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Archive for the ‘Murs’ Category

DSC_5709.resizedLe mois de mars est déjà derrière nous… Magnifique mois de mars ! Malgré les appels incessants à travailler dehors (que nous avons d’ailleurs écoutés 😉 ), nous avons réussi à terminer la pose du frein-vapeur ! Après la lecture du bouquin d’Emmanuel Carcano (cf. bibliographie), je m’attendais à ce que cette étape soit beaucoup plus compliquée, voire fastidieuse. Finalement ça n’a pas été le cas !

La partie la plus délicate a été la pose du frein-vapeur sur les pignons à l’étage, derrière les fermes. Nous voulions garder la charpente complètement apparente à l’étage ; j’ai pendant un moment regretté cette coquetterie. Il y a en effet très peu de place entre les fermes et le mur ; j’ai d’ailleurs dû mettre des tasseaux plus petits (27×40 au lieu de 40×60) pour laisser assez de place pour glisser les plaques de fermacell. Les conséquences seront à la fois pour la pose du fermacell (moins de largeur de tasseaux pour les raccords) et aussi pour les prises électriques (boîtiers de 40mm d’épaisseur au lieu de 50mm) ; nous verrons ça en temps voulu ;-). Finalement, il s’agissait plus de peur que d’une réelle difficulté : au final ça s’est très bien passé ! Ça me rappelle d’ailleurs cette courte vidéo qui me fait encore dresser les poils des bras (to dare = oser). Le passage difficile était le l’intégration du frein vapeur autour des pannes intermédiaires : il y a très peu de place pour manœuvrer. La solution a été de préparer le frein vapeur au sol en ajoutant une pièce qui fait le tour de la panne et de la pré-découper. Il ne restait qu’à mettre la colle, poser le tout et visser les tasseaux. Évidemment, nous avons trouvé la bonne méthode qu’à la fin, lors de l’intégration de la dernière panne… Comme quoi rien ne replace l’expérience !

Passage délicat au niveau des pannes intermédiaires (ici au coin supérieur droit de la fenêtre)

Passage délicat au niveau des pannes intermédiaires (ici au coin supérieur droit de la fenêtre)

En tout, il n’aura fallu « que » 8 jours à 2 pour poser le frein vapeur sur toute la maison, en incluant les quelques passages de câble et d’évacuation d’air. La pose des manchettes d’étanchéité n’a d’ailleurs pas posé de problème : c’est très bien fait.

Manchette d'étanchéité pour gaine électrique

Manchette d’étanchéité pour gaine électrique

Manchette d'étanchéité pour le conduit d'extraction d'air (diam. 100mm)

Manchette d’étanchéité pour le conduit d’extraction d’air (diam. 100mm)

Je n’ai évidemment pas encore de réel recul sur cette approche de frein-vapeur, mais plusieurs choses m’ont titillé pendant cette étape de la construction… Je crois que ça a commencé par le mode d’emploi en allemand (tout le matos est allemand), et cet imprimé « X500 Effekt » sur chaque lé de frein vapeur. Vous savez ce que c’est, vous, le X500 effekt ? Ben moi non plus, mais l’effet que ça me fait est le suivant : j’ai l’impression que mes murs sont devenus de gigantesques panneaux publicitaires pour quelque chose dont je n’ai rien à faire. Que ce soit X500 Effekt ou bien L312 Effekt, franchement, comme dirait Chirac, « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ». Ensuite, les accessoires… Nous avons déjà parlé des manchettes, il reste la colle (Orcon) et les rouleaux de ruban adhésif. Pour la colle, elle vaut 2 fois plus cher qu’une colle classée A+ (le meilleur classement toxicité), et je n’a toujours pas compris son avantage. Le fabriquant annonce une colle « étanche à l’air », mais je serais curieux de savoir quelles colles en cartouche ne sont pas étanches à l’air… Du coup, une fois la première commande épuisée, je me suis rabattu sur du masti-colle de base (A+, quand même), qui a très bien fait le boulot. A noter que j’ai utilisé la colle à la fois pour faire les raccords avec les autres surfaces que le frein vapeur (poutres, menuiseries, OSB, etc.), mais j’ai aussi utilisé de la colle pour raccorder les lés entre eux… J’ai en effet une confiance toute relative en ces rubans adhésifs qui font la jonction entre les lés. Que deviendront-ils dans 20 ans ? Même si le matos est allemand et utilisé depuis bien longtemps outre-Rhin, j’ai encore ce doute : du coup, deux précautions valent mieux qu’une : la colle vient compléter le ruban adhésif. Ce qui nous amène au ruban adhésif. Alors là, c’est carrément hors de prix. Minimum une quinzaine d’Euros le rouleau (de 30m en général), et on en use pas mal, à la fois pour les jonctions entre lés, mais aussi pour les raccords aux huisseries ou pour réparer un éventuel trou dans le frein-vapeur. Il y a beaucoup de rubans adhésifs différents (on m’en a vendu 4 sortes, mais il y en a plus d’une douzaine disponibles, dans une seule marque…), et il m’a été difficile de savoir lequel utiliser pour quelle application. A la fin, je me retrouve avec presque une dizaine de rouleaux non utilisés… Je me rends compte avec le recul que je n’ai pas été super bien conseillé : en commandant les manchettes sur Internet (exactement 2 fois moins cher que chez le revendeur), j’ai reçu un dépliant détaillant les usages des différents rubans adhésifs (depuis j’ai aussi trouvé ça)… J’aurais aimé avoir ça il y a quelques mois. Je n’ai certainement pas été assez vigilant, c’est sûr ; mais il y a autre chose qui me titille, que j’ai encore du mal à formuler clairement, mais qui tourne autour de « est-ce que que tout cela est réellement nécessaire ? »…

Nous verrons bien à l’usage ; les premières années de vie dans la maison nous diront beaucoup sur la pertinence de ces choix ! Pour l’instant, cette étape est terminée, et cela nous ouvre les portes pour l’étape suivante : l’électricité et la pose du fermacell…

 

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Frein vapeur (1)

DSCN0232.resizedFrein vapeur… kesako ? Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Comme son nom l’indique, la fonction principale du frein vapeur est de freiner la vapeur, ou plus précisément de réguler la migration de l’humidité à travers les parois extérieures de la maison. Concrètement, il s’agit de poser une membrane (ça ressemble à une bâche) à l’intérieur de la maison, sur tous les murs extérieurs. Nous avons déjà touché du bout des doigts ce sujet dans un article précédent ; aussi je vais zoomer uniquement sur la partie frein-vapeur, à la fois d’un point de vue théorique, mais aussi en pratique, car concrètement, nous sommes en train de le poser…

En théorie…

Dans une maison, comme à l’extérieur, il y a de l’humidité dans l’air. A l’intérieur, cette humidité est renforcée par l’activité humaine : respiration, cuisine, douches, etc. Le taux d’humidité doit être ni trop grand (air humide), ni trop faible (air sec) pour que la maison soit confortable, y compris d’un point de vue thermique : à une température d’air identique, nous ressentirons plus ou moins le froid selon qu’il y a beaucoup d’humidité ou pas. C’est une des raisons pour lesquelles il est important de réguler l’humidité à l’intérieur d’un habitat. Il y a un siècle, cela se faisait naturellement à travers les murs (quand ils étaient faits de pierre et de mortier type chaux ou terre) et à travers toutes les fuites d’air de la maison (fenêtres, toitures, jonctions diverses, etc.). Avec l’apparition du ciment en Europe après-guerre, beaucoup de problèmes se sont posés pour la gestion de l’humidité, car le ciment bloque l’humidité. Un bon vieil enduit extérieur en ciment va bloquer l’humidité… notamment dans les murs, dégradant ainsi la construction de l’intérieur ; on voit souvent du salpêtre dans ces habitations, d’ailleurs. La VMC est arrivée pour veiller à ce que l’air intérieur (et son humidité associée) soit renouvelé ; il y a même des VMC dites « hydro-régulées », qui se déclenchent selon le taux d’humidité de l’air. De nouveaux défis sont ensuite apparus avec l’apparition des maisons à haute performance thermique et leurs techniques de construction ; jusqu’ici, rien de bien neuf sous le soleil.

