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Archive for the ‘Toiture’ Category

DSC_1538.resizedRhaaaaa, ça y est : il peut pleuvoir, venter, neiger, tornader : nous sommes prêts ! Pour la première fois depuis 2 ans et demi, nous sommes à jour sur les travaux extérieurs : plus d’urgence, de truc-à-faire-demain-sinon-ça-craint, plus d’inquiétude liée à la météo… Sacrée étape à célébrer !

En 2 ans et demi, nous avions accumulé une bonne dose de travaux commencés mais non terminés… L’exemple le plus criant était de faîtage de la maison : 2 faîtières étaient posées au-dessus des autres, à cheval, depuis presque 2 ans… Chaque matin, je levais la tête et me disais : « il va quand même falloir que je monte pour les poser correctement, ces faîtières ! Si ça se trouve, ça prend l’eau malgré toutes nos précautions… ». Ça y est, tout ça c’est derrière nous !

J’ai profité de l’échafaudage encore disponible (merci André & Jacky !) pour monter sur le toit de la maison et finir quelques menues tâches :

Faîtage : il restait 2 faîtières à poser, mais finalement j’ai tout déplacé. Après de longues tergiversations, j’ai arrêté mon choix pour le faîtage : les faîtières seront simplement posées sur le toit. Pas de pigeons (la maçonnerie ne tiendra pas longtemps avec une structure bois en-dessous, et je trouvais qu’esthétiquement ça faisait bizarre sur une maison bois), pas non plus de grandes vis traversantes (idéales pour guider l’eau jusqu’à la structure bois), ni de faîtières à emboîtement. J’ai seulement scellé les 2 faîtières d’extrémité, plus la découpe du milieu de toit ; les autres faîtières sont simplement posées, avec une tuile à plat en travers sous les jonctions afin d’assurer l’étanchéité au niveau de l’espace entre 2 faîtières. Au tout dernier moment, juste avant de démonter l’échelle de toit, j’ai décidé de mettre un cordon de mastic-colle sur les jointures entre chaque faîtière, en me disant que ça prenait 15 minutes et que ça ne pouvait pas faire de mal… Du coup, j’ai aussi fait la même chose sur le faîtage de la grange. J’ai quand même eu la surprise de trouver quelques petits nids de guêpes en soulevant certaines faîtières… Elles doivent avoir chaud là-dessous !

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Bordures de la cheminée : le long de la souche de la cheminée, les tuiles forment comme une rive, et elles n’étaient pas maçonnées. De plus, elles sont un peu relevées, à cause de la bordure de la souche ; du coup, ça ne me plaisait pas trop d’un point de vue étanchéité, notamment en cas de neige. J’ai donc décidé de maçonner ces tuiles comme pour une rive, afin de boucher les interstices entre les tuiles et de les rendre solidaires… Ça a pris seulement une heure en tout, et je me sens beaucoup plus à l’aise avec ce point… Il peut maintenant venter et neiger !

Tuile à douille pour l’aérateur de la salle de bains : j’ai repoussé le montage de cette tuile à douille au maximum… D’abord parce que j’appréhendais le montage, et ensuite parce que je n’avais pas encore l’emplacement exact de l’évacuation tant que je n’avais pas matérialisé les cloisons intérieures. Au final, ce n’est pas vraiment sorcier à monter ; le plus difficile a été de faire le trou de 100mm à travers le toit, à travers les 30cm d’isolant… J’ai finalement emprunté une mèche à bois de 80cm chez le charpentier pour percer l’OSB au bon endroit et pouvoir ainsi passer par dessous avec la scie cloche… Il aura fallu au total presque une demi-journée pour poser cette tuile à douille ! Franchement, esthétiquement, je ne suis pas très satisfait… Les tuiles à douilles sont fabriquées pour un toit à 45°, ce qui fait que pour tous les autres angles de toiture, la sortie apparaît penchée… Ça fait bizarre, mais il n’y a pas le choix à priori (si vous avez des idées, je suis preneur !).

Tuile à douille (en bas) et rives de bord de cheminée (en haut)

Tuile à douille (en bas) et rives de bord de cheminée (en haut)

Rives de la toiture de la grange : les rives, c’est maintenant une affaire rodée ! Rodée mais qui prend quand même du temps : en tout et pour tout, en comptant le montage/démontage des échafaudages, le pliage des zincs et tout le tralala, nous avons passé presque une semaine sur les rives. Ça y est, la toiture de la grange est complètement terminée, prête à affronter l’hiver !

Rives de la grange avant le zinc

Rives de la grange avant le zinc

Rives avec le zinc

Rives avec le zinc

Bouchons de regards : depuis plus de 2 ans, le regard solaire (qui accueille les tuyaux isolés pour les panneaux solaires thermiques ainsi qu’une grosse gaine TPC 90 pour le raccordement des éventuels futurs panneaux photovoltaïques) était ouvert… Nous avons fabriqué des coffrages et coulé du béton fibré (merci Julien et Bernard !) pour fermer ce regard, ainsi que celui le la cuve de récupération. Encore une parenthèse fermée !

Coffrages pour les bouchons de regard

Coffrages pour les bouchons de regard

Ce magnifique mois de Septembre nous aura permis de clôturer tous les travaux extérieurs… Nous avons démonté tous les échafaudages pour les rendre aux propriétaires ; à priori plus besoin de monter sur le toit avant 20 ans ! C’est une grosse, grosse étape : tout est carré à l’extérieur, et nous pouvons maintenant nous concentrer sur l’intérieur !

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DSC_1074.resizedC’est un fait : j’ai du mal à tenir le rythme pour le blog… Du coup, j’ai décidé de grouper dans cet article quelques travaux réalisés ces dernières semaines… La météo nous invite à varier les tâches : tantôt à l’intérieur, tantôt dehors ; tantôt en short, tantôt avec la doudoune : cela ne laisse pas vraiment de place à la monotonie 😉 !

La grange : nous avons couvert le pan Est de la grange… Rien de bien neuf côté technique (cf. article), mais une nouveauté côté main d’œuvre : cette fois-ci, pour de multiples raisons, nous avons couvert la grange en tout petit comité, presque sans tracteur. Nous avons pu rapprocher les dernières palettes de tuiles du chantier (merci Claude !), et pour le reste, muscu gratos, avec l’aide de Bernard & Maryvonne…

Pan Est de la grange latté, rives calées ; tout est prêt pour envoyer les tuiles

Pan Est de la grange latté, rives calées ; tout est prêt pour envoyer les tuiles

Pendant un moment, je me suis dit que la couverture à peu de monde, c’était vraiment moins marrant, mais au final c’est bien tombé, car cela m’a laissé le temps de faire le faîtage au fur et à mesure, exactement comme je le voulais ; je note que pour la maison, le faîtage n’est pas encore terminé, exactement pour cette raison (je n’ai pas pris le temps le jour J, car ça allait trop vite avec le gang des couvreurs). Cela confirme d’ailleurs un célèbre théorème de l’autoconstruction qui dit : « Tout ce qui n’est pas fait tout de suite, dans la foulée, est soit jamais fait, soit fait (trop) tard et dans la douleur ». Le dernier rang de tuiles au sommet (juste sous le doublis de faîtage) est vissé, et les faîtières sont posées sur le doublis, avec une tuile en travers sous les jointures des faîtières, pour récupérer l’éventuelle eau qui passerait entre 2 faîtières… Nous avons ensuite posé la gouttière, et voilà ! Il ne reste que les rives à faire, et la toiture de la grange sera complètement terminée !

La toiture est presque terminée : il ne reste que les rives

La toiture est presque terminée : il ne reste que les rives

Cela nous permet de rendre la grange opérationnelle, sans transition : il y a un tel bazar à l’intérieur de la maison que nous ne pouvons plus tourner… Nous passons presque plus de temps à déplacer les choses qu’à bosser. Nous avons donc enchaîné en créant un plancher sur une travée de la grange, afin d’y stocker le gros du matos qui doit rester à l’abri. Les dimensions d’une travée d’extrémité sont 3,07m x 5,05m ; nous avons pris des solives de 8x18cm, qui seront posées tous les 40cm (entraxe) sur le grand côté avec des sabots. C’est plaisant comme tâche : ça va vite, on voit vraiment l’avancement, et en même temps c’est un peu technique si on veut un plancher sans vagues et éviter les hernies… Bref, en 1 journée, le plancher était prêt à recevoir le trop-plein de la maison ! Finalement le plus long aura été de clouer les sabots… Nous avons ensuite bâché le pignon et le haut des façades, et nous avons enfin vidé une bonne partie du bazar de la maison…

Solivage pour le plancher d'une travée de la grange

Solivage pour le plancher d’une travée de la grange

Le plancher de la maison : l’étage étant maintenant presque vide, nous avons pu nous occuper du plancher de l’étage… Dans l’épisode précédent (cf. article), nous avions posé de la volige de peuplier pour le plafond du rez-de-chaussée ; cela était une première étape mais il restait 2 problèmes à traiter : 1/ la volige de 14mm (une fois rabotée) me semblait un peu faiblarde pour marcher dessus en portant des objets lourds : j’avais toujours un peu peur de passer au travers, ce qui outre les éventuels désagréments physiques aurait posé un vrai défi pour remplacer la volige cassée, les voliges étant emboîtées. Le second souci est lié au fait que les voliges vont travailler, et que potentiellement des jours vont se créer entre elles. Vu qu’on aura de la ouate de cellulose au dessus (pour isoler phoniquement dans l’épaisseur des lambourdes du parquet), cela pourrait créer une pluie de ouate à l’intérieur, pluie qui pourrait avoir son charme pour des événements particuliers (mariage, etc.) mais qui au quotidien ne nous attire guère. Bref, il fallait ajouter une couche au-dessus des voliges. Après réflexion, et en tenant compte des aspects phoniques, nous avons choisi de poser une couche de fermacell à plat au-dessus des voliges. La différence de prix avec l’OSB est négligeable, mais le matériau est plus sain, et meilleur pour faire masse phonique. J’en profite pour faire la pub d’un blog d’un gars tout énervé des pattes arrières, passionné par l’isolation phonique : un grand merci pour la qualité des infos de ton site !

