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Archive for the ‘Ossature’ Category

DSC_1074.resizedC’est un fait : j’ai du mal à tenir le rythme pour le blog… Du coup, j’ai décidé de grouper dans cet article quelques travaux réalisés ces dernières semaines… La météo nous invite à varier les tâches : tantôt à l’intérieur, tantôt dehors ; tantôt en short, tantôt avec la doudoune : cela ne laisse pas vraiment de place à la monotonie 😉 !

La grange : nous avons couvert le pan Est de la grange… Rien de bien neuf côté technique (cf. article), mais une nouveauté côté main d’œuvre : cette fois-ci, pour de multiples raisons, nous avons couvert la grange en tout petit comité, presque sans tracteur. Nous avons pu rapprocher les dernières palettes de tuiles du chantier (merci Claude !), et pour le reste, muscu gratos, avec l’aide de Bernard & Maryvonne…

Pan Est de la grange latté, rives calées ; tout est prêt pour envoyer les tuiles

Pan Est de la grange latté, rives calées ; tout est prêt pour envoyer les tuiles

Pendant un moment, je me suis dit que la couverture à peu de monde, c’était vraiment moins marrant, mais au final c’est bien tombé, car cela m’a laissé le temps de faire le faîtage au fur et à mesure, exactement comme je le voulais ; je note que pour la maison, le faîtage n’est pas encore terminé, exactement pour cette raison (je n’ai pas pris le temps le jour J, car ça allait trop vite avec le gang des couvreurs). Cela confirme d’ailleurs un célèbre théorème de l’autoconstruction qui dit : « Tout ce qui n’est pas fait tout de suite, dans la foulée, est soit jamais fait, soit fait (trop) tard et dans la douleur ». Le dernier rang de tuiles au sommet (juste sous le doublis de faîtage) est vissé, et les faîtières sont posées sur le doublis, avec une tuile en travers sous les jointures des faîtières, pour récupérer l’éventuelle eau qui passerait entre 2 faîtières… Nous avons ensuite posé la gouttière, et voilà ! Il ne reste que les rives à faire, et la toiture de la grange sera complètement terminée !

La toiture est presque terminée : il ne reste que les rives

La toiture est presque terminée : il ne reste que les rives

Cela nous permet de rendre la grange opérationnelle, sans transition : il y a un tel bazar à l’intérieur de la maison que nous ne pouvons plus tourner… Nous passons presque plus de temps à déplacer les choses qu’à bosser. Nous avons donc enchaîné en créant un plancher sur une travée de la grange, afin d’y stocker le gros du matos qui doit rester à l’abri. Les dimensions d’une travée d’extrémité sont 3,07m x 5,05m ; nous avons pris des solives de 8x18cm, qui seront posées tous les 40cm (entraxe) sur le grand côté avec des sabots. C’est plaisant comme tâche : ça va vite, on voit vraiment l’avancement, et en même temps c’est un peu technique si on veut un plancher sans vagues et éviter les hernies… Bref, en 1 journée, le plancher était prêt à recevoir le trop-plein de la maison ! Finalement le plus long aura été de clouer les sabots… Nous avons ensuite bâché le pignon et le haut des façades, et nous avons enfin vidé une bonne partie du bazar de la maison…

Solivage pour le plancher d'une travée de la grange

Solivage pour le plancher d’une travée de la grange

Le plancher de la maison : l’étage étant maintenant presque vide, nous avons pu nous occuper du plancher de l’étage… Dans l’épisode précédent (cf. article), nous avions posé de la volige de peuplier pour le plafond du rez-de-chaussée ; cela était une première étape mais il restait 2 problèmes à traiter : 1/ la volige de 14mm (une fois rabotée) me semblait un peu faiblarde pour marcher dessus en portant des objets lourds : j’avais toujours un peu peur de passer au travers, ce qui outre les éventuels désagréments physiques aurait posé un vrai défi pour remplacer la volige cassée, les voliges étant emboîtées. Le second souci est lié au fait que les voliges vont travailler, et que potentiellement des jours vont se créer entre elles. Vu qu’on aura de la ouate de cellulose au dessus (pour isoler phoniquement dans l’épaisseur des lambourdes du parquet), cela pourrait créer une pluie de ouate à l’intérieur, pluie qui pourrait avoir son charme pour des événements particuliers (mariage, etc.) mais qui au quotidien ne nous attire guère. Bref, il fallait ajouter une couche au-dessus des voliges. Après réflexion, et en tenant compte des aspects phoniques, nous avons choisi de poser une couche de fermacell à plat au-dessus des voliges. La différence de prix avec l’OSB est négligeable, mais le matériau est plus sain, et meilleur pour faire masse phonique. J’en profite pour faire la pub d’un blog d’un gars tout énervé des pattes arrières, passionné par l’isolation phonique : un grand merci pour la qualité des infos de ton site !

