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Archive for the ‘Généralités’ Category

IMG_4559.resizedJe m’étais posé cette question assez superficiellement au tout début du projet, et j’avais conclu par : « De toutes façons, je vais tout faire sauf la charpente, ça fait partie du projet. Je verrai bien au fur et à mesure ». Eh bien nous y sommes… Il est temps pour moi de faire un point sur ce sujet. Je suis d’ores et déjà conscient que cet article ne peut être qu’incomplet : prenons-le comme un point de départ, une photo à l’instant « t ».

Après presque un an et demi de travaux, je crois que je peux dire « Euréka » : j’ai une équation qui semble bien fonctionner :

Equation

OK, en écrivant ça, je n’ai pas inventé l’eau chaude ;-). Mais il m’a fallu près d’un an pour me rendre compte de cette réalité ; c’est d’ailleurs presque une loi de la Nature. A budget et savoir-faire égaux, s’il y a moins de main d’œuvre, il faut plus de temps pour un résultat équivalent. Si on a moins de savoir-faire, il faut plus de temps. Si on a moins de temps, il faut soit plus d’argent, plus de main d’œuvre, à savoir-faire équivalent. Je pourrais continuer longtemps, ça marche dans tous les sens…

Voici donc quelques leviers d’action :

  • Savoir-faire : j’en ai bien peu comparé aux professionnels. Je sais faire plein de choses, mais beaucoup moins vite, beaucoup moins efficacement et certainement aussi moins bien que les professionnels. Les échanges quasi quotidiens avec les artisans (amis ou connaissances) m’aident beaucoup : je trouve cela complètement indispensable. Mais j’ai utilisé d’autres moyens pour améliorer mon savoir-faire : j’ai choisi de faire des stages de formation, par exemple au Gabion (j’ai trouvé ça génial, je recommande les yeux fermés) ou chez Oikos (vraiment bien, mais un cran en-dessous selon moi ; était-ce lié au sujet ?). J’ai aussi pu mettre la main à la pâte ici et là sur des projets d’autoconstruction, et sur d’autres chantiers (enduits, couverture, etc.) ; j’y ai énormément appris, et aussi beaucoup échangé… Enfin, dernière source d’apprentissage : les gens qui savent faire et qui viennent donner un coup de main… Alors là, c’est précieux car on fait d’une pierre plusieurs coups : j’apprends, je fais avancer le chantier plus vite et mieux que si j’avais été tout seul, et en plus nous passons un bon moment… C’est le top du top selon moi, et sur la base d’échange (1 journée rendue pour une journée donnée), ça marche plutôt bien… Au final, je dois me rendre à l’évidence : à partir du moment où je décide de couvrir le maximum de domaines, il faut que j’accepte de les couvrir moins profondément. Chaque métier à ses petits trucs qui font toute la différence, ces choses que seules les années d’expérience, les leçons tirées des erreurs passées peuvent apporter. Quoiqu’il en soit, le réseau humain est selon moi un facteur critique de réussite pour un tel projet… Croiser tel ou tel artisan chez le marchand de matériaux m’a souvent donné un sacré coup de pouce, au bon moment !
  • Temps : bien que je sois conscient que le temps n’est qu’un artifice pour mesurer le mouvement (planétaire, en l’occurrence), je cours après, comme beaucoup de monde… Depuis le début du chantier, je me rends compte que je fais des choses plus ou moins efficacement, en plus ou moins de temps. En premier lieu, il y a des questions de pure gestion de projet : faire en sorte que les matériaux soient là à temps (et pas trop tôt car cela peut gêner à cause du stockage), de même que les outils (y compris ceux qu’on doit emprunter le cas échéant, du type tracteur ou échafaudage), ainsi qu’éventuellement la main d’œuvre. Pour faire ça vraiment bien, il faudrait avoir une bonne idée du temps que va prendre une tâche ; et pour ça, je dois dire que je navigue à vue : j’apprends tous les jours. Côté gestion de projet, il y a aussi l’enchaînement des tâches sur