Tout petit aparté théorique : plus l’air est chaud, plus il va pouvoir stocker de vapeur d’eau (ou d’humidité) ; nous connaissons tous le phénomène de condensation, quand de l’air chaud arrive sur une surface froide, la vapeur d’eau présente dans l’air redevient liquide au contact de la surface froide. C’est le principe utilisé dans un alambic par exemple pour récupérer l’alcool sous forme liquide après qu’il ait été évaporé. Quand on prend une masse d’air avec un taux d’humidité donné (je parle à pression constante, pour simplifier), si on fait chuter la température de cette masse d’air, à un moment, la vapeur d’eau va redevenir liquide, sous forme de micro-gouttelettes (c’est le principe de formation du brouillard) ; la température la plus basse à laquelle cette masse d’air est soumise avant que sa vapeur d’eau ne redevienne liquide est appelée point de rosée.

Tout ça pour quoi ? Eh bien c’est simple : la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur va être importante l’hiver, disons d’une vingtaine de degrés. La température va descendre graduellement au fur et à mesure qu’on traverse un mur extérieur, disons de 19°C à l’intérieur à 0°C à l’extérieur. Si on ne prend pas de précaution particulière, très souvent, le point de rosée se situera à l’intérieur du mur, selon le taux d’humidité de l’air ; mais comme nous avons vu que l’activité humaine produisait beaucoup d’humidité, ça se produira très, très souvent. Et concrètement, cela veut dire qu’il y aura de l’eau sous forme liquide à l’intérieur des murs. C’est gênant avec des murs « en dur » (salpêtre et autre), mais c’est carrément problématique avec des murs en matériaux naturels (fibre de bois, chanvre, paille, ouate de cellulose, etc.), car l’isolant peut pourrir. Une solution à ce problème pourrait être d’arrêter les activités humaines à l’intérieur de la maison (ie. abandonner sa maison) ; une autre pourrait être de ne pas avoir de différence de température entre l’intérieur et l’extérieur (ie. une maison ouverte). Il y a eu beaucoup d’intermédiaires presque aussi radicaux dans l’histoire de la construction : oui, c’est sûr, dans une maison en béton de ciment, il faut une sacrée VMC pour réguler l’humidité de l’air. Dans les maisons à hautes performances énergétiques, et notamment les maisons passives, nous ne sommes pas loin de cet extrême, puisque nous recherchons des maisons étanches à l’air, afin de garder les calories à l’intérieur. C’est d’ailleurs la deuxième fonction du frein vapeur : réaliser une étanchéité à l’air de la maison. Toute la subtilité vient du fait qu’une maison peut être étanche à l’air, mais laisser passer l’humidité. C’est le principe du gore-tex par exemple, qui fait office de coupe-vent tout en laissant évacuer la transpiration.

En résumé, le frein vapeur, c’est une énorme membrane gore-tex posée à l’intérieur de la maison, sur les murs extérieurs. Je réalise que j’aurais dû commencer par là, en évitant tout ce baratin ;-). Évidemment, techniquement, tout cela se mesure : le sd (exprimé en m) permet de mesurer la résistance à la diffusion de la vapeur d’eau d’un matériau donné ; il y a plus de détails à ce sujet dans un article précédent. Dernière question : et pourquoi doit-on faire des maisons étanches à l’air ? Eh ben pasque c’est la loi. La RT 2012 impose un niveau d’étanchéité à l’air, niveau qui se mesure et pour lesquels les entreprises sont responsables avec obligation de résultat… Un métier d’avenir ? Avocat spécialisé dans la construction.

Maintenant que l’idée du point de rosée est plus claire, je fais un tout petit aparté : la tentation d’allumer le poêle dans la maison depuis qu’elle est hors d’eau / hors d’air est grande : rien de tel qu’une petite flambée sympa pour rendre les travaux encore plus agréables… Mais voilà, c’est sans compter sur le point de rosée… Si je chauffe l’air dans la maison, je vais concentrer plus de vapeur d’eau dans l’air (notamment avec toute la transpiration et l’huile de coude déployées pour faire les travaux), et cette vapeur va redevenir liquide à l’intérieur des murs en fibre de bois : pas cool. Cela se simule très bien sur http://www.uparoi.net : il suffit de choisir la constitution du mur, et on voit où la condensation se forme. Dans notre cas, c’est très clair :

SimuPointdeRoséeSi j’allume le poêle, il y aura en théorie de l’eau sur la surface intérieure du pare-pluie, contre l’isolant. Bref, la mouise. Nous devons donc encore attendre un peu avant la première flambée ; cela dit il fait suffisamment chaud à l’intérieur pour bosser dans de bonnes conditions !

En pratique…

En pratique, il s’agit de poser un film (une espèce de bâche) contre l’isolant à l’intérieur de la maison. Le frein-vapeur que nous avons choisi se présente sous forme de rouleau de 1,5m de large. Ça parait tout simple, mais en pratique y a plusieurs défis pour la pose du frein-vapeur…

Le premier défi se pose dès la conception de la construction : si le frein-vapeur doit être traversé par une ribambelle de trucs, alors son efficacité va être fortement entamée… Nous avons choisi de faire passer toute l’électricité à l’intérieur du frein-vapeur, afin de ne pas le percer pour chaque prise de courant ou éclairage. OK, il existe des boîtiers d’encastrement électriques étanches, OK, il existe des passe-gaines étanches, mais tout cela est cher, et délicat à mettre en œuvre (selon moi). Nous n’aurons à gérer que les départs électriques vers les prises et éclairages extérieurs, soit 7 gaines. Idem pour la ventilation : nous n’aurons à gérer que 2 départs de 100mm. Rien d’autre que ces 9 éléments ne viendra traverser le frein vapeur.

Le second défi est le raccord du frein-vapeur au bâti : plafond, sol, menuiseries, etc. Il faut que ces raccords soient étanches à l’air. Nous avons choisi de coller le frein vapeur aux autres éléments du bâti, et à chaque endroit collé de poser une latte vissée afin de serrer le frein-vapeur contre le bâti. Pour les menuiseries, nous avons collé le frein-vapeur aux dormants, et les avons en plus scotchés avec un adhésif spécialisé.

Le dernier défi concerne l’ossature qui vient recouvrir le frein vapeur ; cette ossature va accueillir les plaques de plaquage et doit donc être dans le même plan. Nous avons choisi des tasseaux de 40x40mm en périphérie (sol, plafond, coins), et des demi-chevrons (60x40mm) au milieu. Pourquoi du 6×4 ? Ça peut paraître un peu surdimensionné, mais 40mm de vide entre le frein-vapeur et le plaquage, ça permet d’utiliser des boîtiers électriques d’encastrement de 50mm. Quant aux 60mm de large, ça permet de rattraper la différence d’écartement des montants d’ossature secondaire… Les plaques de plaquage font 600mm de large, et donc leurs supports doivent être écartés de 600mm d’axe à axe ; or, les plaques d’isolant font 575mm de large, moins le cm réglementaire de compression, donc 565mm; cela ajouté aux 45mm d’épaisseur du bois d’ossature, ça fait 610mm et non pas 600mm… D’où encore une raison de plus de dépasser la recommandation officielle de compression de 10mm et de la passer à 20mm (cf. ici et )… Bref, il fallait rattraper 1cm sur certains montants d’ossature, d’où une largeur plus importante des tasseaux. Nous avons acheté tout ce bois directement en scierie, en même temps que les planches de peuplier (cf. article précédent), et l’avons payé du coup presque 2 fois moins cher que chez le marchand de matériaux.

