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Archive for the ‘Terrassement’ Category

DSC_0267.resizedPour les personnes allergiques au béton (dont je fais partie), vous pouvez zapper cet article… L’an dernier, les étapes de terrassement et de grosse maçonnerie avaient été plutôt « tendues » à cause de la pluie : inondations à répétition, fouilles écroulées, etc. (cf. articles ici, ou encore ). Cette année, l’été a été si beau que début Août, je me suis dit qu’il fallait peut-être en profiter pour lancer les derniers gros travaux, avant l’arrivée de l’automne.

Concrètement, il s’agit de 3 chantiers : le mur de soutènement du talus de la cour, les fondations de la grange, et la cuve de récupération d’eau. Je mets cette dernière de côté pour l’instant : elle aura son (ou ses) article(s) dédié(s). Après l’expérience des fondations de la maison, je voulais des fondations plus légères pour la grange, du type massifs chaux-pierres pour accueillir la structure poteaux-poutres. Mais c’était sans compter sur le mur de soutènement…

Il y a 3 ans, en posant concrètement mes idées sur le papier, je n’avais pas anticipé certaines conséquences de mes envies, notamment sur le terrassement. Je voulais une petite cour entre la grange et la maison ; mais dans un terrain en pente, cela veut dire soit une cour en pente, soit remuer beaucoup de terre. Et je voulais une cour plane, plus pratique. Tant que ça se passe sur le papier, c’est cool. Mais dans la réalité, c’est autre chose : il faut creuser, déplacer de la terre, et retenir le talus fraîchement créé. Nous voici donc face au fameux mur de soutènement, qui sert à retenir le talus de la cour. Il y a en fait 2 talus différents à retenir : au nord-ouest, un talus bas, et au nord-est, un talus plutôt haut (environ 1m60 de terre), le long de la grange. Les défis étaient donc les suivants : 1/ retenir la terre pour ne pas qu’elle aille remplir la grange ou la cour, et 2/ collecter les eaux de pluie et de ruissellement qui arrivent du haut du terrain. Pour retenir 1,6m de terre, il faut un truc costaud : j’ai vu un sacré paquet de murs poussés, cassés, et même basculés par de la terre. L’infiltration de l’eau, le gel, la pression de la terre, tout ça va exercer des contraintes massives sur le mur. Du coup, j’ai demandé l’avis de plusieurs maçons : il faut au minimum un mur en parpaings à bancher, avec de bonnes fondations (80cm sous le sol, 60cm de large). Cela ne respecte pas les normes (à priori il faudrait du vrai mur banché et vibré), mais de tous les avis, ça fera le boulot. Donc ce qui n’était que quelques traits sur le plan devient un gros ouvrage de béton et de ferraille : j’adore, comme vous le savez. En plus, ce gros mur doit être adossé à la grange… Finalement, pour être bien sûr que le mur tienne, nous avons décidé de solidariser le mur et les fondations de la grange, réalisant ainsi des jambes de force sur le mur ; en conséquence, fini l’idée des fondations légères pour la grange. Il n’y a pas de vrai problème derrière tout ça : juste un conflit entre l’impact environnemental (du béton, des armatures et de tout le reste) et ce qui doit être fait au vu de nos choix. C’est en prenant conscience de ces impacts que j’apprends, que je mûris : il est clair que si je devais redessiner des plans maintenant, je passerai beaucoup plus de temps sur l’intégration des bâtiments sur le terrain, en minimisant au maximum l’impact sur le terrain. Une maison « écologique » ne se limite pas à la conception bioclimatique, au choix des matériaux et de la gestion de l’énergie. J’aurais pu engueuler l’architecte, sur ce coup. Mais vu que l’architecte, c’est moi… J’apprends, « Petit Scarabée », j’apprends. 😉

Fouilles pour la fondation du mur de soutènement (partie basse)

Fouilles pour la fondation du mur de soutènement (partie basse)

L’an dernier, les fouilles du mur de soutènement avaient été faites, mais pendant l’hiver elles se sont comblées… Nous avons donc dû re-creuser un peu plus profondément pour retrouver le « dur ». Les fondations seront en béton armé : 25cm de haut, 60cm de large ; il a fallu élargir les longrines (armatures métalliques) qui ne font que 30 cm de large : quelques points de soudure et c’était fait – merci Bernard !

Longrines élargies avec une épingle C4-10 ; ça fait rêver, non ? ;-)

Longrines élargies avec une épingle C4-10 ; ça fait rêver, non ? 😉

En creusant les fouilles de la grange, nous sommes tombés sur un tapis de dalles de pierres à environ 30cm de profondeur… L’an dernier, à cette même profondeur, nous avions sorti des pierres de plus de 2m², épaisses d’une trentaine de cm… De beaux bébés. Nous avons donc décidé de ne pas les sortir cette fois-ci (à chaque fois, cela fait un cratère énorme) : les fondations s’appuieront sur ces dalles de pierre. Elles ne seront donc pas hors-gel (il faut 80cm de profondeur ici), mais vu que cette dalle est là et le sol est sableux en-dessous, ça ne devrait pas poser de problème. Au passage, je me rends compte que l’idée des massifs pour la grange aurait été difficile à mettre en œuvre, car les massifs, non ceinturés, auraient dû être plus profonds, et donc plus larges à cause de ces dalles… Nous nous sommes peut-être évités une autre galère ?