différents corps de métier : tant que l’échafaudage est monté en pignon, autant en profiter pour faire le bardage ET les rives de toit (par exemple). C’est du bon sens mais ça change beaucoup de choses. L’organisation du chantier a aussi un grand impact : prévoir une aire de stockage des matériaux à l’abri, qui ne gêne pas (ni la pelleteuse, ni les livraisons, ni, ni, ni). Je n’avais pas prévu cela, et je me suis retrouvé à déplacer des matériaux plusieurs fois. L’enchaînement des saisons aussi est important : quand il fait beau, se concentrer exclusivement sur les tâches extérieures… J’ai regretté de ne pas avoir fait les enduits des soubassements l’an dernier avant les gelées, par exemple. Autre chapitre : le perfectionnisme… D’après le principe de Pareto, on peut obtenir 80% des résultats avec 20% des efforts, et par contre pour obtenir les 20% de résultats restants, il faudra déployer 80% d’efforts (c’est un exposé grossier du célèbre principe). Je pense que je suis la plupart du temps dans la tranche des 20% de résultats restants, déployant ainsi une grande énergie et beaucoup de temps pour faire les choses « bien ». Est-ce vraiment indispensable ? Je crois que c’est parfois important, parfois non ; c’est rarement critique. Ce qui est sûr, c’est qu’à ce sujet, j’apprends beaucoup des venues de personnes extérieures. De manière beaucoup plus générale, je lutte aussi avec les moments de repos (cf. histoire du bûcheron à la fin de l’article), ainsi qu’avec les objectifs : la question classique est : « quand allez-vous emménager ? ». Ben j’en sais rien. Enfin, il y a des questions radicales au sujet du temps : vais-je prendre une (ou deux) années sabbatiques pour ce projet ? Ou bien continuer de travailler en parallèle ? Quelle priorité vais-je mettre sur le projet par rapport aux autres pans de ma vie (cf. la célèbre histoire des cailloux) ?
  • Main d’œuvre : il y a de nombreuses options : les amis de passage, ceux qui viennent participer à une tranche de projet, la famille (des retraités très actifs notamment ;-)). Il y a aussi les échanges de temps, que ce soit de manière informelle ou au sein d’un SEL (Système d’Échange Local). Certains ont organisé de vrais chantiers participatifs ; je dois dire que je n’ai pas vraiment exploré cette piste, pour des raisons qui ne sont pas encore très claires. Pour toutes ces solutions, la question de l’assurance se pose : que se passe-t’il s’il y a un accident sur le chantier ? Il y a des solutions (assurance Castors par exemple), mais encore une fois, je n’ai pas exploré le sujet à fond. Deuxième option, que j’ai utilisée à plusieurs reprises : le chèque emploi service universel. Cela permet de rémunérer quelqu’un pour quelques heures, de manière hyper simple (tout se fait par le web), et pas chère (il y a un crédit d’impôts correspondant en gros aux charges employeur ; des simulations sont disponibles sur le site du CESU). Il y a quelques précautions à prendre : au delà d’une certaine durée de travail mensuelle, il faut un contrat de travail par exemple, ou bien faire attention à ne pas dépasser le plafond de crédit d’impôts ; mais pour des coups de mains ponctuels, ça marche vraiment bien. Le bon côté, c’est qu’on peut vraiment apprendre beaucoup en plus du coup de main (selon la personne embauchée) ; l’inconvénient est que l’on n’a pas de garantie sur le travail effectué, contrairement à une sous-traitance à une entreprise. Dernière option donc (en tous cas pour cet article) : la sous-traitance pure. Faire faire des devis pour une tâche particulière, sélectionner l’artisan et suivre les travaux. Pour l’instant, nous ne l’avons fait qu’à 2 reprises : pour la charpente et pour les menuiseries. Une vraie question au sujet de la sous-traitance est : que faire sous-traiter ? J’ai retrouvé un petit tableau édité par l’association des Castors Rhône-Alpes :
Extrait d'un tract des Castors Rhône-Alpes