Concrètement, pour poser le frein vapeur, nous coupons le tasseau du haut à la bonne taille, coupons les lés de frein-vapeur en comptant 7cm de retour en bas et en haut, et fixons les 2 ensemble à l’aide d’agrafes. Nous posons un filet de colle sur le plafond (les poutres dans notre cas) et sur le tasseau (sur les agrafes), et posons le tout un peu comme un rideau.

Nous fixons le frein-vapeur sur le tasseau du haut

Nous fixons le frein-vapeur sur le tasseau du haut

Ensuite nous fixons le tasseau de haut sur le plafond, comme une tringle à rideau

Ensuite nous fixons le tasseau de haut sur le plafond, comme une tringle à rideau

Ensuite nous posons le tasseau du bas, en prenant bien soin de laisser des parties libres pour passer les gaines électriques qui viendront du sol (réservations).

Réservation pour le passage des gaines électriques au sol

Réservation pour le passage des gaines électriques au sol

L’étape suivante est de poser 2 tasseaux-repère les plus écartés possible, de les caler au même niveau que les tasseaux haut et bas, et de poser les suivants à la règle, en prenant appui sur ces 2 tasseaux-repère. C’est rigolo à faire, mais à 2 seulement ; c’est le genre d’opération où 1+1 ≠ 2… Il faut jouer un peu du rabot ou de cales à certains endroits, mais globalement, ça se passe bien ! Les raccords avec les menuiseries ne sont pas si compliqués que ça : j’ai choisi de coller en plus de l’adhésif spécial, notamment à cause des coins difficiles à vraiment couvrir.

Raccord avec la menuiserie : le frein-vapeur dépasse du tasseau ; il est collé sous le tasseau.

Raccord avec la menuiserie : le frein-vapeur dépasse du tasseau ; il est collé sous le tasseau.

Raccord de menuiserie terminé : le frein-vapeur est collé, en plus de l'adhésif spécialisé

Raccord de menuiserie terminé : le frein-vapeur est collé, en plus de l’adhésif spécialisé

Les lés de frein vapeur sont collés entre eux avec colle + adhésif spécial ; seul l’adhésif est nécessaire selon le constructeur, mais là encore, je ne sais pas vraiment combien de temps il va tenir, leur scotch à 20€ le rouleau : un filet de colle ne coûte pas cher et me rassure.

Vue d'ensemble du frein-vapeur du mur nord

Vue d’ensemble du frein-vapeur du mur nord

Rien de bien compliqué, tout compte fait, mais c’est un travail plutôt minutieux… J’appréhende un peu les pignons à l’étage, où nous devrons travailler derrière les fermes… En tous cas le rez-de-chaussée est un bon échauffement !

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DSCN0162.resizedTout a été si vite pour la pose des fenêtres… Je n’ai même pas pris le temps d’écrire à ce sujet. Pourtant, le sujet des fenêtres et de leur mode de pose a été pour moi le sujet le plus stressant lors de la phase de conception de la maison ; « bizarrement » j’oserais dire, avec un peu de recul. Quel type de pose de fenêtres choisir ? Comment aménager l’ossature secondaire pour accueillir les fenêtres ? Quelle solution choisir pour les appuis de fenêtre, afin que ce soit simple à faire, joli et surtout étanche ?

Il existe une multitude de types de pose de fenêtres : en applique, en feuillure, en tunnel, etc. En général, en restauration on n’a pas trop le choix : les contraintes de l’existant imposent souvent le type de pose. Mais dans le neuf, avec une maîtrise totale de la conception, la question est vite arrivée sur la table. D’un point de vue efficacité thermique, je voulais que la fenêtre soit positionnée dans l’épaisseur du mur, au milieu : cela permet de conserver la plus grande épaisseur d’isolant face au froid (dans notre cas, l’isolant est dans l’épaisseur du mur). Restait la question mécanique, pour la fixation et l’étanchéité. J’ai choisi la feuillure (cf. schéma ci-dessous) car je pensais à l’époque que cela allait donner la meilleure étanchéité et le meilleur maintien mécanique. Avec le recul, je ne suis pas sûr que cela change grand chose avec la pose en tunnel… Si c’était à refaire, je crois que je choisirais la pose en tunnel, c’est beaucoup plus simple pour l’ossature secondaire.

Types de pose de fenêtres - 1

L’ossature secondaire a donc été posée de manière à faire un décalage de 2cm entre l’ossature extérieure et l’ossature intérieure, au niveau des ouvertures, sauf pour la baie vitrée qui est posée en tunnel.

Décalage de l'ossature secondaire au niveau des ouvertures

Décalage de l’ossature secondaire au niveau des ouvertures

Ensuite, restait la question de l’appui de fenêtre… Nous ne voulions pas d’appuis en béton, un peu lourds esthétiquement pour une maison bois bardée… Nous aurions pu faire un appui mince en béton, mais vu qu’il aurait été posé sur une structure bois, ça aurait fissuré à un moment ou à un autre… Je reste convaincu que ciment et bois ne font pas bon ménage dès qu’il y a des questions d’étanchéité en jeu, même si cela n’est qu’intuitif. La solution est venue en regardant de près la maison en bois d’un ami. Les appuis étaient en tôle inox, avec des cornières sur les côtés pour faire l’étanchéité. En deux coups de cuiller à pot, les tôles étaient pliées (merci Olive !) ; la pose fut un peu plus fastidieuse, car il fallait intégrer les équerres dans les coins de bardage…

Ossature avant la pose des appuis de fenêtres ; on aperçoit l'épaisseur du bardage (en bas) ainsi que le coin de bardage (sur le côté)

Ossature avant la pose des appuis de fenêtres ; on aperçoit l’épaisseur du bardage (en bas) ainsi que le coin de bardage (sur le côté)

Pose de l'équerre sur laquelle va reposer l'appui de fenêtre

Pose de l’équerre sur laquelle va reposer l’appui de fenêtre

Pose de la tôle inox

Pose de la tôle inox

Pour la pose des fenêtres, le menuisier préférait s’appuyer sur des rejingots (le rejingot permet de surélever la fenêtre par rapport à l’appui) : nous avons donc récupéré un bout de chêne chez notre charpentier et avons usiné les rejingots avec Bernard (merci encore !). Les rejingots ont été vissés et collés à cheval sur les appuis de fenêtre, l’autre moitié étant directement en contact avec l’ossature.

Pose du rejingot

Pose du rejingot

La pose des menuiseries a été intéressante : je découvrais cette opération ! D’abord, les menuisiers positionnent le dormant (la partie fixe de la fenêtre) pour vérifier que les cotes sont bonnes et que le dormant peut être posé d’aplomb (parfaitement vertical). Ensuite, ils posent le « compribande » (sorte de ruban de mousse qui s’expanse quelques heures après la pose) étanche à l’eau et à l’air autour du dormant. Ensuite, ils positionnent le dormant de manière définitive avec des cales, en réglant l’aplomb. Ils montent le ou les ouvrants, pour vérifier que le couple ouvrant(s)-dormant fonctionne bien mécaniquement, et les déposent. Les dormants sont vissés sur l’ossature avec des vis spéciales (vis de montage à distance) qui permettent de fixer sans serrer, afin de ne pas déformer les dormants. Reste à mettre le silicone à l’intérieur et l’extérieur, à enlever les cales de jeu entre dormants et ouvrants, et c’est fini !

