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Archive for the ‘Murs’ Category

La face Nord

Panorama-DSC_7937.resizedC’est fou comme les travaux avancent quand il ne pleut pas pendant une semaine entière ! J’avais presque oublié comment c’était ;-). Nous en avons profité pour fermer la façade Nord avec Bernard (merci !)… Avec l’expérience acquise pour le pignon Ouest, la face Nord a été du gâteau : en deux jours la façade était fermée !

Nous avons posé les panneaux de fibre de bois dans l’ossature et fixé les panneaux pare-pluie ; rien de bien nouveau, aussi je me permets de résumer par un petit film :

Même si le gros du travail a été fait en 2 jours, il reste tout le haut à fignoler (intégration avec les chevrons du débord de toit) ; il n’est pas exclu que ça prenne 2 autres journées, étant donné que c’est difficilement accessible… Il restera ensuite les cadres d’ouvertures à poser, puis le bardage : il y a encore de quoi s’occuper !

Remplissage de l'ossature avec les panneaux de fibre de bois

Remplissage de l’ossature avec les panneaux de fibre de bois

Nous voilà donc avec un mur de plus : la lumière ne rentre plus de la même manière dans la maison, ça fait vraiment bizarre ! On se rapproche de la vraie maison, avec ce mur… Encore un mur et nous seront complètement hors d’eau !

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DSCN9763.resizedEntre 2 averses, le remplissage des murs continue ! La semaine dernière a été clémente avec nous : nous avons pu bien avancer. Cette étape de la construction est vraiment impressionnante : les murs apparaissent petit à petit ; la pluie et le vent ne rentrent plus (au moins par l’ouest ;-)), la lumière se fait de plus en plus tamisée : le cocon se tisse ! C’est vraiment agréable à faire, et on peut mesurer le progrès heure après heure : une grande étape !

Le pignon Ouest est un peu le prototype, le mur-test pour le remplissage. C’est en même temps le mur le plus compliqué car le toit de l’appenti se raccorde sur le mur. Je reviendrai en détail sur cet aspect dans un article dédié je pense. En tant que prototype, je me pose aussi très concrètement les questions des coins de bardage, des encadrements de fenêtres, des appuis de fenêtre, des traversées de gaines électriques, des éventuels conduits d’évacuation d’air : bref, tout ce qui touche à la finition des murs. Du coup, ce pignon prend beaucoup de temps : je teste un peu tout, nous fabriquons des prototypes de coin de bardage, d’appuis de fenêtres, etc. Là aussi, j’espère que je prendrai le temps de faire des articles dédiés.

Le triangle du pignon est aussi un peu long à traiter, car il y a beaucoup de découpes, et la double ossature ne facilite pas les choses pour placer la laine de bois. Par contre, une chose est maintenant certaine : il faut absolument croiser les panneaux de fibre de bois (et donc l’ossature), car les coins des premiers et derniers panneaux sont systématiquement déformés à cause du conditionnement :

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Coins déformés par le conditionnement : il faut absolument croiser les couches d’isolant !

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Un autre exemple

OK, on peut toujours bourrer les trous avec des chutes, mais ça crée d’autres trous sur la largeur ou la longueur : ce n’est pas idéal. A la décharge du fabriquant, j’ai stocké les palettes pendant environ 3 mois avant de les utiliser : ce n’est peut-être pas prévu pour. Il faudrait pouvoir vérifier si le phénomène se reproduit sur des palettes qui ont été stockées moins longtemps. Peut-être une leçon de cette expérience ? Bref, je suis bien content d’avoir fait une ossature croisée, même si c’était plus fastidieux à réaliser.

Côté découpes, je travaille toujours avec une scie circulaire sur banc, mais je me suis acheté un vrai masque (à cartouches)… Pour l’angle à 40° (en fait plus souvent à 50°, l’angle complémentaire), je me suis fait une petite table de correspondance pour les tailles usuelles : si je veux couper un panneau de fibre de bois de 575mm de large (en fait il en fait 570 au max, voire plutôt 565mm) avec un angle de 40°, je mesure 570 x tan 40°= 478mm en hauteur. L’angle est ainsi très précis (beaucoup plus qu’avec un rapporteur à mon goût), et ça va vite.