Part des matériaux et de la main d’œuvre, par poste. Extrait d’un tract des Castors Rhône-Alpes

      Évidemment, ce ne sont que des approximations, et pour une maison « traditionnelle ». Pour une maison bois, par exemple, les répartitions charpente/maçonnerie n’ont rien à voir. Mais cela donne des informations assez intéressantes, notamment pour la part de la main d’œuvre dans le coût, par poste. Je suis curieux de savoir ce que va donner la réalité de notre chantier en comparaison de ce tableau… Quoiqu’il en soit, on peut déjà voir qu’à la louche, la main d’œuvre représente un peu moins de 50% du coût de la construction. Les critères de choix pour la sous-traitance peuvent être divers : par exemple, nous avons choisi la charpente pour des raisons de technicité, de temps et de garantie. Mais il se peut aussi qu’on fasse sous-traiter de la grosse maçonnerie dans le futur, simplement parce que ça ne m’intéresse plus vraiment (j’ai déjà vu le film avec les fondation de la maison), et que c’est vraiment physique (pour préserver mon dos)… Chacun son chemin.
  • Argent. Pas infini (pas pour nous en tous cas ;-)), et nécessaire… Il en faut pour acheter les matériaux, par exemple. Voici donc ouvert le chapitre « achats ». J’ai découvert avec étonnement que les prix des matériaux, à qualité égale, pouvaient varier énormément. L’exemple le plus flagrant a été l’achat du gros câble pour relier notre maison au compteur ERDF (cf. article) : le premier devis chiffrait le câble à près de 5000 Euros ; après une recherche sur Internet, le prix est tombé à 2300 Euros ; finalement, nous l’avons eu à 2033 Euros TTC livré… Soit un gain de plus de 50% ! En fait, on peut gagner énormément en passant un peu de temps sur les achats. Je parle évidemment à qualité équivalente : je suis (devenu ?) un partisan de la qualité que ce soit pour les matériaux ou l’outillage (cf. l’épisode de la meuleuse d’angle Bosch…). Je crois que les clés du bon achat passent par l’anticipation (un achat urgent est coûteux), le groupement à chaque fois que cela a un sens (soit avec d’autres personnes, soit en groupant tous les achats du même matériaux en 1 commande, par exemple les liteaux / le bardage / le ciment / le sable / etc.), la comparaison (faire faire plusieurs devis), et la négociation (je n’hésite plus à négocier dès que les volumes sont significatifs). Très souvent, j’obtiens autour de 20% de remise ; au final, ça fait une grosse différence, même si ces achats « optimisés » se font en parallèle d’achats « urgents » (il y en a toujours). Mais très clairement, à budget limité, c’est rentable de passer du temps sur les achats, en utilisant les 4 axes listés ci-dessus. Enfin, il y a aussi des questions très radicales concernant ce sujet : est-ce qu’il vaut mieux prendre une année sabbatique et faire le maximum soi-même ou bien continuer de travailler et faire sous-traiter plus ? Tout cela rentre dans un tableur (même si la question fondamentale est beaucoup plus profonde) : l’exercice est hyper intéressant, voire déroutant… Moi qui ai dans le passé sous-traité une bonne partie de ma vie (jusqu’à l’alimentation !), je crois que je pourrais écrire un bouquin à ce sujet… Autre question : dois-je attendre d’avoir l’argent pour faire ou vaut-il mieux que j’emprunte pour faire immédiatement ? Tout cela se discute, se mesure, mûrit… Ces questions dépassent évidemment largement le périmètre du projet de construction…

Oulala, encore une fois, je me rends compte que la plume (le clavier en l’occurrence) a beaucoup travaillé, et qu’il est temps de conclure… Vous l’avez bien compris, je n’ai pas de réponse à la question posée : « faire ou faire faire »… je crois que c’est avant tout une question d’équilibre entre les 4 leviers, selon les aspirations et contraintes de chacun… Il y a d’ailleurs peut-être d’autres leviers à ajouter dans l’équation ?

Bonus : Le bûcheron obstiné (extrait de « Laisse-moi te raconter… les chemins de la vie » de Jorge Buclay) :

 » Il était une fois un bûcheron qui se présenta pour travailler sur un chantier de bois d’œuvre. Le salaire était bon et les conditions de travail encore meilleures, aussi le bûcheron voulut-il se montrer à la hauteur.
Le premier jour, il se présenta au contremaître, qui lui donna une hache et lui assigna un secteur.
Plein d’enthousiasme, l’homme partit couper des arbres dans la forêt.
En une seule journée, il en abattit dix-huit.
« Je te félicite, lui dit le contremaître. Continue comme ça. »
Encouragé par ces paroles, le bûcheron décida d’améliorer son rendement le lendemain. Aussi se mit-il très tôt au lit.
Au matin, il se leva avant tout le monde et partit en forêt. Malgré son acharnement, il lui fut impossible de réussir à couper plus de quinze arbres.
 » Je dois être fatigué », pensa-t-il. Et il choisit de se coucher en même temps que le soleil.
Il se leva à l’aube, résolu à battre son record de dix-huit arbres. Cependant ce jour-là, il ne parvint même pas à la moitié.
Le lendemain, il n’en abattit que sept, puis cinq, et enfin, le dernier jour, il passa tout l’après-midi à essayer de couper son dernier arbre.
Inquiet de ce qu’allait dire le contremaître, le bûcheron alla le trouver et lui raconta ce qui lui arrivait, lui jurant sur tout ce qu’il avait de plus cher, qu’il s’escrimait jusqu’à se sentir au bord de l’évanouissement.
 » Quand as-tu aiguisé ta hache pour la dernière fois? lui demanda le contremaître.
– Aiguiser ? Je n’ai pas eu le temps ! J’ai été bien trop occupé à couper des arbres. »

