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Cette semaine nous avons commencé un gros morceau : les réseaux de la plate-forme. Il s’agit de faire passer le tout à l’égout, l’eau, l’électricité, les télécoms, le drainage et les évacuations d’eau de pluie entre les bâtiments et partout où on en a besoin. La conception a été un sacré boulot aussi : il ne faut rien oublier, penser au croisement des tuyaux, aux pentes d’évacuation…

Par où commencer ? Tous le réseaux arriveront dans la maison, côté abri à bois. Les canalisations d’eau devant être enterrées à au moins 80cm de profondeur pour être hors-gel, elles passeront sous les fondations. Vu qu’on aura creusé la tranchée pour l’eau, on fera tout passer sous les fondations ! C’est plutôt facile sur le papier, mais pour que cela soit une réalité lors de la mise en oeuvre, c’est plus compliqué : comment faire en sorte que tout soit au bon niveau, avec les bonnes pentes ? La solution (telle que ça se fait dans le métier, je n’ai rien inventé) consiste à prendre un point de repère qui sera au niveau du sol intérieur fini de la maison (noté n0). Nous avons matérialisé ce point en coupant un petit chêne qui nous gênait juste à côté de la maison ; la hauteur de la souche définit notre point zéro (nous l’avons coupé à la hauteur souhaitée évidemment). Ensuite, j’ai fait un plan avec tous les réseaux, ainsi que les hauteurs (altitude) par rapport à ce point de référence. Pour les évacuations, on prend la hauteur à partir du « fil d’eau », c’est à dire le fond du tuyau, là où coule l’eau (ou le reste). Cela permet d’avoir des cotes indépendantes du diamètre des tuyaux. Voici le plan :

Plan des réseaux de la plate-forme

Ça paraît un peu compliqué au premier abord, mais c’est indispensable… Une fois que les tranchées sont ouvertes, plus le temps de réfléchir, il faut y aller… On voit sur le plan la fameuse tête de diamant. D’ailleurs, il y a eu un petit changement par rapport au plan, vu qu’en creusant la tranchée d’évacuation des eaux de pluie de la cour, nous sommes tombés sur des énormes pierres… Nous avons donc décidé de faire passer l’évacuation des eaux de pluie au-dessus de l’évacuation du tout à l’égout entre la maison et la grange.

Grâce aux chaises, nous avons tracé au sol les différentes évacuations de la maison selon le plan.

Tracé de l’axe du tout à l’égout et des évacuations

Ensuite, il faut faire les tranchées et déposer un lit de sable au fond, de niveau pour respecter la pente (1,5%). Pour ce faire, il suffit de caler 2 tasseaux dans la tranchée à niveau au laser, et de tirer une règle (// à la tranchée) entre ces 2 tasseaux. Ensuite c’est un grand jeu de Légo : découper les tubes aux bonnes dimensions, emboiter les culottes et les coudes, caler les évacuations verticales de niveau. Nous avons choisi de faire tout le réseau d’évacuation en PVC de 125 CR8 à joints, afin qu’il résiste aux éventuels mouvements de terrain (lors du creusement des fouilles par exemple) et qu’il soit solide. C’est peut-être un peu surdimensionné, mais vu que ce réseau est sous la maison, il vaut mieux ne pas avoir à re-creuser s’il y a un problème… Pour emboîter les tubes, il faut normalement de la graisse spéciale (neutre pour ne pas attaquer ni les joints ni les tuyaux) ; vu que notre revendeur préféré n’en avait pas, nous avons pris du liquide vaisselle pur : ça marche parfaitement !

« Quelques » belle pierres trouvées en creusant les tranchées

Nous avons placé un tuyau de 315 afin de laisser une réservation pour les réseaux qui entreront dans la maison (eau, électricité) en provenance de la route. Ils ne sont pas prêts, donc on les fera venir par la suite.