Fermacell posé au sol...

Fermacell posé au sol…

Idem !

Idem !

Nous voilà donc partis à poser du fermacell horizontalement, avec les mêmes techniques, notamment en collant les plaques entre elles. En quelques heures le plancher était prêt pour la prochaine étape : recevoir les cloisons !

 L’appenti : nous en étions restés à la couverture de l’appenti (cf. article) : tout était prêt pour construire l’ossature secondaire qui nous permettra d’accueillir le bardage… Rien de neuf techniquement sur cette partie (par rapport à la maison, cf. article) : du gâteau, surtout que tout est accessible avec un simple escabeau… Voilà donc l’appenti prêt à recevoir le bardage !

Ossature secondaire de l'appenti

Ossature secondaire de l’appenti

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Quel été… beaucoup de chantiers ouverts à terminer, sans compter les activités annexes : un petit coup de broyeur sur le terrain (nettoyage annuel) qui permet d’entretenir la pratique de la mécanique (perte de direction sur le tracteur + crevaison), récolte des patates (bon, là, je n’ai pas été trop embêté : 2 kg pour 2 rangs… mais elles représentent tout de même la première récolte faite sur le terrain !), affinement de la récupération d’eau de pluie, etc… Les choses prennent forme petit à petit : le prochain article montrera peut-être des cloisons à l’étage !

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DSCN0162.resizedTout a été si vite pour la pose des fenêtres… Je n’ai même pas pris le temps d’écrire à ce sujet. Pourtant, le sujet des fenêtres et de leur mode de pose a été pour moi le sujet le plus stressant lors de la phase de conception de la maison ; « bizarrement » j’oserais dire, avec un peu de recul. Quel type de pose de fenêtres choisir ? Comment aménager l’ossature secondaire pour accueillir les fenêtres ? Quelle solution choisir pour les appuis de fenêtre, afin que ce soit simple à faire, joli et surtout étanche ?

Il existe une multitude de types de pose de fenêtres : en applique, en feuillure, en tunnel, etc. En général, en restauration on n’a pas trop le choix : les contraintes de l’existant imposent souvent le type de pose. Mais dans le neuf, avec une maîtrise totale de la conception, la question est vite arrivée sur la table. D’un point de vue efficacité thermique, je voulais que la fenêtre soit positionnée dans l’épaisseur du mur, au milieu : cela permet de conserver la plus grande épaisseur d’isolant face au froid (dans notre cas, l’isolant est dans l’épaisseur du mur). Restait la question mécanique, pour la fixation et l’étanchéité. J’ai choisi la feuillure (cf. schéma ci-dessous) car je pensais à l’époque que cela allait donner la meilleure étanchéité et le meilleur maintien mécanique. Avec le recul, je ne suis pas sûr que cela change grand chose avec la pose en tunnel… Si c’était à refaire, je crois que je choisirais la pose en tunnel, c’est beaucoup plus simple pour l’ossature secondaire.

Types de pose de fenêtres - 1

L’ossature secondaire a donc été posée de manière à faire un décalage de 2cm entre l’ossature extérieure et l’ossature intérieure, au niveau des ouvertures, sauf pour la baie vitrée qui est posée en tunnel.

