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Posts Tagged ‘volume d’un parpaing à bancher’

DSC_2651.resizedDeux mois… Un trou noir, un saut quantique dans mon calendrier… Amnésie partielle, fatigue certaine, changement de vie radical. Ça bouge ! Alors, pour commencer, je constate en regardant le tableau de bord du blog que nous avons dépassé les cinquante mille visites… 50 000 visites ! C’est de la pure science-fiction, et même si ce chiffre ne veut pas dire grand chose, ça me touche. Ensuite, et c’est un effet de bord des courtes nuits qui laissent de la place à la lecture, j’ai découvert que les atomes d’hydrogène qui nous composent (nous sommes faits majoritairement d’eau, et donc d’hydrogène) et qui composent toute chose sur cette planète et ailleurs dans l’univers, eh bien ces atomes ont tous exactement le même âge, à 3 minutes près : 13,7 milliards d’années. Bah oui, nos cellules sont faites d’atomes d’hydrogène qui ont tous 13,7 milliards d’années, et c’est pareil pour les animaux, les arbres, les plantes, les minéraux. Nous avons tous cela en commun. Du coup j’ai mis à jour la section « Terreau de pensées » du site, avec des extraits d’un bouquin du célèbre astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Même si j’ai très envie d’écrire ce que cette découverte change pour moi, je suis bien conscient que je me disperse un peu ;-)…

Revenons donc aux travaux (bouh…) : deux mois découpés, hachés menu, qui heureusement sont restés un peu productifs grâce à des coups de main… Merci encore les maçons ! Le mur de soutènement a été rapidement monté en parpaings à bancher, ainsi que les soubassements de la grange. J’ai découvert qu’il y avait 2 écoles pour les parpaings à bancher : ceux qui montent tout à sec et coulent tout d’un coup, et ceux qui coulent au fur et à mesure, tous les 2 ou 3 rangs. Nous avons choisi la première école : les 1m80 de parpaings à bancher ont été montés d’un trait, à sec, en prenant bien soin de ferrailler au fur et à mesure (2 fers de 8 verticaux par parpaing, plus 1 fer horizontal tous les 2 rangs, avec les équerres qui vont bien à chaque poteau). Et nous avons tout coulé d’un coup, ou presque. En gros, le volume de béton contenu dans un parpaing à bancher est de 0,2*0,5*0,13 (13 cm de largeur à l’intérieur)= 0,013m3 ; soit 1m3 de béton tous les 77 parpaings, à la louche. Seulement voilà : c’est plutôt fragile, ces bêtes là (les parpaings à bancher). Quand le béton liquide coule d’une hauteur de 2m dans le mur, ça pousse. Ça pousse sauvagement, même. Il suffit qu’un parpaing ait pris un choc un peu rude à la pose ou au transport pour qu’il explose quand le béton arrive. Et là, c’est la cata : le béton s’étend sur le sol ; il faut boucher le trou (créé par le parpaing à bancher cassé), consolider, et prendre une pelle pour ramasser les 0,5m3 de béton par terre (dans le meilleur des cas). Ça s’est produit 2 fois sur le mur de soutènement et 3 fois sur la cuve de récupération (j’y reviendrai, promis) ; ça détend bien les épaules et ça remplit bien les bottes ;-).

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Coffrage et coulage du mur de soutènement

Bref, si c’était à refaire, je crois que je choisirai la deuxième école, tranquillou, en prenant bien soin de couler tous les jours afin que la continuité du béton se fasse dans le mur. C’est en fait une question de temps et de main d’œuvre : peu de monde longtemps, ou beaucoup de monde sur un temps réduit ; on revient à l’équation magique