Un des défis de cette partie a été d’enchaîner le creusement des fouilles et le coulage du béton : il fallait éviter que la pluie inonde les fouilles ou pire, ramène de la boue au fond… Je me voyais mal évacuer cette boue à la pelle ;-). Une fois les fouilles creusées, il a fallu poser les ferrailles (les armatures métalliques devrais-je dire) et les attacher. Alors là, j’ai appris 2 choses importantes : la première, c’est qu’un des principes fondamentaux du béton armé est que l’armature ne doit jamais être en contact avec le sol ou l’extérieur, sous peine d’initier de la corrosion qui à long terme va ronger toute l’armature. Logique. Logique, sauf que pour la maison, j’avais planté des piquets métalliques à niveau (réglés au laser) : si à certains endroits ces piquets touchent l’armature, la rouille fera son œuvre. Cette fois-ci, j’ai donc choisi des tuteurs non métalliques pour marquer les niveaux. La deuxième chose, c’est qu’il existe un outil pour attacher les armatures : la drille. En couple avec des attaches toutes faites, on gagne un temps incroyable (divisé par 10, je pense) pour attacher les ferrailles… Pour 30 Euros (la drille) + 20 Euros (les 1000 attaches), ça vaut plutôt le coup.

Les fondations de la grange et du mur de soutènement

Les fondations de la grange et du mur de soutènement

Le lendemain, la première toupie arrivait… Au final, il aura fallu 2 toupies de béton (13m3) pour couler toutes les fouilles. Nous avons posé le premier rang de parpaings à bancher le jour même, sur les fondations fraîchement coulées, afin que ce premier rang soit noyé, scellé dans le béton. Selon les maçons, il faut faire ça pour que le mur ne se détache pas de la fondation, à la base. Il n’y a pas vraiment de photos de cette journée ; elle fut vraiment sportive, et ce malgré la main d’œuvre importante… Le photographe n’a pas eu le temps de prendre des clichés ;-).

Finalement, tout s’est passé pour le mieux, sans grosse pluie… Ce furent quelques jour très intenses, à la fois nerveusement et physiquement, mais les fondations sont coulées ! Cette partie du chantier ne me fait pas rêver, mais il fallait que ça soit fait… Cela dit, j’ai encore beaucoup appris… A la fois techniquement et aussi par des prises de conscience sur la conception, sur l’architecture, sur l’impact environnemental de certains choix. C’est précieux ! J’imagine qu’il existe des alternatives moins « violentes » pour arriver au même résultat ; si j’avais un autre projet à réaliser, je passerai du temps sur ces sujets, c’est sûr. Reste à monter le mur de soutènement et à le couler…

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La mare… est pleine !

82mm de pluie en 2 jours… Pas mal, non, sachant qu’en moyenne nous avons 700mm en 1 an  ? Je suis curieux de connaitre la pluviométrie cumulée depuis le début de l’année… La conception de l’évacuation des eaux de pluie est mise à rude épreuve ! Il faut dire que la végétation n’a pas encore vraiment repris là où nous avons terrassé, donc cela n’aide pas le sol à éponger la pluie… Du coup ça ruisselle !

Cet été, nous avions profité de la pelleteuse pour faire creuser une petite mare qui récolte les eaux de drainage du terrain. En 2 heures ce fut chose faite, et le résultat était plutôt impressionnant : je me suis rendu compte que « petit » est un adjectif complètement subjectif 😉

La mare, cet été

La pelleteuse en action pour la création de la mare, cet été

En creusant nous avions trouvé une veine de sable, et même une veine d’ocre rouge ; la mare à priori ne devrait pas tenir l’eau, mais je me suis dit qu’on verrait le temps venu ! Je reviendrai (j’espère) sur le « pourquoi » de la mare dans un article dédié ; le fait est qu’elle est là et qu’elle a récolté les eaux de drainage durant ces derniers jours.

Tout le terrain est de nouveau gorgé d’eau, et nouveauté depuis le mois de juin (et ses pluies assez impressionnantes aussi) : les regards sont quasiment tous inondés. Rhaa…

Fondation du mur de soutènement inondée : une douve !

Le regard « solaire » est lui aussi bien plein !

La bonne nouvelle est que la mare est presque pleine ! C’est assez impressionnant, même si évidemment cela ne garantit en rien qu’elle tiendra l’eau. On verra bien !

La mare est presque pleine !

Il a même fallu qu’on pose le tuyau de trop-plein un peu en cata, au cas où il pleuvrait encore fort pendant quelques jours, afin d’éviter que la mare ne déborde… Il faudra revoir ça à tête reposée un de ces 4 !

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Toujours en ce mois d’août, décidément chargé, nous avons effectué le raccordement des différents réseaux (eau, électricité, tout-à-l’égout, Télécom) entre la maison et la route. Un peu moins de 200 mètres de tranchée, avec tous les réseaux à l’intérieur, sous le cagnard… Ce fut sportif !