Au premier plan, réservation pour passer les tuyaux

On remplit de sable pour caler les tuyaux

Une partie des évacuations de la maison

Après 3 jours de travail, nous sommes coincés car il nous manque des raccords (je ne sais pas qui est le maître d’oeuvre, mais il semblerait qu’il ait des problèmes pour compter ;-)). Ça tombe bien, il se met à pleuvoir. Notre artiste terrassier nous conseille de mettre des cailloux pour caler tous les tuyaux en fond de tranchée, afin qu’ils ne remontent pas avec l’eau en cas d’inondation…

Verdun (1)

Verdun (2)

Tout ce travail était plutôt plaisant au final ! C’est marrant de voir la maison commencer à se matérialiser… « Ici, c’est l’évacuation de la machine à laver » ; « ici, l’évier de la cuisine »… Et puis le Légo, j’adore ! 😉

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Le terrassement a commencé il y a maintenant presque 1 mois… Mais nous avons été bloqués par le temps (météo) pendant plus de 3 semaines ! Avec les précipitations de ces dernières semaines, tous les terrains sont détrempés, complètement saturés d’eau. Pas vraiment possible de travailler sur la plate-forme dans ces conditions ; le sol qui accueillera les constructions et la cour doit être le plus stable possible, et donc les ornières sont à proscrire… Bref, la météo a rythmé notre travail ces dernières semaines ; le côté sombre de la pièce est le retard pris. Mais le côté lumineux est que cela nous a permis de réaliser plusieurs choses (grâce à la pluie) plutôt importantes et de prendre des décisions de taille… La première est un changement radical d’approche pour les fondations (j’y reviendrai dans un article distinct), la seconde est l’abandon de l’idée d’une cave souterraine sous la grange : la réalisation technique est trop difficile dans l’enchaînement des travaux (notamment avec le drainage, les fondations et la coexistence avec les réseaux de la plate-forme),  et la gestion de l’étanchéité est elle aussi trop délicate. Non pas que tout cela soit impossible, mais tout simplement trop coûteux à la fois en temps et en argent. Bref, nous aurions pu être esclaves du temps mais nous en avons profité pour avancer, et franchement je suis plus à l’aise avec ces dernières décisions prises…

Taille des talus de la plate-forme

Le terrassement a malgré tout bien avancé : la plate-forme est maintenant taillée (il reste la tête de diamant, mais cela devrait être rapide), une bonne partie du terrain est dessouchée, les chemins d’accès sont creusés. La réalisation de la plate-forme a été faite en 3 étapes : premièrement, le dégrossi : on enlève le plus gros de la terre, de manière à avoir les dimensions intérieures correctes. Ensuite, il a fallu tailler les talus, avec une proportion 2/3 : pour 2m de hauteur, il faut 3m de longueur afin que le talus ne s’écroule pas. Enfin, dernière étape, la mise à niveau de la plate-forme. Là, nous avons pris un point de référence (le point zéro de la plate-forme nue) et nous avons pointé les différents points de la plate-forme (tous les 2m dans toutes les directions) au laser… Il a suffi de marquer au sol, à la bombe de chantier, le différentiel de hauteur avec le point zéro à chaque point de la plate-forme. Evidemment il est plus facile d’enlever de la terre que d’en remettre, donc le but était que le dégrossi soit légèrement au-dessus du point zéro nu.

Le laser, maître étalon de la planéité de la plate-forme

Livraison de la paille

Nous avons eu une panne mineure sur la pelleteuse (filtres à gasoil bouchés) ; du coup j’en ai profité pour tailler un salon de jardin à la tronçonneuse pour les travaux ;-). J’ai pris un bon coup de speed lors du creusement du chemin montant, sous la pluie. Les tracteurs qui transportaient la terre sur le terrain patinaient des 4 roues et les remorques glissaient… gros coup de stress pour le champ du voisin sur lequel on était obligés de manoeuvrer ! Au final ça s’est bien terminé, grâce à notre artiste de la pelleteuse… Alors là j’ouvre une petite parenthèse : je ne suis pas fan de pelleteuse, et je suis toujours sous le choc des volumes de terre arrachés au terrain. Mais je dois tirer mon chapeau à l’artiste qui nous aide pour le terrassement. Je le nomme maintenant bien volontiers « poète de la pelleteuse » (ok, ça va faire tousser ceux qui n’ont jamais vu un poète de la tronçonneuse 😉 … Avec lui aux commandes, la pelleteuse se déplace pas, elle danse dans une harmonie incroyable. Pas un seul mouvement de trop, aucun geste brusque ; le bras semble être la continuité de son corps. Une précision incroyable (il bouche une bouteille de vin avec le coin du godet (sans la casser évidemment), une efficacité redoutable. Le résultat est au-delà de mes espérances… « Ça doit flatter l’oeil », dit-il souvent… Nous avons eu beaucoup de chance l’avoir à nos côtés !

