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Archive for the ‘Parquet’ Category

Le 20 Avril 2012, l’aventure concrète de la construction commençait… Il y a 3 ans déjà ! Que de chemin parcouru depuis… Il n’y a qu’à regarder les photos de l’époque : il y a une éternité. Le hasard veut que cette date coïncide avec deux événements :

Cette semaine, nous avons reçu l’attestation de conformité du consuel… Instant magique ! La visite s’était très bien passée, mais c’est encore mieux avec le papier en mains. Ça a été un gros soulagement, et j’ai pris conscience du stress que cette étape avait pu générer. Mine de rien, même si j’avais bien bossé le sujet, je n’étais pas à l’abri d’un problème… Le mec était très sympa : on a passé un super moment ! Un grand merci à Thomas pour tes précieux conseils, et la prise de terre ! Le bonus ? Dans quelques semaines, Enercoop sera dans notre nouvelle maison, et nous aurons définitivement arrêté de donner de l’argent à EDF ;-).

Le second événement a été le franchissement de la barre des 200.000 visites sur ce blog, en début de semaine… Alors là, je suis sans mots sur mon clavier. C’est assez incroyable, cette histoire de blog ; je n’arrive toujours pas à y croire, et en même temps je ressens de la fierté… C’est en tous cas un beau cadeau d’anniversaire ;-).

Fréquentation

Tout continue de se bousculer côté travaux… Après la fin de la pose du parquet à l’étage (cf. article), je me suis un peu renseigné pour le ponçage et la finition : je suis allé voir un menuisier qui a des ponceuses à parquet, et après une bonne grosse discussion, j’ai décidé de poncer et de poser la finition à la fin des travaux. En fait, le dilemme est entre le respect des peintures (coups, traces de fausses manips avec la ponceuse, qui est quand même une bonne grosse bécane derrière laquelle on peut facilement faire le drapeau) et la sauvegarde du plancher final : une fois poncé et fini à l’huile dure, ce n’est plus trop le moment de trainer des échafaudages et faire des taches de peinture… Et couvrir le parquet est bien, mais c’est souvent un piège : des saletés peuvent rester coincées un bout de temps entre les bâches (ou les cartons) et le parquet et ainsi faire des traces, la protection peut cacher des taches de peintures, et enfin la protection empêche la finition de sécher et de respirer. Bref, à l’unanimité de moi-même (c’est pas souvent, donc je le célèbre aussi 😉 ), la finition du parquet se fera plus tard.

Cette semaine nous avons recommencé un peu de Fermacell en bas, pour les placards de l’entrée. Un peu de rebouchage, quelques baguettes d’angle, et un peu d’enduit pour peindre derrière les tuyaux avant de commencer la plomberie… Ça part un peu dans tous les sens, cette histoire, mais au moins il n’y a pas de temps mort ;-).

Il nous reste à commander l’escalier (gros morceau), le poêle et le chauffe-eau… Ces 2 derniers feront l’objet d’un article dédié, car ils m’auront donné de bons maux de tête ;-).

Bref, l’aventure continue, mes tenues de travail commencent à avoir des taches de peinture : je commence à entrevoir la possibilité d’un emménagement pas si éloigné que ça…

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DSC_3431Ça y est, le parquet est posé à l’étage ! J’avais prévu 1 semaine à 4, et il aura fallu le double… 8 semaines-homme pour caler et poser les lambourdes, et poser le parquet. Cette étape était plutôt agréable, et surtout le résultat est au-delà de mes espérances… Je trouve ce parquet magnifique !

Comme d’habitude, nous étions pleinement opérationnels et efficaces les 3 derniers jours. Nous avions gardé le meilleur pour la fin : la mezzanine, avec toutes ses découpes autour du chevêtre de la cheminée, et des liaisons avec la trémie d’escalier. Il fallait être sûr de l’alignement pour commencer cette pièce ; nous avons été obligés de commencer par une lame au milieu de la pièce, et raccorder 2 lames en femelle-femelle avec une languette volante réalisée sur place… C’était plutôt rigolo, et ça nous a permis de partir parfaitement droit sur cette grande longueur, en évitant le chevêtre de la cheminée…

Première lame posée sur la mezzanine

Première lame posée sur la mezzanine

Pour "raccrocher" les lames devant les WC, il aura fallu fabriquer une languette maison pour lier les 2 rainures des lames

Pour « raccrocher » les lames devant les WC, il aura fallu fabriquer une languette maison pour lier les 2 rainures des lames

C’était aussi très intéressant de constater l’effet de la concentration sur le clouage… J’ai passé une journée complète, concentré à 100%, sans tordre ou rater un seul clou. Et le lendemain matin, la tête farcie de pensées diverses, ça a été l’hécatombe, y compris pour mes doigts… La technique était la même, le savoir-faire aussi, la force aussi : seule la disponibilité d’esprit avait changé. Dans un cas, préoccupé, et dans l’autre, complètement disponible et concentré. Pas besoin de machines compliquées pour mesurer la concentration : plantez 100 clous !