En guise d’échauffement, nous avons dû passer le gros câble électrique (cf. article précédent) dans le fourreau TPC de 90mm. 280kg de câble électrique (plus le gros touret qui fait aussi son poids) à passer dans 200m de fourreau, le défi s’annonçait sérieux… Quelques semaines avant, Mister K. me fait remarquer qu’il faudra penser à passer un câble pilote en parallèle du gros câble d’alimentation afin de pouvoir commander le cas échéant les commutateurs de tarifs spéciaux (jour/nuit, etc.) d’EDF… Je suis étonné que toutes ces infos ne passent pas dans le câble d’alim via un multiplexage ou autre (ma formation initiale me rattrape), mais après un appel chez ERDF, ils confirment qu’il faut passer un câble 2×1,5mm2 pour les commandes. Nous devons donc passer dans le fourreau le gros câble 4x25mm², plus le petit 2×1,5mm². La première contrainte était de pouvoir dérouler les câbles facilement : Julien est encore venu à notre secours en nous prêtant son tracteur avec le lève palettes ; merci encore ! Nous avons improvisé un dérouleur de câble en mettant les 2 tourets en parallèle sur une barre à mine , le tout étant fixé sur le lève palettes… L »ensemble ne devait pas peser loin de 300kg, du coup il valait mieux éviter de prendre ça sur les pieds ;-).

Le dérouleur de câble, sans le second touret

Après l’échauffement, la première mi-temps consistait à passer les câbles dans le fourreau. Nous avons trouvé une solide aiguille de 50 mètres (la longueur d’une section de fourreau), et Mister K. a préparé une épissure ; nous ne savions pas encore comment nous allions pouvoir tirer le câble dans son fourreau, et du coup nous avions envisagé toutes les possibilités, y compris d’atteler Dédé au câble pour le tirer. Autant dire que l’aiguille ainsi que l’épissure devaient être à toute épreuve ; casser l’un ou l’autre était hors de question.

Une vraie épissure – on pourrait tirer un tracteur. Nous avons malheureusement dû la refaire car nous avions oublié le câble pilote 😉

Xavier passait par là, et son aide ne fut pas de trop… Nous avons testé plusieurs techniques (y compris atteler Dédé), et finalement ce qui a fonctionné était la méthode suivante : nous avons attaché une extrémité du fourreau au lève-palette, puis nous avons déroulé les 50 premiers mètres de câble (il n’y avait qu’une personne près des tourets, et il n’était pas possible de guider les câbles dans le fourreau et gérer les tourets qui coinçaient de temps en temps). Une personne tirait ensuite l’aiguille à l’autre extrémité du fourreau, pour faire passer les 50 premiers mètres de câble dans le fourreau. Nous ajoutions du liquide vaisselle dans le fourreau au fur et à mesure pour limiter les frottements (surtout pas de graisse ou d’huile à base de pétrole qui attaquent l’isolant du câble). Les 50 premiers mètres sont passés assez facilement. Ensuite nous avons déroulé les 50 mètres suivants des tourets, et nous les avons tirés dans le premier fourreau pour les avoir au bout du premier fourreau. Et là, nous avons aiguillé le second fourreau et tiré les 50 mètres de câbles dans le deuxième fourreau. Idem pour les troisièmes et quatrièmes fourreaux : nous déroulions le câble 50 mètres et tirions ces 50 mètres dans les fourreaux déjà en place pour avoir ces 50 mètres de câble disponibles juste avant le nouveau fourreau. La dernière section a été la plus difficile avec les derniers 50 mètres de câbles à tirer dans les 150 mètres de fourreau, mais Xavier avait mangé du lion…

Au total cela nous aura pris une demi-journée, et quelques suées. La seconde mi-temps pour le câble consistait à le placer le long de la tranchée, assez loin de la tranchée pour laisser la place pour la circulation de la pelleteuse et pour la terre, en gardant le tout dans la partie haute du terrain, hors de vue. Il a donc fallu déplacer tout l’ensemble de quelques mètres, en faisant de grandes boucles pour éviter tout emmêlement…

Voilà pour l’entraînement. Ensuite, que du classique : tranchée, laser, sablage, calage les tuyaux de tout à l’égout au laser, pose des autres réseaux, sablage, pose des grillages avertisseurs, et fermeture de la tranchée. Au vu de la distance, cela s’est fait en 2 sessions (1 jour, puis 3 jours). Le tuyau du tout à l’égout était au milieu de la tranchée ; les gaines télécom (2 gaines TPC de 40mm) étaient d’un côté, et le reste de l’autre côté, afin de respecter les 40cm mini de distance entre les Télécom et le reste (surtout le 50Hz électrique). Je voulais éviter d’avoir une liaison ADSL toute balbutiante à cause des perturbations du réseau électrique… Nous avons fait un regard tous les 40 mètres environ pour les gaines Télécom, ainsi qu’à chaque changement de direction. Rien de plus simple pour cela : une rehausse de regard béton de 30cm qui vient couvrir une boucle des 2 gaines TPC 40.