Trigo - 2

Les découpes pour le triangle du pignon

Les découpes pour le triangle du pignon

Au final, ça va assez vite, mis à part les aller-retour entre l’échafaudage et la table à découper. La découpe du pare-pluie a été une autre paire de manches… Il a fallu faire les découpes pour les pannes, et prévoir suffisamment de dégagement pour enclencher les rainures-languettes. Un vrai casse-tête, surtout en arrivant dans le haut du triangle. Du coup, mes premières impressions concernant le Steico Universal sont confirmées : je me suis bien planté. Franchement, je ne sais pas à quelle utilisation ce produit est destiné, mais ce n’est vraiment pas fait pour être manipulé : c’est beaucoup trop fragile. Et encore, je pense être plutôt précautionneux, même si je ne suis pas dans des conditions idéales. J’ose imaginer ce que ça peut donner en conditions d’entreprise, où les ouvriers du bâtiment ne sont pas censés manipuler de la dentelle ;-). Bref, si c’était à refaire, je prendrais soit de l’agepan DWD, même si le SD est un peu moins bon (0,18m au lieu de 0,11m pour le Steico Universal, cf. article précédent), soit carrément un film sous-toiture perspirant si je n’avais pas besoin d’avoir un mur en « dur » psychologiquement. Une bonne leçon du chantier !

En partie haute du triangle, j’ai posé le grillage anti-rongeurs pour protéger le couloir d’air qui existera entre le bardage et le pare-pluie. Heureusement, le charpentier avait pensé à positionner les chevrons en fonction de l’extérieur du mur. Ainsi, le chevron qui est juste avant le chevron de rive, mais qui fait aussi partie du débord de toit en rive, affleure juste avec le pare-pluie, ce qui permet de mettre un liteau 27 x 40mm pour refermer le pare-pluie proprement sur la charpente, et tenir en même temps le grillage anti-rongeurs.

POse du grillage anti-rongeurs et du liteau 27x40mm pour fermer le haut du pare-pluie contre le chevron

Pose du grillage anti-rongeurs et du liteau 27x40mm pour fermer le haut du pare-pluie contre le chevron

J’ai aussi collé le liteau 27×40 sur le pare-pluie avec une colle cartouche pas très naturelle…

Alors dans le chapitre des fausses bonnes idées, je me faisais du souci pour passer le frein vapeur derrière les fermes par l’intérieur, vu qu’il n’y a que 7cm entre l’isolant et les fermes. J’avais donc essayé de poser le frein vapeur avant l’isolant, ce qui paraissait plus facile car je pouvais accéder par l’extérieur du mur (qui n’avait pas encore d’isolant). En fait, non seulement c’est vraiment pénible à faire (le plancher haut n’est pas fait car pas à l’abri, du coup il est difficile de poser une échelle ou un escabeau à l’intérieur), mais en plus le frein vapeur a été plutôt maltraité pendant la pose de l’isolant : il faudra peut-être que je change ce lé d’Intello car il a l’air abîmé. Une bonne perte de temps, mais un bon test sur ce qu’il na faut pas faire 😉

Voilà donc pour le pignon Ouest, qui est maintenant presque terminé ! Nous avons enchaîné avec l’aide de Fred le pignon Est : en une journée, toute la partie basse du pignon a été fermée. Merci encore Fred !

Pignon Est - vue de l'intérieur

Pignon Est – vue de l’intérieur

Pignon Est à la pause déjeuner

Pignon Est à la pause déjeuner

Pignon Est en fin de journée, avant le bâchage.

Pignon Est en fin de journée, avant le bâchage.

Il y a quelques jours, j’ai craqué : j’ai dévalisé le magasin de bricolage de ses bâches : j’ai maintenant de quoi faire tout le tour de la maison : les murs avanceront quelle que soit la météo. Bâcher prend un temps fou (surtout tout seul), aussi j’essaie autant que possible de poser les bâches de manière à ce qu’elles soient ouvrables facilement pour travailler en dessous : le problème se pose surtout pour les pignons, où la bâche se trouve entre l’échafaudage et le mur, empêchant ainsi de travailler sur le mur. Quand je pense à la manière dont j’avais fixé les bâches la première fois, je rigole bien. Je les fixe maintenant avec des morceaux de liteaux d’une cinquantaine de cm, avec 2 vis : c’est facilement démontable, et la pression des vis fait que la bâche est serrée entre le liteau et le bois : cela tient fort et évite le déchirement. Oubliés les œillets, les clous, les lattes clouées : ça ne marche pas.