Bucheron« 

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DSCN9939.resizedRhaaaaaaaa… Après avoir dévalisé une grande surface de bricolage de ses bâches, après avoir bossé de longues semaines sous ces bâches, en les roulant, les déroulant, les reroulant, les redéroulant, des dizaines de fois, voici venu le temps de les enlever, au moins sur le pignon Ouest… Un grand moment, ponctué d’un peu d’appréhension je dois l’avouer : c’est la première fois que nous allons voir le bardage fini, posé, que nous allons nous rendre compte de l’aspect final des murs extérieurs, de la couleur, du mariage avec la toiture et les autres éléments. Nous allons aussi pouvoir tester les aspects techniques, notamment sur l’étanchéité : est-ce que la peinture va se retrouver par terre à la première pluie ? Est-ce que les appuis de fenêtres sont bien étanches ? Est-ce que les fenêtres provisoires vont tenir le coup ? Yallah…

Grand moment donc : le dévissage de ces 20 vis a été fait en pleine conscience, doucement… Une fois les bâches par terre, je suis descendu voir le résultat… Bon, la couleur est un peu moutarde, mais nous le savions depuis les derniers essais de peinture : nous n’arriverons pas à faire mieux avec des pigments naturels, et cela évoluera avec le temps quoiqu’il arrive.

C’est marrant, pendant ce moment, j’ai vraiment l’impression de faire connaissance avec la maison… Je reste un moment là, et je me décide à fignoler les derniers points, avant le démontage de l’échafaudage : poser des zincs sur les rives de toit, sceller la faîtière. Nous avons fabriqué les zincs (merci encore Olive !)… Les zincs de rive sont environ à 7€ HT/ ml, et vu qu’il nous en faut 22m, cela fait vite un petit budget à presque 200€… Alors que ça revient à 70€ en coupant et en pliant le zinc soi-même (nous avons eu accès à du zinc déclassé, un peu taché). Voici le résultat :

La façade Ouest, avec les zincs de rive...

La façade Ouest, avec les zincs de rive…

C’est une grande étape ! La maison nous dit maintenant bonjour avec sa façade Ouest à chaque fois que nous arrivons sur le chantier… Nous allons pouvoir démonter l’échafaudage, couvrir l’appenti, finir le bardage sous l’appenti, commencer les autres murs… Encore un peu de travail en ce 1er Juin hivernal !

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Mosaique2-titreOulala… j’ai presque raté l’anniversaire du lancement des travaux ! Le 20 Avril 2012, les travaux commençaient avec le terrassement… Quand je regarde les photos de cette époque (cf. article) ça me fait tout bizarre… Il n’y a qu’un an, le terrain n’était qu’une friche qui venait d’être « nettoyée ». Aucune trace humaine, pas de tuyaux, de fondations, de chemin d’accès, rien. J’ai l’impression d’avoir commencé les travaux il y a 2 ou 3 ans, mais non, l’an dernier, le terrain était vierge. Quel travail accompli en 1 an !

Évidemment, ça ne va jamais assez vite, et dans tous les cas beaucoup moins vite que prévu… Presque 2 mois de retard dans le terrassement à cause de la pluie l’an dernier, presque 3 mois supplémentaires cet hiver (en incluant la période d’hibernation du Poyaudin à poil ras) ; en plus des intempéries, il y a aussi ma difficulté à évaluer le temps nécessaire pour chaque étape : nous naviguons à vue. Et puis je travaille lentement, n’étant pas du tout du métier… Notre voisin actuel fait une extension de sa maison : 4 palettes de parpaings ont été étalées en 1 jour 1/2 à une personne 1/2 (la deuxième n’étant pas là à plein temps). Nous avons mis 2 semaines à 2 à faire la même tâche pour les soubassements… La connaissance passe par l’expérience, paraît-il ;-).

Un an et 25 000 visites sur le blog. Complètement incroyable…

Un an et déjà tant de personnes qui sont venues aider sur le chantier, ou pour la logistique… Un grand, énorme merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé de près ou de loin au projet !

Alors bon anniversaire à la maison, au terrain, au projet, et tout plein de bonne énergie à tous les contributeurs !

PS : il y a une surprise dans la photo…

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DSC_6925.resizedEn ce début de printemps, nous avons profité de la première montée de sève pour faire un grand rangement sur le chantier et le préparer pour les prochaines étapes. Il était quasiment impossible de circuler à l’intérieur de la maison, que ce soit au rez-de-chaussée ou à l’étage, pour cause de stockage de matériaux : la maison a été le seul abri disponible pendant l’hiver.