Tous les réseaux dans la tranchée

En plus du réseau télécom, nous avions le tuyau d’eau du réseau (Socarex PE 32 mm), plus un tuyau PE de 20mm pour amener l’eau de la cuve de récupération jusqu’au regard intermédiaire ;  étant donné que la tranchée était ouverte, nous en avons profité pour tirer une gaine TPC 90 rouge de réserve, ainsi qu’une TPC 63 bleue de réserve aussi. Enfin, nous avons tiré un fourreau TPC 40 rouge avec un câble de 6mm² pour les éventuels éclairages du chemin. Tout ça faisait un peu de monde dans la tranchée, mais il y avait encore de la place ! Nous en avons d’ailleurs profité, in extremis, pour faire passer le câble de terre dans les 25 premiers mètres de la tranchée ; le câble est raccordé à 2 piquets de terre plantés en fond de tranchée. Nous avons fait faire cela par un électricien ; en effet l’efficacité de la prise de terre est une des premières choses contrôlées par le consuel, et je préférais sécuriser cette partie.

Nous avons fait un regard intermédiaire en haut du terrain, juste avant de redescendre sur la route. Ce regard permet de ressortir tous les réseaux au cas où nous déciderions de construire un autre bâtiment dans le futur. Nous avons donc monté un Té pour l’eau, placé un tabouret pour le tout-à-l’égout, et fait des boucles pour les autres réseaux. Nous étions bien embêtés pour le positionnement de ce regard, car nous ne savions pas où allait se trouver cette éventuelle future construction. Au nord ? Au sud ? Si nous nous trompons, il faudra recreuser une tranchée pour croiser la tranchée initiale, ce qui n’est jamais super. Notre artiste de la pelleteuse nous a alors montré comment construire un regard à cheval sur le réseau de tout à l’égout… Comme ça nous pouvons desservir les 2 côtés indifféremment !

Base du regard intermédiaire qui permet l’accession à tous les réseaux ; ce sont des demi-parpaings posés à sec !

Le regard intermédiaire presque terminé

La construction de ce regard a été un peu spéciale : nous avons appuyé les anneaux de puits de 90cm sur les demi-parpaings posés en cercle, à sec… C’est garanti sans embrouilles ! Pour dormir plus tranquille, il m’a dit qu’on peut faire un enduit à l’intérieur du regard… On verra ça ensuite ; ce sujet n’est pas la cause de mes insomnies en ce moment ;-).

C’est là que je me suis vraiment rendu compte que 180 mètres, ça peut être trèèèèès long.

De la tranchée, encore de la tranchée…

Ehh oui, encore de la tranchée

En haut de chemin d’accès, il y a un changement de direction à 90° ; nous avons donc construit un regard visitable pour le tout-à-l’égout. Socle de béton pour poser les anneaux de puits, puis cunette au fond du regard (c’est un comme un virage de piste de bobsleigh maçonné en ciment, et lissé). J’ai encore beaucoup appris ! Je passe les détails sur la rupture de stock du marchand de matériaux en Août pour les anneaux de puits de 90cm (remplacés par des anneaux percés, qu’il a fallu évidemment boucher), les anneaux qui ne s’emboîtaient pas (il a fallu faire un joint en mortier étanche) et la découpe d’un demi anneau pour rattraper le niveau.

Le regard visitable pour le tout-à-l’égout, étanche.

Enfin nous voyons le bout de ces réseaux… Nous arrivons à la route, où  se trouvent tous les regards de raccordement des différents réseaux : France Telecom, ERDF, et la SAUR pour l’eau et le tout à l’égout.

Nous commençons par raccorder le gros câble électrique, puis les gaines France Telecom. Facile. Vient le tour du tout-à-l’égout ; la SAUR a eu la bonne idée de ne pas sabler autour de ses ouvrages : ils ont mis du calcaire 0/20. Va donc creuser à la main (c’est trop près des ouvrages pour creuser à la pelleteuse) dans du calcaire tassé (c’est dur comme du béton)… Un calvaire ! Nous avons découvert que le tuyau du tout-à-l’égout laissé par la SAUR (en sortie de leur tabouret) était en pente inverse (ie la pente n’allait pas évacuer vers le réseau, mais vers la maison), et avec un angle qui emmenait le réseau directement dans la façade de la maison voisine. La grande classe – je crois que j’écrirai prochainement un poème sur la SAUR et leurs méthodes très spéciales, tant il y a à dire sur le sujet. C’est presque de la science-fiction (vous êtes prévenus) ;-).  Bref, il a fallu improviser un coude pour le raccordement du tout-à-l’égout, et nous avons vraiment galéré pour dégager le tuyau d’eau et le raccorder, avec une réduction (oui, la SAUR à câblé en 25mm, alors que notre PE fait 32mm, ce qui est souhaitable pour 200m de réseau).