Zoom sur la pose (coupe horizontale)

Zoom sur la pose (coupe horizontale)

Fini, ou presque : il nous restait (et nous reste encore un peu à l’heure où j’écris) à poser les dernières lames de bardage pour habiller les tableaux des fenêtres, après avoir découpé et collé l’écran sous-toiture (perspirant) sur les dormants. Ce film fera office de pare-pluie entre l’ossature et la lame de bardage afin d’éviter que de la moisissure ne se développe sur l’ossature : étant donné qu’il n’y a pas de lame d’air pour aérer le bardage à cet endroit, il fallait éviter que le bardage se trouve bois contre bois, ce qui aurait été favorable au développement de moisissures ; à priori, l’humidité devrait migrer vers le bardage, grâce à ce film perspirant. La découpe des planches de bardage a été un peu délicate (pour respecter le profil de la fenêtre et les cotes du tableau pas parfaitement rectangulaire), mais c’est maintenant chose faite pour la plupart des ouvertures.

Découpe et collage de l'écran sous-toiture

Découpe et collage de l’écran sous-toiture

Avec la pose de la lame de bardage, le tableau de fenêtre est terminé ! Il en reste qu'à enlever le film protecteur de la tôle inox...

Avec la pose de la lame de bardage, le tableau de fenêtre est terminé ! Il ne reste qu’à enlever le film protecteur de la tôle inox…

Nous profitons maintenant du mauvais temps pour continuer le plancher du rez-de-chaussée… Dès qu’il y aura un rayon de soleil, nous terminerons les tableaux des fenêtres !

Quelle étape, la pose des menuiseries ! Je suis bien content d’avoir passé du temps sur la conception, notamment pour les appuis de fenêtres et toutes les jonctions (bardage-rejingot-menuiseries). Le style est toujours un peu roots, mais techniquement ça a marché, et ça devrait tenir dans le temps. Ma seule interrogation dans ce domaine concerne la durée de vie du bardage sur les tableaux : sans lame d’air, combien de temps va tenir le bois ? Si je devais le refaire, je crois qu’en plus de la pose en tunnel (j’ai encore un doute), je tartinerais toute la surface de l’appui de fenêtre de colle afin qu’il n’y ait plus un cm² de vide entre l’ossature et l’appui. Dernier point en suspens : la peinture des menuiseries : nous avions donné de la peinture à l’ocre (rouge) aux menuisiers qui ont passé une pré-couche avant le montage des menuiseries ; mais en faisant des essais de seconde couche juste après la pose, il se trouve que la peinture ne tient pas : elle glisse comme de l’eau sur de l’huile. Bizarre, je n’avais pas eu ça lors des tests (sur du sapin brut, il est vrai, alors qu’ici c’est du chêne)… Il se peut aussi que ça soit lié au fait que les bois ont été rabotés, ou bien qu’il y ait eu de la poussière entre temps (je n’ai pas pris soin de nettoyer avant de faire l’essai), ou bien même des résidus de savon, car les menuisiers emploient une potion magique pour éviter que le silicone ne bave sur le bois lors du lissage : de l’eau savonneuse… Nous allons laisser tout cela se patiner pendant l’hiver, et nous referons des tests au printemps !

Ça y est, toutes les étapes des ouvertures sont maintenant démystifiées pour moi… J’aurais pu m’enlever un peu de stress en allant voir un ou deux chantiers de pose, mais je n’ai pas pris ce temps… Encore une leçon. Prochaine étape : terminer le plancher du rez-de-chaussée !

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DSC_4329.resizedAprès la trêve hivernale réglementaire accordée par mon patron, voici quelques photos de la maison fermée… Bon, il reste encore les tableaux des fenêtres et des portes à poser, mais le plus gros est fait ! Nous avons profité de la semaine précédant les fêtes pour reboucher tous les trous de terrassement, et créer les circuits d’eau de pluie… A la prochaine accalmie, nous pourrons poser les descentes de gouttières !

En attendant, voici quelques photos :

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DSC_4312.resizedNous vous souhaitons une année 2014 pleine de douceur, de légèreté, de paix et de joie !

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DSC_4083.resizedQuelle émotion… Et pourtant ce n’est pas grand-chose : juste une étape parmi d’autres. Mais celle-ci a un goût spécial : une des 2 bâches de la façade sud est partie, définitivement. La baie vitrée est posée, et les rayons du soleil peuvent entrer dans la maison… Incroyable ! Il y a des jours comme ça, après des semaines de travail, où d’un coup, des tiroirs se ferment, des étapes importantes sont franchies. Hier en était un.

Avant tout cela, nous avons terminé le bardage de la façade Sud : le temps magnifique de ces dernières semaines (même si ça picotait un peu le bout des doigts le matin) nous a permis de travailler dehors dans de superbes conditions. Les couchers de soleil étaient complètement incroyables… Cette lumière d’automne est magique sur le bardage : excellente nouvelle !

Coucher de soleil d'automne sur le bardage

Coucher de soleil d’automne sur le bardage

Nous avons fabriqué les dernières grilles anti-rongeurs, positionnées en tant que cache-moineaux entre les chevrons. Ce fut l’étape la moins agréable de tout le bardage : aller caler ces pièces entre les chevrons, sous la panne de débord de toit, ce fut sportif. Je n’ai pas trouvé de meilleure solution pour protéger l’aération en partie haute du bardage… Le choix des poutres en I pour le toit, puis le choix d’un débord de toit plus important, et enfin le choix d’ajouter une panne pour soutenir ces débords de toit, tout ceci a eu des conséquences sur les dernières étapes du bardage. Désagréable, un peu compliqué, mais pas impossible : maintenant c’est fait, le bardage respirera complètement de haut en bas, sans que les rongeurs ne puissent pénétrer dans cette lame d’air.

Les cache-moineaux, version anti-rongeurs, pour positionner entre les chevrons en partie haute du bardage

Les cache-moineaux, version anti-rongeurs, pour positionner entre les chevrons en partie haute du bardage

Le grillage anti-rongeurs vu du bout des chevrons, en position finale

Le grillage anti-rongeurs vu du bout des chevrons, en position finale

Et enfin tous les grillages anti-rongeurs positionnés entre les chevrons...

Et enfin tous les grillages anti-rongeurs positionnés entre les chevrons… Le bardage viendra s’appuyer contre la latte basse, fermant ainsi la lame d’air.

Clouer les dernières planches de bardage a été un plaisir… La façade terminée, il ne restait qu’à terminer les 2 coins (au Sud-Ouest et au Sud-Est) ; il y a eu plus de découpes à cause de la panne sablière, mais en une demi-journée ce fut chose faite…

Dernières planches de bardage à poser sur le coin Sud-Est

Dernières planches de bardage à poser sur le coin Sud-Est

Le bardage de la maison est donc maintenant terminé… ou presque : il restera l’appenti à fermer, et les tableaux des ouvertures à barder. Après avoir posé la gouttière, nous avons pu démonter définitivement l’échafaudage, et le rendre à son propriétaire après plus d’un an d’emprunt… Encore merci Jean-Claude !

Façade Sud terminée... on aperçoit la deuxième couche de peinture en cours d'application.

Façade Sud terminée… on aperçoit la deuxième couche de peinture en cours d’application.