Idéalement, si nous avions pu avoir un petit abri pour stocker le bois, ça nous aurait bien simplifié la vie : nous passons beaucoup de temps à déplacer les objets, et surtout à enjamber les obstacles. Je me suis même demandé si je n’allais pas construire un abri rapidos… Mais la grange arrive, il n’y a plus que quelques mois à tenir. Je me suis rendu compte que le stockage du bois sous des bâches, ça ne marche pas : le bois moisit. Heureusement il ne s’agissait que de petites quantités, mais c’est une bonne leçon : l’abri doit protéger de la pluie directe, mais doit aussi laisser circuler l’air ! Du coup j’ai aménagé un abri de récup’ (un cadre qui servait à conditionner les gouttières chez le marchand de matériaux), et nous y avons stocké tout le bois (1/2 chevrons, lattes et liteaux) qui était soit dehors, soit à l’intérieur de la maison. De même pour les dernières barres d’ossature secondaire (barres de 6m de long) : nous les avons sorties de la maison pour faire de la place et les avons stockées sur un support calé « bien de niveau » (je n’ai pas l’impression que cette expression soit correcte en Français, mais je ne trouve pas mieux) pour éviter qu’elles ne se vrillent.

L’idée générale était de débarrasser le rez de chaussée afin d’aménager une plate-forme de travail qui nous permettra à la fois de peindre le bardage et de travailler avec la circulaire sur table pour remplir les 2 façades d’isolant. Un peu de rangement, quelques plaques d’OSB (18mm car il y a 48cm entre les madriers du plancher bois), et le tour est joué ! Un vrai dance-floor est maintenant disponible !

La piste de danse

La piste de danse

Rhaa ça fait du bien un peu de rangement ! Nous pouvons maintenant traverser la maison du nord au sud sans risque, et la plate-forme nous donne une meilleure idée du volume habitable au rez de chaussée…

Stockage des barres d'ossature

Stockage des barres d’ossature

Tout est prêt pour les prochaines étapes : nous pourrons même faire plusieurs ateliers en parallèle : peinture du bardage, remplissage des murs restants, isolation et fermeture de la moitié Ouest du plancher bas… Si vous ne savez pas quoi faire pendant les prochaines semaines… 😉

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Solstice

DSC_5641 (Custom)Je reprends la plume après quelques semaines de silence ; le solstice d’hiver est passé, les jours rallongent enfin ! Evidemment, les sandales resteront encore au placard pour un bout de temps, mais l’énergie est là ! Nous n’avons pas fait grand chose pour la maison ces dernières semaines : le temps ne se prêtait pas vraiment à une activité extérieure, l’énergie manquait, et nous étions occupés par un déménagement qui nous fait bien plaisir tous les deux – une nouvelle ère commence ! Les lectures de toutes sortes ont été fertiles, et j’ai aussi planifié quelques stages et formations pour 2013, tous plus alléchants les uns que les autres… Bref, nous avions la tête un peu ailleurs, et ça ne m’a pas fait de mal. Nous voici maintenant bien reposés, pleins d’énergie, prêts à attaquer cette nouvelle année, et la deuxième tranche des travaux !

On en a profité aussi pour faire un petit planning pour la maison, et il y a encore du boulot ! Cet article est donc l’occasion de lancer un appel à volontaires : amis et famille de France et de Navarre, si dans les prochains mois vous voulez passer nous voir, participer à cette aventure d’une manière ou d’une autre, soyez les bienvenus ! Nous nous ferons un plaisir de vous accueillir et de passer du temps avec vous !

Pour les plus courageux, ou les bûcherons en devenir (les Xav’ ?), je n’ai pas pu m’empêcher de prendre une petite coupe de bois pour cet hiver, au cas où je m’ennuie… En fait, c’est une opportunité plutôt unique : mon voisin agriculteur souhaitait couper la haie qui sépare nos 2 parcelles ; du coup je lui ai proposé de le faire… On ne peut pas faire plus local, comme moyen de chauffage.

Un petit clin d’oeil à l’AMAPP « Les Cageots Poyaudins »  pour leur marché de Noël : merci de nous donner l’occasion d’avoir accès à des produits frais, sains et qui ont du sens !

Nous vous souhaitons une excellente fin d’année, un moment privilégié pour regarder ce qui s’est passé en 2012 tout en appréciant le moment présent !

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DSC_6166 (Custom)Dans quelques années, nous regarderons ces photos en nous disant : « Oui, c’est vrai, il y a eu de la neige à cet endroit, dans le salon ! ». Paysage magnifique ce matin : tout est recouvert de neige ! Evidemment, les travaux faisables par ce temps sont très limités, surtout quand la neige est aussi à l’intérieur de la maison ;-).