Les raccordements SAUR, comblés au calcaire 0/20…

Enfin, après tout ce travail, nous sommes raccordés aux différents réseaux ! Ces presque 200 mètres de réseaux étaient mon cauchemar depuis l’achat du terrain… Je ne l’avais pas acheté cher, mais je savais pourquoi : il était plutôt difficile à viabiliser… C’est maintenant chose faite ! Quel soulagement… Je passe tout le boulot de dégagement de la terre excédentaire (évacuée grâce au tracteur et à la remorque de Claude – merci encore) et le nettoyage des abords du chemin ; nous sommes actuellement en train de remonter le muret de soutènement en pierres que nous avons dû partiellement écrouler juste avant la route…

Je me retrouve exténué après cette partie du chantier ; en ce vendredi 24 Août,  le terrain est viabilisé : nous pourrons avoir l’eau, l’électricité et le téléphone quand nous voudrons !

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Je suis carrément à la bourre pour mettre à jour le blog… Nous avons commencé les fondations il y a 2 semaines déjà avec les fouilles (les fouilles sont les tranchées qui accueillent les fondations), mais je ne trouve que maintenant le temps d’écrire… La semaine a été bien chargée !

Les fondations sont quelque chose de très spécial pour moi… C’est ce qui va accueillir toute la maison, garantir sa stabilité et sa pérennité. J’avais des idées plutôt arrêtées sur le sujet, et puis les circonstances m’ont fait changer d’approche, ce qui fut un grand dilemme.

Depuis plus d’un an, j’étais parti sur une approche « écolo » pour les fondations : pas de ciment. Pourquoi pas de ciment ? Parce qu’il est hyper coûteux en énergie à produire (chauffage à 1800°), parce qu’à priori il contient une grosse quantité de saloperies (j’ai entendu parler d’huiles de vidange usagées notamment, même si je n’ai pas trouvé de références) qui vont jusqu’aux déchets radioactifs (alors là, c’est bien documenté, y compris dans les textes de loi, cf. la campagne de la CRIIRAD sur les déchets radioactifs, dont le premier bénéficiaire industriel est… Lafarge). Je vous invite carrément à lire le dossier détaillé sur le site de la CRIIRAD… Consternant mais instructif ! Bref, le ciment c’est pas cool. La chaux, c’est un peu mieux, et en plus ça respire. Du coup j’étais parti sur des fondations cyclopéennes, à base d’un mortier de chaux et de pierres (cf. liens en fin d’article pour plus de détails sur les fondations cyclopéennes). A chaque fois que j’employais ce terme de « fondations cyclopéennes », je voyais tout le monde faire des gros yeux… Nous avons complètement oublié ce mode de construction, qui pourtant a été utilisé pour la grande majorité de nos maisons de village et de nos fermes… Le ciment, même s’il a été inventé fin 19ème, n’a connu son essor qu’après la seconde guerre mondiale. En gros, ça ne fait que 60 ans qu’on utilise le ciment ; tout ce qui s’est fait avant, en remontant jusqu’aux Romains, a été fait sans ciment… Le ciment n’est qu’un détail de l’histoire de la construction, mais il est devenu omniprésent, si bien qu’on ne sait plus qu’il existe des alternatives… Réelle révolution technique ? Lobbying efficace ? Exception Française ? Je n’ai pas vraiment de réponse ; un peu de tout ça certainement… Mais il se trouve que le plus gros cimentier au monde (Lafarge) est Français…

Bref, tout ce chapitre introductif pour dire que j’ai décidé de faire les fondations… en ciment (qui ne sera pas du Lafarge, à cause de l’affaire révélée par la CRIIRAD ci-dessus). Il y a 2 raisons principales à ce choix en faveur du ciment, qui a été douloureux comme vous pouvez l’imaginer. La première raison est liée à la performance thermique de la maison, et notamment aux ponts thermiques (je reviendrai sur ce sujet en décrivant la structure bois de la maison). Nous avons fait le choix d’uns structure poteaux-poutres (un peu comme un hangar : des piliers tiennent la charpente de manière autonome), et il fallait donc des massifs maçonnés pour accueillir les poteaux. Et là, problème : le mariage des 2 techniques (poteaux-poutres et fondations cyclopéennes) posait un problème de ponts thermiques importants au niveau des massifs. Après quelques consultations (peut-être pas assez nombreuses ?), pas de solution : le mariage de ces 2 techniques crée des ponts thermiques. Toujours dans le chapitre des performances thermiques, j’avais un problème pour l’isolation du sol. Avec les fondations cyclopéennes, j’avais prévu de faire un hérisson puis de couler une dalle en béton de chaux et copeaux de bois. Petit aparté technique : le lambda des copeaux de bois est de 0,055 environ ; par contre le lambda du béton de chaux/copeaux est de 0,14 pour un béton de chaux dosé à 110kg de chaux/m3. Pour un R de 4, il fallait donc une dalle de… 56cm d’épaisseur. Cela n’a évidemment pas de sens. J’ai alors étudié des alternatives, allant du liège jusqu’au granulat de verre type Technopor, mais tout était hors de prix. Je me suis débattu avec ce problème de performance énergétique pendant plusieurs mois, sans trouver d’option satisfaisante. Le second point de blocage pour les fondations cyclopéennes a été avec le recul plutôt psychologique : après toutes les inondations et toute l’eau reçue sur le terrain, je me suis dit que je préférerais avoir la maison légèrement surélevée, avec un petit vide sanitaire, histoire de ne pas avoir de remontées d’humidité même en cas de déluge. Je me dis maintenant que l’humidité peut aussi être bien gérée avec les fondations cyclopéennes en faisant un bon drainage périphérique et une bonne aération du hérisson, mais je crois que toute cette eau m’a fait peur, tout simplement. Il y a encore d’autres raisons pour ce choix, mais elles sont secondaires : rapidité d’exécution grâce à la toupie (encore que cela reste à prouver en tenant compte des soubassements), nécessité de trouver beaucoup de main d’oeuvre, etc. Face à un mariage difficile de solutions techniques (fondations cyclopéennes et poteaux poutres), il a fallu choisir entre la performance thermique et l’aspect écologique, traditionnel. Je ne peux pas tout faire d’un coup… Mais cela restera une grande leçon de cette expérience de construction !