Décalage de l'ossature secondaire au niveau des ouvertures

Décalage de l’ossature secondaire au niveau des ouvertures

Ensuite, restait la question de l’appui de fenêtre… Nous ne voulions pas d’appuis en béton, un peu lourds esthétiquement pour une maison bois bardée… Nous aurions pu faire un appui mince en béton, mais vu qu’il aurait été posé sur une structure bois, ça aurait fissuré à un moment ou à un autre… Je reste convaincu que ciment et bois ne font pas bon ménage dès qu’il y a des questions d’étanchéité en jeu, même si cela n’est qu’intuitif. La solution est venue en regardant de près la maison en bois d’un ami. Les appuis étaient en tôle inox, avec des cornières sur les côtés pour faire l’étanchéité. En deux coups de cuiller à pot, les tôles étaient pliées (merci Olive !) ; la pose fut un peu plus fastidieuse, car il fallait intégrer les équerres dans les coins de bardage…

Ossature avant la pose des appuis de fenêtres ; on aperçoit l'épaisseur du bardage (en bas) ainsi que le coin de bardage (sur le côté)

Ossature avant la pose des appuis de fenêtres ; on aperçoit l’épaisseur du bardage (en bas) ainsi que le coin de bardage (sur le côté)

Pose de l'équerre sur laquelle va reposer l'appui de fenêtre

Pose de l’équerre sur laquelle va reposer l’appui de fenêtre

Pose de la tôle inox

Pose de la tôle inox

Pour la pose des fenêtres, le menuisier préférait s’appuyer sur des rejingots (le rejingot permet de surélever la fenêtre par rapport à l’appui) : nous avons donc récupéré un bout de chêne chez notre charpentier et avons usiné les rejingots avec Bernard (merci encore !). Les rejingots ont été vissés et collés à cheval sur les appuis de fenêtre, l’autre moitié étant directement en contact avec l’ossature.

Pose du rejingot

Pose du rejingot

La pose des menuiseries a été intéressante : je découvrais cette opération ! D’abord, les menuisiers positionnent le dormant (la partie fixe de la fenêtre) pour vérifier que les cotes sont bonnes et que le dormant peut être posé d’aplomb (parfaitement vertical). Ensuite, ils posent le « compribande » (sorte de ruban de mousse qui s’expanse quelques heures après la pose) étanche à l’eau et à l’air autour du dormant. Ensuite, ils positionnent le dormant de manière définitive avec des cales, en réglant l’aplomb. Ils montent le ou les ouvrants, pour vérifier que le couple ouvrant(s)-dormant fonctionne bien mécaniquement, et les déposent. Les dormants sont vissés sur l’ossature avec des vis spéciales (vis de montage à distance) qui permettent de fixer sans serrer, afin de ne pas déformer les dormants. Reste à mettre le silicone à l’intérieur et l’extérieur, à enlever les cales de jeu entre dormants et ouvrants, et c’est fini !

Zoom sur la pose (coupe horizontale)

Zoom sur la pose (coupe horizontale)

Fini, ou presque : il nous restait (et nous reste encore un peu à l’heure où j’écris) à poser les dernières lames de bardage pour habiller les tableaux des fenêtres, après avoir découpé et collé l’écran sous-toiture (perspirant) sur les dormants. Ce film fera office de pare-pluie entre l’ossature et la lame de bardage afin d’éviter que de la moisissure ne se développe sur l’ossature : étant donné qu’il n’y a pas de lame d’air pour aérer le bardage à cet endroit, il fallait éviter que le bardage se trouve bois contre bois, ce qui aurait été favorable au développement de moisissures ; à priori, l’humidité devrait migrer vers le bardage, grâce à ce film perspirant. La découpe des planches de bardage a été un peu délicate (pour respecter le profil de la fenêtre et les cotes du tableau pas parfaitement rectangulaire), mais c’est maintenant chose faite pour la plupart des ouvertures.

Découpe et collage de l'écran sous-toiture

Découpe et collage de l’écran sous-toiture

Avec la pose de la lame de bardage, le tableau de fenêtre est terminé ! Il en reste qu'à enlever le film protecteur de la tôle inox...

Avec la pose de la lame de bardage, le tableau de fenêtre est terminé ! Il ne reste qu’à enlever le film protecteur de la tôle inox…

Nous profitons maintenant du mauvais temps pour continuer le plancher du rez-de-chaussée… Dès qu’il y aura un rayon de soleil, nous terminerons les tableaux des fenêtres !

