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DSC_5417 (Custom)Ca y est, la maison est « hors d’eau » ! Ou presque 😉 ! Il a fallu jongler avec les journées sans pluie pour terminer la couverture du toit… La vraie contrainte a été pour la pose de l’écran sous toiture et le lattage (que nous avons fait en même temps) : pour ces opérations, pas question d’avoir de la pluie, car l’isolant n’est pas protégé tant que l’écran sous toiture n’est pas posé… Le lattage a donc été étalé sur plusieurs jours, pour éviter que l’isolant ne prenne l’eau. De plus, nous avons eu une épaisse brume la semaine, ce qui nous empêchait de découvrir le toit le matin : une bruine continuait de tomber jusqu’à 11h00 du matin, pendant quelques jours. Bah oui, c’est bien l’hiver !

Lattage du pan Nord en cours

Lattage du pan Nord en cours

Lattage en cours (avant découpe des lattes)

Lattage en cours (avant découpe des lattes en rive)

Le pan Nord du toit a quelques petites fantaisies par rapport au pan Sud : un Vélux, une cheminée (j’y reviendrai dans un article dédié), et une bouche d’extraction (j’y reviendrai plus tard aussi). Pour le lattage, ça n’a pas changé grand chose au final : merci encore à notre charpentier pour le prêt du cloueur pneumatique ! Ça nous a fait gagner énormément de temps. Peut-être juste une petite particularité en lattant : nous avons latté de façon à ce que la jupe du bas du Velux (je ne suis d’ailleurs pas sûr que ça s’appelle une jupe) soit alignée avec un rang de tuile, conformément à la notice. Tout le reste a été identique à ce qu’on avait fait pour le pan Sud. Il a fallu enfin fixer les hampes pour les crochets de gouttières, comme pour le pan Sud.

Lattage terminé

Lattage terminé

Vue depuis le pan nord

Vue depuis le pan nord

Zoom sur le lattage

Zoom sur le lattage

Tout a été prêt la veille de la pose des tuiles, in extremis ! Nous avons eu de la chance avec le temps ce samedi : un grand soleil nous a accompagnés ! Avec l’aide précieuse de Hugues (et de son tracteur avec le lève-palettes), Sam, Romu, Jean-Marie, Bernard et Julien K., nous avons tuilé le pan Nord dans la matinée ! Nous sommes passés à 2 doigts de la cata, quand la fourche du tracteur a été manipulée par erreur par un enfant, laissant reposer la palette de tuiles sur l’échafaudage… Heureusement que la palette était presque vide ! Comme quoi nous ne faisons jamais assez attention à la sécurité… Cumul de plusieurs petites choses qui sont presque insignifiantes individuellement, mais qui mises bout à bout peuvent avoir des implications catastrophiques… Et je crois que c’est vrai dans tous les domaines ;-). Mais finalement aucune conséquence, pas même matérielle ! Notre bonne étoile était là : merci aussi !

La pose du Velux : 

J’appréhendais cette partie, n’ayant jamais posé de Velux… Finalement tout s’est plutôt bien enchaîné, notamment grâce à Hugues et son expérience ! La première question que je me suis posée pour le Velux est : « Quelles dimensions pour le chevêtre dans la charpente » ? Notre fenêtre de toit est de dimensions 78 x 98 cm ; au moment où les charpentiers finissaient de poser les poutres en I, je leur ai donc demandé de faire le chevêtre. Eux partent avec 1 cm de jeu sur chaque côté lorsque c’est une construction neuve; cela fait une ouverture de 100 cm x 80 cm. Dans la notice des Velux, la préconisation est de prendre entre 40 et 60 mm supplémentaires en largeur, et 45 mm en hauteur, ce qui fait une dimension de 102,5 cm en hauteur et entre 82 et 84 cm en largeur. La notice des Velux est d’ailleurs extrêmement bien faite ; vous pouvez trouver les principales ici, ou bien sur le site Velux Belgique ici. Les charpentiers ont donc fait cet été un chevêtre dans la charpente, bien propre et à l’équerre : un vrai billard pour poser le Velux, malgré les cotes réduites. J’imagine que sur une vieille charpente les cotes préconisées par Velux trouvent leur justification pour récupérer les défauts d’équerrage et de planéïté… La seule erreur pour le chevêtre a été de le faire droit, et non pas biseauté (cf. image ci-après) : je ne m’en suis rendu compte qu’après, en lisant la notice Velux… Tant pis, nous n’aurons pas autant de lumière que nous aurions pu ; dommage mais pas critique !