La solution retenue a donc été de faire une semelle filante de béton armé (rhaa, ça me fait encore mal d’avoir à écrire cela) avec un soubassement en parpaings et un plancher bois qui accueillera de l’isolant entre les madriers.

Coupe des fondations

Du point de vue de la conception, restait à définir la forme horizontale des fondations. La seule contrainte un peu spéciale était de prévoir des fondations dédiées pour le poêle de masse et pour le mur de brique de terre crue. Le poêle de masse devrait peser aux alentours de 1,3T, et le mur de briques de terre crue environ 2,2 tonnes. Il fallait donc de quoi soutenir toute cette masse, surtout sur un plancher bois… Nous retrouvons donc un gros massif au centre des fondations ci-dessous, plus un soubassement central qui permettra de soutenir les madriers, la portée de 6,9m étant trop importante.

Plans des fondations

Les premières tranchées ont été faites il y a 2 semaines ; après avoir tracé les fondations au sol, on laisse faire l’artiste… Il a juste fallu un tracteur et une remorque pour évacuer la terre… Un grand merci à Claude pour la remorque (encore une fois !) et à Jean-Marie pour le tracteur !

Fondations tracées au sol

Petit à petit le dessin de la maison apparaît de manière très concrète, quasiment définitive… Cette étape a vraiment quelque chose de magique !

Premiers coups de godet pour les fouilles

Les fouilles prennent forme ; les ferrailles trépignent

Et voici une deuxième tentative de vidéo time-lapse…

Quelle étape ! La maison est maintenant clairement dessinée au sol. Je sens que nous avons franchi une étape très importante… Maintenant, nous ne sommes plus esclaves des machines et du temps, même si nous en dépendons encore un peu évidemment ; nous pouvons travailler de manière autonome sur les fondations ! Le gros du terrassement est derrière nous ; une nouvelle étape commence !

Vue d’ensemble sur les fouilles

Ciment matériau pas cool :

Fondations cylopéennes :

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Toute la semaine nous avons remonté le calcaire dans la cour au Manuscopic, qui n’est disponible qu’après la journée de travail de l’agriculteur… Une semi-remorque livrée chaque jour, et remontée le soir même ! Finalement 4 semi-remorques auront suffi pour faire la cour. Je ne suis pas encore complètement à l’aise avec tout ce volume de cailloux extrait puis déplacé, mais c’était nécessaire dans le schéma de construction actuel. Je prends conscience à quel point la partie terrassement et l’intégration des constructions dans le site (sur le terrain) ont des conséquences directes et importantes sur les matériaux nécessaires, le transport, et l’utilisation d’engins lourds… Ça me parait maintenant évident, mais je ne m’étais pas vraiment posé la question avant.

Une fois le calcaire remonté et étalé, nous devons cylindrer la cour. Mais après la panne du tracteur, voici la panne du cylindre… Impossible d’enclencher la vibration : cela cale le moteur ; la poisse ! Nous nous retrouvons avec le tracteur et le cylindre face à face, tous les 2 en panne !

Soutien de Raoul pour la panne du cylindre

Je demande conseil à Raoul ; il me dit qu’il fera jour demain ! Le soir même, alors que le tracteur est réparé et reparti avec sa rotule toute neuve, la panne du cylindre est en effet trouvée : le roulement d’embrayage du cylindre est mort. Nous passons la matinée à démonter et remonter l’embrayage, avant de comprendre que le jeu sur la commande qui permet d’embrayer ou de débrayer n’est que de 5mm ! Dernier remontage : tout fonctionne, nous pouvons commencer à cylindrer la cour !

Le cylindre sur la table d’opération

Le roulement fatigué : il a beau être matinal, il a mal…
(pour référence : http://www.youtube.com/watch?v=lEWsQP1JMP0)

Pour celles et ceux comme moi qui n’avaient jamais passé le cylindre (rouleau-compresseur), il faut imaginer une grosse poussette de 2,2 tonnes, qui fait un bruit à réveiller les morts et qui vibre tellement qu’après 5 minutes vous avez l’impression que vos articulations n’existent plus. Il faut dire que l’engin n’est pas de toute première jeunesse (1963 – c’est encore jeune pour un humain mais plutôt vieux pour un engin mécanique), et qu’en plus de tout ça il faut ajouter la grosse fumée noire d’un moteur diesel d’époque qui boit un litre d’huile par heure. Bref, le cylindrage n’aura pas vraiment été une cure thermale ;  peut-être thermique à la rigueur… Quelques mois d’espérance de vie se sont envolés, mais quelques séances d’ostéo ont été gagnées, vu qu’il n’y a plus d’articulations à soigner.