Fermacell posé au sol...

Fermacell posé au sol…

Idem !

Idem !

Nous voilà donc partis à poser du fermacell horizontalement, avec les mêmes techniques, notamment en collant les plaques entre elles. En quelques heures le plancher était prêt pour la prochaine étape : recevoir les cloisons !

 L’appenti : nous en étions restés à la couverture de l’appenti (cf. article) : tout était prêt pour construire l’ossature secondaire qui nous permettra d’accueillir le bardage… Rien de neuf techniquement sur cette partie (par rapport à la maison, cf. article) : du gâteau, surtout que tout est accessible avec un simple escabeau… Voilà donc l’appenti prêt à recevoir le bardage !

Ossature secondaire de l'appenti

Ossature secondaire de l’appenti

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Quel été… beaucoup de chantiers ouverts à terminer, sans compter les activités annexes : un petit coup de broyeur sur le terrain (nettoyage annuel) qui permet d’entretenir la pratique de la mécanique (perte de direction sur le tracteur + crevaison), récolte des patates (bon, là, je n’ai pas été trop embêté : 2 kg pour 2 rangs… mais elles représentent tout de même la première récolte faite sur le terrain !), affinement de la récupération d’eau de pluie, etc… Les choses prennent forme petit à petit : le prochain article montrera peut-être des cloisons à l’étage !

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DSC_9110.resizedEncore de la toiture, encore des tuiles, me disais-je… Est-ce que je vais m’ennuyer à refaire la même chose ? La structure de la grange étant montée (cf. article), nous voulions la couvrir au plus vite pour profiter non seulement de la belle saison, mais aussi de l’échafaudage que le charpentier nous a laissé gracieusement…

Nous voila donc repartis dans la pose de volige, de l’écran sous-toiture, du contre-lattage, des lattes en enfin des hampes de gouttières… Tout ça a déjà été vu pour la maison (cf. article), mais là, il y a un élément supplémentaire : l’expérience. Pour la couverture de la maison, j’avais un peu galéré pour plusieurs choses, et j’ai été déçu par certains aspects du résultat, notamment au niveau de la position des gouttières (cf. article). Il y avait de donc de l’espace pour de l’amélioration ! J’avais eu la chance, peu après la couverture de la maison, de passer un peu de temps avec un couvreur et de discuter avec lui (cf. addendum de cet article) : j’ai beaucoup appris !

Commençons par le début : une fois les chevrons et les cache-moineaux posés (par le charpentier), nous avons posé la volige sur les débords de toit ; jusqu’ici, rien de neuf.

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Volige posée pour les débords de toit (c’est uniquement esthétique, pour ne pas voir l’écran sous toiture)

Par contre, j’ai changé de stratégie pour rattraper l’épaisseur de la volige sur le reste du toit : alors que pour la maison je m’étais cassé la tête à tailler le haut des voliges en biseau (cf. schéma de l’article correspondant) pour respecter la continuité de pente de l’écran pare-pluie, pour la grange, j’ai simplement ajouté des lattes à plat sur la partie des chevrons qui n’accueillaient pas de volige : ainsi, l’épaisseur (18mm) était la même sur tout le toit. Ça nous a coûté 3 bottes de latte (sur tout le toit), mais nous avons gagné du temps.

Pose des lattes pour compenser l'épaisseur des voliges

Pose des lattes pour compenser l’épaisseur des voliges

Le toit est maintenant prêt à recevoir l’écran sous-toiture. Alors là, il y a (au moins) 2 approches : la première consister à dérouler le sous-toiture en commençant par le haut, en descendant ; l’idée est de poser tout l’écran sous-toiture, et ensuite de poser les contre-lattes en un seul bloc. Pourquoi par le haut ? Parce qu’une fois que le premier lé est posé en bas, il n’y a plus d’appuis pour poser le deuxième, plus haut… Donc la deuxième approche consiste à poser le premier lé en bas, de contre-latter puis de latter sur cette longueur, et ensuite de poser le deuxième lé en prenant appui sur les lattes qui ont déjà été posées, et ainsi de suite. Vu que j’avais choisi la deuxième approche pour la maison, je voulais essayer autre chose pour la grange… Mais il y avait pas mal de vent le jour où nous avons commencé à poser l’écran sous-toiture, et en plus j’étais tout seul sur le toit pour monter le rouleau d’écran tout neuf (donc complet, et un peu lourd)… Du coup j’ai repris la vieille technique, dont l’inconvénient principal est la découpe des contre-lattes : ça prend un peu de temps, et en plus ça enlève de la cohérence dans la structure dans la mesure ou les contre-lattes sont en plusieurs morceaux. De plus, si par malheur une latte doit être clouées à la jonction entre 2 contre-lattes, c’est un peu galère.

Pose de l'écran sous-toiture en commençant par le bas : les contre-lattes sont coupées en laissant l'espace de recouvrement de l'écran.

Pose de l’écran sous-toiture en commençant par le bas : les contre-lattes sont coupées en laissant l’espace de recouvrement de l’écran.

Pour l’écran sous-toiture, nous avons fait le même choix que pour la maison : un écran perspirant qui laisse passer l’humidité depuis le dessous (blanc) vers le dessus (noir) de l’écran ; c’est complètement indispensable si on veut mettre un écran sur de la volige, sous peine de voir pourrir la volige en quelques mois ! Pour les contre-lattes, il y a eu un petit changement : nous avons pris une section 40x40mm au lieu du traditionnel demi-chevron (6x4cm) : c’est presque moitié prix et ça fait le travail de la même façon ; seule contrainte : il a fallu aller le chercher en scierie car ce n’était pas une section standard pour le marchand de matériaux local. Nous en avons profité pour prendre tout le reste du bois de toiture directement en scierie, en faisant un gain de presque 30% sur la totalité du bois de couverture… Nous avons par contre gardé 3 contre-lattes en 6×4, à l’endroit où il fallait faire une jonction entre 2 lattes, histoire d’avoir la place pour clouer les 2 bouts de latte. Cela a simplement demandé de positionner une latte en longueur pour voir où il fallait faire la jonction ; l’inconvénient est que toutes les lattes se rejoignent sur la même contre-latte, mais je ne voyais pas d’autre option non-cauchemardesque. Dernier détail : nous avons laissé la place pour le ciment de rive en posant les voliges du bord de toit ainsi que les contre-lattes associées : ça évitera des rabotages galère quand nous feront les rives (d’où l’intérêt d’avoir déjà vu le film en entier avant ;-)).

Nous laissons l'épaisseur d'une latte (18mm) pour le ciment de rive...

Nous laissons l’épaisseur d’une latte (18mm) pour le ciment de rive…

Reste à latter… Là aussi, il y a eu un changement : plus de chanlatte. Suite à la discussion avec le fameux couvreur, j’ai choisi de changer de technique pour le doublis du bas : pour la maison, nous avions empilé 2 tuiles de même longueur (les St Foy permettent cela : les crochets tombent pile poil dans les trous des crochets du rang du dessous) ; ici, nous découpons la tuile du dessous pour qu’elle ait la bonne longueur tout en respectant le pureau. Et comme une image vaut mieux que beaucoup de mots, voici une illustration de notre affaire :

Plus de chanlatte, et un doublis avec une tuile coupée en longueur.

Plus de chanlatte, et un doublis avec une tuile coupée en longueur.

L’avantage est qu’il n’y a plus besoin de chanlatte : une simple latte 27x40mm fera le boulot ! Vous noterez la petite coquetterie que je me suis offerte : les hampes de gouttière sont « intégrés » dans la première latte, afin que le doublis ne fasse pas de vagues. Cela permet d’avoir des hampes de gouttière qui sont juste sous la tuile, et donc au plus prêt de la toiture ! Vu que nous avions plus de 13m de longueur de gouttière, je ne voulais pas que la gouttière se retrouve à 20cm sous les tuiles à l’extrémité la plus basse… Pari réussi : même si la séance de ciseau à bois a été un peu longue (il aurait fallu une lime électrique), j’aime le résultat !