Quelle étape, la pose des menuiseries ! Je suis bien content d’avoir passé du temps sur la conception, notamment pour les appuis de fenêtres et toutes les jonctions (bardage-rejingot-menuiseries). Le style est toujours un peu roots, mais techniquement ça a marché, et ça devrait tenir dans le temps. Ma seule interrogation dans ce domaine concerne la durée de vie du bardage sur les tableaux : sans lame d’air, combien de temps va tenir le bois ? Si je devais le refaire, je crois qu’en plus de la pose en tunnel (j’ai encore un doute), je tartinerais toute la surface de l’appui de fenêtre de colle afin qu’il n’y ait plus un cm² de vide entre l’ossature et l’appui. Dernier point en suspens : la peinture des menuiseries : nous avions donné de la peinture à l’ocre (rouge) aux menuisiers qui ont passé une pré-couche avant le montage des menuiseries ; mais en faisant des essais de seconde couche juste après la pose, il se trouve que la peinture ne tient pas : elle glisse comme de l’eau sur de l’huile. Bizarre, je n’avais pas eu ça lors des tests (sur du sapin brut, il est vrai, alors qu’ici c’est du chêne)… Il se peut aussi que ça soit lié au fait que les bois ont été rabotés, ou bien qu’il y ait eu de la poussière entre temps (je n’ai pas pris soin de nettoyer avant de faire l’essai), ou bien même des résidus de savon, car les menuisiers emploient une potion magique pour éviter que le silicone ne bave sur le bois lors du lissage : de l’eau savonneuse… Nous allons laisser tout cela se patiner pendant l’hiver, et nous referons des tests au printemps !

Ça y est, toutes les étapes des ouvertures sont maintenant démystifiées pour moi… J’aurais pu m’enlever un peu de stress en allant voir un ou deux chantiers de pose, mais je n’ai pas pris ce temps… Encore une leçon. Prochaine étape : terminer le plancher du rez-de-chaussée !

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DSCN9311 (Custom)Quel bel hiver ! Il nous fera apprécier le printemps ;-). Pas facile d’avancer les travaux, entre 2 averses de pluie, de grêle ou de neige… Sachant qu’une averse en Puisaye peut durer une semaine non-stop… 😉 Après avoir terminé l’ossature Nord, nous avons déplacé l’échafaudage pour le mettre contre le pignon Est, avec l’aide de Hugues (merci encore !). Ça sera beaucoup plus confortable de monter l’ossature du pignon avec l’échafaudage : pour le pignon Ouest, ça avait été un peu sportif, à l’échelle…

Ce pignon est un peu plus simple que celui de l’Ouest dans la mesure où nous n’avons pas l’appenti à intégrer : ça va beaucoup plus vite. Il faut dire aussi qu’à force de poser des montants d’ossature, j’ai peaufiné la technique : des ficelles tendues aux extrémités du pignon définissent l’alignement de l’ossature ; j’utilise systématiquement des serre-joints pour caler les montants d’ossature, et je fais les découpes sur l’échafaudage, à la petite circulaire, ce qui m’évite de descendre et remonter sans arrêt. Comme dirait l’autre, « ça bine pas les blettes ». Et heureusement, parce qu’avec le peu de jours sans intempéries en ce mois de janvier et ce début février, un peu d’efficacité n’est pas superflue…

A l’heure où j’écris, l’ossature intérieure du pignon Est est terminée : il ne reste plus que l’ossature extérieure, qui sera normalement plus facile à monter car tous les calages sont faits ! Nous allons bientôt pouvoir prendre les cotes exactes des ouvertures pour commander les menuiseries…

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Finalement ce temps hivernal me permet aussi de finaliser un certain nombre de choses : plans électriques, réflexion sur la pose du frein-vapeur derrière les fermes, commande de matériaux, etc. Un peu de travail de bureau pour préparer le retour des beaux jours !

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DSC_6522 (Custom)Après une bonne pause en Décembre, les travaux sont repartis en ce début Janvier ! Nous travaillons sur la structure des murs extérieure (cf. article précédent sur le sujet) afin de pouvoir fermer la maison au plus vite ! L’épisode de la neige était rigolo, mais j’aimerais autant faire en sorte qu’il ne puisse plus arriver…

En fin d’année dernière, nous avions installé une bâche afin de protéger la façade sud : les vents dominants ici proviennent du sud-ouest. Cette bâche est fixée au bout des chevrons de débord de toit, et passe par dessus l’échafaudage de la façade sud ; cela nous a permis de travailler à l’abri de la pluie pour monter l’ossature secondaire.