Nous nous sommes bien amusés aussi pour les coffrages dans tous les sens : ça ressemble beaucoup plus à ce que j’aime faire ! En gardant en tête que le béton pousse aussi fort sur les coffrages que sur les parpaings à bancher (le béton ne fait pas de discrimination ;-))… J’ai utilisé des voliges qu’il nous restait pour ces coffrages ; avec le recul, c’était vraiment limite : il s’en est fallu de peu pour que les coffrages explosent ; ce n’est donc pas pour rien que la planche à coffrage fait 27mm d’épaisseur et non pas 18mm comme la volige. Bref, c’était tendu, mais rigolo. Explosera ? Explosera pas ? Sachant que si ça explose, c’est plutôt la grosse galère, car il faut refaire un coffrage rapidement, avec les moyens du bord, et ramasser le béton par terre à la pelle. Le cauchemar. Nous avons échappé à ça. Parmi les coffrages, nous avons aussi créé une ceinture de chaînage au-dessus du mur, armée. Elle fait une douzaine de centimètres, et permet à la fois de créer un poteau horizontal qui solidarise tout le mur, mais aussi de rattraper les différences de niveau sur l’empilement des parpaings. Eh oui, l’inconvénient de couler le premier rang de parpaings dans les fondations, c’est que le niveau n’est pas nickel, vu qu’ils s’enfoncent plus ou moins selon le moment où on les a posés (le béton de la fondation étant plus ou moins pris).

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Autre vue sur la première partie du mur de soutènement

Le coulage du mur s’est fait en 2 étapes au final : la première avec un « cul de toupie » qui restait de la cuve de récupération, et le reste à la bétonnière. Vu qu’il fallait manier un gros volume de béton, et que comme dirait un collègue « on n’est pas là pour biner les blettes », j’ai emprunté une bétonnière adaptée (merci Pierrot !), derrière un tracteur… Finies les brouettes de béton !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Un grand merci pour la bétonnière grand modèle !

Une fois le mur de soutènement et les soubassements coulés, nous avons enduit tout ça au ciment hydrofuge, en 2 passes, au compresseur (merci Fabrice !). L’idée est que l’eau du talus coule le long du mur, sans s’y infiltrer (pour éviter les dégâts dus au gel), pour aller se jeter tranquillement dans le drain qui cheminera à la base du mur et ira dans la mare via le réseau d’évacuation des eaux de drainage (cf. ici et ). Ce fut un peu galère à cause des inondations à répétition, mais au final ça s’est fait, en plusieurs fois, patiemment….

Le mur coulé, avant l'enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur coulé, avant l’enduit. On aperçoit les jambes de force qui serviront aussi de socle pour les poteaux de la grange.

Le mur, après enduit (qui n'est en fait qu'un dégrossi de ce côté du mur)

Le mur, après enduit (qui n’est en fait qu’un dégrossi de ce côté du mur)

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps... Une telle quantité d'eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique...

Nous avons eu beaucoup, beaucoup de chance avec le temps… Une telle quantité d’eau pendant le coulage des fondations aurait été problématique…

Ouf… Pendant l’hiver dernier, le talus s’était copieusement écroulé ; je redoutais la même chose cette année, sans jamais trop savoir de combien il pourrait s’écrouler. Eh bien ça y est : il n’ira plus bien loin. Il ne reste qu’à poser le drain et à combler un minimum, et nous serons prêts pour l’hiver, au moins de ce côté là ! Les fondations de la grange sont elles aussi prêtes. Même si la précision n’est plus au millimètre comme pour la maison (mais plutôt au cm, voire 2 ou 3 cm), ça ira bien. J’apprends encore à lâcher… Finalement, cela clôt les gros travaux de maçonnerie, à priori. Si jamais un jour on remonte quelque chose sur le terrain, je changerai de technique et de conception, c’est sûr. Trop, beaucoup trop de béton. J’en profite pour tirer mon chapeau aux maçons, de manière générale : j’en suis maintenant sûr : ce sont des mutants. Boulot hyper physique, par tout temps, et finalement assez technique : bravo ! Vous méritez bien votre retraite à 55 ans ;-).

Prochaine étape : terminer (enfin) le bardage, avant l’hiver !

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