La première latte à clouer (qui est en fait la troisième en partant du bas) est la plus délicate à caler : il faut qu’elle soit à la bonne distance du bas des chevrons pour que les tuiles du doublis arrivent à la verticale de la gouttière, à environ 1/3 de la largeur de la gouttière. Une fois que cette distance est trouvée (en positionnant des tuiles, simplement), un coup de cordex, et hop, on peut commencer le lattage. Avec un cloueur pneumatique, rien de bien glorieux, mais quelle efficacité !

Une fois le premier lé latté, il suffit de dérouler le suivant, de poser les contre-lattes, et de recommencer ainsi de suit jusqu’en haut. Juste un petit truc : pour éviter les dérives d’espacement entre les lattes, je trace au cordex la dernière latte de chaque lé (sur les contre-lattes), et je joue sur les 3 dernières lattes pour compenser l’éventuelle dérive.

Les deux premiers lés sont lattés

Les deux premiers lés sont lattés

Pour le dernier rang de lattes, il faut être à la bonne distance du faîtage (cf. doc technique des tuiles) ; je trace donc un trait au cordex, et je compense la distance sur les derniers rangs de latte ; ici il n’y avait que 2cm à compenser donc je l’ai fait sur les 3 dernières lattes. Les finitions se font à la circulaire, pour couper les lattes dépassant en rive… 😉

Je trouve ça beau, un toit latté... Ca mériterait presque de rester comme ça, esthétiquement ! A noter le marquage de la chatière.

Je trouve ça beau, un toit latté… Ça mériterait presque de rester comme ça, esthétiquement ! A noter le marquage de la chatière.

Il ne reste qu’à tuiler ! Là encore il y a eu un changement de stratégie : pas de démarrage au milieu du toit, mais sur les rives, et des 2 côtés. Avant le jour J (celui qui nécessite de la main d’œuvre pour empiler toutes les tuiles), nous avons donc positionné les tuiles en rive, en faisant un débord de 27mm (une latte 27×40 à plat, clouée sur le chevron de rive), des 2 côtés. Ensuite, nous avons posé le doublis du bas, sur toute la longueur du toit, pour voir comment on tombait. Après quelques petits décalage de tuiles, nous avons marqué à la bombe les contre-lattes qui correspondaient à un alignement de tuiles, pour avoir des repères sur toute la hauteur du toit. Soit le bord de la tuile était alignée avec la contre-latte, soit c’était le milieu de la tuile : les Ste Foy sont percées au milieu de la tuile, ça donne un bon point de repère !

Pose des tuiles de rive

Pose des tuiles de rive

Il restait à marquer les positions des chatières (cf. schéma de l’article précédent), et à découper les tuiles entourant les chatières : tout était prêt pour la pose des tuiles.

Allez, je refais le coup du résumé en 40 secondes, pour le plaisir :

En 5 heures, à 4, le pan Ouest de la grange était couvert ! Un grand merci à l’équipe de choc : Juju, Romu, Kered, Bernard et bien sûr Claude et son fidèle destrier mécanique…

Résultat presque fini : il manque la gouttière.

Résultat presque fini : il manque la gouttière.

Il ne restait qu’à poser la gouttière (avec un joint de dilatation car la longueur est supérieure à 12m) et ce pan de toiture était terminé !

Et bien franchement, je me suis fait plaisir sur cette toiture : le résultat est exactement comme je le souhaitais ! Il ne reste plus que le pan Est à couvrir, et on retourne à l’intérieur de la maison !

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Les gouttières

DSCN9979.resizedOui, OK, je suis bien à la rue pour la mise à jour du blog : je fais connaissance avec d’autres de mes limites… 😉 Je crois que j’ai de la matière pour une bonne dizaine d’articles : nous n’avons pas chômé ces dernières semaines, en profitant du temps estival ! Commençons par les gouttières, suite naturelle après la couverture de l’appenti qui signait la fin de la manipulation des tuiles au moins pour un petit moment.

Je n’ai pas passé beaucoup de temps pour le choix des gouttières : pas de plastique par principe, donc j’ai pris les gouttières par défaut en zinc. Pour être honnête je n’ai pas exploré la piste du cuivre ; je ne me suis pas penché sur la valeur ajoutée (durabilité en plus de l’esthétique ?) ni sur le prix (à priori beaucoup plus cher mais je n’ai pas vérifié). J’ai pris de la gouttière de 25 (lire « 25cm développé », c’est à dire une fois la forme arrondie mise à plat), mais là, idem, je n’ai pas vraiment creusé le sujet du dimensionnement ; à priori nous sommes dans les clous car j’ai lu ici et là que la gouttière de 25 permet de récupérer l’eau de 80m² de toiture.

Pour la pente des gouttières, j’ai constaté une quasi unanimité chez les maçons et couvreurs : 5mm de pente au mètre linéaire de gouttière. Nous avons donc pris le point haut et le point bas à la lunette, sur les hampes, et nous avons tiré un fil entre ces 2 points, pour pouvoir marquer toutes les hampes et caler ainsi les crochets bien de niveau. Il y a plusieurs types de crochets ; j’ai choisi des « VR1 » qui se fixent sur les hampes avec une vis, pour pouvoir les régler de niveau. Super pratique. Ensuite il restait à souder les talons (pour fermer les extrémités des gouttières) et les moignons (pour les descentes). J’en ai profité pour prendre des cours de soudure (merci Alex !) : j’aime bien souder, mais je n’avais jamais soudé du zinc. La difficulté avec la soudure du zinc, c’est qu’à priori il n’y a pas de moyen facile de différencier une bonne soudure d’une mauvaise (c’est un peu comme le bon et le mauvais chasseur 😉) : on ne s’en rend compte que 2 ans après, quand la soudure lâche et qu’il y a des fuites… Pour raccorder les gouttières entre elles (pour des longueurs de plus de 4m), nous avons coupé les gouttières au niveau d’un crochet, pour que la liaison soit cachée par le crochet.

Zoom sur les crochets. On voit aussi le grillage anti-rongeurs...

Zoom sur les crochets. On voit aussi le grillage anti-rongeurs…

Après coup, je me suis rendu compte qu’on aurait pu faire mieux, d’un point de vue esthétique : les gouttières auraient pu être 2cm plus haut, si j’avais fait passer les hampes au-dessus de la latte qui était à plat sur le chanlatte. En effet, au moment de couvrir le toit, nous nous étions  rendu compte que les tuiles juste au-dessus du doublis du bas étaient mal accrochées (cf. article) ; nous avions donc mis une latte à plat sur le chanlatte pour donner un peu plus d’angle. Mais vu que les hampes étaient déjà posées, elles ne passaient pas au-dessus de cette latte : du coup, on perd 2 cm de hauteur, et les gouttières ne sont pas aussi hautes qu’elles auraient pu être. J’apprends tous les jours ;-).

Les hampes auraient pu être 2cm plus haut, ce qui aurait permis de remonter les gouttières de 2cm, pour l'esthétique.

Les hampes auraient pu être 2cm plus haut, ce qui aurait permis de remonter les gouttières de 2cm, pour l’esthétique.

Autre détail : le pare-pluie ne retombe pas dans la gouttière : il est trop bas. Je n’ai toujours pas trouvé de solution pour faire retomber le pare-pluie dans la gouttière : j’ai entendu qu’il fallait faire passer le pare-pluie par-dessus du chanlatte, mais dans ce cas, outre le potentiel problème de goulotte d’eau au niveau du chanlatte, le pare-pluie bouche la circulation d’air sous les tuiles… Alors comment faire ? Si quelqu’un a une solution (avec un contre-lattage de 40mm), je suis preneur, par curiosité !

Le pare-pluie ne peut pas tomber dans la gouttière... C'est ici le point le plus bas de la gouttière.

Le pare-pluie ne peut pas tomber dans la gouttière… C’est ici le point le plus bas de la gouttière.

En quelques heures, les gouttières du nord et de l’appenti étaient posées… Il ne restera que celle du sud, que nous installerons une fois l’échafaudage en place sur la façade sud !

Nous allons enfin pouvoir récupérer l’eau de pluie ! J’ai hâte de voir les cuves se remplir…

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DSC_8320.resizedSilence radio pendant presque un mois – juin a été particulièrement chargé ! Un déménagement intermédiaire en attendant l’emménagement final dans la maison bois ; l’occasion de se rendre compte, encore une fois, des objets accumulés, de manière très concrète ;-). Entre les cartons, le ménage et tout le tralala associé, les révisions pour le CNAM, nous avons trouvé le temps de couvrir l’appenti, entre 2 averses…

J’appréhendais un peu la couverture de l’appenti à cause du raccord en partie haute du toit : j’avais été obligé de tuiler le haut de l’appenti (cf. article précédent) ; au final, ça n’a posé aucune difficulté ! Nous avons pu glisser les nouvelles tuiles sous celles existantes, sans problème. Mais revenons un petit peu en arrière…

Le toit de l'appenti avant la couverture : les 3 premiers rangs de tuile sont déjà posés en partie haute.