Attention à raccorder le chevêtre en biseau

Attention à laisser la place pour raccorder en biseau, afin d’optimiser la luminosité !

Normalement, il faut aussi latter tout droit au-dessus du chevêtre : cela permet de tuiler proprement, et ensuite de laisser le temps de faire la pose du Velux. Dans notre cas, je voulais enchaîner la pose du Velux directement après la pose des tuiles, donc nous avons coupé les lattes pour laisser le chevêtre libre. Voilà donc pour la partie chevêtre.

En passant la commande du Velux, je me suis rendu compte qu’il y avait plusieurs choses à commander : la fenêtre de toit elle-même, et aussi le kit de raccordement aux tuiles. Dans notre cas, vu que nous utilisons de la tuile plate, nous avons pris le kit « EDP », constitué de plaques galva et de noquets destinés à faire un raccordement étanche avec les tuiles. Velux propose aussi des kits de raccordement à l’écran sous toiture (« BFX »), un kit d’isolation « BDX » et un kit d’étanchéïté à l’air « BBX ». Je me suis bien creusé la tête pour savoir comment on raccordait l’écran sous toiture au Velux ; idem pour l’isolation entre le Velux et le chevêtre, et idem pour l’étanchéïté à l’air. Je n’ai vu qu’après la livraison qu’il existait des solutions pour tout ça ! Voici d’ailleurs une mini-notice descriptive qui survole les différentes options. On fera donc sans toutes ces options ; je reste d’ailleurs septique sur la solution de raccord à l’écran sous toiture : comment gérer le contre-lattage pour laisser passer l’eau ? Bref : nous ferons l’isolation et l’étanchéité à l’air manuellement ; quant au raccordement à l’écran sous-toiture, après en avoir discuté avec plusieurs couvreurs, il n’y a pas de solution miracle : c’est un vrai casse-tête. Sachant qu’en situation normale l’écran sous-toiture n’est pas censé récupérer d’eau, ça devrait bien se passer.

Pose des noquets (vue du bas)

Pose des noquets (vue du bas)

La pose de la fenêtre de toit s’est faite rapidement : 1 heure, en prenant le temps de monter un petit échafaudage à l’intérieur de la maison (complètement indispensable !). Il restait ensuite à poser les tôles de raccordement aux tuiles, ainsi que les noquets. Les notices sont vraiment très bien faites : il suffit de faire pas à pas, tranquillement ! C’est un vrai légo. Je mesure la valeur ajoutée d’une vraie notice qui va bien…

Pose des noquets (vue du haut)

Pose des noquets (vue du haut)

Il a ensuite fallu couper les tuiles pour les raccordements aux noquets ; c’est ce qui a pris le plus de temps ! Du côté gauche, il manquait 3 cm sur les tuiles entières ; plutôt que de couper des lamelles de tuiles de 3 cm, qui n’auraient de toutes façons pas tenu 3 mois, nous avons décalé les rangs de tuiles concernés : ils tombaient sur des demi-tuiles en rive. Du coup, au lieu d’avoir des demi-tuiles en rive pour ces rangs, nous aurons des demi-tuiles rallongées de 3 cm, ce qui n’a aucune conséquence ! L’autre côté est bien tombé ; il n’a pas été nécessaire de décaler des rangs de tuiles ; j’ai par contre décidé de visser toutes les demi-tuiles. Il aura fallu au total une grosse demi-journée pour la pose complète du Velux, dont une partie à 2 personnes : à moins de gober des cachetons de créatine au petit dej’, c’est un peu tendu de porter le Velux seul…

Le faîtage : 