Il y a encore pas mal de travail pour les murs, mais je constate que maintenant que c’est rôdé, ça va vite, et c’est toujours aussi plaisant… A suivre !

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DSC_6701.resizedBon, je n’ai pas été très bavard ces derniers temps sur le blog… Non pas que la neige et le reste aient bloqué notre accès Internet, mais le mois de février a été plutôt chargé. D’abord, mon bon vieil ordi, qui allait fêter ses 10 ans, s’est éteint définitivement. Ce n’est pas sans une certaine fierté que je vous annonce que vous êtes en train de lire le premier article du blog écrit sur du logiciel libre… Exit Microsoft, bienvenue à Ubuntu ! Évidemment ça va faire marrer plein de monde (les jumeaux Corses, Steph, Jo et toute la bande), et pour les autres vous vous demandez déjà sur quel blog vous êtes tombés… Revenons donc à la construction. Le mois a aussi été chargé pour cause de stages, notamment en chauffage solaire, mais je crois que j’aurai l’occasion d’y revenir !

Nus avons profité des premiers beaux jours pour terminer l’ossature secondaire ; finalement avec l’habitude ça a été plutôt vite ! Nous voici donc prêts pour une étape décisive : le remplissage des murs. Encore une fois, comme pour le toit, la météo est assez critique : pas question de poser les panneaux de fibre de bois sous la pluie… Du coup, on a embauché : Edouardo, Cécile, Maéva et Bob ont été au rendez-vous : un grand merci à vous ! Après le démontage de l’échafaudage pour le remonter sur la façade Ouest, tout était prêt pour commencer à remplir le mur…

Echafaudage sur le pignon Ouest... 2 bonnes heures de boulot pour le montage/démontage.

Echafaudage sur le pignon Ouest… 2 bonnes heures de boulot pour le démontage/montage.

La première étape a été de fixer le grillage anti-rongeurs sur la lisse basse. Il existe des grilles toutes faites mais hors de prix (à partir de 3€ le mètre linéaire, jusqu’à… bien plus) ; nous avons trouvé un grillage galvanisé avec un pas de 6mm dans le magasin de bricolage du coin : 30 Euros le rouleau de 10 ml, de 1m de large. Pour une bande de 20cm de grillage, on obtient donc 50ml de grille anti-rongeurs pour 30€, soit 0,6€/ml… En plus c’est beaucoup plus flexible à l’installation, vu qu’on peut faire des retours sur les tasseaux pour être sûr qu’aucun jour ne va être créé lorsque le bardage va travailler. Alors qu’avec une barre rigide, si le bardage travaille, des trous se créent… Pour la fixation sur la lisse basse, nous avons improvisé avec des pointes galva ; c’est vrai que j’aurais pu aller acheter une boite de cavaliers chez notre marchand de matériaux, ça aurait fait plus propre. On verra ça pour les autres façades éventuellement.

Fixation du grillage anti-rongeurs

Fixation du grillage anti-rongeurs

Nous pouvons maintenant poser les panneaux de fibre de bois (cf. article sur la conception des murs)… Premier constat : malgré les essais faits avec les panneaux lors de la pose de l’ossature secondaire, nous constatons que les panneaux pourraient être un peu plus serrés dans l’ossature… Je crois que pour des panneaux entiers, il faut aller au-delà de la préconisation constructeur de 10mm de compression : je mettrais 20mm en largeur et 30mm en hauteur. Dans tous les cas, je suis vraiment content d’avoir fait une ossature croisée : les panneaux de fibre de bois sont en effet un peu déformés dans les coins, du fait de leur conditionnement sous plastique et en palettes : les coins sont légèrement arrondis, laissant un peu de vide au coin de l’ossature. J’ai parfois regretté ce choix lors du montage de l’ossature secondaire qui du coup prenait 2 fois plus de temps qu’avec une ossature simple, mais je constate maintenant que c’était le bon choix ; je ne vois d’ailleurs pas d’autre option pour éviter les « trous » d’isolant en bordure d’ossature.