Le toit de l’appenti avant la couverture : les 3 premiers rangs de tuile sont déjà posés en partie haute.

Nous avons décidé de mettre de la volige sur presque toute la surface du toit, pour des raisons esthétiques, afin de ne pas voir l’écran sous toiture quand on est sous l’appenti. Avec l’expérience de la couverture du toit principal, j’ai changé 2 ou 3 détails qui nous ont bien aidé : tout d’abord, au lieu de faire des coupes en biseau sur les voliges du bas du toit pour l’écoulement de l’eau de l’écran sous-toiture, nous avons rattrapé la hauteur des voliges en intercalant des lattes sur les chevrons qui n’accueillaient pas de volige : ça a pris 10 minutes et c’était simplissime. Ensuite, j’ai calé les voliges, ainsi que le contre-lattage contre le bord des chevrons de rive en prenant soin de laisser l’épaisseur d’une latte, afin de pouvoir faire les rives facilement. Sans oublier de poser les cache-moineaux, entre chaque chevron au niveau de la panne sablière. Vu que les chevrons étaient restés à l’air libre pendant un petit bout de temps, certains avaient un peu vrillé ; certaines découpes ont été un peu pénibles mais ça a été rapide malgré tout.

Le toit de l'appenti après la pose des voliges

Le toit de l’appenti après la pose des voliges

Le reste n’a été que du déjà-vu : pose de l’écran sous-toiture, contre-lattage (toujours en demi-chevron 6×4), lattage (avec le cloueur pneumatique : un bonheur), pose des crochets de gouttière, traçage de la perpendiculaire pour caler les tuiles, pose des premières tuiles pour référence, et enfin pose de toutes les tuiles avec de la main d’œuvre et un tracteur avec une fourche pour approcher les palettes : un grand merci à Bernard, Claude et Xavier pour votre aide précieuse ! Il en reste un petit film :

La dernière étape (incluse dans le film) a été de faire les rives… J’ai eu l’occasion de faire mes premières rives, avec l’aide de Bernard à la découpe ! Thomas a été un bon professeur : ça a été tout seul ! Une latte sur champ pour rattraper la hauteur du contre-lattage (elle sera cachée par le zinc, comme sur le toit principal), un demi-chevron fixé sur le chevron de rive pour aligner les tuiles de rive (qui du coup dépassent de 4cm du chevron de rive), et c’est parti ! Je suis allé évidemment beaucoup moins vite que le prof, mais je suis content du résultat !

Demi-chevron calé sur le chevron de rive pour aligner la rive.

Demi-chevron calé sur le chevron de rive pour aligner la rive.

Zoom sur une rive terminée...

Zoom sur une rive terminée…

Il y a eu beaucoup d’autres choses faites pendant ce mois de juin : passage du gyrobroyeur (grosse tondeuse derrière un tracteur) sur le terrain, débroussaillage (merci encore Xavier !), apport de sable sous l’appenti pour remettre le sol à niveau (merci Claude !), fabrication du prototype de seuil de porte coulé en ciment blanc pour la porte de l’appenti, enduit de soubassement sur la façade sud (encore mille mercis à Bernard !). Le moins que l’on puisse dire est qu’on ne s’ennuie pas ! Il nous reste à déballer les cartons, avec un défi personnel : un carton sur deux doit disparaître, soit en don soit à la déchetterie… J’ai besoin de me sentir plus léger !

La couverture de l'appenti est terminée !

La couverture de l’appenti est terminée !

Objectif du mois de Juillet : terminer les murs extérieurs ! Gros défi en perspective…

Ah, dernier point : cet article (le premier de la sorte pour ce blog) a été écrit avec un ordinateur fonctionnant à l’électricité 100% renouvelable (donc évidemment une électricité non nucléaire), citoyenne et coopérative (merci Enercoop et bye bye EDF : vous faites ce que vous voulez, mais tant que ça restera en direction du tout nucléaire, du tout chauffage électrique, etc., ça sera à partir de maintenant sans nous)… Et vous savez quoi ? Je n’ai même pas eu besoin de bougie ! 😉

Addendum du 19/12/14 :

Je me rends compte que je n’ai pas parlé en détail des seuils de porte; et ils prennent maintenant toute leur importance. Je pensais avoir des photos, mais non, impossible d’en retrouver. Bref : nous avions coffré et coulé les 3 seuils de porte extérieurs : porte d’entrée, abri bois et baie vitrée. A cette époque, il n’y avait pas de plancher à l’intérieur de la maison ; du coup j’avais pris comme référence la lisse basse qui dépassait légèrement. En fait, j’aurais dû pointer la hauteur des seuils au laser ou à la lunette : nous avons à priori une bonne différence de hauteur entre les 3 seuils… A confirmer.

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DSCN9939.resizedRhaaaaaaaa… Après avoir dévalisé une grande surface de bricolage de ses bâches, après avoir bossé de longues semaines sous ces bâches, en les roulant, les déroulant, les reroulant, les redéroulant, des dizaines de fois, voici venu le temps de les enlever, au moins sur le pignon Ouest… Un grand moment, ponctué d’un peu d’appréhension je dois l’avouer : c’est la première fois que nous allons voir le bardage fini, posé, que nous allons nous rendre compte de l’aspect final des murs extérieurs, de la couleur, du mariage avec la toiture et les autres éléments. Nous allons aussi pouvoir tester les aspects techniques, notamment sur l’étanchéité : est-ce que la peinture va se retrouver par terre à la première pluie ? Est-ce que les appuis de fenêtres sont bien étanches ? Est-ce que les fenêtres provisoires vont tenir le coup ? Yallah…

Grand moment donc : le dévissage de ces 20 vis a été fait en pleine conscience, doucement… Une fois les bâches par terre, je suis descendu voir le résultat… Bon, la couleur est un peu moutarde, mais nous le savions depuis les derniers essais de peinture : nous n’arriverons pas à faire mieux avec des pigments naturels, et cela évoluera avec le temps quoiqu’il arrive.

C’est marrant, pendant ce moment, j’ai vraiment l’impression de faire connaissance avec la maison… Je reste un moment là, et je me décide à fignoler les derniers points, avant le démontage de l’échafaudage : poser des zincs sur les rives de toit, sceller la faîtière. Nous avons fabriqué les zincs (merci encore Olive !)… Les zincs de rive sont environ à 7€ HT/ ml, et vu qu’il nous en faut 22m, cela fait vite un petit budget à presque 200€… Alors que ça revient à 70€ en coupant et en pliant le zinc soi-même (nous avons eu accès à du zinc déclassé, un peu taché). Voici le résultat :

La façade Ouest, avec les zincs de rive...

La façade Ouest, avec les zincs de rive…

C’est une grande étape ! La maison nous dit maintenant bonjour avec sa façade Ouest à chaque fois que nous arrivons sur le chantier… Nous allons pouvoir démonter l’échafaudage, couvrir l’appenti, finir le bardage sous l’appenti, commencer les autres murs… Encore un peu de travail en ce 1er Juin hivernal !

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DSC_7768.resizedLa cheminée… Un bon gros chapitre, source de beaucoup de questions, de discussions, d’erreurs, de corrections et finalement de satisfaction. Je me suis fait avoir par ce sujet, dès le départ : pour moi, il y a quelques mois, une cheminée, c’était quelques boisseaux de terre cuite empilés les uns sur les autres, un chapeau sur le toit, et basta. Je m’étais planté de A à Z, y compris sur le budget. J’ai mis pas mal de temps à me rendre compte de mon erreur ; ça a été une bonne cause de soucis au fur et à mesure que je découvrais le sujet, et ça l’est encore un peu malgré le fait qu’elle trône maintenant sur la maison. Savez-vous comment on appelle le domaine technique qui traite des cheminées ? La fumisterie… Malgré les apparences, c’est un sujet à ne surtout pas prendre à la légère ! ;-).