C’est donc une bonne occasion pour aller se balader, s’occuper de la paperasse, et aussi pour se reposer et prendre des forces pour la prochaine étape : les murs…

Chantier sous la neige

Chantier sous la neige

C’est assez incroyable de constater que pas un cm² de la surface du rez-de-chaussée n’a été épargné par la neige, et ce malgré le toit et la bâche qui fait office de mur au sud (les vents dominants sont au sud-ouest ici). Comme quoi des murs ont leur utilité ;-).

De la neige dans tout le rez de chaussée

De la neige dans tout le rez de chaussée

Nous avons pu aussi de vérifier la bonne isolation du toit 😉 :

Pas de neige fondue sur le toit : il est vraiment bien isolé ! ;-)

Pas de neige fondue sur le toit : il est vraiment bien isolé ! 😉

Au hasard de mes errances sur Internet pendant cette journée chômée, je suis tombé sur un documentaire sur la transition à Cuba : « Comment Cuba a survécu au pic pétrolier » de Faith Morgan (vous le trouverez facilement sur youtube). Je l’ai trouvé très instructif… A voir !

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La base de vie

En ce mois d’Août, nous avons aussi pris le temps d’installer la base de vie sur le terrain. Depuis longtemps je pensais construire une cabane de chantier pour y ranger les outils, prendre le thé ou s’abriter en cas de grosse pluie. Cette cabane aurait ensuite pu servir de cabane de jardin, une fois les travaux terminés. En faisant le tour des différentes options de fabrication, le projet a mûri. Finalement, nous avons décidé d’acheter une vieille caravane à retaper. Cette caravane pourra servir à héberger du monde plus tard, le cas échéant, ou bien nous permettre de dormir sur place quand nous en aurons besoin ou envie !

Je suis allé la chercher à Tonnerre, à l’autre bout du Département. Première question : est-ce que je peux la conduire sans permis E ? C’est un peu plus compliqué que je ne le pensais… Je croyais qu’on ne pouvais pas tracter une remorque de plus de 750kg sans permis E, mais ce n’est pas le cas… Voici les règles et le simulateur ; j’imagine l’outillage nécessaire à la maréchaussée pour un contrôle routier… ;-). La deuxième question était : est-ce que le Berlingo allait survivre à ce transfert, d’autant plus que je n’avais jamais conduit avec une caravane aux fesses… La troisième était : est-ce que cette caravane  va tenir le coup sans se désosser sur la route ? Bah oui, ça s’est bien passé ! L’embrayage a un peu couiné de temps en temps, mais pas de grosse cata.

Nous avons refait le plancher, le lit, remis un lino, réparé les portes cassées… Sophie a complètement refait la déco intérieure, avec les housses de coussins et les rideaux… Quel travail ! L’énergie dans cette caravane a beaucoup changé suite à cette transformation intérieure… Elle devient un petit nid minimaliste mais confortable, presque douillet ! En tous cas je m’y sens bien.

Nouvel intérieur

Coin Salon

Coin chambre

La base de vie surplombe maintenant tout le terrain, et a la meilleure vue sur la maison…

La base de vie est perchée sur le terrain, mais un peu en retrait…

Du coup Mister K. décide d’y habiter, pour avoir son indépendance. Il en profite pour dévorer « Walden ou la vie dans les bois » (cf. bibliographie)… Livre de circonstance 😉 !

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Le chantier est de nouveau arrêté pour cause de grosses pluies…  Depuis le 12 au soir, il n’arrête pas de pleuvoir… Nous sommes maintenant le 16 et je vois par la fenêtre le premier rayon de soleil depuis 3 jours… Mais il faudra un peu de temps pour que le terrain sèche ! On se croirait presque à Bangkok en Octobre 2011…

Toutes les tranchées encore ouvertes sont complètement inondées : mur de soutènement du talus, puits canadien, réservation pour les réseaux restants…

(no comment)

C’est la loi des 14 : 14 Juillet, 14°C, 14mm d’eau en 14 heures (je pousserai même jusqu’à 2012 : 2+12 = 14 ;-)). J’ai une grande pensée pour les vacanciers qui avaient pris la première quatorzaine de Juillet, ainsi que pour les agriculteurs…

Raoul me souffle à l’oreille qu’il y a aussi des points positifs à cette séquence de pluie… D’abord, l’avaloir de la cour est pour la première fois plein et remplit son rôle ! L’eau de pluie de la cour est évacuée dans la mare qui n’existe pas encore. Finalement ces pluies arrivent au bon moment : 3 jours plus tôt le premier rang n’était pas aussi avancé et il aurait fallu gratter à la pelle… Et surtout, surtout, cela nous a permis de nous reposer et d’aller au Marché Bio de Saints sur le thème de… la gestion de l’eau ;-). Blagues à part j’ai eu la chance d’assister aux conférences que j’ai trouvées hyper intéressantes… J’ai pris conscience de beaucoup de choses autour de ce sujet vital… Peut-être quelques références dans un prochain article, quand je parlerai de la cuve de récupération d’eau de pluie ? Un bon break citoyen en tous cas, bienvenu. Merci aux organisateurs !

