique : après toutes les inondations et toute l’eau reçue sur le terrain, je me suis dit que je préférerais avoir la maison légèrement surélevée, avec un petit vide sanitaire, histoire de ne pas avoir de remontées d’humidité même en cas de déluge. Je me dis maintenant que l’humidité peut aussi être bien gérée avec les fondations cyclopéennes en faisant un bon drainage périphérique et une bonne aération du hérisson, mais je crois que toute cette eau m’a fait peur, tout simplement. Il y a encore d’autres raisons pour ce choix, mais elles sont secondaires : rapidité d’exécution grâce à la toupie (encore que cela reste à prouver en tenant compte des soubassements), nécessité de trouver beaucoup de main d’oeuvre, etc. Face à un mariage difficile de solutions techniques (fondations cyclopéennes et poteaux poutres), il a fallu choisir entre la performance thermique et l’aspect écologique, traditionnel. Je ne peux pas tout faire d’un coup… Mais cela restera une grande leçon de cette expérience de construction !

La solution retenue a donc été de faire une semelle filante de béton armé (rhaa, ça me fait encore mal d’avoir à écrire cela) avec un soubassement en parpaings et un plancher bois qui accueillera de l’isolant entre les madriers.

Coupe des fondations

Du point de vue de la conception, restait à définir la forme horizontale des fondations. La seule contrainte un peu spéciale était de prévoir des fondations dédiées pour le poêle de masse et pour le mur de brique de terre crue. Le poêle de masse devrait peser aux alentours de 1,3T, et le mur de briques de terre crue environ 2,2 tonnes. Il fallait donc de quoi soutenir toute cette masse, surtout sur un plancher bois… Nous retrouvons donc un gros massif au centre des fondations ci-dessous, plus un soubassement central qui permettra de soutenir les madriers, la portée de 6,9m étant trop importante.

Plans des fondations

Les premières tranchées ont été faites il y a 2 semaines ; après avoir tracé les fondations au sol, on laisse faire l’artiste… Il a juste fallu un tracteur et une remorque pour évacuer la terre… Un grand merci à Claude pour la remorque (encore une fois !) et à Jean-Marie pour le tracteur !

Fondations tracées au sol

Petit à petit le dessin de la maison apparaît de manière très concrète, quasiment définitive… Cette étape a vraiment quelque chose de magique !

Premiers coups de godet pour les fouilles

Les fouilles prennent forme ; les ferrailles trépignent

Et voici une deuxième tentative de vidéo time-lapse…

Quelle étape ! La maison est maintenant clairement dessinée au sol. Je sens que nous avons franchi une étape très importante… Maintenant, nous ne sommes plus esclaves des machines et du temps, même si nous en dépendons encore un peu évidemment ; nous pouvons travailler de manière autonome sur les fondations ! Le gros du terrassement est derrière nous ; une nouvelle étape commence !

Vue d’ensemble sur les fouilles

Ciment matériau pas cool :

Fondations cylopéennes :

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