Finalement, jusqu’à maintenant, il y a eu peu de sujets aussi transverses que le conduit de cheminée. La cheminée est apparue dès la conception de la maison : sa place dans la maison, son positionnement par rapport à la structure du toit : pas trop près d’une panne sous peine de ne pas pouvoir faire de chevêtre, pas trop haute pour ne pas être trop prêt de la faîtière, et pas trop basse pour limiter la longueur du conduit à l’extérieur. Ensuite, il a fallu prévoir le chevêtre du plancher du premier étage : il faut laisser la place entre les solives pour que le conduit de cheminée puisse traverser le plancher et s’en aller vers le toit. Même histoire avec le chevêtre du toit, pour que le conduit puisse traverser le toit. Ensuite sont venues les questions du raccordement des tuiles et de l’étanchéité, de l’isolation autour du conduit de cheminée, et enfin de l’étanchéité à l’air au niveau du conduit. Bref, la cheminée apparaît partout, à toutes les étapes, et n’est pas vraiment facile à traiter du fait des contraintes de sécurité : le mieux, pour une cheminée, est qu’elle ne mette pas le feu à la maison…

Boisseau de cheminée en terre cuite

Boisseau de cheminée en terre cuite

Sur le papier, tout a été facile : le positionnement de la cheminée a été assez évident. Ensuite il a fallu donner les cotes des chevêtres au charpentier… c’est là que l’histoire a vraiment commencé. J’étais parti au départ avec l’idée d’un conduit de cheminée monté en boisseaux de terre cuite : il suffisait de fabriquer un support sur le plancher de l’étage, et d’empiler les boisseaux jusqu’en haut ; enfin, c’est ce que je croyais. En fait, pour donner les cotes au charpentier, il m’a fallu rechercher les distances de sécurité entre des matériaux inflammables et les boisseaux ; en posant la question à des maçons, j’obtiens des réponses différentes. Du coup, je regarde rapidement la norme (le « DTU », que l’on trouve ici et ) de fumisterie… Et là, je découvre un nouveau monde. Les distances de sécurité dépendent des matériaux utilisés ; c’est un peu comme l’école des fans : tout le monde a gagné. Vu qu’à l’époque j’étais à la bourre car le charpentier attendait mes cotes, j’ai pris la situation la plus défavorable (18 cm entre l’intérieur du conduit et le premier matériau inflammable, si je me souviens bien) et je lui ai donné les cotes. Je n’ai pas pris le temps à cette époque de décider quelle technologie utiliser pour le conduit de cheminée : boisseaux simples, boisseaux isolés, boisseaux tubés, tubés et isolés manuellement, ou bien conduits inox déjà isolés. Ce fut LA grosse erreur… Je pense que le choix technique de la cheminée doit être fait dès la conception de la maison, au dépôt du permis de construire.

A un moment donné, il a quand même fallu que je me décide (les chevêtres étaient déjà faits depuis belle lurette) : j’ai dû entre autres me replonger dans la norme. J’ai découvert qu’il est obligatoire que la partie extérieure du conduit de cheminée soit isolée afin de limiter la condensation à l’intérieur du conduit : si on utilise des boisseaux, il faudra donc des boisseaux isolés en sortie de toit, boisseaux qui coûtent un bras. Ou alors tuber et isoler la cheminée tout du long. Il y a eu plusieurs recommandations pour faire ça : par exemple monter les boisseaux, tuber, et mettre de la vermiculite entre le boisseau et le tubage, pour isoler. Comment faire en sorte que la couche de vermiculite soit uniforme tout du long du conduit ? Pas de vraie réponse. Il y a aussi plusieurs types de boisseaux, doubles ou pas, avec l’intérieur rond ou pas, etc. Et surtout, je me rends compte que le budget est significatif : à ma grande surprise, un conduit de cheminée, y compris maçonné en boisseaux, c’est 1000 Euros au bas mot, juste pour les matériaux.

Je crois que j’aurai bien du mal à retracer tous les méandres de nos réflexions concernant le conduit de cheminée : faut-il monter des boisseaux (rigides) dans une maison bois (souple par définition) ? Quelle solution de boisseaux ? Vaut-il mieux sur-dimensionner le conduit au cas où on changerait de mode de chauffage plus tard ? Qu’est-ce qui serait le mieux esthétiquement ? Mais quel est donc l’âge du capitaine ? La matrice de décision est multi-dimensionnelle, et bien trop complexe pour ma petite tête : il a fallu trancher à un moment donné. Finalement, après de longues semaines de réflexions, de débats, nous sommes partis sur une solution de conduit inox isolés : c’est l’esthétisme qui a fait la différence, à coût égal. Pour les distances de sécurité au feu, je me suis basé sur les préconisations du constructeur : en prenant la norme, c’est compliqué car il faut connaître les caractéristiques techniques des matériaux utilisés.

Bien sûr, avec les conduit isolé, les distances de sécurité ne sont plus les mêmes : il a donc fallu réduire les chevêtres, à commencer par le chevêtre de toit.

Redimensionnement du chevêtre de toit

Redimensionnement du chevêtre de toit

Cela a été fait l’an dernier, juste avant de couvrir le pan nord de la toiture. Il a ensuite fallu isoler les vides ainsi créés.

Isolation de la réduction de chevêtre

Isolation de la réduction de chevêtre

Nous avons commandé le conduit de cheminée chez notre marchand de matériaux : des conduits de marque ISOTIP. Je dois dire que je n’ai pas été vraiment satisfait de ce choix, à plusieurs niveaux : ça a commencé par 3 semaines de retard dans la livraison, sans aucune visibilité : il était impossible de savoir si les colis étaient partis ou pas. Etait-ce lié au distributeur ? Au fabricant ? Je n’en sais rien, mais c’était plutôt gênant pour planifier l’opération de montage, car je voulais la monter pendant la couverture du pan Nord. Quand finalement elle est arrivée, toute la partie solin était en vrac dans un carton, avec le plomb déchiré, et la collerette d’étanchéité cabossée… Et pas de notice de montage, notamment pour le raccord des tuiles au solin… L’hiver avait déjà commencé, et nous avions couvert le pan Nord : le toit est resté avec le trou (et une bâche) de la cheminée pendant quelques mois.

Nous avons repris ce chantier cheminée ces dernières semaines, profitant d’une accalmie. Nous avons posé 2 échelles de toit, enlevé la bâche, détuilé les bords du chevêtre, découpé le pare-pluie, et c’est parti !

Support de toit mis en place

Support de toit mis en place

Une fois le support de toit mis en place, nous avons posé le grand tuyau inox, en prenant garde à ce que le sommet du tuyau dépasse au moins de 40cm le faîtage du toit. Ensuite, nous avons posé le solin : nous avons fixé les 2 lamelles de zinc au-dessus du chevêtre, et improvisé une cale pour surélever les tuiles au-dessus du chevêtre : aucune cale n’était fournie, contrairement au Vélux par exemple, où tous les accessoires sont fournis de manière impeccable. Nous avons collé la mousse tout autour du solin (pour éviter les infiltrations dues à la neige j’imagine ; encore une fois, pas de notice, donc on ne fait que deviner… avec le support du marchand de matériaux quand même), et étions prêts pour la découpe des tuiles. Normalement, il aurait fallu positionner la feuille de plomb en partie basse du solin ; mais vu qu’elle était coupée (pendant le transport), j’ai décidé de fabriquer un zinc ; en plus, dans la perspective de récupérer un jour les eaux de pluie, je préfère le zinc au plomb.

Me voilà donc parti pour découper et plier le zinc, avec une plieuse improvisée :

Plieuse de zinc artisanale

Plieuse de zinc artisanale

Le bas du zinc est replié sur lui-même pour donner de la rigidité, et la partie haute comprend une gorge qui ira s’emboîter sur la gorge du solin afin de maintenir le zinc en place.

Pièce de zinc terminée

Pièce de zinc terminée

Avec le poids des tuiles, cela ne devrait pas bouger, mais j’ai quand même mis 2 pointes inox au cas où ;-). Il ne restait plus ensuite qu’à découper les tuiles et à les positionner. Il a fallu enlever les crochets du côté du solin, et même faire une entaille pour laisser passer le repli du solin, évitant ainsi aux tuiles de côté de remonter trop haut sur le solin.

Entaille sur les tuiles pour limiter la surépaisseur liée au repli du solin

Entaille sur les tuiles pour limiter la surépaisseur liée au repli du solin

Ce fut un peu long, d’autant plus qu’il a fallu démonter une partie des tuiles autour du Velux pour tomber juste au niveau du solin ; mais au final je suis plutôt content du résultat. Dernière chose sur le toit : la pose de la collerette d’étanchéité. En fait, le solin fait au moins 4 ou 5 cm de plus en diamètre que le tuyau de conduit : du coup, l’eau qui tombe le long du conduit passe directement à l’intérieur de la maison s’il n’y a rien. Il faut donc mettre une collerette qui va être contre le tuyau, renvoyant ainsi l’eau de ruissellement sur le solin. Sauf que cette collerette, en plus d’avoir été cabossée pendant le transport, ne peut pas vraiment coller au tuyau : le système de fermeture (une simple vis entre 2 gorges) ne permet pas de serrer la collerette suffisamment pour que les parties se touchent ; et il n’y a aucune prise sur la collerette pour utiliser des pinces par exemple. Vu l’absence de mode d’emploi, je ne sais pas s’il manque un joint, ou s’il manque une pièce pour serrer efficacement la collerette… Du coup j’en suis réduit à mettre un gros pâté de masticolle qui sera sans aucun doute avec le temps une source de fuite, sans compter l’aspect esthétique…

La collerette d'étanchéïté : il n'y a que 3mm de fuite autour... ;-)

La collerette d’étanchéïté : il n’y a que 3mm de fuite autour… 😉

Dernière étape pour la cheminée : monter le conduit à l’intérieur de la maison. L’idée est de les emboîter par le bas ; tout le conduit ne tient que par la petite pièce du support de toit : autant dire que je ne faisais pas trop le malin en emboîtant les tubes… Arrivé au niveau du plancher, je fixe le support au plancher, et je découvre qu’il me manque une pièce : le collier qui sert le tuyau et repose sur le support de plancher… J’improvise un « brancard » sanglé aux solives pour faire reposer tout le conduit : je vais voir avec le marchand de matériaux comment faire pour la pièce manquante.