Finalisation de la tête de diamant dans le calcaire 0/80

Maintenant que la cour est cylindrée, notre artiste de la pelleteuse peut finaliser la forme en tête de diamant ; cela n’était en effet pas possible avant car en cylindrant on se rend compte qu’il y a des creux et des bosses liés à la composition du mélange 0/80 : s’il y a beaucoup de « fine » (faible granularité), cela se compresse plus que s’il n’y a que des gros cailloux).

Finalisation de la tête de diamant

2 heures plus tard, la forme de la cour est finale ; il ne nous reste plus qu’à passer le coup de cylindre définitif… C’est chose faite le lendemain matin ! La cour est maintenant prête… Nous pouvons commencer le puits canadien !

Ah, dernière chose… suite à l’essai concluant du time-lapse concernant la cour (cf. article précédent avec la vidéo), nous avons décidé d’installer définitivement l’appareil photo sur le site… Tout ceci sur les conseils de Nantoine, que je remercie au passage pour cette idée que j’adore !

Pied photo permanent pour le « time-lapse » et autres acrobaties photographiques à venir…

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La cour

Nous commençons la cour, presque par hasard. Pendant cette nouvelle semaine de pluie, nous nous sommes dit qu’il serait bien de nous mettre au propre, et de préparer les livraisons de matériaux qui ne sauraient tarder (pour les fondations entre autres). Nous avons donc commencé à faire livrer du calcaire (toujours 0/80) pour l’étaler dans la cour. Plus question de prendre du géotextile pour la cour, nous utilisons de la paille généreusement  livrée par Julien B (merci encore !) pour remplacer ce produit synthétique. La première étape a été de disposer les roundballers de paille sur la plate-forme ; j’emprunte le tracteur de Boubou, et à la première manœuvre, plus de direction… Verdict : la rotule qui lie le vérin de direction au châssis est cassée ! Nous sommes donc en panne, et je suis bien embêté que ça tombe sur moi. Raoul me dit qu’il vaut mieux que ça arrive là que sur la route avec une remorque chargée ; il n’a pas tort mais ça n’enlève pas ma gêne.

Tracteur en panne – rotule de direction brisée

Heureusement notre mécano favori, Romain, arrive ; il en profite pour disposer tous les roundballers au manuscopic en 10 minutes ; un grand merci ! C’est un peu la misère pour démonter la pièce (chalumeau et cric de voiture), mais on s’en tire bien et la pièce peut être commandée.

Les semi-remorques de calcaire sont livrés en bas du chemin ; ils ne peuvent pas monter pour livrer… Nous avons donc aménagé une plate-forme de livraison, et nous remontons les semi une par une, au manuscopic.

Remontée de calcaire au manuscopic

Nous déroulons les roundballers sur le terrain et étalons le calcaire grossièrement sur la plate-forme, directement sur la paille. Franchement j’aurais dû insister pour faire le chemin avec de la paille ; c’est super agréable à travailler !

Le manuscopic roule allègrement sur le tuyau entouré de béton… Rien ne bouge !

Allez, j’en profite pour me lancer dans ma première expérience photographique de time-lapse pour illustrer l’avancée de la cour :

En commençant cette étape, je n’avais pas réalisé à quel point cela allait modifier la face du terrain et de notre travail sur le chantier ! Nous allons bientôt pouvoir accéder en véhicule jusqu’au pied de la maison, au propre… Plus de boue dans la cour ; les livraisons seront possibles même les jours de pluie ! Bien sûr, il faudra étaler tout ce calcaire plus proprement, en redessinant la tête de diamant, mais les changements sont assez spectaculaires ! Ça fait vraiment du bien après ces longues semaines de travail de taupe…

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Après une semaine encore bien humide, nous avons enfin réussi à finaliser les réseaux de la plate-forme et à remettre le terrain au carré, propre… Décidément le terrassement nous aura donné bien du fil à retordre avec ce temps ! Mais cette fois-ci, c’est fini et bien fini pour les réseaux… Enfin pour cette partie car il nous restera tous les raccordements aux arrivées en bas du terrain. 200m de réseaux, ça va encore nous occuper quelques journées 😉

Nous avons commencé par évacuer toute la terre stockée sur la plate-forme, à l’aide du tracteur et de la remorque de Boubou (merci encore !). Il a fallu aménager une nouvelle aire de stockage pour ce trop-plein de terre ; en 1h30 tout était propre ! L’efficacité en pleine action de notre pelleteur-artiste…

Evacuation de la terre de la plate-forme

L’étape suivante a été de combler les dernières tranchées, toujours de la même manière : 20cm de sable au-dessus des tuyaux, puis de la terre (tassée à la chenille) pour revenir au niveau du sol. Tout était prêt pour commencer le gros morceau : l’avaloir et l’évacuation de l’eau de pluie de la plate-forme.