Ossature croisée et plaques d'isolant...

Ossature croisée et plaques d’isolant…

Alors que nous étions tranquillement en train de poser nos plaques d’isolant, un intrus est arrivé : la pluie… Pas du tout prévue au programme. Nous avons donc bâché le pignon afin de protéger la fibre de bois, et nous avons pu continuer de travailler sous la bâche. Du coup, nous avons décidé de poser les panneaux pare-pluie au fur et à mesure. Les panneaux se posent à partir du bas, bien de niveau, face imprimée vers l’intérieur (pour que la face paraffinée soit à l’extérieur), et languette vers le haut. Je suis encore un peu dubitatif sur ce choix de panneaux (Steico Universal pour le pas le nommer) ; le pare-pluie aurait pu être un simple film de sous-toiture perspirant (le même que nous avons utilisé en toiture), mais psychologiquement j’avais besoin d’avoir un pare-pluie un peu rigide pour les murs : l’idée d’avoir des murs en papier et carton me gênait un peu, merci les 3 petits cochons ;-). Mais au vu de la fragilité des panneaux, je me dis que j’aurais très bien pu mettre du film, ou bien carrément quelque chose de beaucoup plus rigide (mais toujours perspirant) type Agepan DWD. Bref, je ne suis pas vraiment convaincu de ce pare-pluie, même s’il a des avantages, notamment celui d’ajouter encore une couche d’isolation.

Panneaux pare-pluie posés

Panneaux pare-pluie posés

Nous avons mis un filet de colle sur les coins (de la maison, mais aussi des ouvertures) entre le pare-pluie et l’ossature, afin qu’il n’y ait pas de passage d’air entre l’extérieur et l’isolant ; un isolant est isolant car il emprisonne de l’air ; toute circulation d’air dans l’isolant peut dégrader ses performances. Bon, OK, là encore, un bon nombre de charpentiers ou de constructeurs de maisons ossature bois vont rigoler : je pousse peut-être le bouchon un peu loin. Mais je me dis qu’un petit filet de colle ne coûte pas trop cher et peut faire une différence à la fin… Perfectionniste ? Bah… Je bosse dessus ;-). Nous avons même poussé le vice jusqu’à mettre un petit filet entre chaque plaque, à l’extérieur…

Pour le bas des panneaux de pare-pluie, nous avons plaqué un liteau 27x40mm contre la lisse basse et le bas du panneau ; nous avons auparavant mis un filet de colle sur les 2 faces du liteau en contact avec les autres matériaux. Ce liteau permet de coincer complètement le grillage anti-rongeurs contre le mur, évitant ainsi tout trou qui pourrait apparaître avec la déformation du bois.

Bas des panneaux pare-pluie : liteau de 27x40mm & grillage anti-rongeurs

Bas des panneaux pare-pluie : liteau de 27x40mm & grillage anti-rongeurs

Enfin, les panneaux pare-pluie ont été fixés au mur à l’aide de liteaux 27x40mm et de vis 5x80mm. Sur les coins de murs et d’ouverture, nous avons découpé une bande d’écran sous toiture et l’avons placée sous le liteau vertical afin de faire un retour « étanche » avec l’autre face du coin. Là encore, je ne pense pas que ça soit indispensable, mais ça ne coûte pas cher.

Après 2 bonnes journées de travail (en comptant le démontage et le montage de l’échafaudage, plus la pose des bâches protectrices), la moitié du pignon est fermée… Reste encore à poser le frein vapeur à l’intérieur. Ça fait quand même bizarre d’avoir un mur au rez de chaussée… Encore une grande étape !

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DSC_6522 (Custom)Après une bonne pause en Décembre, les travaux sont repartis en ce début Janvier ! Nous travaillons sur la structure des murs extérieure (cf. article précédent sur le sujet) afin de pouvoir fermer la maison au plus vite ! L’épisode de la neige était rigolo, mais j’aimerais autant faire en sorte qu’il ne puisse plus arriver…

En fin d’année dernière, nous avions installé une bâche afin de protéger la façade sud : les vents dominants ici proviennent du sud-ouest. Cette bâche est fixée au bout des chevrons de débord de toit, et passe par dessus l’échafaudage de la façade sud ; cela nous a permis de travailler à l’abri de la pluie pour monter l’ossature secondaire.