Tout était prêt pour accueillir la baie vitrée… Il était temps, pour plusieurs raison : d’abord, pour ne pas qu’il neige dans la maison comme l’an dernier, et ensuite parce que l’entreprise locale chez qui nous avons commandé la baie vitrée dépose le bilan en fin d’année… Vu que ce lundi il ne gelait plus et que le temps était magnifique, nous avons décidé de passer la deuxième couche de peinture sur le bardage… En une demi-journée, à 3, ce fut chose faite ! Le bardage sera prêt à passer l’hiver dans les meilleures conditions.

Et là, à 14h00, la fourgonnette arrive ; les 2 poseurs se mettent au travail. Nous avons un débat sur la position de la baie dans le cadre : au milieu de l’épaisseur du mur ? A l’intérieur, affleurant le plaquage de finition ? Les poseurs préféraient la seconde solution, car des cache-joints en alu permettaient de faire une finition parfaite ; mais d’un autre côté, c’était beaucoup plus compliqué pour la jonction avec le frein-vapeur, et cela aurait impliqué que la baie soit fixée sur des demi-chevrons ajoutés plutôt que sur l’ossature elle-même. Finalement la baie a été posée en tunnel, à peu près au milieu de l’épaisseur du mur. Je regretterai peut-être quand le moment des finitions sera venu ;-).

La baie vitrée... Rouge pétant sur un bardage ocre jaune... Mais le coucher de soleil, magique, transforme tout.

La baie vitrée… Rouge pétant sur un bardage ocre jaune… Mais le coucher de soleil, magique, transforme tout.

Du coup j’ai appris comment on pose une baie vitrée : c’est plutôt minutieux, et très intéressant ! En quelques heures, le tour était joué : pour la première fois depuis des mois et des mois, la lumière du jour va pouvoir entrer dans la partie basse de la maison, la bâche protégeant cette ouverture venant de tomber définitivement… Moment magique !

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Dernière étape pour la baie, à l’extérieur : coller le pare-pluie contre la baie, et poser le bardage sur le tableau… Mais on verra ça demain 😉 !

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DSC_4003.resizedImaginez donc : nous voici à l’intérieur de la maison, à même le sol, sur les plaques d’OSB fraîchement posées ; il fait -5°C dehors, et il neige. Nous sommes assis devant le poêle à bois, et nous regardons la neige tomber, en savourant un thé qui a chauffé sur le poêle. Et bien dans quelques jours (d’ici la fin de l’année si tout va bien), ce ne sera plus un rêve mais la réalité : nous sommes dans la dernière ligne droite pour fermer complètement la maison !

Nous avons commencé le bardage de la façade sud la semaine dernière, et ça avance plutôt bien ! Techniquement, pas de nouvelle difficulté : juste l’inconfort de travailler sous les dessous de toit, entre les chevrons et la dernière panne qui soutient les débords de toit. Je suis devenu contorsionniste, et nous avons dû adapter les outils : vu que la visseuse ne passe pas dans ces petits espaces, j’ai dû créer une rallonge d’une cinquantaine de cm pour tenir les embouts et pouvoir atteindre les vis tout au fond… Vous imaginez que ça ne tourne pas très rond, un empilement de rallonges de visseuses ;-). Mais ça fait le job.

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DSC_4002.resizedNous avons failli avoir un échafaudage qui nous aurait permis de couvrir toute la façade sud d’un coup, mais au montage nous nous sommes rendus compte que l’échafaudage était trop haut de 20cm, et ne passait donc pas sous les dessous de toit… En fait il aurait fallu des demi-échelles et des pieds rallongés, mais tout était stocké un peu loin et je ne voulais pas plus embêter notre mécène : merci quand même Jacky ! Du coup, nous avons remonté l’autre échafaudage, qui ne permet de couvrir qu’une moitié de la façade : tant pis, nous ferons la première moitié et déplacerons l’échafaudage pour le seconde !

Lundi matin, surprise : l’échafaudage est par terre… Il y a eu un gros coup de vent du Nord tôt le matin, et les bâches ont poussé l’échafaudage, qui n’était pas attaché… Grosse erreur. OK, le vent du nord est plutôt sympa ici ; il est rarement violent. OK, il y avait peu de prises d’air dans la maison (seulement la porte de l’appenti) : tout le reste était bâché. OK, l’échafaudage n’était vraiment haut : un peu plus de 3m. Mais le fait est là : ça a suffi pour faire tomber l’échafaudage… Et comme dirait le propriétaire de l’échafaudage : « Un échafaudage, c’est pas fait pour tomber ».  Bilan : les 2 plateaux sont tordus, mais le reste n’a pas souffert. Nous partons donc chez MacGyver (ou l’Agence Tout Risques, comme vous voulez : le genre d’endroit où vous arrivez avec un congélateur dans la voiture et vous repartez avec un camion-frigo) : avec un cric et un fend-bûches, en 10 minutes les plateaux étaient redressés… J’adore quand un plan se passe sans accroc. Encore une bonne leçon !

DSCN0108.resizedLa première moitié de la façade Sud est maintenant bardée… Nous venons de déplacer l’échafaudage pour faire la deuxième moitié. Dernière ligne droite avant le thé !

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Façade Nord terminée !

DSC_2725.resizedCe chantier était resté en plan pendant 2 mois (cf. article)…Nous avons repris la pose du bardage, avec Bernard, dans des conditions climatiques beaucoup moins favorables qu’en Septembre… Mais sous les bâches, ça passe ! Le vrai défi pour les façades a été de gérer la partie haute du bardage, qui est coincée sous la panne qui soutient le débord de toit. Pas facile d’accès ! Et pourtant, il a fallu faire l’étanchéité du pare-pluie, poser des grillages anti-rongeurs entre les chevrons, visser les liteaux et clouer le bardage.

Étant données les conditions météo, je n’ai pas vraiment pris soin de prendre des photos… J’aurai peut-être l’occasion d’en prendre pour la façade Sud, qui posera les mêmes défis. Toute la partie haute du bardage a été longue et laborieuse ; mon ostéo va encore faire fortune avec toutes ces positions tordues, à forcer alors que le corps est vrillé et accroupi ;-)… Le reste n’a été qu’une formalité : l’équipe de choc tourne à plein régime ! Nous n’avons presque plus besoin de nous parler… Un plaisir ! Nous avons aussi posé le coin Nord-Ouest du bardage, afin de pouvoir commencer à faire le retour du bardage sous l’appenti.

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La façade Nord, presque terminée…

La façade Nord est donc terminée ! Il ne reste que les appuis de fenêtre à poser, et cette partie de la maison sera prête à accueillir les menuiseries… C’est d’ailleurs tout le défi de cette période : fermer la maison  avant le vrai mauvais temps, afin de pouvoir travailler à l’intérieur à l’abri. Il ne reste « que » la façade Sud à terminer, et nous serons prêts pour les menuiseries !