J’ai pris un peu peur en coupant une tête de clou à la meuleuse, au milieu de la ouate de cellulose… OK, la plupart d’entre vous ont déjà compris : l’incendie n’est pas loin ! Pas avec les étincelles, mais avec la tête de clou chauffée à blanc. Heureusement rien de sérieux, mais un petit coup de speed quand même.

Dernières lames pour la mezzanine

Dernières lames pour la mezzanine

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

Il reste encore pas mal de travail sur ce parquet : ponçage, pose de l’huile dure (2 couches), pose des plinthes… Une semaine, ou peut-être deux…

Dans 15 jours exactement, ça fera 3 ans que les travaux ont commencé… Whao. En attendant, le consuel passe la semaine prochaine, et j’ai un grand rangement et un grand ménage à faire pour qu’on puisse circuler un peu dans la maison et y voir plus clair… Après, nous pourrons terminer les enduits en bas !

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DSC_3346Après le carrelage au rez-de-chaussée, nous avons commencé la pose du parquet à l’étage ! Nous avons choisi la version super luxe pour le parquet : parquet en chêne passif, posé sur lambourdes. Je n’avais jamais fait ça de ma vie, et nous avions vraiment envie d’un parquet massif, dans l’esprit de la charpente chêne. Après quelques devis, nous avons trouvé le fournisseur juste à côté de chez nous (l’usine est à 15 km), à un tarif défiant toute concurrence, et avec le sourire en plus… Les gars de l’Est ont débarqué pour la semaine afin de nous donner un coup de main pour la pose de ce parquet… A 4, en une semaine, l’affaire était devait être pliée, largement !

En fait, en 1 semaine, nous en avons posé la moitié seulement, et ce n’est pas faute d’avoir bossé : les gars de l’Est ne sont pas des tendres à la tâche ;-). Cette expérience a été d’une richesse toute particulière ! Dans ma tête, la pose du parquet devait se faire après les peintures : j’avais donc terminé une pièce en peinture, et j’en étais tout fier… Évidemment, et je dis maintenant « évidemment » mais la réalité a été plus douloureuse à accepter ;-), 2 heures après avoir commencé la pose du parquet, la peinture était à refaire. La pose du parquet reste du gros boulot, avec de la manipulation de bois, de gros outils : c’était complètement illusoire de penser que la peinture allait survivre à ça… J’apprends, petit à petit. Du coup, d’un point de vue préparation du chantier, j’aurais dû poser les lambourdes dans une pièce plutôt que de finir la peinture… Bref, le chantier n’a pas été optimisé, loin de là.

Première étape : choix de la référence et prise des niveaux

Première étape : choix de la référence et prise des niveaux

La première étape pour la pose du parquet a été la pose des lambourdes. Ce sont des lambourdes chêne, de 50x80mm, d’une longueur inégale d’en gros 2,15 m. J’avais choisi une grosse épaisseur de lambourdes d’une part à cause des gaines électriques à faire passer, et d’autre part à cause de la différence de niveau dans 2 pièces : je m’en étais rendu compte en posant le fermacell au sol : 2 solives avaient copieusement « fait le dos ». Bref, il fallait récupérer tout ça, et vu que le tarif des lambourdes de 50mm est le même que celui des lambourdes de 35mm, j’y suis allé gaiment, et après coup, je me dis que j’ai bien fait.

Pour la pose des lambourdes, la première étape a consisté à prendre un point de référence : dans notre cas, c’était facile, car nous avions coulé la chape et posé le carrelage dans les WC de l’étage. Ceci constituait donc notre point de référence, afin de faire en sorte que le parquet fini soit aligné avec le carrelage fini. Nous avons calé et fixé une lambourde au niveau de ce point de référence, et nous avons reporté le niveau dans la première pièce, à la règle de 4m. Ensuite vient un long et minutieux travail de calage, lambourde par lambourde.

Calage des lambourdes

Calage des lambourdes

Après 3 jours, la bonne technique est apparue : il faut caler les 2 extrémités de la lambourde, les fixer, et ensuite caler les points intermédiaires en insérant des cales en soulevant la lambourde au pied de biche. Cela me permet de faire un petit aparté : nous avons choisi de fixer les lambourdes tous les 50/60cm : après avoir appelé l’usine, il n’y a à priori pas de règle en la matière, car cela dépend de la planéité du sol, de l’épaisseur des lambourdes, de l’âge du capitaine. Dans notre cas, nous avions des différences de planéité d’environ 2,5 cm dans cette première pièce, et presque 3,5cm en prenant en compte tout l’étage. Visser ensemble 2 pièces de chêne sec, avec une vis de 120mm, je ne sais pas si ça vous parle, mais j’imagine que ça a fait fumer plus d’une visseuse… Nous avons été obligés de percer des pré-trous en 6mm, de les fraiser afin d’enfoncer la tête de vis (ça aurait fait désordre de laisser la tête pour poser le parquet), et de visser tout ça avec une machine infernale : une grosse visseuse choc de chez Hilti… Un peu surdimensionné, me direz-vous ? Peut-être, mais j’étais bien content de la trouver, cette grosse bécane : merci encore Frantz ! Surtout qu’une fois sur deux (surtout au début), il fallait dévisser la vis pour ajuster le calage… Le savon noir sur les vis est simplement indispensable…