Ossature secondaire de la façade sud - avec la protection

Ossature secondaire de la façade sud – avec la protection

C’est assez émouvant de voir les murs de la maison prendre forme petit à petit, notamment avec les ouvertures (portes et fenêtres) qui se dessinent… Nous avions d’ailleurs prévu de commander les menuiseries au plus vite, mais nous avons changé d’avis en cours de route : en fait, toutes les menuiseries vont être faites sur mesure quoiqu’il arrive ; plutôt que de s’épuiser à tenir les cotes exactes théoriques en construisant l’ossature, nous avons décidé de finir l’ossature et ensuite de prendre les mesures précises pour la commande. Le gain de temps est assez considérable. Le seul élément que nous devons respecter précisément est l’équerrage des montants qui délimitent les cadres des ouvertures. Cela a d’ailleurs été plus compliqué que prévu pour la mise en oeuvre : j’ai pas mal galéré pour trouver un bon système pour l’équerrage. A la base, il faut que les 2 montants verticaux soient parallèles : nous les avons calés au fil à plomb (de maçon) puis avons vérifié le parallélisme. Nous avons ensuite posé le linteau (montant d’ossature horizontal au-dessus de la fenêtre ou de la porte) de manière à ce qu’il soit perpendiculaire aux 2 montants verticaux. Et là, il y a eu des surprises : les 2 montants verticaux sont parallèles, il y a un angle droit d’un côté avec le linteau, mais pas de l’autre, ce qui d’un point de vue théorique n’a pas de sens (mais en pratique c’est bien cela que je constatais)… J’ai d’abord incriminé l’équerre, trop petite pour être précise. Bernard m’a fabriqué une équerre plus grande (merci encore !), mais elle n’est pas parfaitement « juste ». Au passage, j’ai appris comment vérifier qu’une équerre est « juste » : il suffit de la mettre par terre, sur un support parfaitement plan sur lequel on peut écrire (un panneau d’OSB par exemple), et de la poser contre une règle : on trace le trait perpendiculaire à la règle, le long de l’équerre. Puis il suffit de retourner l’équerre (symétrie par rapport au trait que nous venons de tracer), de recaler l’équerre contre la règle et de voir si le trait est bien contre l’équerre. Un petit dessin valant mieux que beaucoup de mots :

Equerre juste

Vérification d’une équerre : celle-là, il faut la jeter 😉

J’étais face à une situation un peu folle : 2 montants parallèles, une perpendiculaire d’un côté mais pas de l’autre. La règle du 3-4-5 (cf. article) donnait aussi 2 angles droits mais l’équerre refusait de confirmer. Et les montants étaient à peu près droits (vérification à la règle). Du coup j’ai lâché l’affaire : 8mm de défaut d’équerrage sur 2,25m, ça ira. Oui, oui, je commence à lâcher un peu, au fur et à mesure que le temps passe… 😉 On prendra un peu de rabe pour les cotes des menuiseries et ça devrait être OK !

Autre petit souci : le bois d’ossature a pris un peu l’eau dehors car la bâche était abîmée ; mais les dégâts ne sont pas trop importants. Je suis bien content que les montants soient en bois contrecollé et ainsi moins susceptibles de se cintrer ou de vriller : je n’ose même pas imaginer l’état des barres d’ossature suite à cet incident si nous avions choisi du bois massif…

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Les murs prennent forme

Depuis début janvier, nous avons fini la façade Sud, et à ce jour presque terminé la façade Nord : il aura fallu au total 4 jours et demi, à 1 personne, pour monter complètement les ossatures (intérieure et extérieure) du pan Nord. Il faudra une bonne semaine encore pour construire l’ossature du pignon Est… C’est donc la prochaine étape !

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Alors que la pluie nous empêchait de poser l’isolant sur le toit, nous en avons profité pour commencer le montage de l’ossature secondaire, qui constituera les murs. L’ossature secondaire est réalisée avec des montants 95×45 mm, d’une longueur de 6 m, débités sur place. J’ai un peu lutté pour trouver du bois d’ossature à un prix abordable… Le défi est de trouver du bois sec, raboté, calibré (c’est à dire qui a les mêmes cotes partout) et droit ! Bref, du bois d’ossature. Beaucoup de marchands de matériaux revendent du sapin brut, traité et soit-disant calibré comme du bois d’ossature, mais il y a toujours un gros problème, le plus fréquent étant que le bois n’est pas séché et donc se vrille facilement, rien qu’au stockage. J’ai eu la chance de tomber sur un lot de bois d’ossature contrecollé pas cher, que j’ai fait livrer fin Août. A la mise en oeuvre il est parfait !