Panne de la pelleteuse

Salon de jardin de chantier, 100% local

Pendant cette période la paille pour la plate-forme a été livrée. Un ami agriculteur bio avait de la paille un peu noircie dont il voulait se débarrasser… Un grand merci Julien ! La semaine prochaine (heu… ce matin en fait), le calcaire arrive pour les chemins… Est-ce que les semi-remorques pourront monter en marche arrière ? Comment faire s’ils ne peuvent pas ? Ça m’a réveillé un peu tôt ce matin… 😉

Taille des talus

Plate-forme terminée, de niveau

Ouverture du chemin en partie haute du terrain

Ouverture du chemin montant

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Par où commencer ? Après un bon mois d’apnée, je reprends la plume pour partager la bonne nouvelle : Dédé a trouvé une copine ! Le terrassement a commencé vendredi dernier, et a été presque immédiatement stoppé pour cause de pluie non-stop… Nous voilà donc pour l’instant avec une piscine à la place de la maison 😉

Les choses vraiment sérieuses ont donc commencé en ce 20 Avril… Voici en primeur les quelques photos du début du terrassement ! La semaine précédente, nous avions fini de nettoyer le terrain au niveau de la plate-forme, et avions aussi préparé l’endroit qui allait recevoir la terre de remblai.

 Tous les tracés ont été faits au double-décamètre, avec la règle du « 3-4-5 » pour faire les angles droits (3a pour un côté du triangle, 4a pour le second côté, et 5a pour l’hypoténuse) ; avec un double-déca, 12-16-20 fonctionne bien ! Nous avons délimité la plate-forme avec des piquets, définissant un rectangle ; nous avons ensuite tracé les limites des talus au traceur de chantier (bombe de peinture qui marche la tête à l’envers). Truc tout bête auquel je n’avais pas pensé : il ne sert à rien de tracer le bas du talus, vu que la terre sera enlevée pour faire le talus… Le mieux est donc de tracer le haut du talus, et de mettre une ficelle pour le bas du talus.

Traçage des limites de la plate-forme

Traçage des limites de la plate-forme

La première étape du terrassement est d’enlever la couche de terre végétale (entre 30 et 40cm de profondeur), et de la stocker dans un coin afin de la réutiliser plus tard.

La couche de terre végétale est enlevée

Après quelques heures, la plate-forme commence à prendre forme ! Seulement la pluie a raison de la bravoure de la 10T et de son chauffeur ; il est plus raisonnable d’arrêter…

Arrêt du terrassement

Nouvelle piscine municipale

Dédé et sa copine la pelle 10T

Même si la plate-forme n’est pas terminée, un sacré paquet de terre a été enlevé… Je n’ose pas imaginer les dégâts si nous n’avions pas choisi de mettre la maison sur l’endroit le plus plat du terrain ! Je trouve déjà cela assez agressif comme ça, tous ces mètres-cubes de terre arrachés ; vivement que la végétation reprenne le dessus pour cicatriser toutes ces blessures !

Finalement cette pause pour cause de pluie aura été bénéfique : nous avions prévu de drainer la plate-forme, évidemment, mais je me posais encore la question de surélever la maison… Nous avons eu quelques débats avec des amis : « une marche c’est bien, 2 marches c’est trop » ; au final, il y aura 2 marches pour rentrer dans la maison, ceci afin de placer la dalle isolante au dessus du niveau de la plate-forme. Je réalise aussi qu’il faudra drainer le hérisson (j’y reviendrai)…

Rendez-vous donc dans quelques jours (selon la météo) pour la continuation du terrassement !

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