"Brancard" improvisé pour maintenir le conduit de cheminée

« Brancard » improvisé pour maintenir le conduit de cheminée

Conduit de cheminée vu de l'intérieur

Conduit de cheminée vu de l’intérieur

Il aura fallu 2 jours pour monter le conduit de cheminée… Ce fut sportif ! Si c’était à refaire, je ferai le choix définitif du conduit de cheminée avant le dépôt du permis, et je commanderai les éléments du conduit avant de faire les chevêtres, histoire de partir avec toutes les dimensions finales. Et je n’achèterai pas de l’Isotip, c’est certain. Entre l’absence de notice, la qualité des accessoires (le support de toit est vraiment limite, et c’est pareil pour la collerette : on dirait du Fisher-Price), les oublis ou absences de pièces, les problèmes d’emballage (accessoires insuffisamment protégés), ça fait vraiment beaucoup. On va voir ce que va donner le service après-vente, mais 4 mois après la livraison, je ne me fais pas trop d’illusions ;-).

Le conduit de cheminée, à l'extérieur

Le conduit de cheminée, à l’extérieur

Bref, une belle aventure et de bonnes leçons ! Je ne m’attendais vraiment pas à caler de la sorte sur un sujet apparemment aussi simple qu’un conduit de cheminée… Finalement, après toutes ces péripéties, la cheminée trône sur le toit, et j’aime le résultat : ouf ;-). Il y aura encore 2 ou 3 choses à finaliser pour ce conduit, mais le plus gros est fait : nous pourrons mettre un poêle cet hiver !

Addendum du 28/07/13 :

Excellente nouvelle : j’ai reçu il y a maintenant quelques semaines la pièce qui manquait pour fixer le bas du conduit de cheminée… Et ce, gratuitement ! Un grand merci à Willy… Le SAV fonctionne donc bien !

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DSC_7769.resizedMi-novembre, nous avions fini la couverture de la maison, ou presque… Il restait en effet les rives de toit (les 4 bords du toit) à faire. Nous avions planifié une date pour la Toussaint, mais les conditions météo en avaient décidé autrement. Les rives étaient donc restées découvertes pendant tout l’hiver. Avec l’arrivée du printemps (doucement, tout doucement), et quelques jours d’accalmie, nous avons pu enfin terminer cette partie du toit ! Autant poser des tuiles sur un toit est à la portée de tout le monde, autant faire de belles rives est plutôt technique et demande un savoir-faire certain. Savoir-faire incarné par Thomas – merci encore pour ton aide !

L’idée était de faire des rives dites « Anglaises », c’est à dire des rives maçonnées, avec un léger dépassement des tuiles sur le chevron de rive. Ce choix était purement esthétique : ces rives sont plus légères que des tuiles de rives ; cela donne de la finesse et un côté aérien à la toiture (non, non, je n’ai pas pris de rata ce matin au petit dej’). Nous voici donc partis pour 2 jours de découpes de tuiles, de patience et de minutie : ce petit jeu de légo demande une précision certaine !

Les chevrons de rive sont en chêne : l’objectif était d’éviter de mettre un zinc. Comme dirait mon charpentier, « quand les chevrons devront être changés, vous n’aurez plus mal aux dents ». L’idée initiale était donc de rattrapper l’écart entre le haut du chevron et le bas des tuiles en maçonnant ; seulement, vu l’épaisseur de notre contre-lattage, nous nous sommes rendus compte que cela allait faire une sacrée hauteur de ciment (3cm + le dessous des tuiles), et que cela ne serait pas forcément judicieux esthétiquement… Bref, sur place, nous avons pris la décision d’ajouter une latte au-dessus du chevron pour rattrapper la hauteur du contre-lattage, et de maçonner au-dessus de cette latte. Mais c’est une latte en sapin, donc elle ne tiendra pas aussi longtemps que le chevron… Nous serons donc obligés de mettre un zinc pour protéger ce nouvel élément ! Evidemment, je n’avais rien prévu de tout ça, n’ayant jamais fait de rives. Du coup, il a fallu recouper les lattes de toit proprement, raboter les voliges qui dépassaient un peu, bref, remettre l’épaisseur du contre-lattage d’aplomb. Ca a été la partie bien galère de cette partie de chantier… Mais j’ai appris et je ne me ferai plus prendre : pour la prochaine toiture, les lattes et tout le contre-lattage de rive seront faits au carré ! J’en profiterai d’ailleurs pour prendre le zinc directement sous les lattes, afin qu’il y ait un petit repli qui passe sous le ciment de rive. D’habitude, les maçons font l’épaisseur nécessaire de ciment pour rattrapper la hauteur du contre-lattage ; disons que nous avons fait un caprice esthétique qui nous a coûté du temps et un peu d’argent (pour le zinc non prévu au budget).

Demi-chevron utilisé comme une règle pour aligner les tuiles de rive

Demi-chevron utilisé comme une règle pour aligner les tuiles de rive

Nous voici donc partis pour les rives : nous avons calé un demi-chevron sur le chevron de rive pour nous donner le débord des tuiles tout au long de la rive. Ensuite, de la découpe de tuiles, beaucoup de découpes. Nous avons aménagé un petit stand de découpe directement sur l’échafaudage, histoire de gagner un peu de temps.

Premières tuiles de rives

Premières tuiles de rives

Pour les découpes, nous avons fait un gabarit avec un morceau de latte pour l’angle extérieur des tuiles, et un autre gabarit pour tracer le milieu des tuiles. Nous avons enlevé les crochets des 1/2 tuiles, ainsi que le crochet extérieur des tuiles entières. Masque et lunettes obligatoires : la petite meuleuse avec le disque diamant, ça picote un peu quand ça envoie des morceaux de tuiles dans le visage ;-). Ensuite, un petit boudin de mortier (moitié multibat & moitié sable 0,2 tamisé) sous chaque tuile, et on empile. Ca, c’est pour la partie facile.

Petit boudin de mortier sous chaque tuile

Petit boudin de mortier sous chaque tuile

Ensuite, quand toute la rive est faite, il faut décoffrer le demi-chevron, aplatir le ciment de rive (avec un pinceau pour les coins en-dessous (!)) et remplir entre chaque tuile au niveau du débord. Il faut compter un peu plus de 2 heures par rive (pour un peu plus de 5m de rive), pour quelqu’un qui a l’habitude, juste pour cette opération de finition. Quand le mortier a un peu « tiré », on peut passer une éponge pour laver le bord des tuiles. Ensuite, encore une opération de nettoyage avec une éponge grattante (les « grattounettes » vertes) pour enlever le plus gros du ciment sur les bords de tuiles. Le lendemain, là où il restait un peu de lait de ciment, nous avons passé un peu d’acide chlorhydrique beuark (lunettes et gants latex obligatoires) à l’aide d’un tout petit pinceau-brosse (celui qu’on utilisait pour peindre à la maternelle), et avons rincé avec une grosse brosse à grande eau. Enfin, après séchage de l’eau, une bonne tartine d’huile de lin et la finition est nickel ! D’ailleurs l’effet de l’huile de lin est assez bluffant : je ne sais pas combien de temps ça dure, mais je me demande si cela suffirait sans acide… Si quelqu’un a une idée ou un retour d’expérience sur l’utilisation de l’huile de lin pour le nettoyage des rives, je suis preneur !

Détail d'une rive

Détail d’une rive

Pour les 3 premières rives, les tuiles tombaient bien : tout roulait parfaitement. Mais pour la dernière rive, il manquait 2 cm pour les tuiles entières… Pour les demi-tuiles, ce n’est pas un problème, car on peut rattrapper en coupant un peu plus de la moitié de la tuile ; mais pour les tuiles entières, on ne peut pas ajouter de la matière… Nous avions le choix entre acheter des tuiles 1/2 à l’arrache ou bien monter sur une échelle plate et rattraper ces 2 cm sur une dizaines de tuiles… J’ai finalement créé un outil avec un crochet métallique au bout d’un demi chevron d’un peu plus d’1m, et j’ai pu ainsi tirer les tuiles depuis la rive, une par une, afin de rattrapper les 2cm… Sur 10 tuiles ça fait 2mm par tuile, ça ne se voit pas !

Détail d'une rive (bis)

Détail d’une rive (bis)

Il aura fallu au total 2 journées bien remplies à 2 pour faire les 4 rives… Je suis content du résultat ! Le toit est maintenant presque terminé : il ne reste plus que le faîtage à finaliser (les faitières sont simplement posées sur le toit), les zincs de rive à poser, et une évacuation de ventilation à percer. 3 fois rien, quoi ;-).