D’un point de vue conception, je voulais plusieurs choses :

  • croiser l’isolant le plus possible pour une meilleure isolation
  • éviter les ponts thermiques (notamment les montants d’ossature, ainsi que la structure poteaux-poutres)
  • garder les fermes de pignon apparentes à l’intérieur

La solution a été de faire 2 ossatures superposées (j’avais commencé à décrire la constitution des murs dans l’article précédent), une intérieure et une extérieure. Pour les murs de façade, l’ossature intérieure sera dans la structure poteaux-poutres, alors que l’ossature extérieure viendra recouvrir l’ossature poteaux-poutres. Pour les murs de pignon, les 2 ossatures viendront recouvrir la structure poteaux-poutres afin de garder les fermes apparentes.

Reste à croiser les ossatures, en tenant compte de l’écart de l’isolant et des ouvertures (fenêtres et portes). Les dimensions des plaques isolantes étant de 1220*575 mm, et qu’il faut garder au moins 1 cm de compression pour poser les plaques, les montants d’ossature auront un entraxe de 610 mm (565mm + 45 mm d’ossature) autant que possible.

Plan des ossatures secondaires Nord (intérieure et extérieure)

Plan des ossatures secondaires Ouest

L’ossature secondaire à l’Ouest a une petite particularité puisqu’elle intègre la panne faîtière de l’abri à bois. L’abri à bois repose sur le pignon Ouest, et nous avons pensé avec le charpentier que la meilleure solution serait d’intégrer la panne à l’ossature secondaire extérieure.

Intégration de l’abri bois dans le pignon Ouest

L’inconvénient de cette approche est qu’à cet endroit, il n’y aura que 10 cm d’isolant dans le mur (le reste sera du bois brut : soit la panne, soit les chevrons). L’avantage est qu’ainsi, l’intégration est solide (la panne faîtière repose sur les montants verticaux de l’ossature secondaire extérieure, et est reprise sur les montants de l’ossature secondaire intérieure), et elle sera complètement étanche, contrairement à une approche pour laquelle la panne serait fixée à l’extérieur du mur de pignon.

Il a donc fallu calculer la hauteur de la faîtière de l’abri bois afin de laisser de la place pour les fenêtres de l’étage ; au final cela fait une pente de toit de 30°, ce qui est inférieur à la norme, mais qui sera suffisante pour cette surface de toit.

Ossature secondaire Ouest et intégration de la panne sablière de l’abri bois

La distance à couvrir entre les 2 pannes de l’abri bois étant importante (3 m), nous avons chevronné avec des bastaings 6×16 ; ils sont repris sur les pannes avec des tire-fond de 12 x 140 mm. Je crois que ça ne bougera pas, et c’est tant mieux ! 😉

Pour les chevrons de rive de l’abri bois, j’ai réalisé un peu tard que les bastaings seraient un peu gros et que cela ne serait pas beau… Nous avons donc improvisé en intégrant des chevrons classiques en rive ; il a fallu fabriquer une cale sur la panne sablière ainsi que 2 fausses pannes intermédiaires qui reprennent les chevrons de rive. Ces 2 fausses pannes sont reprises sur l’avant-dernier bastaing afin d’éviter que le dernier ne se vrille. Une photo vaut mieux que beaucoup de mots :

Chevron de rive de l’abris bois

Chevronnage de l’abri bois terminé

Ça y est, la structure du premier mur est terminée ! Il restera encore beaucoup de travail pour que cela devienne un vrai mur, mais on devine déjà la forme définitive ainsi que les ouvertures, et ça me met en joie ! J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir pour la construction de cette ossature, même si ça a été un peu inconfortable pour ces grandes hauteurs de pignon ; pour l’autre pignon on échafaudera, ça sera plus cool. Je crois même que pour l’instant, cette partie a été ma partie préférée de la construction ! Bonne nouvelle : il reste encore 3 murs à faire 😉

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Nous voici à 2 doigts de poser les premières plaques d’isolant… Je me dis que c’est le bon moment pour décrire le chemin parcouru dans ce domaine ! L’isolation a été un grand sujet de réflexion pour la conception de la maison ; en effet, elle est au croisement de plusieurs grand éléments de la maison : toit, murs, planchers et influe significativement sur la conception de ces différents éléments.