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Petit retour en arrière : fin 2010, je me mets à la recherche d’un terrain pour construire la maison. Après plusieurs visites, toutes décevantes par rapport à mes critères, je tombe presque par hasard sur le terrain : il est orienté au Sud, en pente descendante Nord-Sud, situé sur la partie haute d’une colline, avec un panorama prometteur que je ne peux que deviner lors de la visite. La partie Nord du terrain est protégée par une grande haie, ce qui est une excellente chose pour la conception bioclimatique. Il est entouré par des champs au Nord, à l’Est et à l’Ouest ; au sud il y a le village. Le terrain est très grand et permettra d’y développer d’éventuels autres projets à venir. C’est un ancien verger qui n’a pas été entretenu depuis plus de 20 ans ; il comporte beaucoup de vieux arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers), ainsi que 4 énormes châtaigniers multi-centenaires. De jeunes chênes sont aussi présents un peu partout sur le terrain, ce qui me plaît beaucoup. D’après les Anciens, c’était le verger des énormes maisons bourgeoises qui longent la route ; lors du décès des propriétaires, les maisons et le terrain ont été divisés entre les différentes enfants de la famille. Certaines maisons ont été rachetées depuis, alors que d’autres tombent en ruine. J’aime le fait que ce terrain soit un ancien verger, avec son histoire, et son côté nourricier : j’imagine les Anciens récolter les différents fruits, faire des jus et du cidre, des confitures, des conserves pour l’hiver. Il y a une bonne énergie dans ce terrain, quelque chose de sain que je ne peux pas vraiment décrire.

Avec presque 1,2 hectares (12 000 m²), il y a de la place. Pas de vis-à-vis, les maisons les plus proches sont cachées par la végétation. Le terrain est situé dans le village, à sa limite ; ce n’est pas ce que j’imaginais au départ, mais au final c’est une excellente chose : proximité des commerces, des écoles. Nous serons à la campagne, au milieu de la nature, mais en même temps dans le village, avec tout à quelques pas.

Bon, évidemment, dans la vraie vie, il y a aussi des défis ; ce terrain en comporte plusieurs. D’abord le raccordement aux différents réseaux s’annonce coûteux, avec presque 200m de liaison. Lors de la demande de certificat d’urbanisme opérationnel, la réponse d’ERDF a été rassurante : ça passera, à condition d’utiliser du triphasé. Au vu de la distance à couvrir, je me rends compte grâce à mon électricien qu’il faudra du câble 4x25mm², qui commence à coûter un bras, le cours du cuivre s’étant envolé ces dernières années (eh oui, je découvre qu’il y a des aspects très concrets à l’envol des prix des matières premières ;-)). Ce coût des raccordements aux réseaux m’a servi à négocier le prix du terrain, et donc au global le prix au m² du terrain après viabilisation devrait rester tout à fait raisonnable. Second défi :  l’entretien. Comment entretenir plus d’un hectare ? Et tout d’abord, comment défricher ce terrain laissé à l’abandon depuis plus de 20 ans ? Il est complètement impénétrable, envahi par de l’épine noire (dont des troncs font presque 15cm de diamètre) des gros « prunus » (sorte de cerisiers sauvages) ainsi que des ronces… Ce défrichage sera indispensable avant de faire quoique ce soit sur le terrain : en fait je n’ai pu visiter qu’une toute petite partie du terrain, ne pouvant y pénétrer. Troisième défi : la pente. Comment construire dans une pente ? Comment limiter au maximum l’impact sur le terrain, la végétation ? Comment faire un chemin d’accès qui tient le coup avec une pente de près de 10% ? Enfin il y a aussi cette ligne électrique HTA (20.000 volts dans notre cas) qui traverse le terrain sur son flanc Ouest ; cette ligne est souterraine sur une partie, mais aérienne sur l’autre moité. Il faudra s’en éloigner ; dans notre cas, la distance minimale de construction est 20m ; je préfère prendre 30m…