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DSC_2651.resizedDeux mois… Un trou noir, un saut quantique dans mon calendrier… Amnésie partielle, fatigue certaine, changement de vie radical. Ça bouge ! Alors, pour commencer, je constate en regardant le tableau de bord du blog que nous avons dépassé les cinquante mille visites… 50 000 visites ! C’est de la pure science-fiction, et même si ce chiffre ne veut pas dire grand chose, ça me touche. Ensuite, et c’est un effet de bord des courtes nuits qui laissent de la place à la lecture, j’ai découvert que les atomes d’hydrogène qui nous composent (nous sommes faits majoritairement d’eau, et donc d’hydrogène) et qui composent toute chose sur cette planète et ailleurs dans l’univers, eh bien ces atomes ont tous exactement le même âge, à 3 minutes près : 13,7 milliards d’années. Bah oui, nos cellules sont faites d’atomes d’hydrogène qui ont tous 13,7 milliards d’années, et c’est pareil pour les animaux, les arbres, les plantes, les minéraux. Nous avons tous cela en commun. Du coup j’ai mis à jour la section « Terreau de pensées » du site, avec des extraits d’un bouquin du célèbre astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Même si j’ai très envie d’écrire ce que cette découverte change pour moi, je suis bien conscient que je me disperse un peu ;-)…

Revenons donc aux travaux (bouh…) : deux mois découpés, hachés menu, qui heureusement sont restés un peu productifs grâce à des coups de main… Merci encore les maçons ! Le mur de soutènement a été rapidement monté en parpaings à bancher, ainsi que les soubassements de la grange. J’ai découvert qu’il y avait 2 écoles pour les parpaings à bancher : ceux qui montent tout à sec et coulent tout d’un coup, et ceux qui coulent au fur et à mesure, tous les 2 ou 3 rangs. Nous avons choisi la première école : les 1m80 de parpaings à bancher ont été montés d’un trait, à sec, en prenant bien soin de ferrailler au fur et à mesure (2 fers de 8 verticaux par parpaing, plus 1 fer horizontal tous les 2 rangs, avec les équerres qui vont bien à chaque poteau). Et nous avons tout coulé d’un coup, ou presque. En gros, le volume de béton contenu dans un parpaing à bancher est de 0,2*0,5*0,13 (13 cm de largeur à l’intérieur)= 0,013m3 ; soit 1m3 de béton tous les 77 parpaings, à la louche. Seulement voilà : c’est plutôt fragile, ces bêtes là (les parpaings à bancher). Quand le béton liquide coule d’une hauteur de 2m dans le mur, ça pousse. Ça pousse sauvagement, même. Il suffit qu’un parpaing ait pris un choc un peu rude à la pose ou au transport pour qu’il explose quand le béton arrive. Et là, c’est la cata : le béton s’étend sur le sol ; il faut boucher le trou (créé par le parpaing à bancher cassé), consolider, et prendre une pelle pour ramasser les 0,5m3 de béton par terre (dans le meilleur des cas). Ça s’est produit 2 fois sur le mur de soutènement et 3 fois sur la cuve de récupération (j’y reviendrai, promis) ; ça détend bien les épaules et ça remplit bien les bottes ;-).

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Coffrage et coulage du mur de soutènement

Bref, si c’était à refaire, je crois que je choisirai la deuxième école, tranquillou, en prenant bien soin de couler tous les jours afin que la continuité du béton se fasse dans le mur. C’est en fait une question de temps et de main d’œuvre : peu de monde longtemps, ou beaucoup de monde sur un temps réduit ; on revient à l’équation magique

Nous nous sommes bien amusés aussi pour les coffrages dans tous les sens : ça ressemble beaucoup plus à ce que j’aime faire ! En gardant en tête que le béton pousse aussi fort sur les coffrages que sur les parpaings à bancher (le béton ne fait pas de discrimination ;-))… J’ai utilisé des voliges qu’il nous restait pour ces coffrages ; avec le recul, c’était vraiment limite : il s’en est fallu de peu pour que les coffrages explosent ; ce n’est donc pas pour rien que la planche à coffrage fait 27mm d’épaisseur et non pas 18mm comme la volige. Bref, c’était tendu, mais rigolo. Explosera ? Explosera pas ? Sachant que si ça explose, c’est plutôt la grosse galère, car il faut refaire un coffrage rapidement, avec les moyens du bord, et ramasser le béton par terre à la pelle. Le cauchemar. Nous avons échappé à ça. Parmi les coffrages, nous avons aussi créé une ceinture de chaînage au-dessus du mur, armée. Elle fait une douzaine de centimètres, et permet à la fois de créer un poteau horizontal qui solidarise tout le mur, mais aussi de rattraper les différences de niveau sur l’empilement des parpaings. Eh oui, l’inconvénient de couler le premier rang de parpaings dans les fondations, c’est que le niveau n’est pas nickel, vu qu’ils s’enfoncent plus ou moins selon le moment où on les a posés (le béton de la fondation étant plus ou moins pris).

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Le coulage du mur s’est fait en 2 étapes au final : la première avec un « cul de toupie » qui restait de la cuve de récupération, et le reste à la bétonnière. Vu qu’il fallait manier un gros volume de béton, et que comme dirait un collègue « on n’est pas là pour biner les blettes », j’ai emprunté une bétonnière adaptée (merci Pierrot !), derrière un tracteur… Finies les brouettes de béton !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Une fois le mur de soutènement et les soubassements coulés, nous avons enduit tout ça au ciment hydrofuge, en 2 passes, au compresseur (merci Fabrice !). L’idée est que l’eau du talus coule le long du mur, sans s’y infiltrer (pour éviter les dégâts dus au gel), pour aller se jeter tranquillement dans le drain qui cheminera à la base du mur et ira dans la mare via le réseau d’évacuation des eaux de drainage (cf. ici et ). Ce fut un peu galère à cause des inondations à répétition, mais au final ça s’est fait, en plusieurs fois, patiemment….

Le mur coulé, avant l'enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur coulé, avant l’enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur, après enduit (qui n'est en fait qu'un dégrossi de ce côté du mur)

Le mur, après enduit (qui n’est en fait qu’un dégrossi de ce côté du mur)

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps... Une telle quantité d'eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique...

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps… Une telle quantité d’eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique…

Ouf… Pendant l’hiver dernier, le talus s’était copieusement écroulé ; je redoutais la même chose cette année, sans jamais trop savoir de combien il pourrait s’écrouler. Eh bien ça y est : il n’ira plus bien loin. Il ne reste qu’à poser le drain et à combler un minimum, et nous serons prêts pour l’hiver, au moins de ce côté là ! Les fondations de la grange sont elles aussi prêtes. Même si la précision n’est plus au millimètre comme pour la maison (mais plutôt au cm, voire 2 ou 3 cm), ça ira bien. J’apprends encore à lâcher… Finalement, cela clôt les gros travaux de maçonnerie, à priori. Si jamais un jour on remonte quelque chose sur le terrain, je changerai de technique et de conception, c’est sûr. Trop, beaucoup trop de béton. J’en profite pour tirer mon chapeau aux maçons, de manière générale : j’en suis maintenant sûr : ce sont des mutants. Boulot hyper physique, par tout temps, et finalement assez technique : bravo ! Vous méritez bien votre retraite à 55 ans ;-).

Prochaine étape : terminer (enfin) le bardage, avant l’hiver !

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DSC_9708.resizedLever de rideau sur la façade Est… Ça fait du bien de ne plus voir ces bâches cacher cette surface de mur ! En fait, ce pignon devient le premier mur extérieur de la maison terminé… Certes, il faut encore passer la deuxième couche de peinture, mais le plus gros est fait. L’échafaudage déguise encore ce pignon, mais il doit rester là tant que la deuxième couche de peinture n’est pas passée et que le zinc de rive n’est pas posé… Nous avons donc pu commencer le bardage de la façade nord il y a quelques semaines (il y a un bon décalage maintenant entre le blog et la réalité du chantier ;-)). Avec Bernard, la machine est rodée : ça avance vite et bien !

Façade sud lattée et contre-lattée... On aperçoit le seuil de porte coulé.

Façade nord lattée et contre-lattée… On aperçoit le seuil de porte coulé.