Ossature secondaire de la façade sud - avec la protection

Ossature secondaire de la façade sud – avec la protection

C’est assez émouvant de voir les murs de la maison prendre forme petit à petit, notamment avec les ouvertures (portes et fenêtres) qui se dessinent… Nous avions d’ailleurs prévu de commander les menuiseries au plus vite, mais nous avons changé d’avis en cours de route : en fait, toutes les menuiseries vont être faites sur mesure quoiqu’il arrive ; plutôt que de s’épuiser à tenir les cotes exactes théoriques en construisant l’ossature, nous avons décidé de finir l’ossature et ensuite de prendre les mesures précises pour la commande. Le gain de temps est assez considérable. Le seul élément que nous devons respecter précisément est l’équerrage des montants qui délimitent les cadres des ouvertures. Cela a d’ailleurs été plus compliqué que prévu pour la mise en oeuvre : j’ai pas mal galéré pour trouver un bon système pour l’équerrage. A la base, il faut que les 2 montants verticaux soient parallèles : nous les avons calés au fil à plomb (de maçon) puis avons vérifié le parallélisme. Nous avons ensuite posé le linteau (montant d’ossature horizontal au-dessus de la fenêtre ou de la porte) de manière à ce qu’il soit perpendiculaire aux 2 montants verticaux. Et là, il y a eu des surprises : les 2 montants verticaux sont parallèles, il y a un angle droit d’un côté avec le linteau, mais pas de l’autre, ce qui d’un point de vue théorique n’a pas de sens (mais en pratique c’est bien cela que je constatais)… J’ai d’abord incriminé l’équerre, trop petite pour être précise. Bernard m’a fabriqué une équerre plus grande (merci encore !), mais elle n’est pas parfaitement « juste ». Au passage, j’ai appris comment vérifier qu’une équerre est « juste » : il suffit de la mettre par terre, sur un support parfaitement plan sur lequel on peut écrire (un panneau d’OSB par exemple), et de la poser contre une règle : on trace le trait perpendiculaire à la règle, le long de l’équerre. Puis il suffit de retourner l’équerre (symétrie par rapport au trait que nous venons de tracer), de recaler l’équerre contre la règle et de voir si le trait est bien contre l’équerre. Un petit dessin valant mieux que beaucoup de mots :

Equerre juste

Vérification d’une équerre : celle-là, il faut la jeter 😉

J’étais face à une situation un peu folle : 2 montants parallèles, une perpendiculaire d’un côté mais pas de l’autre. La règle du 3-4-5 (cf. article) donnait aussi 2 angles droits mais l’équerre refusait de confirmer. Et les montants étaient à peu près droits (vérification à la règle). Du coup j’ai lâché l’affaire : 8mm de défaut d’équerrage sur 2,25m, ça ira. Oui, oui, je commence à lâcher un peu, au fur et à mesure que le temps passe… 😉 On prendra un peu de rabe pour les cotes des menuiseries et ça devrait être OK !

Autre petit souci : le bois d’ossature a pris un peu l’eau dehors car la bâche était abîmée ; mais les dégâts ne sont pas trop importants. Je suis bien content que les montants soient en bois contrecollé et ainsi moins susceptibles de se cintrer ou de vriller : je n’ose même pas imaginer l’état des barres d’ossature suite à cet incident si nous avions choisi du bois massif…

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Les murs prennent forme

Depuis début janvier, nous avons fini la façade Sud, et à ce jour presque terminé la façade Nord : il aura fallu au total 4 jours et demi, à 1 personne, pour monter complètement les ossatures (intérieure et extérieure) du pan Nord. Il faudra une bonne semaine encore pour construire l’ossature du pignon Est… C’est donc la prochaine étape !

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Alors que la pluie nous empêchait de poser l’isolant sur le toit, nous en avons profité pour commencer le montage de l’ossature secondaire, qui constituera les murs. L’ossature secondaire est réalisée avec des montants 95×45 mm, d’une longueur de 6 m, débités sur place. J’ai un peu lutté pour trouver du bois d’ossature à un prix abordable… Le défi est de trouver du bois sec, raboté, calibré (c’est à dire qui a les mêmes cotes partout) et droit ! Bref, du bois d’ossature. Beaucoup de marchands de matériaux revendent du sapin brut, traité et soit-disant calibré comme du bois d’ossature, mais il y a toujours un gros problème, le plus fréquent étant que le bois n’est pas séché et donc se vrille facilement, rien qu’au stockage. J’ai eu la chance de tomber sur un lot de bois d’ossature contrecollé pas cher, que j’ai fait livrer fin Août. A la mise en oeuvre il est parfait !