De manière globale, notre objectif est d’avoir une maison performante thermiquement, c’est à dire qui nous protège du froid (et garde la chaleur) l’hiver, et qui nous protège de la chaleur (et conserve la fraîcheur) l’été. Tout cela se mesure, il y a des normes : BBC, RT2012, Passif, etc. Le web regorge d’articles et de docs décrivant ces normes, aussi je ne m’y attarderai pas. Je ne parlerai pas non plus de la conception bioclimatique pour notre maison, car un article est déjà dédié à cette partie.

La réflexion sur l’isolation est partie principalement de 2 constats :

  1. L’énergie va coûter (encore) de plus en plus cher dans les années à venir (cf. article de l’ADEME intéressant, ou bien les statistiques de l’INSEE, ou bien encore la lettre du médiateur national de l’énergie ; j’espère bien pouvoir revenir en détail sur ce sujet un de ces 4)
  2. Nous allons avoir de plus en plus chaud dans les années à venir (je viens de parcourir le quatrième rapport d’évaluation du GIEC : c’est hyper intéressant).

Nous avons donc décidé d’investir dans l’isolation !

Devant la pile de paperasse (RT2012 notamment), j’ai voulu prendre une approche pragmatique pour l’isolation. Tout d’abord, traiter les parties de la maison selon leur effet sur les pertes de chaleur (cf. schéma ci-dessous). Ensuite, sélectionner le ou les matériaux isolants. Enfin, concevoir les parties de la maison pour optimiser la mise en oeuvre des matériaux isolants.

Pertes de chaleur d’une maison non isolée – © H. Nallet (source :
http://www.terrevivante.org/485-bien-isoler-ses-murs.htm)

Une conférence à Poléthic a été bien utile pour donner une vue d’ensemble de la problématique de l’isolation.

Nous avons choisi des panneaux de fibre de bois semi-rigides pour réaliser l’isolation du toit et des murs, pour leur performance thermique (à la fois en hiver et en été), pour leur aspect naturel et neutre, et enfin pour leur énergie grise plutôt basse.

Pour le toit, nous avons choisi de mettre 30cm de fibre de bois dans des caissons formés par des poutres en I, en couches croisées (3 x 10cm). Il se trouve que chez ce fabriquant de fibre de bois, deux panneaux de 10 cm d’épaisseur coûtent moins cher qu’un panneau de 20 cm ; et en plus, c’est plus efficace car on peut croiser les panneaux. D’un point de vue performance thermique, nous atteignons un R de 7,89 m².K/W pour le toit (je vous laisse voir le doc de la conférence ci-dessus pour les explications des coefficients).

En ce qui concerne les murs, nous aurons 20 cm de laine de bois, en 2 couches croisées de 10 cm d’épaisseur, soit un R de 5,26 m².K/W.

Enfin, pour le plancher, … Et bien nous n’avons pas encore décidé. Il reste 3 options en finale : copeaux de bois et chaux à sec, ouate de cellulose, ou bien laine de bois aussi. Il y a 48 caissons à remplir, et il faudra laisser passer les gaines électriques ainsi que les tuyaux d’eau. Le traitement de l’isolation du plancher à des prix abordables est un vrai défi ! Il y a bien le liège (au prix de l’or), les billes de verre type Technopor qui coûtent à peine moins cher, et… c’est à peu près tout ! Sinon on repart sur des solutions du type hourdis polystyrène, ou bien plaques de polystyrène sous dalle béton et toutes ses variantes ; ça ne me fait pas rêver. Dur, dur, l’isolation du plancher en évitant les ponts thermiques et en utilisant des matériaux sains.