Rien à signaler de spécial pour cette façade : nous avons d’abord posé les coins de bardage autour des ouvertures (2h/ouverture à une personne en gros), puis latté et contre-latté. Ah, si : pour cette façade, j’ai pensé à poser un liteau sous les fenêtres afin de pouvoir poser les crochets de volets… J’avais simplement oublié de le faire pour les 2 pignons, et un jour, en pensant aux volets, je me suis dit qu’il manquait quelque chose… J’improviserai le moment venu.

Viennent ensuite les premières planches de bardage : nous avons calé tout le bardage sur la porte d’entrée afin que les planches soient symétriques de chaque côté de la porte d’entrée. Pour les autres ouvertures, ça tombera comme ça tombera, j’ai renoncé à faire des plans du bardage pour les autres façades : nous nous adaptons au fur et à mesure. Avant de commencer à barder, il a fallu couler le seuil de porte de la porte d’entrée. Nous avions fait un prototype du côté de l’appenti à bois, donc ça a été plus rapide : nous avons repris les pièces du coffrage (les 2 portes sont aux mêmes dimensions), et nous avons coulé le seuil de porte avec du ciment blanc assez gras, mélangé à de la fibre afin de l’armer. En coulant, nous avons mis quelques vis ici et là (quelquefois avec des morceaux de grillage entre 2 vis) afin que le seuil soit bien ancré à la maison et qu’il ne bascule pas sous le poids… Il se peut bien qu’à un moment donné on passe des choses lourdes par ici : autant que ça tienne. Je réalise en écrivant que je n’ai pas pris de photos pour cette partie… Le photographe aussi est un peu à la rue… Il faudra que j’en parle au patron, il commence à y avoir du laisser-aller dans cette équipe ;-).

Zoom sur la première partie du bardage nord : il est "calé" sur la porte d'entrée.

Zoom sur la première partie du bardage nord : il est « calé » sur la porte d’entrée.

Vue d'ensemble sur la première partie du bardage nord.

Vue d’ensemble sur la première partie du bardage nord.

Une fois le bardage de la façade nord commencé, nous avons pu poser le coin nord-Est du bardage, et raccorder ainsi les bardages Est et Nord… Il fallait que je sache comment la dernière planche du bardage nord allait arriver sur le coin avant de le poser : si c’était une planche inférieure, il fallait faire une feuillure ; si c’était une planche supérieure, on pouvait poser le coin tel quel.

Profil du coin de bardage. Les feuillures n'existent pas forcément, en fonction de la planche de bardage qui recouvre le coin.

Profil du coin de bardage. Les feuillures n’existent pas forcément, en fonction de la planche de bardage qui recouvre le coin.

Les 4 coins de la maison ont été taillés à partir de madriers 8×23 ; il a fallu les couper en deux, puis les raboter pour atteindre les cotes voulues. Un grand merci au charpentier pour le prêt du matériel ! Un petit coup de défonceuse pour faire un coin arrondi et le tour est joué. La partie la plus délicate (mais la plus sympa) a été de découper le bas du coin de bardage en biseau pour faire une goutte d’eau (en fait, pour éviter que l’eau qui s’écoule le long de la pièce de bois ne remonte par capillarité sous la pièce). En fait, c’est un double biseau, puisque nous sommes en coin… Rigolo comme prise de tête 3D.

"Double biseau" sur le coin de bardage

« Double biseau » sur le coin de bardage

Coin de bardage posé

Coin de bardage posé

J’en profite pour faire un zoom sur le décalage du bardage : j’en avais parlé dans un article précédent, mais après plusieurs tentatives j’avais renoncé à faire un schéma : voici donc quelques photos qui en disent plus long qu’un schéma absent 😉 :

Décalage des lattes : la partie supérieure est plus épaisse de 18mm (l'épaisseur du bardage)

Décalage des lattes : la partie supérieure est plus épaisse de 18mm (l’épaisseur du bardage)

Zoom sur le décalage du bardage

Zoom sur le décalage du bardage

La pose du coin de bardage nous a permis de fermer la partie nord du pignon Est… Ça prend forme ! Il ne reste que la jonction avec la façade sud à fermer… Nous avons donc décidé d’enchaîner sur le remplissage du mur de la façade sud !

Remplissage de la façade sud avec les panneaux de fibre de bois

Remplissage de la façade sud avec les panneaux de fibre de bois

Là encore, rien de nouveau : découpe des panneaux de fibre de bois (et pas des doigts… je ne supporte plus le bruit de cette machine), puis découpe et pose des panneaux de pare-pluie. En une journée et demi, à deux, on pose la totalité de la fibre de bois et 2/3 des panneaux pare-pluie…

Les panneaux pare-pluie sur la façade sud.

Les panneaux pare-pluie sur la façade sud.

Le remplissage du mur de la façade sud nous permet de couler l’appui de la baie vitrée… En début de semaine le fabricant a appelé : il est prêt à poser… Nous, pas vraiment ;-).

Nous nous rapprochons petit à petit du « hors d’eau hors d’air »… Dans quelques semaines, nous seront prêts à accueillir les portes, fenêtres et baie vitrée… Là, ça sera un gros changement. Mais d’ici là, il reste quelques planches de bardage à poser ! 😉

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DSC_9360.resizedDu gâteau. Ou presque ! Le pignon Est est presque terminé ! Nous l’avions commencé avec Fred fin mars (cf. article), et puis ce pignon était resté dans le jus, moitié ouvert moitié fermé, protégé par de grandes bâches. Je savais que les découpes du triangle du pignon n’allaient pas être super rigolotes, ayant déjà vu le film pour le pignon Ouest. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas eu de surprise, ou de difficulté technique !

Les étapes ont été les mêmes que pour le pignon Ouest, en plus facile car il n’y avait pas de raccord de toit à faire (pour l’appenti). D’abord, remplir l’ossature secondaire avec les panneaux de fibre de bois, puis poser les panneaux de pare-pluie, poser les liteaux pour tenir le pare-pluie, poser le grillage anti-rongeurs, poser les contre-liteaux pour accueillir le bardage, et poser le bardage. La routine habituelle, presque… avec de l’aide plus que bienvenue de la part de Bernard !

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Les panneaux de fibre de bois sont posés sur le pignon Est… Que de découpes !

Il a fallu une journée et demi à 2 pour poser l’isolant dans le triangle du pignon ; c’est plutôt long car il y a beaucoup, beaucoup de découpes. Une personne pour prendre les mesures et poser, et une personne pour découper, ça marche bien. Nous découpons toujours la fibre de bois avec une scie circulaire sur banc ; dès le départ, nous avons dû enlever les protections car sinon la fibre de bois ne peut pas passer (trop épaisse). Le bruit de la scie qui coupe la fibre de bois est très typique, très léger, aérien. Du coup, quand le bruit change, on s’en rend compte immédiatement… J’entends encore ce son différent, ce cri, puis le sang. Heureusement, absolument rien de grave, mais nous sommes passés à 2 doigts (c’est le cas de le dire) de l’accident. Bernard s’est entaillé le bout de 2 doigts avec la circulaire : autant dire qu’avec du matériel comme ça, quelques millimètres et les conséquences auraient pu être complètement différentes… On ne sait jamais vraiment comment ça arrive : le bonhomme est hyper expérimenté, consciencieux, plus que sensibilisé sur la sécurité (il m’a tout appris). Un dispositif de sécurité absent, pas de gants, un moment d’inattention, et hop, ça peut vite être la cata. Ce fut un avertissement gratuit, pour nous rappeler à tous que nous sommes sur un chantier, avec du matériel potentiellement dangereux, des conditions aussi potentiellement dangereuses (échelles, échafaudages et acrobaties diverses) : tout peut arriver, en une demi-seconde. Nous avons eu la chance de n’avoir eu aucun accident pour le moment (merci la Vie !), mais la vigilance est de mise, à chaque instant. La fatigue, la précipitation, les pensées virevoltantes ne font pas bon ménage avec ce métier, je le réalise pleinement. C’est vrai que dans mon précédent métier, le plus grand risque était de me fouler une articulation de l’index gauche en ripant sur la touche « E » du clavier… Ou de prendre le faisceau d’un vidéoprojecteur dans les yeux ;-). Ceci d’ailleurs sans aucune offense à mes anciens collègues (je pense bien à vous !)… Fin de l’épisode, mais la leçon est retenue.