D’un point de vue conception, je voulais plusieurs choses :

  • croiser l’isolant le plus possible pour une meilleure isolation
  • éviter les ponts thermiques (notamment les montants d’ossature, ainsi que la structure poteaux-poutres)
  • garder les fermes de pignon apparentes à l’intérieur

La solution a été de faire 2 ossatures superposées (j’avais commencé à décrire la constitution des murs dans l’article précédent), une intérieure et une extérieure. Pour les murs de façade, l’ossature intérieure sera dans la structure poteaux-poutres, alors que l’ossature extérieure viendra recouvrir l’ossature poteaux-poutres. Pour les murs de pignon, les 2 ossatures viendront recouvrir la structure poteaux-poutres afin de garder les fermes apparentes.

Reste à croiser les ossatures, en tenant compte de l’écart de l’isolant et des ouvertures (fenêtres et portes). Les dimensions des plaques isolantes étant de 1220*575 mm, et qu’il faut garder au moins 1 cm de compression pour poser les plaques, les montants d’ossature auront un entraxe de 610 mm (565mm + 45 mm d’ossature) autant que possible.

Plan des ossatures secondaires Nord (intérieure et extérieure)

Plan des ossatures secondaires Ouest

L’ossature secondaire à l’Ouest a une petite particularité puisqu’elle intègre la panne faîtière de l’abri à bois. L’abri à bois repose sur le pignon Ouest, et nous avons pensé avec le charpentier que la meilleure solution serait d’intégrer la panne à l’ossature secondaire extérieure.

Intégration de l’abri bois dans le pignon Ouest

L’inconvénient de cette approche est qu’à cet endroit, il n’y aura que 10 cm d’isolant dans le mur (le reste sera du bois brut : soit la panne, soit les chevrons). L’avantage est qu’ainsi, l’intégration est solide (la panne faîtière repose sur les montants verticaux de l’ossature secondaire extérieure, et est reprise sur les montants de l’ossature secondaire intérieure), et elle sera complètement étanche, contrairement à une approche pour laquelle la panne serait fixée à l’extérieur du mur de pignon.

Il a donc fallu calculer la hauteur de la faîtière de l’abri bois afin de laisser de la place pour les fenêtres de l’étage ; au final cela fait une pente de toit de 30°, ce qui est inférieur à la norme, mais qui sera suffisante pour cette surface de toit.

Ossature secondaire Ouest et intégration de la panne sablière de l’abri bois

La distance à couvrir entre les 2 pannes de l’abri bois étant importante (3 m), nous avons chevronné avec des bastaings 6×16 ; ils sont repris sur les pannes avec des tire-fond de 12 x 140 mm. Je crois que ça ne bougera pas, et c’est tant mieux ! 😉

Pour les chevrons de rive de l’abri bois, j’ai réalisé un peu tard que les bastaings seraient un peu gros et que cela ne serait pas beau… Nous avons donc improvisé en intégrant des chevrons classiques en rive ; il a fallu fabriquer une cale sur la panne sablière ainsi que 2 fausses pannes intermédiaires qui reprennent les chevrons de rive. Ces 2 fausses pannes sont reprises sur l’avant-dernier bastaing afin d’éviter que le dernier ne se vrille. Une photo vaut mieux que beaucoup de mots :

Chevron de rive de l’abris bois

Chevronnage de l’abri bois terminé

Ça y est, la structure du premier mur est terminée ! Il restera encore beaucoup de travail pour que cela devienne un vrai mur, mais on devine déjà la forme définitive ainsi que les ouvertures, et ça me met en joie ! J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir pour la construction de cette ossature, même si ça a été un peu inconfortable pour ces grandes hauteurs de pignon ; pour l’autre pignon on échafaudera, ça sera plus cool. Je crois même que pour l’instant, cette partie a été ma partie préférée de la construction ! Bonne nouvelle : il reste encore 3 murs à faire 😉

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