Nous avons posé les faîtières au fur et à mesure, après avoir ajouté les tuiles du doublis, coupées pour respecter le pureau (cf. article). Pour l’instant, elles sont seulement posées, avec une demi-tuile sous chaque jonction pour récupérer les quelques gouttes d’eau qui passeraient entre 2 faîtières. Sauf tempête, les faîtières devraient rester sur place en attendant d’être scellées. Je dois avouer que j’ai maintenant un doute sur le côté esthétique du scellement des faîtières (exemple ici) sur une maison en bois… Au vu des températures hivernales, nous avons quoiqu’il arrive un peu de temps avant de nous décider.

Voilà, la grosse partie du toit est donc faite ! Il ne reste « que » la cheminée à poser, la bouche d’extraction, ainsi que les rives et le faîtage à finaliser,sans parler des gouttières… Quelques journées de boulot encore sur la toiture, mais le plus urgent est maintenant fait ! Nous allons pouvoir nous concentrer sur les murs, afin d’être le plus rapidement possible réellement « hors d’eau »…

Pose des tuiles du pan nord terminée

Pose des tuiles du pan nord terminée

Pour aller plus loin : 

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Dans la foulée de l’isolation, nous avons latté le toit, au sens propre ;-). Au premier abord, ça peut paraître enfantin de clouer des lattes sur un toit ; un peu répétitif, mais enfantin. Mais en fait, c’est plein de pièges, car une fois que les lattes sont clouées, les tuiles suivent sans aucune possibilité de changement…

Je prends des précautions pour cet article, vu que je ne suis pas couvreur (professionnel, je veux dire) : j’ai discuté avec pas mal de couvreurs, tous bons à priori, et chacun a sa manière de faire, ou presque. C’est assez rigolo de constater qu’il y a autant de variantes sur la manière de procéder que de couvreurs. La méthode que je décris ici est celle de Thomas, jeune couvreur passionné qui est passé par les Compagnons.

Avant de poser les lattes, il a fallu dérouler l’écran sous toiture, directement sur l’isolant. J’ai choisi un écran sous toiture perspirant, c’est à dire qu’il laisse passer la vapeur d’eau ; pour l’aspect technique, il a un coefficient SD de 0,05 m. C’est absolument fondamental sous peine de voir de la condensation se former sous l’écran sous toiture, ce qui aurait pour conséquence de pourrir l’isolant ainsi que les voliges de manière très rapide… Nous avons commencé avec une bande en bas du toit, qui dépasse légèrement (15 cm) pour aller dans la gouttière. Nous avons déposé un boudin de colle Orcon sur le bas du lé pour le coller avec la volige, afin que l’air ne s’infiltre pas sous l’écran lors de grands vents. Les côtés du lé seront serrés par le contre-lattage, et donc ne nécessitent pas de colle.

Une fois l’écran sous toiture posé, il faut contre-latter, c’est à dire poser des épaisseurs de bois dans le sens des chevrons (perpendiculaire aux pannes) afin de surélever les lattes et de permettre une bonne circulation d’air sous les lattes et donc sous les tuiles. Certains appellent cette partie des « contre-chevrons », ce qui peut paraître plus logique vu qu’ils sont posés dans le sens des chevrons. Bref. Dans notre cas, nous avons 2 épaisseurs de contre-lattes : 18 mm (des lattes 18 x 40 mm) et 40 mm (des demi-chevrons 40 x 60 mm posés à plat). En effet, il faut rattraper l’épaisseur des voliges sur tous les débords de toit… Cette épaisseur de contre-lattage peut paraître énorme, mais elle n’est pas excessive, notamment si on veut évacuer la chaleur accumulée sous les tuiles en été ; plus la circulation d’air est grande, moins la chaleur entrera dans la maison. Cela pourrait presque faire partie de la conception bioclimatique (utiliser le flux d’air chaud pour évacuer les calories accumulées sous les tuiles) !