Je garde bien en tête que les pertes par le plancher ne concernent que 7% des pertes totales de la maison. Donc augmenter de 40% les performances du plancher (passer de 3,63 (isolation copeaux – chaux à sec) à 5 (ouate de cellulose) pour la résistance thermique) n’augmentera la performance thermique globale que de 2,8%… Alors qu’augmenter de 40% la performance du toit permet d’améliorer la performance globale de 12%… Ça me rappelle certaines incohérences de la rénovation(-business), où on se précipite pour changer les fenêtres (13% des pertes) pour un budget énorme, alors que le toit (30% des pertes) est mal isolé, et qu’il pourrait être grandement amélioré pour un budget souvent inférieur à celui des fenêtres… Bref, toute la difficulté est de garder la cohérence, même en construction neuve… Pas facile ce jeu d’équilibriste !

Il reste maintenant à concevoir les murs et le toit afin qu’ils puissent accueillir l’isolant dans les meilleures conditions possibles. La partie la plus compliquée est sans doute la composition des différentes couches constituant les parois, afin d’éviter la condensation dans l’isolant ; il faut que le point de rosée se situe à l’extérieur de l’isolant sous peine de voir ce dernier se dégrader, surtout dans le cas de la fibre de bois. Je cherchais donc un principe simple pour éviter ce problème ; après de nombreuses lectures et recherches, je suis tombé sur ces 2 règles, extraites de la norme allemande (l’article complet est disponible ici) :

  • Sd du matériau extérieur à l’isolant (pare-pluie)  < 0,3 m
  • Sd  du matériau intérieur à l’isolant > 6 × Sd matériau extérieur à l’isolant

Concrètement, voici ce que ça donne pour nos choix de composition des murs et du toit :

Du coup, je comprends que mettre de l’OSB en extérieur est une erreur du point de vue de la circulation de la vapeur d’eau… Pas évident au premier abord : j’ai vu un bon nombre de maisons ossature bois avec de l’OSB en extérieur !

Pour aller plus loin, il existe un site de simulation des parois : http://www.uparoi.net/ ; à priori les résultats sont cohérents techniquement, mais je n’ai pas passé de temps à dépouiller le moteur.

Simulation des performances des murs : 

Voici les simulations pour le toit : 

Ces résultats sont intéressants mais ne tiennent pas compte d’un autre facteur : les ponts thermiques. Le dernier défi de la conception de l’isolation a été de traiter les ponts thermiques. Pour le toit, pas de gros problème à priori, vu que les poteaux en I ont une âme de 1 cm d’épaisseur, en bois. Par contre, pour les murs, il y a le problème des poteaux poutres, ainsi que les poteaux d’ossature légère. La solution choisie a été de croiser toutes les ossatures, selon les schémas ci-dessous.

Coupe du mur de façade

Coupe d’un coin de mur

Ce n’est pas parfait car il reste notamment un pont thermique en coin de maison avec le double montant d’ossature. Cela dit, je garde en tête qu’il y a 10 ans, un morceau de bois était considéré en France comme un isolant, et que maintenant, il s’agit d’un pont thermique… 😉

Nous verrons comment tout cela se passe dans la mise en oeuvre pratique ; jusqu’à maintenant, tout était facile sur l’ordi ! 😉

La conception de l’isolation a été un point fondamental de la conception de la maison ; une excellente performance thermique est pour moi le meilleur investissement possible pour les prochaines années (voire décennies), à la fois d’un point de vue purement financier mais aussi d’un point de vue éthique ! J’ai hâte d’y passer la première année pour voir les résultats concrets…

Autres références : 

Addendum du 3/04/2013 :

Voici le tableau des valeurs SD/R complété : je n’avais pas mis les valeurs SD de la fibre de bois. Je pars du principe que le SD, qui mesure la résistance au transfert de vapeur d’eau à travers un matériau donné en le comparant à une épaisseur équivalente de lame d’air, est proportionnel à l’épaisseur du matériau. Dans les docs SteicoFlex, le SD donné est de 0,08m pour 40mm de fibre de bois, et 0,12m pour 60mm de fibre de bois. J’en ai déduit que pour 100mm le SD est de 0,2m, donc 0,4m pour 200mm et 0,6m pour 300mm. Je n’ai pas pris le temps de vérifier formellement cette affirmation, mais ça parait logique et la doc constructeur va dans ce sens.

isolation - 2

 

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