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Les panneaux pare-pluie sont posés

La pose du pare-pluie, toujours avec autant de découpes, a pris une journée de travail à 2. Nous avons ensuite posé les liteaux verticaux et le grillage anti-rongeurs le long des chevrons : cette fois-ci, une vraie partie de plaisir avec l’habitude, et surtout avec l’agrafeuse pneumatique : fini les cavaliers plantés au marteau dans les petits recoins… Les raccordements avec les pannes sont toujours un peu plus compliqués, mais au final ça s’est bien passé.

Détail sur le tour d'une panne intermédiaire

Détail sur le tour d’une panne intermédiaire

L’étape suivante a été de poser les liteaux horizontaux ; pour ce faire, il nous a fallu fabriquer les cadres de fenêtres (cf. article) : nous n’avions fabriqué que les prototypes pour le pignon Ouest… Nous avons donc acheté des madriers 8-23, et les avons usinés à la toupie, à la chaîne cette fois-ci. Nous avons eu une petite panne (courroie de toupie cassée : elle devait bien avoir 30 ans) ; il aura fallu une grosse journée à 2 pour usiner les cadres de 7 fenêtres, une baie vitrée et la porte d’entrée.

Les cadres de fenêtres pour le bardage, en cours d'usinage

Les cadres de fenêtres pour le bardage, en cours d’usinage

La bonne vieille toupie, fabriquée par mon oncle, toujours fidèle au poste !

La bonne vieille toupie, fabriquée par mon oncle, toujours fidèle au poste !

La pose des cadres de fenêtres est un peu délicate (j’aimerais bien revenir dessus en détail : on verra avec la façade sud si je pense à prendre des photos) : il faut en gros 2 heures par fenêtre, seul. La pose des liteaux horizontaux a pris une petite journée à 2, en comptant la finition (fermeture du grillage anti-rongeurs, tours des pannes).

Ajoutons à cela une journée pour finir les enduits des soubassements, et tout est prêt pour la pose du bardage !

Tout est prêt pour recevoir le bardage

Tout est prêt pour recevoir le bardage

Il a fallu innover pour la pose du bardage sur ce grand pignon : en effet, les planches de 4m sont trop courtes pour couvrir la hauteur du pignon… Et puis toute cette surface de pignon, uniforme, je crois que ça aurait été un peu ennuyeux pour l’œil. Nous avons donc décidé de faire une rupture sur le bardage, histoire mettre un peu de dynamisme sur cette surface à priori monotone, et de permettre une jointure du bardage. Notre charpentier m’avait donné une idée (merci encore !), déclinable à l’infini : j’ai choisi la version la plus simple, mais je me réserve la possibilité d’un peu plus de « fun » pour la grange/garage. [Après quelques essais, je renonce à dessiner le truc : je crois que je prendrai un prototype en photo, ça sera plus simple.] L’idée est de décaler le planches à la fois en profondeur (pour que l’eau s’écoule au-dessus de la planche du dessous) et en hauteur (afin d’avoir un recouvrement entre les niveaux). Les liteaux horizontaux de la partie haute sont donc décalés d’une épaisseur de planche de bardage, en profondeur. Voici 2 photos pour illustrer le principe : je reviendrai dessus en détail si j’y pense.

Décalage des liteaux horizontaux sur la ligne de raccordement du bardage supérieur et du bardage inférieur

Décalage des liteaux horizontaux sur la ligne de raccordement du bardage supérieur et du bardage inférieur

Zoom sur le raccordement entre les parties haute et basse du bardage

Zoom sur le raccordement entre les parties haute et basse du bardage ; on aperçoit la grille d’évacuation d’air

Il ne reste plus qu’à poser le bardage, en pensant bien à la découpe du bas des planches en biseau à 30° au moins pour éviter que l’eau ne remonte par capillarité sur la tranche de la planche et ne détériore le bardage à la longue.

Pose des premières planches de bardage

Pose des premières planches de bardage

Nous commençons par la partie basse, en fixant les planches les plus proches du pare-pluie. Le bas du bardage recouvre tout juste le grillage anti-rongeurs en hauteur ; il faut veiller à laisser au moins 20cm entre le bas du bardage et le sol, pour éviter que les éclaboussures de la pluie ne fassent pourrir le bardage prématurément.

Première "couche" du bardage posée en bas

Première « couche » du bardage posée en bas

A cette étape, nous avons percé les murs pour les ventilations de la cuisine et des WC : ça a été un peu plus compliqué que prévu. Entre la structure poteaux-poutres, l’ossature secondaire croisée, et les planches de bardage elles aussi croisées, les options de placement des aérations n’étaient pas très nombreuses… Finalement c’est bien tombé, et en quelques coups de scie cloche (100mm de diamètre, un peu galère à trouver) les trous étaient faits. Ensuite, j’ai passé le tuyau de 100mm (j’avais percé en pente basse en direction de l’extérieur, histoire d’évacuer les condensats à l’extérieur) dans le trou, posé la moustiquaire et la grille alu : hop, 2 évacuation d’air prêtes ! Cette étape a quand même été un peu tendue : je n’ose même pas imaginer la galère si j’avais du tout percer après la pose du bardage…

Aération des WC, vu de l'intérieur (on la devine presque sur cette photo sans flash ;-)).

Aération des WC, vue de l’intérieur : on la devine presque sur cette photo sans flash ;-).

Aération des WC, vue de l'extérieur

Aération des WC, vue de l’extérieur

Nous pouvions ensuite continuer la pose de la couche supérieure du bardage bas.

Partie basse du bardage terminée

Partie basse du bardage terminée

La pose du bardage haut a été faite de même, d’abord avec la couche inférieure du bardage, et ensuite la couche supérieure, avec un soin tout particulier sur l’alignement de la partie basse des planches au niveau du recouvrement : nous avons utilisé une grande règle de 4m calée avec des serre-joints. Je n’avais pas prévu l’épaisseur supplémentaire en usinant le tour de fenêtre de l’étage : j’ai dû recaler un tasseau pour rattraper l’épaisseur. Ca posera sans doute un problème pour les volets, d’ailleurs, mais on verra ça plus tard…

Première couche du bardage supérieur

Première couche du bardage supérieur

Avancée du bardage supérieur

Avancée du bardage supérieur

Il aura fallu au total 4,5 jours à 2 pour poser le bardage du pignon Est… Et encore, avec un cloueur pneumatique… Il reste encore les extrémités du pignon à barder : nous devons attendre que les coins de bardage de la maison soient posés ; et pour les poser, il faut savoir comment les usiner, c’est à dire avoir commencé la pose du bardage des façades…

Mais nous avons de quoi nous occuper en attendant : pose des appuis de fenêtre, fabrication des fenêtres provisoires, deuxième couche de peinture, etc. A suivre !

Encore un grand, énorme merci à Bernard pour son aide précieuse ! Ce fut presque un job à plein temps… Une retraite plutôt active 😉

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