Pour faire ce réseau, nous avons choisi du tube de 200mm CR8, toujours d’après les abaques postées dans un article précédent. Pour faire l’avaloir, nous avons utilisé des réhausses de fosse septique, d’un diamètre extérieur de 80cm. L’avaloir se trouve au beau milieu de la tête de diamant, afin de recueillir toutes les eaux de pluie de la cour. Nous avons empilé 3 anneaux, de 30cm de hauteur chacun. L’idée est de faire un bac de décantation au niveau de l’avaloir ; en effet, la cour sera en calcaire au minimum pendant toute la durée des travaux ; il se peut donc fortement que des cailloux se retrouvent dans l’avaloir, voire dans les tuyaux… Nous avons donc placé 2 anneaux en-dessous du niveau du tuyau d’évacuation, pour recueillir ces cailloux et autres objets non flottants ; il suffira ensuite de nettoyer régulièrement l’avaloir !

Avaloir d’eaux de pluie de la cour

Il y a donc 60cm d’espace de décantation au niveau de l’avaloir ; le tuyau viendra se poser sur le deuxième anneau. Nous avons fait toutes les découpes à l’aide d’une tronçonneuse TP thermique ; boudiou, ça c’est du matos ! Ça pèse aussi lourd qu’un âne mort, et avec force de rotation c’est plutôt tendu à manoeuvrer… Mais on peut dire que ça coupe !

Dernier étage de l’avaloir, avec le tuyau d’évacuation

Le tuyau d’évacuation d’eau de pluie de la cour

Les anneaux sont entourés de béton afin que tout cela se tienne lors du passage d’engins lourds (il y aura des livraisons pour les matériaux !). Il a donc fallu improviser… Il n’y a en effet pas encore d’eau ni d’électricité sur le terrain ! J’avais apporté une citerne d’eau, que j’ai remplie avec de l’eau de puits, et nous avons fait tourner la bétonnière sur le groupe électrogène ; nous ne pouvions pas trop la charger car sinon elle calait le groupe. Bref, nous avons fait les premières gâchées de béton… Heureusement il n’y en aura que le minimum pendant tous ces travaux ; nous essayons de limiter l’usage du ciment au maximum.

Lors du creusement de la tranchée d’évacuation des eaux de pluie de la cour, nous étions tombés sur d’énormes pierres et avions donc décidé de faire passer ce réseau au-dessus de l’évacuation de tout à l’égout de la grange, contrairement à ce qui était prévu dans le plan initial. Le point de référence pour caler l’avaloir et le tuyau a donc été ce point de croisement, histoire de ne pas se retrouver avec les 2 tuyaux qui se touchent… Tout ceci a été fait au laser ; heureusement que le boulot de conception avait été fait en amont ! Pas moyen d’improviser une fois sur le terrain, quand la pelleteuse tourne et qu’il y a du monde qui bosse… La conséquence de cette remontée de tuyaux a été qu’il a fallu entourer ce tuyau de béton sur la première longueur en sortie d’avaloir, afin d’assurer la solidité lors du passage d’engins. Après, il se trouve 10cm au moins sous le niveau du sol, donc avec 10 cm de sable et 30 de calcaire, ça ne posera pas de problème.

Avaloir et premier tuyau entourés de béton

Il a aussi fallu prévoir des trous dans le 3ème anneau afin de laisser l’eau s’écouler en cas de grosse pluie avant que le calcaire soit étalé dans la cour ; plus question de se laisser inonder ! Le tuyau d’évacuation a une pente de 1,5% ; nous les calons au fur et à mesure au laser. Nous plaçons un tabouret de visite à chacun des 2 changements de direction (nécessaires pour laisser la place de la cuve de récupération d’eau) ; ils permettront de glisser un furet dans le tuyau s’il venait à se boucher, et en plus ils permettront un raccordement ultérieur d’autres réseaux d’évacuation (drainage autour de la maison, trop-plein de cuve de récupération, etc.). Le tabouret est en photo sur l’icône en début d’article.

Dépose de sable sur le tuyau d’évacuation d’eau de la cour

Dépose de sable sur le tuyau (2)

En fin de journée, je me suis rendu compte que c’était vraiment bien d’avoir fait passer le réseau d’évacuation d’eau de la cour au-dessus du tout à l’égout de la grange… En effet, l’eau de la cour va se jeter dans une mare (qui n’est pas encore créée) ; et le tuyau arrive déjà très bas ! Si nous avions dû passer sous le tout à l’égout, il serait arrivé encore 70 cm plus bas, ce qui aurait éloigné d’autant la mare… Encore un bon point pour notre artiste qui avait suggéré cette alternative.

Dernier tabouret et arrivée de l’eau de pluie de la cour vers la mare

 Les réseaux sont enfin terminés, et tout est prêt pour évacuer les fortes pluies qui pourraient se présenter… Ça fait vraiment beaucoup de bien de revoir la plate-forme propre, dans tranchée, sans boue, dégagée !

Plate-forme nickel…

Plate-forme nickel (2)…

La prochaine étape est de mettre du calcaire dans la cour…

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