Contre-lattage, pureau, départ du lattage

Une fois le contre-lattage posé pour le premier lé (nous avons procédé lé par lé, au fur et à mesure), nous avons posé le chanlatte, en extrémité basse du toit. Restait à poser la première latte, peut-être la plus importante avec la dernière. Pour savoir à quelle hauteur poser la première latte, il suffit de positionner 2 tuiles (il y a un doublis de tuiles au premier rang, nous verrons ça plus en détail dans l’article sur la pose des tuiles) en faisant en sorte que l’extrémité de la tuile du dessus dépasse de 8 cm de la verticale du chanlatte (8 cm correspond à une 1/2 gouttière standard). Il faut faire ce positionnement à chaque extrémité du toit, marquer le dessus de la latte et tracer un trait au cordex entre les 2 traits afin d’avoir un bon alignement. Nous pouvons maintenant poser la première latte ! Il faut 3 lattes de 4 m pour faire la largeur du toit ; nous avons décidé de commencer par le milieu du toit pour ne faire qu’une découpe, et de faire dépasser les 2 autres lattes aux extrémités ; il suffira ensuite de couper toutes les lattes qui dépassent à la circulaire ou à la tronçonneuse…

La latte suivante est espacée de 9 cm de la précédente, d’axe à axe. Cette distance s’appelle le pureau et dépend du type de tuile, de la région (nous sommes en zone 2 ici), de l’exposition et de la pente de toit. Tout ceci est bien documenté par le constructeur de tuiles (exemple ici). Pour aller plus vite, nous avons fabriqué des cales à placer au-dessus de la latte précédente, sur laquelle on va poser la latte suivante. Il ne reste qu’à clouer, avec des pointes zinguées. Nous avons eu la chance d’avoir accès au cloueur pneumatique de notre charpentier (merci encore !), qui nous a fait gagner un temps énorme…

De temps en temps, il faut tricher sur l’espacement des lattes pour tomber « juste » ; c’est le cas notamment pour la jonction entre les 2 épaisseurs de contre-lattage (18 et 40 mm) afin de ne pas avoir une latte dans le « trou », ou bien en arrivant au faîtage. Il suffit de s’arrêter environ 20 lattes avant la fin, de mesurer et de diviser la distance à rattraper par le nombre de lattes. 5 mm de différence de pureau ne se voient pas du bas du toit !

Enfin, pour terminer, au faîtage, il faut aussi tomber « juste », selon le schéma ci-dessous. Il faut que la faîtière recouvre l’avant-dernière tuile (celle qui supporte le doublis de faîtage) de 40 mm minimum.

Finition du lattage au faîtage

Dernière précision : nous avons collé au double-face les lés d’écran sous-toiture entre eux, en bas du recouvrement. En effet, les lés se recouvrent de 12 cm (celui du dessus dépasse de 12 cm sur celui du dessous) afin de garantir une bonne étanchéité à l’eau (la bande de recouvrement est tracée en pointillés sur notre écran sous-toiture, en usine). Vu que nous voulions aussi éviter que l’air ne s’infiltre sous l’écran lors de coups de vents, nous avons collé les lés entre eux.

A 2 reprises, nous avons recalé le lattage avec le faîtage, afin d’arriver parallèlement au faîtage. Notre toit étant neuf, il n’y avait pas beaucoup de décalage (15 mm), mais sur un toit existant ça peut être beaucoup plus. Pour ce faire, nous avons mesuré la distance avec le faîtage aux extrémités du toit, et avons tracé un trait au cordex afin d’aligner une latte. Restait à faire le rattrapage entre la dernière latte posée et le trait, en répartissant l’écart sur plusieurs lattes.

Au total le lattage du pan sud aura pris 3 demi-journées à 2 personnes, en prenant le temps de bien tout caler et de vérifier. Il n’y a rien de vraiment compliqué, mais par contre cela demande le plus grand soin car il y a plein de petites choses auxquelles on doit faire attention pour ne pas se faire piéger.

Le pan sud du toit est latté !

Je trouve qu’un toit latté pour des petites tuiles plates est magnifique ! Je suis plus tranquille maintenant que ce pan est latté ; il est maintenant complètement protégé contre la pluie…

Nous sommes presque prêts à poser les tuiles !

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