Le défrichage du terrain a été fait à l’aide d’un broyeur forestier, qui est capable d’attaquer des arbres dont le tronc fait 15cm de diamètre… C’est un peu violent, mais à la main, c’est un boulot de plusieurs mois… L’avantage du broyeur est qu’il laisse une épaisse couche de copeaux de bois sur le sol, permettant ainsi de faire un paillage qui de nid pour les micro-organismes, puis de fertilisant naturel une fois complètement décomposé. L’idée était de laisser le plus de végétation existante possible tout en enlevant les épines noires et ronciers. En quelques heures, le travail était fait : je pouvais enfin visiter complètement le terrain ! Du coup j’ai pu effectuer les relevés de pente avec une lunette de géomètre, ainsi que des relevés GPS plus précis. L’objectif était de positionner au mieux les constructions afin de limiter l’impact sur le terrain, profiter au maximum de la vue tout en limitant la distance de raccordement aux réseaux…

 Il reste encore aujourd’hui beaucoup de travail pour préparer le terrain à la construction : abattre les arbres morts ou abîmés (restes de la tempête de 1999 ?), enlever les souches. Il faudra ensuite assez rapidement tailler les fruitiers, faucher les ronces restantes. Je compte semer de la jachère fleurie dans un premier temps, et voir ce qui se passe. Je suis à ce jour absolument contre la pelouse et la divine tonte hebdomadaire estivale polluante et avilissante… Place aux herbes sauvages (tant que ce ne sont pas des ronces), aux insectes et petits animaux !

Bref, encore beaucoup de travail sur ce terrain, de défis à relever, de surprises à venir, mais quel potentiel !

Ressources : (sur les précautions face aux lignes EDF)

Le terrain à l'origine (printemps 2011)...

Le terrain toujours à l'origine...

Le terrain toujours à l'origine (printemps 2011)...

Après défrichage : aire de construction

Après défrichage : aire de construction (hiver 2012)

Terrain défriché : vue sur le petit bois (hiver 2012)

Terrain défriché : vue nord-ouest (hiver 2012)

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« Mais ça veut dire quoi « Poyaudine » ? » me demandait hier un ami à propos du nom de ce site web… Une technique révolutionnaire pour construire des maisons ?  Rhaa, c’est vrai, il y a une vie hors de la Puisaye 😉

Le « Poyaudin » est un habitant de la Puisaye. Hum… Mais qu’est-ce que la Puisaye ? La Puisaye (ou la Poyaude, pour les anciens) est une région naturelle située à cheval sur l’Yonne, la Nièvre et le Loiret, à 150km au sud de Paris. C’est un pays encore sauvage, qui a su conserver son authenticité rurale ; un pays plutôt boisé, souvent vallonné, très vert, bourré d’étangs. On y rencontre encore des haies (les « bouchues ») qui ont survécu aux arrachages irréfléchis pratiqués un peu partout dans nos campagnes… Bref, c’est un pays où il fait bon vivre pour qui aime la nature.

C’est aussi un pays où tout est possible. C’est ici, en Puisaye, que depuis 1997 une bande d’allumés a décidé de construire un château fort avec les techniques et les matériaux du moyen-âge… Allumés ? Guédelon a accueilli en 2011 plus de 310000 visiteurs… C’est en Puisaye aussi qu’un pôle de développement durable lié au bâtiment a été crée : Pôléthic. C’est ici que l’agriculture se convertit petit à petit en agriculture bio grâce aux nouvelles générations qui s’installent et au soutien actif de certains anciens qui pratiquent le bio engagé depuis toujours, qu’un SEL (Système d’échange local), une AMAP (Association pour la Maintien d’une Agriculture Paysanne) ou une Université Pour Tous prennent racine… Bref, c’est ici (et pas seulement, heureusement) qu’on transforme petit à petit le non-sens ambiant en quelque chose de plus sensé, de plus humain.

La Puisaye est un pays d’artistes. Le paradis de la poterie, avec Saint Amand ou bien la Bâtisse par exemple ; une école de musique, de danse et de théâtre de pays, un centre d’art vivant à Ratilly. Une ancienne friche industrielle accueille un village d’artistes et se transforme petit à petit. C’est ici aussi que sont nés 2 membres fondateurs de la Casa Bancale ;-).

Certaines mauvaises langues disent qu’il n’y a que 2 saisons en Puisaye (l’hiver et le 15 Août), d’autres qu’après un trop long séjour en Puisaye des branchies nous poussent. Ne cherchez pas les mauvais côtés de la Puisaye sur ce site, qui est d’une objectivité flagrante. Vous l’aurez compris :  j’aime ce pays ! 😉

Si vous en avez marre des rames de RER bondées, des embouteillages sans fin, de la pollution ou bien si vous pétez les plombs au boulot, faites donc un break et venez prendre le vert ! Si tout va bien vous pouvez aussi simplement passer nous faire coucou, évidemment ;-). Bref, vous êtes les bienvenus, les Poyaudins se feront un plaisir de vous accueillir !

Références : 

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