Addendum du 23/05/2013 :

Encore une autre manière de faire pour la toiture : notre voisin actuel vient de refaire à neuf sa toiture : son couvreur commence par faire les rives, et couvre ensuite le reste du toit… A chacun sa technique !

La toiture du voisin : il a commencé par faire les rives.

La toiture du voisin : il a commencé par faire les rives.

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DSC_7013.resizedJe suis en train de réaliser en commençant cet article que je n’ai pas encore vraiment parlé du bardage, à part pour les essais de peinture… Revenons donc un peu en arrière avant de décrire les cadres de fenêtres. Nous avons choisi de poser un bardage verticalement ; d’abord parce que ça nous plaît, ensuite parce que c’est ce qu’on trouve dans la région, et enfin parce que c’était imposé par les architectes des bâtiments de France… Il y a plusieurs manières de poser le bardage verticalement (avec couvre-joints, etc.) ; nous avons choisi de le poser avec recouvrement. La principale raison de ce choix est esthétique (ça se discute évidemment ;-)), mais ce type de pose permet aussi à priori de s’affranchir des problèmes de dilatation-rétractation du bois ; ça sera à vérifier en pratique…

Différents types de pose de bardage vertical

Différents types de pose de bardage vertical

La pose du bardage vertical impose des liteaux horizontaux ; il y avait là aussi un choix à faire : faire un contre-lattage des liteaux ou pas. La première solution consiste à poser les liteaux horizontalement directement sur les plaques de pare-pluie, en prenant le soin de laisser des espaces pour la circulation d’air, et en leur donnant une petite pente afin de ne pas retenir l’éventuelle eau qui passerait derrière le bardage ; au passage, cette option va contre les préconisations du fabricant de panneaux pare-pluie. La seconde option consistait à poser les premiers liteaux verticalement pour serrer les panneaux pare-pluie entre les montants d’ossature et les liteaux, et ensuite à mettre une deuxième rangée de liteaux horizontaux pour accueillir le bardage. Nous avons choisi la deuxième option, car elle permet de mieux tenir les plaques pare-pluie, et elle laisse une vraie lame d’air entre le mur et le bardage ; et plus le bardage respire, plus il dure… L’inconvénient de cette approche est que cela ajoute encore de l’épaisseur aux murs, et double le travail de pose des liteaux. Mais vu que l’ouvrier (moi en l’occurrence ;-)) n’est pas payé bien cher, on peut s’offrir ce luxe.

Lattage et contre-lattage pour la pose du bardage

Lattage et contre-lattage pour la pose du bardage

Petit détail : surtout, surtout, en posant le pare-pluie, repérer les montants d’ossature aussi précisément et aussi complètement que possible : une fois recouverts, difficile de visser les liteaux si on ne sais pas où sont les montants, notamment au niveau des croisements, des reprises après une barre horizontale ou du triangle du pignon.

La question d’après était : comment faire en sorte que les planches de bardage s’arrêtent proprement autour des ouvertures ? Ça faisait un bout de temps que cette question me taraudait ; la réponse est venue en allant visiter la maison en bois de Sébastien M. il y a quelques temps (merci encore !). La solution consiste à fixer des profils particuliers dans les coins afin que le bardage se reprenne dessus. Mais dans notre cas, avec le contre-lattage, il fallait prévoir 2 épaisseurs pour le profil. Après de rapides recherches, je n’ai rien trouvé de satisfaisant existant dans le commerce ; j’ai donc décidé de fabriquer les profils de coin.

Profil du coin des ouvertures

Profil du coin des ouvertures

Ce profil a été taillé à partir d’un madrier 8×23, coupé en 2 dans le sens de la longueur. J’ai la chance d’avoir accès à une toupie et de son maître menuisier, donc nous avons passé un peu de temps à tailler le profil ci-dessus : merci encore Bernard ! Un petit coup de défonceuse pour arrondir le coin, et le tour est joué ! En une demi-journée, nous avons fait les prototypes des encadrements pour les ouvertures du pignon Ouest. La qualité du bois (madrier de base en sapin, pour la charpente) n’est pas suffisante : il se fend, il n’est pas sec ; après un peu de recherches je pense qu’on va pouvoir trouver des madriers en sapin sec (destinées à la menuiserie) pour pas trop cher, mais je ne suis pas encore convaincu. A voir.

Profil du coin de bardage

Profil du coin de bardage dans la vraie vie

Je pensais que la pose des encadrements allait être compliquée… Finalement, j’ai trouvé le coup : il suffit de visser des petits tasseaux en alignement du tableau de la fenêtre pour caler l’encadrement, et ensuite de tailler à 45°, en commençant par l’élément horizontal au dessus de l’ouverture.

Cadre pour le bardage posé, avec la reprise du lattage dessus.

Cadre pour le bardage posé, avec la reprise du lattage dessus.

Allez, me voilà lancé : j’en profite pour dire 2 mots de l’intégration du toit de l’appenti sur le pignon Ouest. J’ai choisi de commencer par ce pignon, tout en sachant que c’était le plus compliqué à cause de l’appenti. Le (modeste) défi est de faire une jonction étanche entre le mur du pignon Ouest et le toit de l’appenti. En construction maçonnée, pas de problème : un bout de zinc, un solin en béton, et c’est parti. Mais sur du bois, pas de solin. En plus, on est à l’Ouest, du côté des vents dominants : il y a donc 100% de chances pour que ce pignon et ce toit prennent la pluie et le vent. En plus, il faut que la lame d’air du toit remonte sous le bardage pour le faire respirer… En d’autres mots, il faut soit une continuité de la lame d’air, soit une entrée d’air en bas du bardage au-dessus du toit, mais cette dernière solution me paraît compliquée esthétiquement. J’ai choisi de faire une étanchéité en 2 étapes : tout d’abord, en faisant remonter l’écran sous toiture contre le mur, le plus haut possible, sous le contre-lattage. Ensuite en mettant une bande de zinc qui passera sur les tuiles et sous le bardage.

Remontée de l'écran sous toiture sur le mur.

Remontée de l’écran sous toiture sur le mur.

Évidemment, cela oblige à commencer la couverture de l’appenti, alors que l’échafaudage est en place et nécessaire pour poser le bardage… Je veux dire : pour faire le toit, il faudrait démonter l’échafaudage, mais l’échafaudage est nécessaire pour poser le bardage, qui ne peut être posé qu’après le toit. Et bien sûr on ne peut plus échafauder une fois que le toit est fait ;-). Du coup j’ai choisi de commencer la couverture par le haut, ce qui est totalement anti-logique ; je suis bien conscient que je vais passer un sale moment pour glisser les 2 derniers rangs de tuiles pour me reprendre sous les rangs du haut, mais je n’ai pas trouvé de meilleure solution. Voilà pour le quart d’heure mal de tête.

Restent les appuis de fenêtre : cet élément est fondamental pour la pose du cadre de fenêtres et du bardage : il faut savoir exactement comment l’appui de fenêtre va s’intégrer avant de fixer quoi que ce soit. Côté choix technique, il y en a plusieurs : en béton, pierre taillée, métallique, pièce en bois. Nous voulions éviter le « dur » (pierre) pour les ouvertures autres que les portes, et la pièce de bois ne m’inspirait guère côté étanchéité à cause des phénomènes de rétractation dus au séchage du bois. Bref, nous avons opté pour des appuis en tôle galva, avec un modèle de profil un peu spécial que je détaillerai dans un autre article. L’avantage est que ça sera étanche et sans entretien ; l’inconvénient est que ça risque d’être bruyant sous la pluie. On verra bien. Ce qui est sûr, c’est que le profil des coins de bardage ont été taillés pour intégrer les appuis de fenêtre…

Dernier détail, tant que nous en sommes à la partie bardage / lattage : nous avons posé un grillage anti-rongeurs (ou anti-oiseaux ou je ne sais quoi) en partie haute du bardage aussi. Le grillage a été pris sous le contre-lattage, et repris sur le lattage final, juste sous le bardage. A noter que sous le triangle du pignon, en bordure des chevrons, nous avons décalé le lattage et le contre-lattage afin de laisser passer une lame d’air… Était-ce vraiment nécessaire ? Je ne sais pas trop, mais je veux que le bardage respire vraiment…

Grillage anti-rongeur en partie haute ; décalage du lattage et contre-lattage.

Grillage anti-rongeur en partie haute ; décalage du lattage et contre-lattage.

Jonction du grillage sur les pannes.

Jonction du grillage sur les pannes.

Finalement, nous avons passé pas mal de temps sur ce pignon, qui est d’ailleurs loin d’être terminé… C’est le pignon de tous les essais, de tous les prototypes, avec quelques défis spécifiques : ça prend du temps, pas mal de temps même. De bonnes grosses prises de tête (ok, j’aime ça), des solutions qui apparaissent au petit matin ou bien au cours d’une (re)lecture de bouquins ou d’articles… Les autres murs devraient être du gâteau après toutes ces expériences !