Évolution de la pose des lambourdes

Évolution de la pose des lambourdes

La grosse visseuse choc qui nous a sauvé la mise

La grosse visseuse choc qui nous a sauvé la mise

Une fois les 2 lambourdes d’extrémité fixées (une le long de chaque mur), nous avons un niveau de référence pour la pièce, et une simple règle permettra de régler toutes les autres lambourdes, qui seront posées entre ces lambourdes de référence. Au passage, nous avons choisi de poser les lambourdes dans le même sens que les solives, car cela correspondait au sens de la lumière dans les 3 pièces. Nous nous sommes longtemps posé la question, car il y a 2 écoles : dans le sens de la lumière, ou dans le sens de la longueur de la pièce. Dans notre cas, c’était le même, sauf dans une pièce… Nous avons opté pour le sens de la lumière. Nous aurions pu mixer le sens de pose, vu qu’il y a un seuil de dilatation au niveau de chaque porte, mais nous avons choisi de simplifier…

Il aura fallu une journée et demi pour le solivage de la première pièce… j’ai alors compris que le parquet ne serait pas posé dans la semaine ;-). Les premières planches de parquet pouvaient enfin être posées… Nous avons mesuré la pièce, afin d’anticiper comment le parquet allait « tomber ». Avec des lames de 100mm de large, le calcul est simple, mais il mérite d’être fait : terminer la pièce avec une bande de 1cm de parquet est plutôt tendu…

Premières lames clouées

Premières lames clouées

Les lames de parquet font 23mm d’épaisseur ; nous clouons sur la languette, à 45°, avec des clous tête homme de 50mm. J’ai pensé utiliser un cloueur, mais après une bonne discussion avec notre charpentier, l’option s’est évaporée : il a testé plusieurs cloueurs, et aucun ne lui a permis de « serrer » les lames comme on peut le faire manuellement. Nous sommes donc partis pour tout clouer manuellement ! Frantz nous a apporté une bonne technique que j’utilise encore : pour finir de planter le clou quand il est arrivé à raz de la languette, j’utilise la tête d’un petit marteau, côté étroit, en intermédiaire entre le marteau et ce qui reste du clou : cela permet d’enfoncer le clou presque à raz, sans abîmer le parquet ! La finition se fait au chasse-goupille, classiquement.

Pour le premier rang, ainsi que les deux derniers, nous sommes obligés de clouer sur la lame, car il n’y a pas assez de place pour clouer sur la languette : nous mettons 2 clous (1 droit et un incliné) par lambourde ; un bon coup de chasse-goupille, et la pâte à bois fera le reste ! Nous avons laissé un espace de dilatation de 8mm autour de murs : les plinthes faisant 11mm d’épaisseur, ça nous fait un peu de marge. Dans le vide laissé entre les lambourdes et le parquet, nous avons mis de la ouate de cellulose, afin d’éviter l’effet « tambour », et d’améliorer l’aspect phonique global de la pose.

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Les cales de 8mm pour le jeu de dilatation

Les Alsaciens ont planté le drapeau

Les Alsaciens ont planté le drapeau

Pour la découpe du parquet, nous avons utilisé une vraie bonne scie circulaire à onglet ramenée par Frantz ; cependant, cette bonne vieille Bosch Bleue a rendu l’âme le deuxième jour, pour une raison inconnue… Nous nous sommes rabattus sur une petite métabo (Merci Sam ! ) et une petite scie pendulaire (merci Olive !) pour les coupes avec les angles.

La semaine fut rude, avec de la fièvre tous les jours et des nuits très courtes, mais le chantier a bien avancé ! Nous nous sommes même offerts le luxe du premier barbecue de l’année sur le terrain, le mardi, en petit pull dehors et en toute convivialité ! Un grand, grand merci à Frantz et Freddy pour votre visite et votre grande aide pour cette étape !

La première chambre est terminée... Reste le "dressing".

La première chambre est terminée… Reste le « dressing ».

Deuxième chambre presque terminée

Deuxième chambre presque terminée

Le RDV du consuel approche… Je dois terminer les 2 ou 3 dernières bricoles électriques avant la date fatidique… poser les caches de la GTL, mettre des boites de dérivation sur tous les câbles en attente dehors (même s’ils ne sont pas connectés), poser des interrupteurs provisoires sous l’escalier (la cloison n’existe pas encore), finir de câbler les prises ethernet, câbler le coffret de communication… Mine de rien, il y a un peu de boulot… J’ai hâte, mais en même temps je suis un peu tendu par cette étape… Nous verrons bien !

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