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DSC_5417 (Custom)Ca y est, la maison est « hors d’eau » ! Ou presque 😉 ! Il a fallu jongler avec les journées sans pluie pour terminer la couverture du toit… La vraie contrainte a été pour la pose de l’écran sous toiture et le lattage (que nous avons fait en même temps) : pour ces opérations, pas question d’avoir de la pluie, car l’isolant n’est pas protégé tant que l’écran sous toiture n’est pas posé… Le lattage a donc été étalé sur plusieurs jours, pour éviter que l’isolant ne prenne l’eau. De plus, nous avons eu une épaisse brume la semaine, ce qui nous empêchait de découvrir le toit le matin : une bruine continuait de tomber jusqu’à 11h00 du matin, pendant quelques jours. Bah oui, c’est bien l’hiver !

Lattage du pan Nord en cours

Lattage du pan Nord en cours

Lattage en cours (avant découpe des lattes)

Lattage en cours (avant découpe des lattes en rive)

Le pan Nord du toit a quelques petites fantaisies par rapport au pan Sud : un Vélux, une cheminée (j’y reviendrai dans un article dédié), et une bouche d’extraction (j’y reviendrai plus tard aussi). Pour le lattage, ça n’a pas changé grand chose au final : merci encore à notre charpentier pour le prêt du cloueur pneumatique ! Ça nous a fait gagner énormément de temps. Peut-être juste une petite particularité en lattant : nous avons latté de façon à ce que la jupe du bas du Velux (je ne suis d’ailleurs pas sûr que ça s’appelle une jupe) soit alignée avec un rang de tuile, conformément à la notice. Tout le reste a été identique à ce qu’on avait fait pour le pan Sud. Il a fallu enfin fixer les hampes pour les crochets de gouttières, comme pour le pan Sud.

Lattage terminé

Lattage terminé

Vue depuis le pan nord

Vue depuis le pan nord

Zoom sur le lattage

Zoom sur le lattage

Tout a été prêt la veille de la pose des tuiles, in extremis ! Nous avons eu de la chance avec le temps ce samedi : un grand soleil nous a accompagnés ! Avec l’aide précieuse de Hugues (et de son tracteur avec le lève-palettes), Sam, Romu, Jean-Marie, Bernard et Julien K., nous avons tuilé le pan Nord dans la matinée ! Nous sommes passés à 2 doigts de la cata, quand la fourche du tracteur a été manipulée par erreur par un enfant, laissant reposer la palette de tuiles sur l’échafaudage… Heureusement que la palette était presque vide ! Comme quoi nous ne faisons jamais assez attention à la sécurité… Cumul de plusieurs petites choses qui sont presque insignifiantes individuellement, mais qui mises bout à bout peuvent avoir des implications catastrophiques… Et je crois que c’est vrai dans tous les domaines ;-). Mais finalement aucune conséquence, pas même matérielle ! Notre bonne étoile était là : merci aussi !

La pose du Velux : 

J’appréhendais cette partie, n’ayant jamais posé de Velux… Finalement tout s’est plutôt bien enchaîné, notamment grâce à Hugues et son expérience ! La première question que je me suis posée pour le Velux est : « Quelles dimensions pour le chevêtre dans la charpente » ? Notre fenêtre de toit est de dimensions 78 x 98 cm ; au moment où les charpentiers finissaient de poser les poutres en I, je leur ai donc demandé de faire le chevêtre. Eux partent avec 1 cm de jeu sur chaque côté lorsque c’est une construction neuve; cela fait une ouverture de 100 cm x 80 cm. Dans la notice des Velux, la préconisation est de prendre entre 40 et 60 mm supplémentaires en largeur, et 45 mm en hauteur, ce qui fait une dimension de 102,5 cm en hauteur et entre 82 et 84 cm en largeur. La notice des Velux est d’ailleurs extrêmement bien faite ; vous pouvez trouver les principales ici, ou bien sur le site Velux Belgique ici. Les charpentiers ont donc fait cet été un chevêtre dans la charpente, bien propre et à l’équerre : un vrai billard pour poser le Velux, malgré les cotes réduites. J’imagine que sur une vieille charpente les cotes préconisées par Velux trouvent leur justification pour récupérer les défauts d’équerrage et de planéïté… La seule erreur pour le chevêtre a été de le faire droit, et non pas biseauté (cf. image ci-après) : je ne m’en suis rendu compte qu’après, en lisant la notice Velux… Tant pis, nous n’aurons pas autant de lumière que nous aurions pu ; dommage mais pas critique !

Attention à raccorder le chevêtre en biseau

Attention à laisser la place pour raccorder en biseau, afin d’optimiser la luminosité !

Normalement, il faut aussi latter tout droit au-dessus du chevêtre : cela permet de tuiler proprement, et ensuite de laisser le temps de faire la pose du Velux. Dans notre cas, je voulais enchaîner la pose du Velux directement après la pose des tuiles, donc nous avons coupé les lattes pour laisser le chevêtre libre. Voilà donc pour la partie chevêtre.

En passant la commande du Velux, je me suis rendu compte qu’il y avait plusieurs choses à commander : la fenêtre de toit elle-même, et aussi le kit de raccordement aux tuiles. Dans notre cas, vu que nous utilisons de la tuile plate, nous avons pris le kit « EDP », constitué de plaques galva et de noquets destinés à faire un raccordement étanche avec les tuiles. Velux propose aussi des kits de raccordement à l’écran sous toiture (« BFX »), un kit d’isolation « BDX » et un kit d’étanchéïté à l’air « BBX ». Je me suis bien creusé la tête pour savoir comment on raccordait l’écran sous toiture au Velux ; idem pour l’isolation entre le Velux et le chevêtre, et idem pour l’étanchéïté à l’air. Je n’ai vu qu’après la livraison qu’il existait des solutions pour tout ça ! Voici d’ailleurs une mini-notice descriptive qui survole les différentes options. On fera donc sans toutes ces options ; je reste d’ailleurs septique sur la solution de raccord à l’écran sous toiture : comment gérer le contre-lattage pour laisser passer l’eau ? Bref : nous ferons l’isolation et l’étanchéité à l’air manuellement ; quant au raccordement à l’écran sous-toiture, après en avoir discuté avec plusieurs couvreurs, il n’y a pas de solution miracle : c’est un vrai casse-tête. Sachant qu’en situation normale l’écran sous-toiture n’est pas censé récupérer d’eau, ça devrait bien se passer.

Pose des noquets (vue du bas)

Pose des noquets (vue du bas)

La pose de la fenêtre de toit s’est faite rapidement : 1 heure, en prenant le temps de monter un petit échafaudage à l’intérieur de la maison (complètement indispensable !). Il restait ensuite à poser les tôles de raccordement aux tuiles, ainsi que les noquets. Les notices sont vraiment très bien faites : il suffit de faire pas à pas, tranquillement ! C’est un vrai légo. Je mesure la valeur ajoutée d’une vraie notice qui va bien…

Pose des noquets (vue du haut)

Pose des noquets (vue du haut)

Il a ensuite fallu couper les tuiles pour les raccordements aux noquets ; c’est ce qui a pris le plus de temps ! Du côté gauche, il manquait 3 cm sur les tuiles entières ; plutôt que de couper des lamelles de tuiles de 3 cm, qui n’auraient de toutes façons pas tenu 3 mois, nous avons décalé les rangs de tuiles concernés : ils tombaient sur des demi-tuiles en rive. Du coup, au lieu d’avoir des demi-tuiles en rive pour ces rangs, nous aurons des demi-tuiles rallongées de 3 cm, ce qui n’a aucune conséquence ! L’autre côté est bien tombé ; il n’a pas été nécessaire de décaler des rangs de tuiles ; j’ai par contre décidé de visser toutes les demi-tuiles. Il aura fallu au total une grosse demi-journée pour la pose complète du Velux, dont une partie à 2 personnes : à moins de gober des cachetons de créatine au petit dej’, c’est un peu tendu de porter le Velux seul…

Le faîtage : 

Nous avons posé les faîtières au fur et à mesure, après avoir ajouté les tuiles du doublis, coupées pour respecter le pureau (cf. article). Pour l’instant, elles sont seulement posées, avec une demi-tuile sous chaque jonction pour récupérer les quelques gouttes d’eau qui passeraient entre 2 faîtières. Sauf tempête, les faîtières devraient rester sur place en attendant d’être scellées. Je dois avouer que j’ai maintenant un doute sur le côté esthétique du scellement des faîtières (exemple ici) sur une maison en bois… Au vu des températures hivernales, nous avons quoiqu’il arrive un peu de temps avant de nous décider.

Voilà, la grosse partie du toit est donc faite ! Il ne reste « que » la cheminée à poser, la bouche d’extraction, ainsi que les rives et le faîtage à finaliser,sans parler des gouttières… Quelques journées de boulot encore sur la toiture, mais le plus urgent est maintenant fait ! Nous allons pouvoir nous concentrer sur les murs, afin d’être le plus rapidement possible réellement « hors d’eau »…

Pose des tuiles du pan nord terminée

Pose des tuiles du pan nord terminée

Pour aller plus loin : 

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